Entrepreneuriat : la saga cité
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À l'origine de ce fossé, de faibles qualifications. Plus du tiers des jeunes de banlieues (39 %) ont un niveau inférieur au CAP-BEP. Seuls 18,6 % poursuivent leurs études au-delà du baccalauréat. Des chiffres symétriquement inverses aux statistiques nationales. Conséquence : le lien distendu, voire inexistant, que ces jeunes établissent avec le marché de l'emploi.
Pourtant, nombre de politiques, d'acteurs économiques et culturels n'ont de cesse de louer le vivier potentiel que représentent ces territoires en difficulté. Alors comment mettre à l'étrier le pied de ceux qui ne sont pas nés à la bonne adresse ? Le 16 décembre 2015, la préfecture du Rhône organisait « Démarrez votre carrière », un événement pilote en matière d'emploi des jeunes issus des quartiers populaires. Les services de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) ont pour cela ciblé l'intégralité d'une classe d'âge de diplômés bac+4 et bac+5 n'ayant pas encore trouvé d'emploi, toutes spécialités confondues.
Leur point commun : habiter à Vénissieux, Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Saint-Fons, Saint-Priest, Meyzieu, Tarare, Belleville, Villefranche ou dans le 8e ou le 9e arrondissement de Lyon. Autant de zones « chaudes » où malgré des études supérieures, il s'avère plus compliqué d'être recruté ou de développer un réseau professionnel. Sous les ors de la République, une centaine de jeunes diplômés a pu rencontrer autant de représentants de 65 entreprises, allant du mastodonte national (Total, La Poste...) à la PME et TPE régionale.
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En parallèle d'ateliers classiques (rédaction et valorisation d'un CV, guichet des services publics de l'emploi, speed-dating avec des patrons), un stand est finalement devenu obligatoire pour certains participants : celui dédié à l'entrepreneuriat.