MSP Formation, l'école des technico-commerciaux du sport
Jean-François Pibre
Jean-François Pibre
MSP Formation a vu le jour il y a quatre ans à l'initiative de Laurent Pietrocola. À l'époque le directeur de l'agence de marketing sportif lyonnaise Média Sport Promotion est confronté à un dilemme. "Nous étions régulièrement sollicités par les clubs sportifs, toutes disciplines confondues, pour s'occuper uniquement de leur régie publicitaire. Au point que nous ne pouvions faire face à la demande", explique-t-il.
"Les structures sportives de taille moyenne - environ 100 000 euros de budget- avaient de vraies lacunes commerciales elles ne savaient pas générer leurs ressources externes", poursuit Laurent Pietrocola. "Résultat, il fallait pouvoir former des commerciaux spécialisés dans le domaine du sport qui reste un milieu à part". Une fois ce besoin identifié, le patron de Média Sport Promotion se tourne alors vers l'ESC de Saint-Etienne, via la CCI stéphanoise, pour lancer une première session.
Dès le départ, Laurent Pietrocola et l'ESC vont se rapprocher de Pôle-emploi et des Agefos qui acceptent de financer et de recruter les candidats. Ce partenariat permet à la formation d'être reconnue par le ministère du Travail équivalent Bac +2. Après quatre ans d'existence, l'expérience semble une réussite. "Cette formation rencontre un succès réel pour plusieurs raisons", détaille le patron de Média Sport Promotion. "Elle est ouverte à tous. Nous avons des élèves âgés de 20 à 50 ans qui viennent pour changer d'orientation ou simplement se lancer dans un domaine qu'ils affectionnent".
Car la seule condition est d'être inscrit à Pole-Emploi. Le cursus s'étale sur 15 mois. Les étudiants passent deux tiers de leur temps en cours et un tiers en club où ils sont salariés en CDD. Afin de pouvoir délivrer une formation de qualité, le nombre d'élèves est limité à 15 par sessions. Après Saint-Etienne, d'autres sessions ont eu lieu à Annecy, Lyon, notamment avec l'IDRAC qui va d'ailleurs exporter le concept sur son campus de Bordeaux en mai prochain. Autre preuve de réussite, dans 60 % des cas, les élèves ont signé un CDI dans leur club à l'issue de leur contrat pro. Et 30 % ont été embauchés par l'un de leurs clients.
L'ensemble des sports collectifs et une série de sports individuels ont été convaincus. À titre d'exemple, on peut citer l'ASUL Volley, le club de football d'Andrézieux-Bouthéon, le golf club de la Tour de Salvagny, l'Aviron de Meyzieu ou encore le CSBJ Rugby.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
Mais il reste tout de même du chemin à parcourir selon lui : "les clubs ont l'habitude de payer des éducateurs, mais pas des commerciaux. Il faut donc savoir convaincre en interne du bien-fondé de la démarche. C'est une question de culture. Mais quand on voit le résultat, je ne regrette pas une seconde". Les résultats font des émules et plusieurs fédérations seraient sur le point de se laisser tenter par la démarche de MSP Formation.
Jean-François Pibre
PFAS : la redevance sur les rejets aqueux est désormais suspendue au budget 2026
Face à la concurrence du Mercosur, les éleveurs du Cantal veulent préparer l'avenir
Malgré des vendanges moins volumineuses, le Beaujolais garde le cap
Matériaux stratégiques : Ferroglobe va suspendre sa production de silicium en Europe