Le groupement France Business School sera dissous ce vendredi
Maxime Hanssen
Maxime Hanssen
C'est un tremblement de terre annoncé depuis plusieurs mois dans le monde des écoles de commerce françaises. Selon nos informations, le groupement France Business School (FBS), opérationnel depuis le 1er janvier 2013, réunissant les ESC d'Amiens et de Clermont-Ferrand, Brest Business School et l'Escem Tours-Poitiers, sera définitivement dissous ce vendredi. Cette structure dotée d'un budget de 65 millions d'euros, réunissait 7 000 étudiants, 170 professeurs permanents, dont 103 enseignants docteurs et un réseau de 30 000 anciens étudiants. Créé à la hâte, FBS avait pour ambition de fédérer des établissements plus petits, aux moyens limités, afin de faire face à une compétition grandissante entre les écoles, et d'initier une contre-attaque face à un contexte économique morose, en proposant une nouvelle vision pédagogique.
L'ambition de l'école aura rapidement tourné court. Un an après sa création, le regroupement connaissait déjà des difficultés. Nos sources dénoncent de graves problèmes de management, aussi bien au niveau de la gestion que de la vision stratégique du groupement. En cause notamment, des frais d'inscriptions trop élevés (9 000 euros par an pour le programme grande école), le retrait des banques communes d'épreuves (Ecricome et BCE), la stratégie de rupture en matière pédagogique, et le rapprochement d'écoles de rang et de cultures très différents.
En juillet 2014, Patrick Molle, l'un des fondateurs de FBS et directeur de la structure, était remplacé par Alain Normandon, directeur général de la CCI du Puy-de-Dôme, avec l'objectif de redonner leur indépendance aux quatre établissements fondateurs. Pour rappel, Patrick Molle avait été brusquement débarqué de son poste de directeur d'EMLYON en mai 2013.
En novembre 2014, une nouvelle décision vint tuer les derniers espoirs du groupement. La Banque commune d'épreuves (BCE), qui organise les concours des grandes écoles de commerce, refusa de réintégrer les quatre écoles de France Business School.
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In fine, les quatre établissement reprennent donc leur indépendance juridique et financière, non sans mal. Selon l'Etudiant, un plan national viserait 60 % des 212 salariés en France. L'ESC Clermont-Ferrand se projette déjà vers une nouvelle stratégie, en réorientant son activité sur son territoire historique. L'établissement souhaite également se rapprocher de Grenoble Ecole de Management, avec laquelle des partenariats pourraient être prochainement noués. Et pour assurer cette nouvelle vision, les Chambres de Commerce et d'Industrie auvergnates participeront à une recapitalisation de l'établissement à hauteur d'au moins 4 millions d'euros.
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Maxime Hanssen
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