Entrepreneuriat : quand l'Université de Lyon "benchmark" aux USA
Maxime Hanssen
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"Nous repartons décomplexés de notre séjour américain. Nous avons la méthode et le contenu pédagogique. Il nous reste à changer d'échelle". Au terme d'un voyage d'étude à Boston et Cambridge, villes hôtes de prestigieuses universités américaines (Harvard, MIT), Béatrice Frézal est rassurée. La responsable de la filière Ingénieur et Entrepreneuriat de l'Insa Lyon estime que l'établissement est "dans le mouvement" pour favoriser l'émergence de l'entrepreneuriat.
"Ici, rien ne semble exceptionnel, renchérit Pierre Poizat, directeur de l'incubateur de l'université Lyon III. Mais il y a une efficacité, un pragmatisme et des moyens d'une autre dimension", tempère-t-il.
Si le monde universitaire lyonnais se veut optimiste, il n'empêche qu' il existe toujours un écart entre les propositions françaises et celles d'outre-Atlantique. De quoi, donc, "benchmarker" les meilleures pratiques étasuniennes. "Nous sommes ici pour voir ce qui est transposable", affirme Pierre Poizat.
Parmi les lacunes identifiées, l'une d'entre elles, qui revient souvent, est liée à l'aspect culturel. L'entrepreneuriat est dans l'ADN de l'Amérique.
"Aux USA, la logique entrepreneuriale est une vraie posture, ancrée dans la société. Nous devons tendre vers cet esprit, et l'université est l'un des lieux pour cela", estime Pierre Poizat.
Il rappelle, notamment, que Lyon III héberge plusieurs incubateurs, et propose une formation portant sur l'entrepreneuriat. "Plus on parle d'entrepreneuriat, plus on suscite des vocations", appui, pour sa part, la représente de l'Insa.
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La considération de l'échec est également une donnée sociétale à prendre en considération. "Il doit devenir une source de succès alors que pour le moment, c'est un frein à l'initiative, estime Agnès Savigner, responsable accompagnement des startups à la SATT Lyon-Saint-Etienne Pulsalys. Il faut se mettre dans la logique suivante :"échoue, apprend, réussit", poursuit-elle.
Maxime Hanssen
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