Stabilisation des accidents du travail et des maladies professionnelles
Stéphanie Borg
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En 2015, les accidents du travail affichent un indice de fréquence de 37,4 pour 1 000 salariés. Un taux légèrement plus élevé que la moyenne nationale (33,9 accidents du travail avec arrêt pour 1 000 salariés) - qui s'explique par la forte industrialisation de la région -, mais qui reste l'un des taux les plus bas depuis 70 ans.
Des résultats encourageants qui cachent cependant des disparités selon les branches professionnelles. Le bâtiment et les travaux publics (en particulier chez les maçons et les charpentiers) présentent un indice de 63,1 accidents pour 1 000 salariés. Si ce secteur est traditionnellement accidentogène, il est talonné par les activités de services à la personne et aux entreprises (52,5).
Les manutentions manuelles (53 %) et les chutes (25 %) sont les deux causes majeures à l'origine de l'accident. Tandis que la fréquence des accidents de trajets continue à diminuer (4,6 % pour 1000 salariés), exception faite encore une fois du secteur des services à la personne et aux entreprises (7,4 %).
De mauvais gestes qui influent sur l'évolution des maladies professionnelles reconnues. Si leur nombre reste stable, 89 % des maladies sont causées par des lombalgies et autres TMS des membres supérieurs et inférieurs, avec, encore une fois, un pic dans la métallurgie, le BTP, l'alimentation et les services.
Stéphanie Borg