Volkswagen T-Roc : un petit SUV efficace mais un peu cher

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Le T-Roc affiche les mêmes codes stylistiques en vigueur dans la gamme SUV de Volkswagen.
Le T-Roc affiche les mêmes codes stylistiques en vigueur dans la gamme SUV de Volkswagen. (Crédits : Volkswagen)
Le premier SUV compact de Volkswagen est bienvenu, il permet à la marque d'entrer sur un segment très dynamique tout en complétant la gamme des Tiguan et Touareg. Son positionnement tarifaire interroge néanmoins...

Mieux vaut tard que jamais... Volkswagen s'est enfin lancé sur le segment des SUV de segment B, l'un des plus dynamiques du marché et qui avait été inauguré en 2010 par le Nissan Juke avant d'être popularisé par le Renault Captur et le Peugeot 2008 (en 2013). La marque allemande a donc mis 8 années avant de décider d'aller chercher sa part du gâteau. Et pour faire bonne figure, Volkswagen débarque en troupeau puisqu'en l'espace de deux ans, le groupe ne lancera pas moins de 4, voire 5 modèles dans la catégorie des petits SUV (Seat Arona, Audi Q2, Skoda...).

Et pour la marque-mère, c'est bien deux modèles qui sont prévus si on compte le T-Cross qui n'arrivera qu'en 2019. La marque allemande disposera alors d'une gamme de SUV totalement avec le nouveau Tiguan lancé en 2017 et le Tiguan Allspace, le nouveau Touareg et le T-Roc en 2018.

Continuité dans le design

Cinq SUV en tout, là où les Français ne disposent que de trois modèles, dans le meilleur des cas. Comment s'y retrouver ? Déjà, vous pouvez vous rassurer, votre arbitrage ne se fondera pas sur le design puisque, sans surprise, le T-Roc reprend fidèlement les codes stylistiques de ses aînés. Calandre carrée et très verticale, silhouette massive, lignes austères... Rien ne change chez Volkswagen. Notons toutefois cet arrière un peu plus diagonal, qui permet d'avoir une custode arrière un peu plus marquée et de minimiser l'envergure (4,23 mètres de long, soit 20 cm de moins que le Tiguan).

Volkswagen T-Roc

Sans surprise, l'incidence sur l'habitacle intérieur est fatale. Si les deux places arrière sont plus petites que sur le Tiguan, on y est pourtant bien installé, y compris pour des adultes. En revanche, le coffre s'affiche autour de 390 litres, soit très inférieur au Captur (455 litres), pourtant 10 cm plus petit que son concurrent allemand.

Un intérieur complexe

À l'avant, l'habitacle est plutôt bien pensé, mais pas davantage que dans une Golf. La planche de bord a perdu de son ergonomie avec des boutons placés un peu n'importe comment... Le volume du son placé juste en dessous des commandes d'assistance de conduite (limiteur, régulateur), nous a perturbé jusqu'au bout... Ceci dit, nous apprécions la disparition du commodo qui permettait de régler la vitesse du régulateur auparavant, mais qui était invisible, caché par le volant, et dont le réglage relevait plus de l'intuitif que de la logique.

Volkswagen T-Roc

Autre confusion, le tableau de bord digital... Si c'est un vrai plus, sur le T-Roc, son réglage s'avère complexe... On a carrément renoncé à afficher le guidage sur le tableau de bord, trop imprécis, même s'il est possible de zoomer. Ensuite, notre voyage a été perturbé par de nombreux conflits entre les commandes intégrées et la synchronisation CarPlay.

Conduite sportive

Côté motorisation, le T-Roc remplit parfaitement son rôle ! Notre version 2.0 de 190 chevaux a fait de ce SUV une excellente routière ! Le nouveau moteur a largement réparé les insuffisances de la génération précédente notamment sur la réactivité au démarrage ou en dépassement. Avec son couple moteur de 320 Nm, cette version prend des allures quasi-sportives, ou en tout cas, satisfait les conducteurs dynamiques. On regrette toutefois un point de gravité un peu haut, un peu gênant en virage, et une direction un peu trop lâche, là où nous aurions préféré une voiture mieux agrippée au bitume. Les suspensions, elles, sont de bonne facture, mais plus fermes que sur un Tiguan.

Volkswagen T-Roc

Sauf que ce modèle ne se situe pas du tout dans le coeur de gamme du modèle puisqu'à 33.890 euros, ce modèle est loin du T-Roc de base qui s'affiche à 21.990 euros. À ce prix-là, nous sommes en essence boîte manuelle 1 litre, et le couple moteur descend à 250 Nm (ce qui n'est déjà pas si mal...). On préfère néanmoins la version automatique, mais on passe alors en boite automatique et aux 150 chevaux et le prix franchit les 28.000 euros. On est très loin de la grille tarifaire d'un Captur puisque la version de base est à 19.900 euros, tandis que l'équivalent 150 chevaux en essence et automatique est à 26.200 euros, en 1,3 litre, soit des économies de carburant en sus.

Finalement, le T-Roc ne surprend pas ni sur son agencement intérieur ni sur son style... En revanche, la qualité moteur nous a largement convaincu pour considérer le T-Roc un véritable SUV dynamique. Idéal pour faire de la route comme de la ville. Le T-Roc manquait dans la gamme des SUV Volkswagen, mais devra se trouver une place sur le marché malgré sa grille tarifaire plutôt élevée...

Volkswagen T-Roc

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Commentaires
a écrit le 28/04/2018 à 9:58 :
si tu n'aimes pas Volkswagen, il y a des autres marque comme Renault ! Ah!Ah!
a écrit le 24/04/2018 à 11:40 :
he bilboquet on ne te force pas à acheter une Volkswagen. Les truqueurs existent aussi en France Voir Renault mais chute on en parle pas.
a écrit le 23/04/2018 à 10:50 :
Est-il garanti sans logiciel d' "optimisation" comme sur les diesels passés ? Non parce que ça m'a coûté et à présent j'ai quelques velléités à l'idée que je pourrais acquérir un nouveau modèle du groupe.
a écrit le 23/04/2018 à 8:40 :
Offrant une paire de lunettes au rédacteur qui n'a pas remarqué la qualité grotesque des plastiques durs et brillants ( qui me rappelle les R14 de mon enfance) , la finition indigente et les prix délirants ...
a écrit le 21/04/2018 à 18:40 :
Pas besoin de 190 ch !! J' ai une Captur 120 EDC boite auto bi-ton pour moitie moins chere.
Je fais 600 Km d'affilée à120Km de moyenne (avec des petites pauses) sans bruit et sans aucune fatigue.
a écrit le 21/04/2018 à 12:27 :
Tout à la fois austère, déclassé, né sous une mauvaise étoile, le monkeygate...
Je n' en veux pas!
a écrit le 21/04/2018 à 11:58 :
LA design des voitures allemandes, austère, ne convient qu'avec des gris déclinés selon les nuances.

Ils ne devraient pas trop oser la couleur qui surligne du coup ce design austère.

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