Volvo XC40 : une autre et belle idée du SUV premium

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(Crédits : Volvo)
Derrière son côté anguleux et massif, le XC40 tranche avec les standards germaniques : planche de bord résolument design et ergonomique, finitions soignées et qualitatives, agrément de conduite dans le haut du panier du marché... Le XC40 s'impose comme un incontournable de son segment.

Et un, deux... et trois ! Il aura fallu trois modèles dans la gamme des SUV pour que Volvo arrive à un format comparable au Peugeot 3008 (4,44m), c'est-à-dire le segment C. Le XC40 est le plus petit des SUV de la marque suédoise, mais il n'est finalement pas si petit que cela avec ses 4,42 mètres.

Un repositionnement réussi

C'est bien de la voiture de l'année 2018 dont il est question ici. Les journalistes européens spécialistes de l'automobile hésitaient depuis plusieurs années à attribuer à Volvo ce fameux titre puisque chaque année, le constructeur intégrait la liste des finalistes de ce prestigieux concours. Ce succès est à mettre sur le compte du repositionnement réussi de la marque depuis son rachat par le chinois Geely en 2009.

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Volvo XC40

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Avec le XC40, Volvo propose un univers exclusivement premium mais tente toutefois une fantaisie en proposant un toit bi-ton. Une excentricité ? Pas de panique, Volvo conserve ses lignes anguleuses, symbole de la robustesse qui a fait la renommée mondiale de la marque suédoise.

Le capot est musclé, le bouclier s'étire sur toute son horizontalité, tandis que l'arrière reprend ce hayon un peu coupé, dessiné par ces feux qui reviennent sur les flancs. Le XC40 ne perd rien en élégance et se veut même très fier du haut de ses 21 cm de garde au sol !

Dépouillé de la "boutonnite"

À l'intérieur, Volvo accomplit des prouesses de design là où tous les autres constructeurs semblent s'être complètement abandonnés à l'idée d'un intérieur austère ou à peine agrémenté d'une baguette chromée. On adore cette planche de bord dépouillée de cette "boutonnite", véritable addiction y compris chez les concurrents premiums. Cette vue dégagée est mise en valeur par ce bandeau aluminium très lumineux qui surplombe la boîte à gant : le toucher est rafraîchissant autant qu'il est délicat. Le revers de la médaille est cet écran tactile qui, si la navigation est extrêmement bien "designée" et soignée, reste néanmoins fastidieuse lors d'une première prise en main.

Tout le reste est un luxe de confort qui va de l'habitabilité, à la robustesse des matériaux en passant par le confort des sièges et à l'acoustique. Ambiance feutrée et conviviale à bord !

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Volvo XC40

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Sur la motorisation, Volvo excelle également avec des moteurs puissants. Toutefois, le XC40 pêche par des rapports un peu longs... Une tendance de fond du secteur, due aux impératifs d'émissions de CO2, paraît-il... Mais, cela reste un détail ! La qualité des suspensions est parfaitement bien dosée pour fournir un confort maximal sans altérer la réactivité de la voiture.

Le prix, seul frein à l'achat

Avec le XC40, la très discrète marque suédoise ancre définitivement et solidement son positionnement de label premium à rebrousse poil des standards allemands. Elle offre un produit extrêmement bien abouti et sans compromis. Le style peut encore cliver, mais après l'avoir essayé, il n'y aura guère plus que le prix pour freiner son achat. En essence, les prix démarrent à 31.350 euros pour la version de base (boite manuelle, 156 chevaux et 9 chevaux fiscaux), à 34.000 euros pour la version diesel. Il faudra débourser 40.000 euros pour passer en essence automatique tout en gagnant un niveau de finition.

Le niveau d'équipement le plus luxueux tutoie les 50.000 euros. Chez Volvo, plus encore que chez les autres marques premiums, l'acheteur sera confronté à une impérieuse mais néanmoins légitime, tentation à opter pour les versions les plus chics...

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Volvo XC40

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Commentaires
a écrit le 19/11/2018 à 12:22 :
Ce véhicule est l'archétype de ce qu'il ne faut plus faire si l'on veut réellement lutter contre le réchauffement climatique et réduire la pollution de nos villes et de nos vallées (je pense aux vallées alpines envahies, l'hiver notamment, par ce genre de gros véhicule
émetteur de CO2, de NOx et surtout de particules fines et ultrafines qui s'infiltrent au plus profond de vos poumons et y restent pour y préparer un cancer.
a écrit le 18/11/2018 à 9:16 :
C’est le genre de bagnole qu’on ne doit plus sortir à notre époque en version diesel en plus. Tout ça pour aller skier et polluer les cimes.
a écrit le 17/11/2018 à 14:18 :
Complètement inadapté alors qu'il faut quitter pétrole, gaz et agrocarburants et que les gens demandent des véhicules pour rouler pas chers. On voit que le secteur auto a plein de fric vues les pubs qu'il passe sans arrêt dans les médias et à la télé pour des véhicules thermiques qui lui rapporte et qu'il se fiche du monde. Il peut proposer des véhicules électro-solaires à moins de 20.000 euros avec un important apport solaire et donc moins de batteries. Mais seules de PME commencent à le faire comme Sonomotors, Lightyear One etc alors que çà pourrait aller plus vite mais le secteur auto préfère faire le maximum de pognon avec sa technologie thermique obsolète et ruineuse en entretien et carburant.

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