Qui sera le dindon de la farce des « Pigeons » ?

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Le gouvernement sort très affaibli de la révolte des "Pigeons", symptôme des multiples contradictions dans lesquelles se débat la France. Cette fronde a fait apparaître au grand jour l'amateurisme fiscal des équipes de Bercy et révèle un inquiétant divorce entre la gauche et le monde de l'entreprise. En cédant aussi vite aux revendications des entrepreneurs, François Hollande court aussi le risque de réveiller tous les mécontents et les déçus de sa politique. Après les patrons, ce sera au tour des salariés de hausser le ton, mardi, à l'appel de la CGT.

Une révolte ? Non, sire, une révolution (fiscale) ! Le succès de la fronde des entrepreneurs sur les réseaux sociaux (plus de 60.000 "Like" depuis vendredi 28 septembre sur la page Facebook "We are Pigeons") a fait reculer le gouvernement qui multiplie les déclarations d'apaisement avec le monde de l'entreprise depuis qu'il a reçu les représentants de ces drôles d'"indignés".

"La taxation des Plus-Values sera revue pour les créateurs de sociétés", a promis le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici qui a répété une nouvelle fois que l'intention du gouvernement n'est pas de taxer le risque, mais bien la rente. Ces ajustements se feront dans le cadre d'amendements au projet de loi de finances 2013 dont la discussion promet d'être particulièrement animée au Parlement. En effet, pour corriger sa faute, le gouvernement va devoir plumer d'autres "pigeons" ou "dindons", comme on préfère, pour assurer la neutralité budgétaire de ce cafouillage incroyable. "Les ajustements" de la réforme de la taxation des plus-values, "coûteront plusieurs centaines de millions d'euros", a calculé le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac. "Cet impact devra être compensé et le sera car les finances publiques doivent être redressées", a-t-il prévenu.

D'où la question qui doit faire peur à chacun désormais : qui va payer ces "centaines de millions" que le gouvernement doit trouver tout à trac pour faire la paix avec le monde de l'entreprise ? L'idéal serait que ce coût soit compensé par de nouvelles économies sur les dépenses de l'Etat, mais vu les conditions délicates dans lesquelles se sont passés les derniers arbitrages budgétaires (qui ont fâché Cahuzac avec la plupart des ministres dépensiers), cela paraît peu probable. Les dindons de la farce risquent donc d'être d'autres contribuables, sur qui sera prélevé le montant nécessaire pour tenir les comptes du budget dans l'épure prévue. D'autres mauvaises surprises fiscales sont donc à attendre cet automne, d'autant qu'entre l'Assemblée nationale et le Sénat, la navette va faire durer le suspense jusqu'à la fin de l'année. Le dernier juge de paix sera, dans les derniers jours de décembre, le Conseil Constitutionnel, qui a déjà adressé un carton jaune à la majorité de gauche lors de l'adoption du collectif budgétaire en juillet. En effet, le Conseil Constitutionnel, où siègent une majorité d'hommes politiques de droite, dont en principe les trois anciens présidents de la République (Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac et ... Nicolas Sarkozy), sous la présidence de Jean-Louis Debré, a prévenu le gouvernement qu'il n'acceptera pas de dispositions fiscales ayant un caractère « confiscatoire », menaçant donc de les faire annuler.

Confiscatoire, c'est bien ainsi que les entrepreneurs ont jugé la décision du gouvernement de plus que doubler, à 64,5% dans certains cas, la taxation des plus-values lors de la cession des parts de leur société. D'où leur révolte, au motif qu'une telle taxation du capital les désinciterait à créer des entreprises en France et ce au détriment de la croissance et de l'emploi en France. Ils ont fait valoir que la nouvelle économie internet a déjà permis de créer 750.000 emplois en dix ans en France et constitue un réservoir de croissance pour l'avenir, en raison de la rapidité des changements dans ce secteur.

Le ministre du Budget a fait une autre déclaration, à peine croyable, dans "Le Monde" : « je ne pensais pas que ce que nous proposerions serait à ce point peu compris et mal interprêté ». Un spécialiste de la fiscalité comme Jérôme Cahuzac, ancien président de la commission des finances de l'Assemblée nationale et lui-même chef d'entreprise (puisqu'il a fondé une clinique de chirurgie esthétique), est pourtant bien placé pour comprendre ce qu'il y avait de choquant dans la mesure proposée dans le projet de loi de finances qu'il a lui-même concocté. Si le gouvernement a fait dans ce dossier des erreurs de communication, il n'a à s'en prendre qu'à lui-même. Aligner la taxation du travail et du capital est peut-être juste sur le principe, mais dans ses modalités, le diable se cache toujours dans le détail. Le ministre du Budget reconnaît d'ailleurs être en difficulté sur le caractère rétroactif de sa mesure, censée s'appliquer au 1er janvier 2012. « Budgétairement, remettre les compteurs à zéro au 1er janvier 2013 serait plus intéressant (...) Mais, à l'égard des investisseurs, tenir compte de la durée de détention serait plus loyal », ajoute-t-il. Plus loyal ? Comment mieux dire que dans cette affaire, le ministère des finances ne l'a pas été, en cherchant des recettes en apparence faciles, provoquant l'inquiétude de tous les (de plus en plus rares) « investisseurs. Auront-ils encore envie de le faire en France dans des conditions fiscales aussi incertaines et rocambolesque ? Conscient qu'il y a là un vrai sujet, le président de la République a d'ailleurs promis d'assurer la stabilité fiscale à partir de 2014. S'il parvenait à assurer la stabilité du projet de loi de finances 2013, ce serait déjà bien...

Et ce n'est pas fini. Cette affaire a affaibli considérablement la capacité d'action de François Hollande. Sa majorité, déjà réticente à accepter de voter le traité budgétaire européen qui installe l'austérité pour cinq ans en France, a du mal à comprendre comment le président a pu céder aussi rapidement et facilement devant une mobilisation de patrons sur internet. Le président court désormais le risque de voir se lever face à lui tous les mécontements que suscite sa politique fiscale. Après les entrepreneurs du net, les petits patrons et les professions libérales sont à leur tour en train de se mobiliser contre le tsunami de hausse de charges sociales qui s'apprête à s'abattre sur eux. Difficile dans ces conditions de convaincre que la France va prendre le tournant de la compétitivité. 

Le gouvernement est par ailleurs très divisé sur la suite des réformes. Faut-il vraiment engager un choc de compétitivité, comme le réclament les patrons de l'automobile. En se fermant la piste de la TVA sociale, Hollande n'a plus d'autres voies que la hausse de la CSG et/ou de la fiscalité écologique. Or, même en contrepartie d'une baisse des charges patronales (qui ne seront guère répercutées dans une hausse des salaires ou une baisse des prix, sinon cela ne changera rien aux marges des entreprises), la perspective d'un fort relèvement de la CSG n'enchante guère dans les rangs de la majorité.

Enfin, le dernier dégât collatéral de la révolte des "Pigeons" est syndical et social. La CGT, qui avait appelé les salariés à manifester ce mardi "pour l'emploi et l'industrie" afin de faire pression sur le gouvernement alors que le chômage explose, n'en attendait sans doute pas tant. Son leader, Bernard Thibault s'est déjà engoufré dans cette brêche pour dénoncer une politique qui cède aux revendications des patrons, mais pas à celles des salariés... Jean-Claude Mailly, chez FO, a lui-aussi estimé que "le gouvernement recule bien facilement". "Une pétition sur internet et il recule. On va voir si socialement c'est la même chose, quand il y aura des problèmes", a-t-il ajouté.

François Hollande est donc pris entre deux feux. D'un côté, le divorce se creuse avec le monde de l'entreprise, obligeant le Medef à hausser le ton. Il est déjà loin le temps où fin août, le gouvernement et le patronat "roucoulaient" de concert à l'université d'été du Medef. Laurence Parisot, qui est d'autant plus virulente qu'elle a pris le train des "Pigeons" en marche avec retard, parle de "racisme anti-entreprise" de la part du gouvernement et évoque ouvertement un risque d'exil fiscal de la part des créateurs d'entreprise et des dirigeants. Elle s'oppose aussi de plus en plus ouvertement à Arnaud Montebourg dont elle dénonce l'interventionnisme social. Dernier sujet de conflit ouvert : la loi Montebourg sur la cession de sites rentables, qui est qualifiée par le Medef de casus-belli. 

Et de l'autre côté, les syndicats montent en pression contre une réforme du marché du travail qui ferait la part trop belle à la flexibilité demandée par le patronat, et se montrent à leur tour de plus en plus revendicatifs dans un climat social tendu par la multiplication de plans sociaux très emblématiques du déclin industriel de la France (PSA, Arcelor...).

Une croissance en panne, un pays divisé, des réformes difficiles et courageuses à mettre en place avant la fin de l'année, un gouvernement sans état de grâce et qui donne des signes d'amateurisme. L'agenda de François Hollande se complique brutalement. Un automne chaud se prépare en France.

 

 

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a écrit le 17/10/2012 à 11:56 :
Globalement tout le monde s'accorde sur le fait qu'il faut trouver 30 milliards, mais personne ne veut mettre la main à la poche, même pour 2 ou 3 ans. Comme d'habitude, les grands lobby ont fait leur travail, et les réels pigeons sont les salariés que l'on presse jusqu'à la moelle.
A tous les patrons et donneurs de lecons qui se targuent d'être les seuls à créer de la valeur ajoutée, que seriez vous sans vos salariés bientôt corvéables à merci ?
a écrit le 11/10/2012 à 16:54 :
Il y a 70 % d'élus de trop en France. Des profiteurs qui coûtent cher.
a écrit le 11/10/2012 à 14:50 :
Comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là !
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est
a écrit le 11/10/2012 à 12:02 :
Et oui, il est toujours plus facile de noyer le poisson en faisant payer un peu à beaucoup que de regarder le montant des depenses. l'etat n'est malheureusement pas manager comme une entreprise, mais sur plusieurs points il le pourait... Si les depense sont trop eleve il s'agit de les reduire, comment soit en baissant les salaires INACCEPTABLE, il ne reste donc que deux solutions LICENCIER et reduire le perimetres et les autres depenses. Licencier n'est que la derniere solution car l'entreprise a besoin de bras et de tetes. Il va donc y avoir reduction du perimetre d'activite et restructuration de l'entreprise.

l'etat doit faire de meme, car qugmenter les impots c'est un peu comme augmenter les prix pour couvrir les frais, a partir d'un certain moment il n'y a plus de client pour acheter les produits, et là il va falloir se serer la ceinture et enfin regarder les couts en face et tailler dans le gras puis dans le vif.
a écrit le 09/10/2012 à 9:54 :
L'incompétence des équipes au pouvoir à Bercy est patente. C'est un véritable drame pour notre pays. Faute de pouvoir les changer avec le sectarisme ambiant, il est à souhaiter qu'ils apprennent vite. Le PS reste la proie de ses vieux démons : antientreprises, antiriches, antiéconomie etc. Ce n'est pas le bon capitaine pour finir de traverser la crise. Malheureusement les Français ont voulu changer au milieu du gué. Ils vont le payer, très cher !
a écrit le 08/10/2012 à 18:03 :
Avant c'était la CGT et les syndicats qui faisaient la pluie et le beau temps en France avec leurs grèves à répétition dans la fonction publique, transports communs en berne, salariés pris en otage, paralysie de l'économie entière.
Les salaires des syndiqués ne sont ils pas réglés par la richesse produites par les entreprises et par les contribuables?.Ils feraient mieux de défendre les entreprises car les politiques ne pourront plus rien pour eux si la France est en panne de croissance.C'est d'ailleurs grâce aux entrepreneurs -pigeons que les politiques reçoivent un salaire, il ne faudrait pas l'oublier.
a écrit le 08/10/2012 à 17:07 :
le dindon de la farce sera "lui président", dont l'incompétence et l'irresponsabilité surprennent.
a écrit le 08/10/2012 à 16:56 :
Un politicien recherche un consensus apparent aux dépends de l'efficacité. Un homme d'état recherche des actions efficaces. Trêves de balivernes : TVA sociale et réductions des dépenses publiques, sont les actions indispensables.Au pouvoir de trouver la voie. Ni les syndicats, ni les élus, ni les contribuables ne monteront volontairement sur l'échafaud.
a écrit le 08/10/2012 à 15:41 :
Le gouvernement Hollande est dans l'amateurisme...Ils font de la politique aux pifometre tant que personne se plaint il continu...
a écrit le 08/10/2012 à 15:19 :
A s'entêter sur des promesses électorales vides de sens, le gouvernement actuel nous mène dans le mur. Raboter quelques niches fiscales, oui, mais aussi baisser drastiquement les dépenses de l'Etat par une meilleure utilisation des recettes (600.000 élus inutiles et dépensiers, un mille feuille administratif digne de pére UBU) et surtout rendre compétitive nos derniéres entreprises avec une augmentation de la TVA (avec baisse en contrepartie de certaines cotisations), augmentation qui rendrait plus compétitifs nos produits. Mais voilà nos dirigeants sont sectaires, imbus de leur personne et de leurs idées, une attitude de politiciens dignes de la 4éme république. Regardons ce qui marche et cessons de pratiquer l'idéologie politicienne avec des concepts désués.
a écrit le 08/10/2012 à 13:51 :
Sur le principe, taxer le capital est une absurdité économique et un dogme parfaitement injuste et immoral.
Sur le fait de taxer ceux qui s'enrichissent rapidement par rapport à ceux qui s'enrichissent lentement, en gros, c'est la même chose que de dire : je vais pénaliser les meilleurs créateurs de richesse pour encourager les plus mauvais. C'est encore une autre version de la dénonciation des "zinégalités" qui ne sont en fait que la jalousie et l'aigreur des plus incapables qui veulent avoir un niveau de vie que leur mérite ne leur procurera jamais ...
a écrit le 08/10/2012 à 13:42 :
comme tout le monde ! marre de leur CSG à taux réduit pendant qu ils se la coulent douce en thalasso ou en croisière costa ! vive la gérontocratie qui coule ce pays.
Réponse de le 11/10/2012 à 11:50 :
oui mais les vieux votent; donc on ne leur enlevera jamais leur CSG a taux reduit ou leurs 10 % d abattement de frais professionnels.
tant pis s il faut pou ca taxer les createurs ou ceux qui travaillent
En france, l avenir c est la rente !!!
a écrit le 08/10/2012 à 13:38 :
Incontournable ! L'état doit réaliser des économies et de la PRODUCTIVITEE, comme toute activité économique. Le manque d'efficience de ces administrations et plus particulièrement l'éducation national, ne peut plus être payé par le travail des français salarié, patron ou créateur d?entreprise.
a écrit le 08/10/2012 à 12:03 :
Il s'est déjà pris la foudre en avion comme avertissement .... !
a écrit le 08/10/2012 à 11:18 :
Tout ce je vois, c'est que mon pouvoir d'achat baisse régulierement avec toutes ces augmentations ( gaz, electricité,impots locaux,impot sur le revenu........) et je consomme moins.
Qui dit réduction de consommation = diminution de la production.
La défiscalisation des heures supplémentaires n'entrainera pas des embauches, les + 10 milliards sur le dos des entreprises provequera une augmentation des plans sociaux, les + 10 milliards sur les contribuables entrainera une diminution de la consommation et de la pauvreté.
Par contre les + 10 milliards d'économie pour l'état, je n'y crois pas car cela fait des années que l'on nous dit que le gouvernement doit réaliser et réalise des économies, existe t'il un document officiel qui permettrait d'y croire !!!!

Cela fait 30 ans que je travaille et que je cotise pour divers organisme mais si demain je me retrouve au chomage, je ne sais pas si je pourrais vivre dignement avec ma famille.
Les français qui travaillent, les retraités dont le niveau de vie ne cesse de baisser sont les pigeons, dindons de ce marasme économique qui touche le monde.

Messieurs les Financiers, Politiciens Menteurs , Politiciens incompétents, Politiciens profiteurs et Destructeurs de familles le jour de la révolution humaine approche à grands pas.
Quand arrivera la révolution, il sera trop tard pour vous.

Les pigeons et les dindons c'est nous
a écrit le 08/10/2012 à 11:17 :
La rigidité sur la TVA sociale devient incompréhensible. Ce serait bien mieux que cette ambiance d' "inventivité fiscale".
a écrit le 08/10/2012 à 10:53 :
Pour rétablir la confiance, il faut une stabilité fiscale une bonne fois pour toute.
a écrit le 08/10/2012 à 10:47 :
Après cinq mois de gestion amateuriste ce gouvernement semble incapable de sortir La France de la crise bien au contraire et cela fait peur à bon nombre de français qui réalisent un peu tard l'incompétence de ces dirigeants socialistes.
a écrit le 08/10/2012 à 10:42 :
On se demande qui aura l'envie d'investir en France ? Probablement personne.Le socialisme va tuer notre pays et ses habitants.
a écrit le 08/10/2012 à 10:36 :
Il n'y a dans ce gouvernement qu'un seul ministre qui a travaillé en entreprise, les autres tous des fonctionnaires ou des avocats qui ne connaissent rien au monde de l'entreprise.
a écrit le 08/10/2012 à 10:14 :
Le gouvernement devrait revoir la distributions des aides publiques aux entreprises, celles qui le méritent et celles qui ne le méritent pas, toutes aides confondues c'est un budget énorme.
a écrit le 08/10/2012 à 9:52 :
Démolir pour reconstruire encore et encore. Stop SVP
Qui se rappelle les fonds DSK sous M. François Mitterrand ?
Les contrats DSK avaient pour but à l'origine de réorienter l'épargne des ménages français vers le financement des entreprises françaises, grâce à une incitation fiscale consistant à exonérer au bout de 8 ans les produits générés.
Par la suite, la définition « d'actions d'entreprises françaises » a été remplacée par « actions d'entreprises européennes ».
Les contrats DSK sont fermés à l'adhésion depuis le 01/01/2005.
J?ignore s?il reste néanmoins possible d'effectuer de nouveaux versements sur un contrat DSK ouvert.
Mais tout d?abord, français, cessez de montrer du doigt ceux qui ont gagné plus dans toute leur vie que de quoi remplir un livret A.
a écrit le 08/10/2012 à 9:29 :
Révolutions de tous les boucs émissaires, les émigrés, les gaulois et leurs enfants amateurs de pains au chocolat,les fonctionnaires, les retraités, les jeunes et vieux chômeurs,les assistés ceux qui payent des impôts ,ceux qui ne payent pas d'impôts, les petits et grands propriétaires ,les locataires, les urbains les bobos les banlieusards les campagnards les riches les pauvres les rouquins les chauves les différents de tous poils ....RV au café du commerce pour élaborer le programme!!! notre bouc émissaire à tous le politique incompétent cumulard et profiteur!!!
a écrit le 08/10/2012 à 9:14 :
Le reméde n'est pas dans le taxer plus mais dans le dépenser moins pour libérer de la valeur ajoutée pour investir, innover, améliorer la qualité, financer les fonds propres des entreprises et croître en exportant. Les entreprises françaises ont perdu 10 point de pourcentage en 10 ans tandisque que l'Allemagne en gagnait 10. Pourquoi vouloir toujours inventer le fil à couper le beurre quand d'autres ont les solutions. L'arrogance française qui nous perdra! La fameuse exception française et son modèle sociale que plus personne ne nous envie!
a écrit le 08/10/2012 à 8:30 :
Les subventions à l'immobilier c'est 40 milliards ? par an. APL inclus.
Les annuler , c'est faire un pas décisif vers le zéro déficit primaire, c'est opérer un choc de marché qui amènera à une baisse de tous les loyers et fera éclater la bulle des prix immobiliers.
Bien sur il y aura aussi des millions de perdants. Des citoyens rentiers, des bailleurs pro, des banques.
Leur lobbies sont pour le moment trop forts et bloquent toute évolution de la part des politiques.
2013 risque bien de forcer le système avec ce qui nous attend....

a écrit le 08/10/2012 à 7:43 :
Ce matin dans la presse française on lit que: le Pays est ménacé par les intégralistes,le PSG et
l'OM se sont partagé.Tsonga (comme toujours )a perdu une finale.Loeb (comme toujours) a ga
gné un titre,etc.etc.Hollande,et ses ministres ont passé leur temps à nous faire croire que une
ménace majeure est en train de se déferler sur le Pays...Toutes occasions sont bonnes pour
détourner l'attention des vrais problèmes qui affligents le Pays.Montebourg fait de la promo
gratuite,Moscovici(silence total) Cahuzac, il ne sait plus quoi dire.Sapin profil trés bas depuis
10 jours,etc.etc.C'est ça la politique des sauveteurs du Pays?
Hollande,après les visites aux écoles,la police,les juifs,les mussulmans,etc.etc.il a en program
me de visiter Disneyland avec sa belle..... Ca c'est gouverner.Pas un seul chef d'état en Euro
pe perd son temps avec des visites qui sont de competence des ministres en charge.
Franchement il faut tout révoir ou partir.
N.B.Moi,je ne part pas en raison que je doit rénflouer la caisse de la CAF pour nourrir une
partie des quartiers nobles (autour Paris et autres villes) et les DOM-TOM.Je me suis con
verti au mouvement de l'abbé Pierre.Merçi au Die de m'avoir inspiré.....

a écrit le 08/10/2012 à 7:22 :
Casus Belli et pas cassus-belli
a écrit le 08/10/2012 à 0:43 :
Automne chaud peut-être mais au train ou vont les choses, printemps 2013 torride plus sûrement. A force de vouloir plumer les uns et les autres dans ce pays, tout le monde va se retrouver à la soupe populaire. On sait que plus de 50 % des français ne paient pas d'impôts sur le revenu, que des tas de gens ne peuvent plus se chauffer et que d'autres - ou les mêmes - n'arrivent pas à se nourrir convenablement. "Quand des millions de personnes se rendront compte que l'on ne peut plus vivre comme par le passé, la révolution sera logique et inévitable " livre d'une jeunesse désabusée "les corps indécents". On y vient. Et si des millions de personnes se retrouvaient devant l'Elysée au printemps 2013 ? Le problème des révolutions c'est que l'on ne sait jamais comment ça fini. Mais souvent mal.
a écrit le 08/10/2012 à 0:29 :
"Le chef de la diplomatie française a souhaité dimanche 7 octobre "bienvenue à tous les investisseurs" en évoquant les investissements qataris en France" ! ... effectivement, ils ne paient pas d'impôt en France ... le problème, c'est qu'on se demande si les investisseurs FRANCAIS sont les bienvenus dans leur propre pays !!?
a écrit le 07/10/2012 à 23:59 :
Hummmm que j'aime ce climat révolutionnaire !! L'avantage avec les révolutions c'est que ceux qui n'ont rien à perdre , n'ont rien à perdre !
a écrit le 07/10/2012 à 23:43 :
Cela se complique car ce sont des amateurs (quelles sont les références de nos ministres ?) "arnaqueurs" !
a écrit le 07/10/2012 à 23:29 :
C'est incroyable quand même ces pigeons, ils se plaignent de la taxation sur la plus-value alors que ces "faiseurs de start-ups' les ont lancées pour la plupart avec des Crédit Impôt Recherche, des ISF-PME, de l'OSEO, du FSI et compagnie : Bref de l'argent public ... donc le slogan c'est "je veux défiscaliser à l'entrée ET à la sortie". Je suis patron moi-même depuis bien plus longtemps que ces gens-là, et nous, les petits patrons, nous voulons surtout qu'on nous presse pas comme des citrons en général (on parle pas là que du problème des PV de cession), nous voulons une politique fiscale stable en France, nous voulons des règles justes c'est tout ! Voir que 40.000 personnes ont cliqué J'AIME la page Facebook des pigeons me désole (même si il existe des techniques pour forcer le J'AIME), combien seront confrontés à l'imposition sur la PV de cession ? très peu bien évidemment !
a écrit le 07/10/2012 à 23:13 :
Les seuls vrais rentiers sont ceux qui sont payes par l'impots.
a écrit le 07/10/2012 à 23:10 :
Où l'on comprend que ce président est un amateur sans la dimension nécessaire pour affronter les problèmes de notre pays. Le plus grave, et certainement le plus symptomatique, est que personne dans cette bizarre gauche patchwork, ne songe un seul instant à réduire drastiquement les dépenses de l'Etat obèse qui étouffe la France. Une évidence que le kaléidoscope majoritaire actuel ne saurait sans doute voir au risque de ne plus avoir de conte de fé démagogique, à servir en brouet à ses danseuses sociales. Avis de drapeau noir sur la marmitte.
a écrit le 07/10/2012 à 23:09 :
En finalité dans une politique socialiste volatile....Les alouettes qui se font plumer....
a écrit le 07/10/2012 à 23:07 :
Tout ces politiques ne connaissent rien à rien. Non seulement, ils sont nuls mais ils préfèrent leurs petits calculs de politicards à l'avenir des français. Les dernières déclarations de Hollande sur la continuation de décentralisation deferre et donc "compétences" élargies, usine à gaz et dépenses programmes, en est la dernière illustration. et ce que je dis sur Hollande, je le dis aussi de la droite, bien entendu...
a écrit le 07/10/2012 à 23:07 :
Le gouvernement et François Hollande n'ont pas compris que les Français sont prêts à payer plus d'impôts et de charges sociales, si (1) l'Etat réduit d'autant ses dépenses, (2) FH lance une vraie réforme de l'Etat et des institutions: fin du cumul des mandats en nombre et en durée, suppression des départements, des commissions, institutions et autorités inutiles, transparence des dépenses de ceux qui ont reçu le mandat du peuple (notes de frais obligatoires, strict contrôle par un jury de citoyens tirés au sort), strict contrôle des subventions publiques, strict contrôle des conflits d'intérêts, etc. etc.
a écrit le 07/10/2012 à 22:56 :
Au secours!!!!
Nous allons nous écraser!
En espérant qu'un homme (femme) viendra nos sauver de nos p
a écrit le 07/10/2012 à 22:39 :
Il aurait mieux fait de rester dans sa Corrèze adoptive. Il est certain que certains technocrates de la haute Administration doivent cirer la planche.. Le fruit risque bientôt de tomber lui_même de l?arbre.
a écrit le 07/10/2012 à 22:18 :
"Aligner la taxation du travail et du capital" ça veut dire quoi ? Cette idée voudrait faire croire que salaire et revenus du capital sont égaux. Ils sont tout de même très différents. Avec seulement un smic, un salarié peut très bien ne payer aucun impôt sur le revenu (s'il a une personne à charge par exemple) et a droit à être soigné presque gratuitement toute sa vie, à être indemnisé s'il est malade, au chômage et à toucher une retraite sans limite de durée. Celui qui gagnerait la même somme de son capital n'a droit à rien. Au total, les revenus du capital ne coûtent rien à la collectivité, ceux du travail augmentés des charges sociales coûtent à la collectivité tous les avantages sociaux qui en découlent. Peut-on taxer pareil un montant qui donne des droits sans limite et un montant qui ne donne droit à rien ?
a écrit le 07/10/2012 à 22:07 :
"Les ajustements" de la réforme de la taxation des plus-values, "coûteront plusieurs centaines de millions d'euros", a calculé le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac.

Amusant qu' il parle de coût, ce n'est pas l' argent du gouvernement, mais celui de ceux qui l'ont gagné en travaillant. Il devrait utiliser 'manque à gagner', ne pouvant bien sûr pas dire 'manque à spolier', qui serait plus approprié dans ce cas. Novlangue socialiste j'imagine.
a écrit le 07/10/2012 à 22:05 :
Tout à fait d'accord avec Squer. Il peuvent bien monter les taux à 99%, ils prendront 99% de zéro. Tant que l'effort se sera pas exclusivement à la charge de la fonction publique dépensière, on fera l'impossible pour ne plus financer sa gabegie insensée. Ne comptez plus sur nous !
a écrit le 07/10/2012 à 21:47 :
Si j'etais Hollande je plaquerai tout et je dirai demerdez vous.
Gouverner ce pays de cons ou toute les categories socialies surtout les plus aises sont constamment en train de revendiquer et de se plaindre, c'est plus de l'ambition c'est un sacerdoce.
a écrit le 07/10/2012 à 21:36 :
Magnifique article, tout est dit. Je suis un pigeon et je soutiens les auto-pigeons et tous les contribuables. La fête est finie nous gelerons tous les emplois tant que l'etat ne baissera pas substantielement ses depenses
a écrit le 07/10/2012 à 21:01 :
Tous mes commentaires de ce printemps et de cet été se révÚlent fondé ! Comme c est étonnant et comme il doit y avoir des déçus .... Je le répÚte Hollande ne finira pas son quinquennat !
a écrit le 07/10/2012 à 20:53 :
"Taxer les rentes et non le risque".....ils ne vont donc pas tarder à taxer tous leurs avantages d'élus...puisque c'est une rente.

Amateurs...va
a écrit le 07/10/2012 à 20:51 :
A trop promettre on ne peut que décevoir !!
je suggère quelques petites pistes de réforme A COUT ZERO que pourront reprendre les politiques qui pourraient tomber sur ces lignes : Rehausser les seuils de 10,20 et 50 salariés qui bloquent le développement des entreprises à 15,30 et 75 ! ça ne coute rien, et vous verrez que nombreuses seront les entreprises qui passeront au dessus des anciens seuils ... et je le répète : ça ne coute rien d'essayer !
2e piste : engager les partenaires à revoir le code du travail avec une seule obligation : tout doit être résumé en 250 pages maxi : pas une de plus ! ça ne coûte rien, mais ce sera tellement plus simple, pour les salariés comme pour les employeurs, de connaitre les droits respectifs !
3e piste : faire en sorte qu'une convention collective "annule et remplace" le code du travail au lieu de s'empiler : toute convention collective devra également être rédigée en 250 pages maxi !
4e piste : les fiches de paie devront être simplifié pour que l'ensembles des charges et cotisations soit regroupées en 1 ligne : charges ! (ça regrouperait les cotisations patronales et syndicales, car il n'y a pas de différences, puisque les deux coutent aux employeurs, et les 2 ne vont pas dans la poche des salariés !)
a écrit le 07/10/2012 à 20:33 :
J'ai l'impression de ne rien comprendre, Hollande n'a pas reculé, le Patron qui cède son Entreprise et réinvestit dans une autre activité sera taxé à 30 %, par contre s'il utilise les fonds pour acheter une résidence secondaire , ce sera 64 % !
Que l'on me dise que je n'ai rien compris.

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