L'intérêt général n'est pas l'intérêt national : pour en finir avec le souverainisme

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(Crédits : Reuters)
OPINION. Le manque de masques, de gel hydroalcoolique ou encore de respirateurs artificiels pour faire face à la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19 a montré la dépendance de la France à l'égard d'autres pays. Certains mettent en cause la mondialisation ou encore l'Union européenne, et plaident en faveur d'un renforcement du souverainisme. Outre le flou de la notion, est-ce bien la solution? Par Thierry Aimar, maître de conférences en sciences économiques à l'université de Lorraine, et enseignant de neuroéconomie à Sciences Po.

Le souverainisme occupe de plus en plus de place dans le champ médiatique. Il n'en reste pas moins un écran de fumée qui cache une triste réalité. Sous le couvert idéologique de l'intérêt national, il n'exprime que l'intérêt d'employés et de producteurs dotés de trop faibles avantages comparatifs pour maintenir leur revenu dans l'échange international. Refusant de voir s'abaisser leurs rémunérations au niveau correspondant à leur véritable création de valeur, ils cherchent à se créer des rentes en empêchant leurs concurrents étrangers d'offrir leurs services en capital, travail ou marchandises sur le marché domestique. A cause de ces barrières à l'entrée, leurs concitoyens se voient obligés de consommer des biens plus chers en les achetant à des producteurs nationaux moins efficaces.

On évoque souvent l'idée que ces consommateurs sont eux-mêmes des employés nationaux et qu'ils devraient logiquement s'opposer à une mondialisation qui nivelle leurs salaires. Mais si la concurrence internationale est réduite à cause des restrictions douanières, moins de biens seront présents sur le marché domestique et leur prix sera plus élevé (ce qu'admettent d'ailleurs eux-mêmes les souverainistes). Les salaires réels des travailleurs nationaux, c'est-à-dire leur pouvoir d'achat, diminuera alors. Où sera alors le bénéfice des employés? Non seulement la création de richesse sera globalement plus faible, mais une partie de la contribution des employés à sa formation ira dans les poches de producteurs capitalistes refusant le match de la concurrence. Est-ce cela « l'intérêt national »?

On pourrait objecter que si nos avantages comparatifs sont si faibles comparativement à d'autres pays, par exemple la Chine, c'est que leurs salariés sont payés au-dessous de leur productivité. Mais alors, ce sont nos consommateurs nationaux qui bénéficient de rentes en bénéficiant de produits en dessous de leur valeur réelle ; ce sont nos entreprises nationales qui payent des matières premières ou des équipements à des prix cassés. Les premières victimes de cette politique, ce n'est pas nous, mais ces travailleurs ou producteurs étrangers censés nous exploiter en inondant notre marché domestique ; si on considère que ces avantages comparatifs sont liés à un trop-plein démographique permettant à ces pays de payer moins chers leurs salariés et de produire ainsi des biens à meilleur coût, rappelons que ces déséquilibres de population ne sont que le résultat de nos propres barrières à l'immigration. Les frontières ont été fermées car l'arrivée d'une main-d'œuvre étrangère remet en question les rentes des salariés nationaux qui ne peuvent ainsi maintenir leur revenu qu'au détriment des salariés étrangers et des consommateurs nationaux. C'est donc l'insuffisance de la mondialisation et non pas son excès qui serait responsable de cette situation démographique asymétrique.

La globalisation, produit d'une évolution naturelle

Il faut arrêter de se voiler la face. La globalisation n'est pas ce monstre décrit par les souverainistes. Elle est le produit d'une évolution naturelle qui donne à chacun, quelque soit sa nationalité, sa race, son genre ou sa religion, la liberté de participer à la création de valeur et d'être rémunéré en proportion de sa contribution. Vouloir créer au sein des espaces nationaux une rareté artificielle en empêchant des biens ou du travail étrangers d'y pénétrer ne préserve que les intérêts de corporations qui se protègent de leur inefficacité au détriment du reste de leurs concitoyens.

La véritable source de la tentation souverainiste n'est pas la mondialisation. C'est la complaisance vis-à-vis de nous-mêmes; ce sont des mentalités régressives, une sottise arrogante, une Foire aux Vanités et un culte du decorum dignes de l'Ancien Régime; c'est notre absence de vision entrepreneuriale, notre esprit d'assistanat qui propage et généralise l'irresponsabilité du haut en bas de la société, de la famille jusqu'aux plus hautes sphères de l'État ; c'est notre goût du pathos et de l'émotion qui contamine les esprits. En résumé, c'est une forme de décadence intellectuelle et morale qui s'exprime derrière la rhétorique souverainiste. Ce qui est savoureux lorsqu'on entend ses lettrés partisans vouloir y mettre un terme.

Le souverainisme national se proclame l'ennemi du communautariste. Mais il n'est pourtant qu'un élément parmi d'autres de la guerre intercommunautaire pour s'approprier par la politique un territoire collectif, soumettre les individus qui s'y trouvent à ses propres diktats et à exclure les autres lorsqu'ils menacent les rentes des insiders. Comme toutes les autres formes de communautarisme, il sert de prétexte à des acteurs incapables de s'assurer un revenu par l'échange pour pouvoir prélever, grâce à la réglementation, une part du produit social supérieure à leur propre contribution. L'intérêt national n'est pas l'intérêt général. C'est de la pure prédation, masquée par le principe de solidarité, qui s'organise au profit de minorités privilégiées et au détriment non seulement des consommateurs nationaux, mais des créateurs de valeurs du monde entier. Le souverainisme ne dépasse pas du tout le communautarisme. Il en est simplement l'expression la plus institutionnalisée.

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Commentaires
a écrit le 18/07/2020 à 17:53 :
S’il y avait une ligne Maginot aujourd’hui ce serait certainement la bien pensance française et il ne faut pas s'étonner si Michel Onfray la contourne aussi facilement quand on lit des analyses d'une telle pauvreté et d’une telle confusion.

Car à la première lecture, difficile d’appréhender l’agenda de cet article qui introduit la question de la souveraineté industrielle face à une possible dépendance vitale en cas de crise mondiale, et qui subrepticement, dérive vers des concepts universalistes supportés par une vision parfaitement angélique de la mondialisation et de ses “évidentes” conséquences démographiques -”rappelons que ces déséquilibres de population ne sont que le résultat de nos propres barrières à l'immigration”- Pour enfin terminer sur une analogie légèrement teintée entre le souverainisme et le communautarisme -”le souverainisme est un élément parmi d'autres de la guerre intercommunautaire pour s'approprier par la politique un territoire collectif, soumettre les individus qui s'y trouvent à ses propres diktats et à exclure les autres lorsqu'ils menacent les rentes des insiders.” .

Entre temps ce monsieur nous explique de manière non moins péremptoire que la source du souverainisme, “c'est la complaisance vis-à-vis de nous-mêmes; mentalités régressives, une sottise arrogante, une Foire aux Vanités et un culte du decorum dignes de l'Ancien Régime; c'est notre absence de vision entrepreneuriale [...] et qu’en résumé, c'est une forme de décadence intellectuelle et morale qui s'exprime derrière la rhétorique souverainiste.

Quel plaisir coupable de se faire expliquer “la vision entrepreneuriale” par un homme qui à probablement émarger toute sa vie comme professeur du système universitaire public. Il faut un certain cynisme pour mordre la main qui nous nourrit en déclarant convaincu que le souverainisme “sert de prétexte à des acteurs incapables de s'assurer un revenu par l'échange pour pouvoir prélever, grâce à la réglementation, une part du produit social supérieure à leur propre contribution” et que les consommateurs “ se voient obligés de consommer des biens plus chers en les achetant à des producteurs nationaux moins efficaces”.

Il y’a une question simple : “pourquoi les producteurs nationaux sont-ils moins efficaces?

Et puis il y’a les questions de clarification qu’on aimerait voir dans son analyse. Efficaces pourquoi? Pour les coût de production? Les prix de ventes? L’EBITDA? Les dividendes aux actionnaires? L’innovation? Questions sur lesquels l'économiste fait l’impasse.

En outre il y’a la “notion flou” du souverainisme qu’il ne prend jamais la peine de clarifier ou de nuancer. Le souverainisme est un concept éminemment plus complexe que la seule motivation qui semble animer notre auteur : “En résumé, c'est une forme de décadence intellectuelle et morale qui s'exprime derrière la rhétorique souverainiste. Ce qui est savoureux lorsqu'on entend ses lettrés partisans vouloir y mettre un terme.”

# On aimerait, en tant qu’économiste, qu’il nous parle de normes sociales, environnementales, techniques, du respect de la vie privée, du droit de la concurrence, de l'extraterritorialité de certains droits. Qu’il nous explique en quoi cela relève d’une certaine forme de d'autodétermination pas si étrangère au souverainisme

# On aimerait qu’il articule le concept économique assez basique des politiques monétaires comme instruments d'équilibrage (ou de déséquilibre) des “avantages compétitifs”.

# On aimerait qu’il nous explique l’impact des mécanismes de partage des richesses entre le travail et le capital. L’impact que cela a sur la R&D, l’innovation. Et au quotidien sur le pouvoir d’achat des concitoyens / consommateurs.

# On aimerait qu’il nous explique comment la création de la richesse nationale sert l’intérêt général et non des intérêts particuliers quand les profits circulent sans frontières et donc sans taxes.

# On aimerait qu’il nous dise ce qu’il pense du financement de l’université, de l'hôpital et de tous les autres services publics qui font la singularité (et la dette) de la france ainsi probablement que sa feuille de paye à la fin du mois..

On aimerait enfin savoir quelle est, en définitive, son opinion (car c’est bien de cela dont il s’agit ici) sur la nécessité d’une industrie stratégique, qui en cas de crise permettrait de nous soigner, de nous alimenter, de nous défendre, de communiquer, de nous géolocaliser sans être dépendants du reste du monde. Pour cela on attendra que d’autres fassent un travail sérieux et développe une pensée digne des enjeux de notre temps, plutôt que feindre une analyse pour discréditer des gens avec des idées différentes.
Réponse de le 18/07/2020 à 22:57 :
Entièrement d’accord avec votre analyse !
Consternant d’avoir de tels « universitaires » enfermés dans des croyances Préjugés aussi absurdes !
Il est clair qu’ils ne savent pas raisonner et ont une vision de la réalité déformée !
Réponse de le 10/09/2020 à 14:55 :
Merci pour votre analyse!
On ne peut qu'être atterré de lire la pensée de M.Aimar. Vous avez admirablement pointé les lacunes énormes de sa démonstration, qui n'est pas tant une analyse qu'un discours doctrinal où tout se mêle à la fois: économie, immigration, droits des minorités, universalisme... pour ne prôner au final que plus et toujours plus de libéralisme.

Triste pensée de se dire que ce monsieur est prof et peut ainsi à longueur de cours distiller sa vision fallacieuse et étriquée du monde accompagnée d'un discours moralisateur pour endoctriner les élèves.

A ce jeu la fracture entre perdants et gagnants de la mondialisation ne peut qu'augmenter… Aujourd'hui les seconds sont au pouvoir mais pour combien de temps l'avenir nous le dira
a écrit le 18/07/2020 à 15:29 :
Arrêtez de vous voiler la face, votre perception du souverainisme est biaisé. Posture idéologique ou volonté de provoquer, je ne saurais le dire. En tout état de cause, personne ne prétend que le souverainisme est une panacée. À supposer (hypothèse fort improbable) qu'une réduction des flux migratoires advienne, l'immense quantité de main d'œuvre inemployée déjà présente ne s'évaporera pas comme par enchantement. En outre, il conviendrait de redonner au politique toute sa place (ce n'est pas gagné). Bref, votre tribune est sans objet dans la mesure où les orientations que vous chérissez vont continuer à s'imposer, … jusqu'à ce que la France disparaisse comme une bûche qui se consume dans l'âtre.
a écrit le 15/07/2020 à 16:44 :
Il est dangereux ce Thierry Aimar car des jeunes sans expérience pourraient croire ses propos on ne peut plus propagandistes. Ce qui est grave c’est qu’il est Maître de conférence. Il devrait toutefois se méfier, hors système national protecteur il ne serait pas sûr de garder son poste.
Réponse de le 16/07/2020 à 16:37 :
Tout à fait !
On peut ajouter : "pour en finir avec le néo-libéralisme"...
Réponse de le 18/07/2020 à 23:00 :
Détrompez-vous ces drôles pullulent dans nos universités et les « Onfray » sont cloués au pilori de la pensée unique des islamogauchistes
a écrit le 15/07/2020 à 16:28 :
Un des mes vieux professeur disait : "Quelle que soit la corporation que l'on considère, on trouve toujours la même proportion d'imbéciles". Cela est manifestement vrai pour les économistes. La preuve, ils ne sont pas d'accord entre eux. Et surtout, ceux qui se trompent excluent totalement de pouvoir se tromper.
a écrit le 15/07/2020 à 15:06 :
Pour ma part je suggère que le poste de ce monsieur à Science-Po soit mis en concurrence avec un appel d offre ouvert à tous les économistes de la terre.
Ainsi il pourra mesurer sa véritable création de valeur.
Réponse de le 16/07/2020 à 16:37 :
Bien vu !
a écrit le 15/07/2020 à 13:04 :
On juge la valeur d'un agriculteur et de ses méthodes à la qualité de la récolte lorsque le temps de la moisson est venu. Vingt années de saccage du patrimoine industriel français au nom du productivisme et des bénéfices faciles donnent les résultats que nous subissons maintenant. La leçon n'est donc pas comprise. Quand on dépend du bon vouloir des autres il ne peut être question de souveraineté...d'où le fait que nous ne sommes pas pris au sérieux par les pays qui comptent. Et ceci va encore s'aggraver.
a écrit le 15/07/2020 à 12:55 :
Pour ma part je suggère que le poste de ce monsieur à Science-Po soit mis en concurrence avec un appel d offre ouvert à tous les économistes de la terre.
Ainsi il pourra mesurer sa véritable création de valeur.
a écrit le 15/07/2020 à 9:12 :
Son plaidoyer pro domo sur plus de mondialisation me fait penser à la collectivisation des terres par Staline ou Mao et ces résultats désastreux et les famines qui en découlèrent, plutôt que de remettre en cause la théorie communiste, il fallait au contraire en rajouter une couche avec comme argument on n est pas assez collectiviste pour que cela fonctionne. Quand l idéologie aveugle l intelligence et nie la réalité.
a écrit le 15/07/2020 à 4:25 :
Encore un partisan de la guerre économique ... Quand ce type de personnes réalisera que cette guerre détruit de la richesse au lieu d'en créer, un grand pas en avant aura été fait. En attendant, nous continuons à détruire les terres agricoles, à gaspiller les ressources naturelles, à jouer avec le climat et tuer la vie sur Terre (et tout cela pour créer des "richesses").
a écrit le 15/07/2020 à 0:59 :
Cette crise sanitaire nous a bien montré notre dépendance à la chine qui en fait a commencée il y a plus de vingt ans et toujours plus d'années en années. Maintenant que la Chine est incontournable sur la place mondiale, elle est arrogante et ne cesse d'évoquer des représailles avec les pays qui n'acceptent pas leur dicta (copie sans vergogne vos produits, aucun respect du droit international, aucun respect des règles du commerce international, etc.. )
Parler de souveraineté évidemment c'est souhaitable et doit être envisagé pour tous les produits stratégiques (tout ce qui touche à la santé, Energie, Matières premières, système de télécommunications, militaire, énergétique, etc..).
Dans la situation de la France aujourd'hui, cette souveraineté exigera beaucoup d'efforts de la part des citoyens et je ne sais si les Français sont prêts à l'accepter. Car il sera nécessaire de faire des choix, changer de paradigme, avoir un comportement d'adulte responsable et ne plus attendre que l'état soit sans cesse la nourrice des citoyens.
Je vous livre ci-dessous la vision d'un Anglais qui écrit dans votre quotidien, je le cite:
" La raison pour la délocalisation de toute valeur ajoutée de la France vers la Chine est simple: En France, les cotisations sociales sont exorbitantes. La masse salariale est composée essentiellement de charges sociales, on travaille peu et on a beaucoup de vacances, une TVA de 20% en plus sur la plupart des produits, tous les impôts indirects sur l'épargne, l'immobilier, les successions, des retraites surfaites pour certaines catégories de fonctionnaires, etc.. et cela n'est toujours pas suffisant car la dette publique ne cesse d'augmenter. En plus, les élites crypto-communistes qui méprisent l'entreprise privée qui est la seule à apporter de la valeur dans un pays - il a fallu attendre 2010 pour instaurer autoentrepreneuriat , des charges sociales anticipées à payer avant même d'avoir produit ou vendu un bien. Un pays ou plus de 50 pour cent des citoyens ne paient pas d'impôts. tout cela est Incroyable pour moi qui suit Anglais. Ce pays qui opprime l'entreprise privée - il vaudrait mieux tout simplement l'interdire comme dans l'Union Soviétique plutôt que de prétendre que c'est légal. Par ailleurs, l’insularité de la population, pas de maîtrise de l'anglais (Langue des affaires) à l'inverse d'autres pays de l'UE ou la plupart du monde cette langue. Le résultat de tout cela, c'est un sérieux manque de compétitivité des sociétés françaises (excepté les produits de luxe ) et avec à la clé un chômage conséquent"
Réponse de le 16/07/2020 à 18:26 :
senior; au début de votre propos, notamment la seconde phrase, j'ai eu l'impression que vois confondiez la Chine avec les Etats-Unis...
a écrit le 14/07/2020 à 20:27 :
Tribune typique d'un économiste qui voit tout par l'économie.
La géopolitique n'existe pas, le réel non plus ... des théories fumeuses qui nous mènent à l'abysse avec beaucoup d'arrogance.
Les français ont parfaitement compris et vu en temps réel la réaction des états nations qui ont tourné le dos à leurs voisins et partenaires: l'Allemagne qui a interdit l'exportation de matériel médical vers ses voisins dès les premiers signes de pandémies, la chine qui a accumulé des respirateurs avant le lockdown sans avertir ses partenaires qu'une pandémie était en développement, ...
Tous les commentaires sont justes sur les constats mais quand va t-on cesser de financer des économistes qui vivent dans un monde virtuel et qui nous induisent en erreur?
a écrit le 14/07/2020 à 16:59 :
La crise nous a permit de constater que la libre circulation des marchandises est une utopie, que proposez-vous pour palier aux pénuries en temps de crises? Facile de dire que le souverainisme n'est pas la solution... tout en ne proposant pas d'alternatives. Avant la crise, on commençait aussi à voir les coûts indirects comme la pollution avec des normes environnementales inégales : pouvoir empoisonner sa population , est-ce vraiment un avantage comparatif? pouvoir rejeter ses polluants dans l'air ou les océans, est-ce vraiment un avantage comparatif?
a écrit le 14/07/2020 à 13:53 :
Considérer que la globalisation est utile, qui favorise le développement d'une dictature communiste staliniste comme la Chine qui nie le "détail" des droits de l'homme, me semble a tout le moins inconscient. De
a écrit le 14/07/2020 à 13:04 :
Les dirigeants chinois doivent bien rigoler à la lecture de cet hymne au libéralisme auquel bien sûr ils... ne se sont aucunement ralliés, pour permettre à leur pays d’occuper la place qui est la sienne aujourd’hui dans l’économie mondialisée. Au fait la mondialisation n’a rien non plus de « naturelle ». C’est un construit...
a écrit le 14/07/2020 à 12:59 :
Dans un camp comme dans l'autre on trouve des simplistes voire des simplets.
On s'enfer dans ses paradigmes (notez elle est bonne celle là) alors que la vérité est ailleurs... toujours, plus subtile, faite de yin et de yang, il faut parfois du protectionnisme comme la cellule protège son code génétique élaboré par les siècles (ça aussi c'est naturel) dans une structure appelée noyau ce qui ne l'empêche pas d'ailleurs de communiquer avec l'extérieur mais évite qu'elle s'y noie pour ne plus être que celà un milieu extérieur à lui même, dilué et informe.
Privilégier la croissance organique, toujours, à la croissance factice, externe.
a écrit le 14/07/2020 à 11:54 :
Encore une fois, mélanger les causes et les effets fait dire n'importe quoi! Une nation est une communauté d'union et non une union de communauté..., si l'on désire que la paix y règne!
a écrit le 14/07/2020 à 10:50 :
Compte tenu de l'Etat de délabrement de l'U.E. le souverainisme à la Française est suvent synonyme de repli sur les seules productions hexagonales notamment en matière d'alimentation. Donc sortons de l'U.E. si nous le voulons plus de fruits d'Espagne ou du Portugal, de légumes aussi et nous n'exporterons plus non plus vers des des pays avec lesquels nous avons décidé de privilégier les produits made in france même plus chers. Nous n'avons surtout pas les moyens de cette politique là et les effets rassurants du confinement avec l'achat de proximité, se sont vite envolés avec le retour du déconfinement et des vacances qu'il faut bien financées aussi.
a écrit le 14/07/2020 à 10:08 :
C'est bien ce dont je me doutais, tandis que les USA gagnent 200 milliard de dollars chaque année grâce à une politique économique, et qu'ils soint loin devant tous les autres pays question technologie, puissance financière et-c... nous autres européens ne devrions pas nous enrichir par ce moyen !

Par ailleurs votre commentaire comporte bien trop de phrases subjectives telles que "un écran de fumée qui cache une triste réalité" pour comporter une volonté d'analyse objective, vous en êtes encore aux éléments de langage du genre "tout le monde sait" que ce que je dis c'est la vérité.

Bref rien de neuf depuis "L'Art d'avoir toujours raison" de Arthur Schopenhauer, et j'espère quand même que vous l'avez lu puisque tout ce que vous avez apprit pour "avoir raison", c'est tellement important d'avoir raison hein, surtout quand on set rompe d'ailleurs, vient de là. Vous auriez certainement pu économiser beaucoup d'argent.

Sinon merci pour la messe néolibérale mon père hein mais pour ma part je suis athée.
Réponse de le 14/07/2020 à 12:56 :
Trop bien fit, merci !
Réponse de le 16/07/2020 à 13:41 :
@ tout le monde

"grâce à une politique économique"

"grâce à une politique protectionniste" donc bien entendu mais comme c'est difficile à déduire et important pour la compréhension je préfère corriger. Merci.

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