La Grèce a le choix entre traitement de choc ou sortie de l'euro

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Aurélien Véron.
Aurélien Véron. (Crédits : Reuters)
Il y a peu de chance que la Grèce rembourse sa dette. Les différents gouvernements n'ont pas appliqué, comme en Irlande, la politique qui aurait pu permettre de renouer avec une croissance durable. Pire, celui d'Alexis Tsipras a engagé un bras de fer dangereux avec Berlin et Bruxelles qui ne peut qu'aggraver la situation de la république hellénique. Par Aurélien Véron, président du Parti libéral démocrate (PLD).

La Grèce ne remboursera pas sa dette. Même si elle le voulait, elle en serait bien incapable. Pourtant, elle ne lui coûte pas bien cher. La plupart des institutions prêtent à la Grèce à des taux très bas, voire nuls, ce qui maintient le poids de ses intérêts proche de celui de la France. Huit euros sur dix sont aux mains d'institutions publiques comme le FMI, la BCE ou le mécanisme européen de stabilité (MES) depuis qu'elle a bénéficié d'une aide de 347 milliards d'euros, deux prêts de 110 et 130 milliards et un effacement de dette de 107 milliards. Cela représente l'équivalent d'une fois et demi son PIB ou de 31.000 euros par Grec. A l'échelle de la France, cela représente plus de 3.000 milliards d'euros. Son endettement est remonté à 175% du PIB, car son addiction aux déficits n'a pas été soignée. L'économie grecque est restée plombée par une dépense publique excessive et une économie archaïque. Ce pays n'a toujours pas admis la réalité.

Tous les gouvernements grecs ont menti

Les gouvernements grecs nous ont tous menti bien avant même de rentrer dans l'euro. Entre 1997 et 1999, la Grèce trafique déjà les chiffres. Son déficit n'est pas tombé de 4% à 1,8%, sous la barre fatidique des 3%, mais de 6,6% à 3,4% grâce à une comptabilisation inventive des commandes d'armement et à des excédents surestimés des caisses d'assurance sociale. A la manœuvre, la banque américaine Goldman Sachs. Nous la retrouvons en 2001, juste après la rentrée d'Athènes dans l'euro, en train d'aider le gouvernement grec à emprunter des milliards sans rentrer dans le radar des autorités européennes. Pendant dix ans, la Grèce emprunte aux taux allemands.

Mais au lieu d'en profiter pour adapter son économie à la mondialisation, elle embauche des fonctionnaires et construit des infrastructures vides. Elle dépense 20 milliards d'euros pour les Jeux Olympiques de 2004 dont il ne reste pas grand-chose. Début novembre 2009, une équipe de Goldman Sachs propose à nouveau à Athènes un montage pour repousser à un avenir lointain le poids de la dette sociale. Il n'a pas été retenu cette fois. Trois mois après, la crise grecque menaçait de faire exploser l'euro. Qui a encore envie de faire confiance à un pays aussi irresponsable avec les chiffres... et l'argent du contribuable européen ?

L'Irlande, elle, a eu une croissance de 4,8% en 2014

L'arrivée du gouvernement d'Alexis Tsipras devait changer la donne. Nous avons surtout eu droit à un renforcement de l'addiction à la dépense publique. Quant aux mesures, elles sont toutes à l'opposé des préconisations faites par les pays tirés d'affaire : gel des privatisations en cours, limitation des licenciements collectifs, hausse du salaire minimum, etc. Egalement au bord de la faillite il y a cinq ans, l'Irlande a au contraire choisi la thérapie de choc pour retrouver une économie agile. Résultat, le tigre celtique rugit à nouveau avec une croissance de 4,8% en 2014.

Mais la Grèce préfère l'anti-jeu, forçant l'Allemagne à engager un bras de fer infernal avec son gouvernement pour lui faire comprendre qu'il doit respecter les engagements pris par les gouvernements antérieurs conformément aux règles de l'Union européenne. Après avoir failli oublier d'envoyer son programme officiel de réformes en temps et en heure à l'Eurogroupe - prétextant la perte du courrier officiel par la Poste -, la Grèce a transmis en urgence un texte flou, sans aucun chiffre, écrit sur un coin de table.

 Menace d'une ouverture des frontières à l'immigration

Le ministre des Finances Yanis Varoufakis, l'homme qui tient le budget de la Grèce, n'a cessé de jouer, de mentir et d'insulter ses partenaires, en particulier les Allemands. Depuis qu'il est au gouvernement, il ne cesse d'envoyer des messages tantôt railleurs, tantôt insultants aux Allemands. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schauble, ne peut tellement plus voir son homologue grec que les réunions se font à distance. Les Grecs reviennent aussi sur le conflit de la Seconde guerre mondiale, et exigent des réparations fantasques, brandissant des menaces tout aussi grotesques.

Pans Kamménos, le ministre de la Défense grec, a ainsi proposé le 9 mars d'ouvrir les frontières à l'immigration et de « détourner vers l'Allemagne le flot de réfugiés et de demandeurs d'asile », ajoutant « et tant mieux si, parmi ces migrants, se trouvent des djihadistes de l'État islamique. » Le 11 mars, c'est au tour du ministre grec de la Justice, Nikos Paraskevopoulos, de suggérer la saisie des biens immobiliers allemands à Athènes, en particulier l'Institut Goethe et l'Institut d'archéologie. Athènes prend avec autant de légèreté l'Union européenne. Très récemment, les Allemands ont même découvert que les retraites des Grecs étaient supérieures aux leurs... payées notamment avec leur argent.

 On ne fait pas décoller une économie en faisant payer beaucoup d'impôts

La première priorité du gouvernement grec, c'est la lutte contre la fraude fiscale. Mauvais pari, personne n'a envie de financer ces incapables, pas plus les Grecs que les Européens. Et nous sommes bien placés en France pour savoir que ce n'est pas en faisant payer beaucoup d'impôts aux contribuables qu'une économie décolle, bien au contraire. L'enjeu pour ce pays, c'est de simplifier massivement les réglementations du travail et la fiscalité - flat tax -, de trancher dans les bureaucraties pléthoriques surtout occupées à récolter de l'argent auprès des citoyens et des entreprises grecs dans un univers de corruption généralisée.

La Grèce a tout de même réussi une prouesse, faire rire les technocrates de Bruxelles avec sa proposition de faire des touristes des espions du fisc. Après tout, Arsitophane a bien fait de la Grèce le berceau de la comédie il y a presque 2000 ans.

Passer de l'Ouzo à la Guinness

Athènes se trouve devant une alternative. Basculer d'elle-même de l'ouzo à la fameuse bière pour avoir le courage de s'appliquer le traitement de choc de l'Irlande. Ou être sortie de la zone euro par une Allemagne qui commence à voir dans l'euro une source inépuisable d'ennuis. Compte tenu du comportement vicieux du gouvernement grec, le scénario du retour à la vertu est de plus en plus improbable. Et sa dette ? Nous savons déjà qu'elle ne remboursera pas.

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Commentaires
a écrit le 30/03/2015 à 17:47 :
Ahurissant. Un tel tissu d inepties est à saluer.
Ce monsieur ne connaît pas l économie grecque, car la Grèce dispose déjà d une des plus grandes brasseries européennes : Hellenic Brewery, qui produit sous licence (Amstel, Heineken...) ou en propre (Mythos). Elle exporte ses bières dans tous les Balkans et au Moyen-Orient.
Alors, la petite blague sur l ouzo dénote bien le niveau de science de l individu.
Réponse de le 01/07/2015 à 13:36 :
Joli troisième degré... enfin, espérons que ce ne soit pas tout ce que vous avez retenu de cet édito...
a écrit le 29/03/2015 à 18:47 :
Ah, le bel exemple irlandais qui organise l'évasion fiscale à grande échelle de sociétés sans scrupules au détriment de ses voisins européens... Si nous devons exclure la Grèce, alors il faudra aussi exclure l'Irlande!
a écrit le 27/03/2015 à 9:28 :
Un peu de bla bla, beaucoup d'ideologie, un soupçon de mauvaise foi ...
Sans rire, vous arrivez a convaincre des gens comme ça ?
a écrit le 26/03/2015 à 19:17 :
Ce mélange de suffisance, d’arrogance héritier des thèses d’Hayek est en fait ce qui sous tend l’idéologie en vogue chez nos élites gauche droite confondues....que cela nous plaise ou non. si je n’approuvé évidemment pas je salue l’efficacité de la stratégie de communication qui a permis d’instaurer l’idée qu’il n’y a pas d’autre alternative a cette doxa economique qui est en passe d’annuler les effets du progrès social difficilement acquis après des luttes tragiques contre l’éternelle avidité et, accessoirement, deux guerres mondiales... Chapeau bas à Ayn Rand, Nixon et plus proche de nous Agnès Verdier-Molinier !
a écrit le 26/03/2015 à 12:12 :
Le cathéscisme du "Libéral" primitif. Ces gens là sont les némésis parfaites des feux commissaires politque du NKVD. Des Tchékistes version Wallstreet en gros.
a écrit le 26/03/2015 à 12:07 :
La pauvreté des arguments est ahurissante. Il y a encore 2 mois, l'action du précédent gouvernement grec était louée et saluée par tout le monde, Maintenant, on apprend qu'il n'a rien fait.....Comparer l'Irlande et la Grèce n'a rien à voir, mais ce monsieur l'ignore. L'Irlande a une structure industrielle que ne possède pas la Grèce. Au départ, le problème irlandais provenait des banques, et pas de l'endettement public. on apprend aussi que le gouvernement conservateur au pouvoir de 2001 à 2009 à embaucher massivement des fonctionnaires....Et dernière chose, il ne faut pas lutter contre la fraude fiscale... Effectivement, les grecs ne payaient pas beaucoup d'impôts, ce qui n'e les a pas empêché d'aller dans le mur...Mais la réalité ne préoccupe pas ce soi-disant expert.
a écrit le 26/03/2015 à 10:56 :
"La première priorité du gouvernement grec, c'est la lutte contre la fraude fiscale. Mauvais pari"
Vive la kleptocratie !
a écrit le 26/03/2015 à 10:40 :
Pour rembourser la dette il faut d'abord arreter de perdre de l'argent et financer exclusivement ses deficits par l'emprunt .Un plan d'économie (en augmentant les recettes ) permet de degager un excedent primaire avec lequel on rembourse la dette .Notons qu'il s'agit pas de''''' rembourser la dette''''', dit comme ça soit dans l'idée de la ramener à 0.Personne ne fait ça au monde .Il s'agit tout simplement de la ramener à un niveau soutenable pour l'économie du pays ,c'est à dire chaque année de pouvoir rembourser les échéances qui arrivent .
a écrit le 26/03/2015 à 10:25 :
difficile d'incriminer le peuple grec, les seuls responsables sont les deux clans qui se sont
succedés aux commandes (un peu comme chez nous), on peut pas demander aux grecs
de vendre leurs organes ou de prostituer leurs enfants, par ailleurs la diplomatie russe joue
a fond l'axe orthodoxe Moscou, Belgrade, Athenes et se verrait bien en lieu et place des bases de l'OTAN donc, sous la pression des US l'Europe casquera....
Réponse de le 26/03/2015 à 11:10 :
Il est certe juste de dire que les pouvoirs politiques grec ont une grande responsabilité sur la dette. Mais qui ne payent jamais leurs impots? Qui travaillent au noir? Qui abusent des prestations sociales en se faisant passer pour de faux handicapés ou autre ?
Les grec sont autant responsable que leurs politiques et tout autant corrompus..
Arreter donc de les victimiser, ils méritent leur situation
Le seul qui aurait du étre punis mais qui ne la pas été est GOLDMAN SACH !!!!
C'est inaceptable
a écrit le 26/03/2015 à 10:05 :
Aurélien Véron, ancien président du parti "Alternative libérale", est un liberal pur jus donc son opinion est forcément idéologiquement biaisé !
a écrit le 26/03/2015 à 9:21 :
"Le tigre celtique rugit"...En faisant du dumping social et financier sur les dos de ses voisins. Si justement les voisins faisaient comme le "tigre celtique", celui-ci ne rugirait plus, il ferai ron-ron comme le chat-chat à sa mémère.
a écrit le 26/03/2015 à 9:17 :
La Grèce va avoir la chance de sortir de l'euro avant qu'il ne s'effondre.
"Ce pays n'a toujours pas admis la réalité." La réalité pour un pays, c'est que son peuple vivent décemment, avec un toit sur la tête, de quoi se nourrir et se soigner. La réalité n'est pas dans les chiffres, les statistiques, les schémas économiques et surtout pas dans un système financier hors de contrôle, gavé aux QE et virtuellement en faillite depuis depuis 1971.
Réponse de le 26/03/2015 à 10:29 :
Comment vous pouvez nourrir votre peuple si vous ne produisez rien ?
Vous pouvez faire comme les romains dans l antiquite et vous faire entretenir par vos provinces (a l epoque l egypte) mais la grece ne domine plus le monde depuis 2000 ans !


L article est biaise ideologiquement en sugerant qu il faut liquider les fonctionnaires et instaurer une flat tax (sauf je suppose sur les armateurs et l eglise qui en ont deja une a 0 %) mais il faut bien reconnaitre que les gouvernements grecs (l ancien comme le nouveau) ne font que tricher et qu aucune reforme de fond n a ete entreprise car c est saper le clientelisme de la classe politique locale. En ce sens Syriza etst une chance car il n etait pas implique dans ces magouilles. par contre il a choisit de faire une politique a la melanchon en insultant les autres pays qui le finance et en creeant plein d emplois public sans ce demander s ils etaient utiles
Réponse de le 30/03/2015 à 17:57 :
@cdf
La Grèce ne produit rien ? Pas d électro-ménager, pas de meubles, pas de médicaments, pas de véhicules, pas de logiciels, pas de boissons ou de produits alimentaires conditionnés ???
La Grèce, partie de presque rien dans les années 20 a connu un essor industriel sans précédent, avec de 1949 à 1973 un taux de croissance de 7% (seul le Japon fera mieux).
En 1981, la Grèce fabriquait des voitures, des tracteurs, des camions et des autocars.

Wikipedia en français ou en anglais est votre ami !
a écrit le 26/03/2015 à 7:54 :
Un traitement de choc ne veut pas dire qu'elle ne sortira pas de l'euro par la force des choses et l'inadéquation du traitement!
a écrit le 26/03/2015 à 6:05 :
Il n'y aura ni austérité nouvelle ni sortie de l'euro. La seule certitude c'est que la dette ne sera jamais remboursée et que de prêts en prêts la Grèce remboursera les intérêts d'une dette perpétuelle et fera vivre en petite vitesse une socièté de fonctionnaires et retraités rejoignant en ce sens ce que va devenir petit à petit la France !
a écrit le 26/03/2015 à 2:27 :
et la presse francaise dans la situation de ce pays?

juillet 2004, la grece venait de remporter le championnat d europe de football et s appretait a organiser les jeux olympiques.
grand titre du point sur sa couverture '' le renouveau de la grece''. pratiquement tout le numero etait consacre aux hellenes: son economie, son agriculture, son commerce....les journalistes du point etaient louangeurs , leur patron avait simplement oublier de leur recommander d aller enqueter dans les arrieres boutiques...
maintenant tout le monde le sait les finances grecques etaient deja tres bancales, elles ne tenaient debout que grace a bruxelles....
a écrit le 26/03/2015 à 1:07 :
Merci pour cet article très lucide et honnête .
a écrit le 25/03/2015 à 23:31 :
Comment peut-on écrire ça et prétendre vouloir construire une union des peuples européens ?
Réponse de le 26/03/2015 à 2:08 :
L'union européenne des peuples commence par la discipline. La grece a manqué de respects a ces partenaires en depensant comme une cigalle.
Réponse de le 26/03/2015 à 9:18 :
Oui la " discipline " ..comme la France qui emprunte pour payé les intérêts de sa dette....conclusion ?? regarder la "poutre " que vous avez dans l'œil...et ailleurs, avant de critiquer la Grèce
Réponse de le 26/03/2015 à 10:20 :
Selon l’OCDE, les dépenses publiques de la Grèce représentaient en 2011 42% du PIB contre 45% (Allemagne) et 52% (France). Qui dépense comme une cigale ?
a écrit le 25/03/2015 à 23:22 :
J'espère que Romaric Gaudin n'est pas remplacé par ce monsieur..dans la Tribune
a écrit le 25/03/2015 à 22:10 :
On l'aura très bien compris ces menteurs et incapables grecs sont responsables de leurs malheurs et ils doivent maintenant payer. Mais s'ils sont coupables, et M. Véron le signale sans s'y appesantir longuement, alors Goldman Sachs est complice et devrait également payer ! Vous savez Goldman Sachs, c'est la banque qui employait Mario Draghi et Benoit Coeuré notre futur gouverneur de la Banque de France. C'est également la banque qui va encore se gaver grâce aux quantitative easing de Super Mario. Mais quand on sera sur la paille grâce à tous ces grands spécialistes, on ira tous se faire voir chez les grecs...Et encore une fois Goldman passera entre les gouttes...
a écrit le 25/03/2015 à 22:08 :
On l'aura très bien compris ces menteurs et incapables grecs sont responsables de leurs malheurs et ils doivent maintenant payer. Mais s'ils sont coupables, et M. Véron le signale sans s'y appesantir longuement, alors Goldman Sachs est complice et devrait également payer ! Vous savez Goldman Sachs, c'est la banque qui employait Mario Draghi et Benoit Coeuré notre futur gouverneur de la Banque de France. C'est également la banque qui va encore se gaver et les quantitative easing de Super Mario. Mais quand on sera sur la paille grâce à tous ses grands spécialistes, on ira tous se faire voir chez les grecs...Et encore une fois Goldman passera entre les gouttes...
a écrit le 25/03/2015 à 22:07 :
La plus ridicule des propagandes libérales à l'heure où plus personne n'y croit, même le FMI!
Pas étonnant que je n'avais jamais entendu parler de ce type et de son parti.
a écrit le 25/03/2015 à 21:48 :
La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la Belgique, Chypre, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni sont en faillite.

Chiffres Eurostat publiés le jeudi 22 janvier 2015 :

1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 315,509 milliards d’euros, soit 176 % du PIB.

2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2134,008 milliards d’euros, soit 131,8 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 228,360 milliards d’euros, soit 131,4 % du PIB.

4- Irlande : dette publique de 208,194 milliards d’euros, soit 114,8 % du PIB.

5- Belgique : dette publique de 432,811 milliards d’euros, soit 108,2 % du PIB.

6- Chypre : dette publique de 18,428 milliards d’euros, soit 104,7 % du PIB.

7- Espagne : dette publique de 1020,236 milliards d’euros, soit 96,8 % du PIB.

8- France : dette publique de 2031,487 milliards d’euros, soit 95,3 % du PIB.

9- Royaume-Uni : dette publique de 1558,220 milliards de livres sterling, soit 87,9 % du PIB.
Réponse de le 25/03/2015 à 22:21 :
Et le royaume Uni a toujours un déficit qui fait rêver la Grêce : 6% !!! En zone Euro pour un tel déficit le pays serait mis a sac par les Teutons. En dehors de la zone Euro il se félicite de sa croissance payée par ce déficit honteux.
a écrit le 25/03/2015 à 20:53 :
La Grèce doit sortir de l'euro...et la France devrait lui emboiter le pas. D'autres encore : Italie, Espagne, Portugal, Chypre etc. A moins que l'Allemagne les précède ? L'implosion de l'euro : simple question de temps.
Réponse de le 25/03/2015 à 23:55 :
Et cet euro, c'est Mitterrand qui l'a voulu. Petit rappel des faits ?
a écrit le 25/03/2015 à 20:24 :
C'était comment la Grèce avant l'Ue ..?? !! Sortir, partir, courir et pour ne plus jamais ..revenir.!
https://www.upr.fr/videotheque-upr/la-grece-avant-lunion-europeenne
a écrit le 25/03/2015 à 20:20 :
Excellente synthèse qui prend bien en compte tous les éléments. Oui la situation grecque est dramatique et la priorité est de sortir la Grèce de l'euro. Ce n'est que comme ça que son économie pourra peut-être repartir et non en prolongeant une assistance coûteuse et qui ne fait que des mécontents.
a écrit le 25/03/2015 à 19:34 :
Cet article est d'une ignorance crasse, qui ne tient compte d'aucune donnee economique ou sociale. Si encore le traitement de choc avait permis a ce pays de s'en sortir et rembourser sa dette, passe encore. La, le pays s'enfonce, sans espoir de rembourser sa dette. Tout les experts sont formels, cette austerite (bien plus lourde qu'en Irlande) a ete catastrophique, tant sur le plan humanitaire qu'economique. Cette article est scandaleux, et faux au possible.
Réponse de le 25/03/2015 à 20:39 :
C'est tout à fait la réaction d'un rouge bling bling, la vérité qui dérange, il faut arrêter avec cette victimisation et se rendre au principe de réalité, et pas sortir de cette niaiserie teintée d'idéalisme bling bling - les rouges on leur donne 10 ils en dépensent 20 et accusent le riche d'être à l'origine de cela - le mensonge le déni de réalité permanent comme les latins le fond si bien. La Grèce n'a fait aucun effort - c'est un communiste au pouvoir - , les impôts ne rentrent pas, les riches en sont exemptés, les armateurs aussi, sans discuter l'église qui n'a jamais payé d'impôts, en plus, il ne faut pas être Grecs pour se croire tout permis, en plus le pays a le budget le plus élevé pour la défense on se demande bien pourquoi pour lutter contre les Turcs ? maintenant cela suffit, soit la porte ou la sortie de l'euro, ou la faillite, - la responsabilité en incombe à Barroso, Van Rumpuy et Ashton, d'avoir pris une décision politique et pas économique - du reste les pays du club méditerranéen, n'ont rien à faire dans l'euro.
Réponse de le 25/03/2015 à 23:05 :
@ellg: Le scandale, c'est surtout que les Grecs demandent toujours plus sans jamais aucun effort de leurs parts :-)
Réponse de le 26/03/2015 à 8:03 :
Faire des effort quand on a les mains liées est très difficile mais on peut toujours "l'ouvrir" pour adoucir la situation ... pour l'instant!
a écrit le 25/03/2015 à 19:18 :
Il y a quelques années, j'avais pu constater que les Grecs avaient un niveau de vie très supérieur à celui des Français et des autres touristes étrangers.

Les Grecs ont pris l'habitude de vivre dans une bulle financière alimentée par les subventions européennes. Cela ne peut pas être prolongé indéfiniment et l'Allemagne a parfaitement raison d'exiger des limites à la gabegie financée par les Contribuables européens.
Réponse de le 27/03/2015 à 9:00 :
vous n'allez pas dans les mêmes endroits que moi, dans les petits villages de Grèce, que l'on dit profonde, vous n'aurez pas vu que des riches.
Oui il y a les riches, qui méprisent et rejettent les gamins attirés par leurs bateau de 30 m accostés au quai.
il y a aussi habillés dignement mais pauvrement, les traits tirés par la fatigue de toute une vie qui se partage un souvlaki à 2 euros.
Réponse de le 27/03/2015 à 9:34 :
PNL > Je ne comprends pas dans quel but vous pouvez écrire des inepties pareilles. Je veux dire, les gens qui connaissent la Grece savent tres bien que vous racontez absolument n'importe quoi. Les gens qui ne connaissent pas la situtation vont peut être se faire une fausse idée de la situation. Mais dans quel but ? Pourquoi ? Convaincre que c'est bien fait pour eux ce qui leur arrive ? Pourquoi donc ne pas les supporter pour éviter que ça vous arrive aussi a vous (puisque vous le constatez aussi, ça vous arrive, pourtant vous pensez surement ne pas l'avoir mérité) ? Ca me dépasse !
a écrit le 25/03/2015 à 18:58 :
Vous allez dire que je radote, mais la solution pourrait être d'augmenter le prix de l'énergie pour réduire le cout du travail, ce qui permettrait de créer des emplois. Ce serait l'occasion d'essayer cette solution et de juger de son efficacité. Pourquoi les Grecs ne seraient-ils pas favorables?
Réponse de le 25/03/2015 à 22:02 :
...ce sera difficile, vu que l'énergie en Grèce est déjà la plus chère d'Europe!
C'est un monople d'Etat (qui bien sûr permet tous les copinages & combines).
On peut rêver bien entendu...
a écrit le 25/03/2015 à 18:48 :
En revanche, que la banque Goldman Sachs ait toujours le droit d'exercer et qu'elle place les siens partout à la tête de l'UE ne vous interpelle pas ?
a écrit le 25/03/2015 à 18:41 :
Et ce Mr est contre la lutte contre l'évasion fiscale, il doit probablement avoir 1 ou 2 comptes dans ces parasites fiscaux.
Comment peut on dire autant d'aneries?! Ok alors que personne ne paye d'impôts, que les "sans dents" fraudent l'etat sans être qualifié de criminels?! Non! Ah....
a écrit le 25/03/2015 à 18:40 :
La Grèce doit se remettre sur une voie rationnelle pour sortir de ses problèmes économiques et d'endettement au même titre que la France, n'en déplaise aux économistes chevronnés, l'Europe qui a admis ce pays dans la CEE, si elle s'est trompée dans l'évaluation de la bonne foi de la Grèce, doit l'assumer sans provoquer l'éviction de ce pays pour le faire plonger encore dans de problèmes et de misère, la CEE n'est pas une machine à punir les pays mais un projet de vivre ensemble. La sortie de la Grèce de l'Euro serait le signal de départ de sortie de l'Euro également des plus performants économiquement, comme l'Allemagne, qui n'ont pas besoin de la CEE et qui "subissent" des pays peu performants comme la France et l'Italie. La sortie de la Grèce de la CEE apporterait encore plus de problèmes pour la France notamment qui est incapable d'être dans la norme. Il ne pourrait que sortir des régimes autoritaires d'une débacle de l'Europe qui deviendrait un confetti entre les mains des grandes puissances, le chinois, l'anglais ou le russe deviendraient les langues obligatoires à l'école...
a écrit le 25/03/2015 à 18:40 :
Ça nous change de M. Godin et de l'Agence France Propagande (AFP).
a écrit le 25/03/2015 à 18:38 :
Si tel est le cas, alors il vaudrait mieux remettre toutes les pendules à l'heure et recentrer la zone euro sur les états européens acceptant les règles...au passage, la France devra elle aussi se décider car on ne peut pas être en union monétaire et continuer à jouer solo. Cette purge devra être accompagnée par un saut fédéral conséquent sinon, cela ne vaut pas la peine.
a écrit le 25/03/2015 à 18:32 :
avec un titre comme ca vous allez vous faire etriper par romaric godin !!! ;-)
concernant les impots, ca sert a rien d'avoir des taux lourds en facade quand personne ne paie in fine
le pb de la grece c'est qu'elle ne rentre pas les impots vu que il n'y a pas d'administration fiscale, et que le sport national c'est de tricher....
forcement quand vous etes allemands et qu'a la moindre incartade la Steueramt vous applatit la tete, ca enerve de devoir fremplir le tonneau des danaides...
Réponse de le 27/03/2015 à 9:36 :
Ah churchill et ses lubies ... chacun les siennes comme on dit !
Enfin heureusement grâce aux statistiques europeennes, les gens qui s'intéressent un peu au sujet savent que le taux de collecte de l'impot est comparable aux autres pays européens, donc que le problème ne vient visiblement pas de la !
Vous, vous faites un blocage ?
a écrit le 25/03/2015 à 18:13 :
Comparer la Grece et l'Irlande est juste monstrueux. Concernant le traitement de choc, on a l'impression que cet article a ete ecrit il y a 3 ou 4, sauf si l'objectif est de ramener la grece au niveau du PIB du Mali!

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