Le mot de la semaine : digital
Érick Haehnsen
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La transformation digitale ne réussit que si les usagers s'approprient l'innovation.
Illustration Antoine Silvestri
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La transformation digitale ne réussit que si les usagers s'approprient l'innovation.
Illustration Antoine Silvestri
Cloud, applications pour smartphones, big data, intelligence artificielle, protection des données personnelles... La transformation digitale a ringardisé l'informatique à papa. Pour être dans le coup, pas question de s'endormir. Mais, au lieu de se transformer, les grandes organisations ont multiplié les verrues structurelles : incubateurs, accélérateurs, Corporate Venture Capital, Open Innovation, living labs, fab labs, coopérations avec les startups... Désormais, les POC (preuves de concept) pullulent à tous les étages. Résultat, les grandes entreprises ne sont toujours pas hyper-digitales ni agiles ni flexibles. Les causes sont connues : manque de gouvernance, dynamique interne en panne, système de décision grippé. Les directions générales ont-elles du mal à actualiser leur logiciel ?
Summum du gag : après avoir « impulsé » la vision de la transformation numérique de l'entreprise, le DG confie à sa secrétaire le soin d'en router le compte rendu par mail aux membres du Comex.
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Et certains PDG de battre leur coulpe. À l'instar de Guillaume Pépy, futur ex-PDG de la SNCF lors d'une conférence du G9+ sur le sujet le 21 octobre dernier à Paris : « En 2014, malgré le succès de Voyage-sncf.com [devenu Oui. sncf en 2017, ndlr], premier site marchand en France, nous nous sommes rendu compte que notre organisation ne portait pas le digital. Notre boîte était couverte de POC mais elle ne changeait pas. C'était à nous de changer nos pratiques. Et c'est là la clé. »
Érick Haehnsen