• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

1992-2017 : comment les entreprises ont évolué sur la question climatique

Franck Aggeri et Mélodie Cartel

Publié le 13 décembre 2017 à 15:13 - Mis à jour le 13 décembre 2017 à 15:20

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

  • 6

    Mondial 2026 : Dix buts et une défaite pour finir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Souvent considéré comme un frein à la lutte contre le changement climatique, le secteur privé a pourtant profondément changé d’attitude à l’égard du climat et des risques associés. Par Franck Aggeri, Mines ParisTech et Mélodie Cartel, Grenoble École de Management (GEM)

ExxonMobil, Apple, Hewlett-Packard, Coca-Cola... : même aux États-Unis, des centaines de grandes entreprises entreprises américaines ont appelé avant l'été le président Trump à ce qu'il n'abandonne pas l'Accord de Paris sur le climat.

Cette mobilisation illustre le revirement qui s'est opéré en moins de 25 ans dans les entreprises à propos du changement climatique : d'une attitude de déni à celle d'engagements proactifs, plus ou moins ambitieux, pour réduire l'empreinte carbone liée à leurs activités.

Un numéro spécial de la revue Entreprises et Histoire analyse les transformations successives qui se sont opérées pour expliquer ce revirement et étudie les stratégies collectives et d'innovation associées. Voici les points saillants à en retenir.

La mise à l'agenda du changement climatique

La question de changement climatique apparaît sur la scène internationale en 1992, avec le Sommet de la Terre de Rio. Cette problématique fera par la suite l'objet d'un cycle de conférences annuelles (les « COP ») sous l'égide des Nations unies.

Si les entreprises ne sont pas conviées aux négociations lors de ces rencontres, elles sont toutefois représentées dans le processus en tant qu'observatrices. Les entreprises sont alors représentées, non pas par des économistes ou des ingénieurs comme c'est le cas aujourd'hui, mais par des juristes.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Ce choix illustre bien la façon dont le secteur privé envisage alors la question climatique : il s'agit de repousser les limites de la responsabilité qui pourrait lui être attribuée. La première COP, qui a lieu à Berlin en 1995, est ainsi marquée par deux types de comportements de la part des entreprises : une attitude défensive, visant à minimiser voire à nier l'existence du phénomène climatique ; une attitude offensive, destinée à se doter d'un mode de représentation officiel dans le processus de négociation des COP.

Se défendre ou passer à l'attaque

Le comportement défensif, bien documenté dans la littérature en sciences de gestion, a fait l'objet d'une forte couverture médiatique. Il désigne un intense effort de lobbying, coordonné par des coalitions d'entreprises majoritairement nord-américaines et hostiles à l'action climatique internationale. La plus connue d'entre elles est la Global Climate Coalition, rassemblant plus de 55 entreprises nord-américaines, principalement des énergéticiens et des pétroliers. Ces coalitions, qui ont tenté d'empêcher l'adoption du Protocole de Kyoto, se dissolvent progressivement à partir de l'entrée en vigueur dudit Protocole, en 2005.

Notons cependant que dès 1997, certaines grandes entreprises jugeant la régulation climatique inéluctable, se retirent de ces coalitions. Ainsi, Lord Browne, PDG de British Petroleum à l'époque, déclare, avant même la signature du Protocole de Kyoto, à propos du changement climatique : « We have moved beyond denial ».

Le comportement offensif est moins connu du grand public. Les entreprises demandent ici à soumettre à l'agenda climatique international la discussion d'un mode de représentation officiel. L'argument principal étant que l'on ne peut discuter de l'effort d'atténuation sans impliquer les acteurs qui seront effectivement responsables de mener à bien cet effort.

La délégation de la Nouvelle-Zélande parvient ainsi, lors de la première COP de Berlin en 1995, à inscrire cette question au débat officiel. Les discussions qui s'en suivent dureront un an et se solderont par un échec. La cause en est double : il y a d'abord l'idée très ancrée que les entreprises ne sont pas légitimes - pour des questions évidentes de conflits d'intérêts - dans la construction des règles environnementales. Vient ensuite une divergence au sein du secteur privé lui-même. En effet, la diversité des réalités sectorielles se traduit par une diversité des intérêts industriels, parfois antagonistes. Les industriels ne parviennent pas à se mettre d'accord sur un mode de représentation unique de cette diversité d'intérêts.

De nouveaux instruments pour agir

L'adoption, en décembre 1997, du Protocole de Kyoto envoie un signal fort aux entreprises. Celui-ci porte en effet des engagements chiffrés de réduction d'émissions de gaz à effet de serre, mis en cause dans le dérèglement climatique, pour les pays dits de « l'annexe 1 » (c'est-à-dire les pays industrialisés) ; et il préconise également un instrument de politique publique visant à faciliter l'effort mondial d'atténuation, les marchés du carbone. Les entreprises, pointées du doigt comme principales responsables de l'accumulation de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, intègrent alors qu'elles seront en première ligne pour diminuer ces émissions.

L'enjeu consiste dès lors pour le secteur privé à traduire la question climatique dans un langage lui permettant de passer à l'action. Car le changement climatique n'est pas naturellement « gérable » par l'entreprise. Comme d'autres problèmes environnementaux, il n'est pas interprétable au prisme des cadres classiques du management stratégique ou de l'économie néoclassique.

Rendre le changement climatique gérable a donc réclamé un effort d'ingénierie sophistiqué, visant à transformer cette question qualitative en chiffres, en prix, en probabilités, et autres éléments de vocabulaire de la gestion stratégique. Les entreprises se sont, par exemple, dotées d'une nouvelle catégorie de risque, le risque climatique, qu'elles construisent à partir des cadres de la gestion du risque ; on y distingue notamment le risque réglementaire du risque de marché et le risque physique du risque de réputation.

Un autre effort de traduction notable, à la même époque, cherche à doter les entreprises d'une comptabilité carbone. Non sans difficulté, ingénieurs et comptables apprennent à travailler ensemble afin des produire cette forme inédite d'instrumentation gestionnaire. Il s'agit notamment, au-delà de l'évaluation de l'empreinte carbone de chaque entreprise ou organisation, d'identifier, au sein de chaînes de valeur, les relations de dépendances aux émissions de carbone qui sont les plus critiques en vue d'agir sur elles.

Un cadre expérimental

Cet effort d'ingénierie est fondamentalement expérimental. Plus ou moins visible selon le mode d'expérimentation, il prend une variété de formes. Certaines entreprises se regroupent ainsi au niveau sectoriel au sein « d'espaces expérimentaux ». Ces espaces sont des lieux physiques au sein desquels les acteurs d'un même secteur industriel se réunissent et discutent leurs spécificités au regard de la question climatique. Ils y proposent des solutions et organisent des expériences visant à tester et comparer ces solutions.

On peut citer à ce propos le cas du Greenhouse Gas and Electricity Trading Simulation (GETS). De 1999 à 2002, le secteur électrique européen a organisé un large effort d'expérimentation collective visant à tester différentes architectures de marchés du carbone et leur impact sur la compétitivité des entreprises du secteur. Cette expérience méconnue du grand public a pourtant joué un rôle clé dans la conception du marché européen du carbone, aujourd'hui pierre angulaire de la politique européenne de lutte contre le changement climatique.

Elle a notamment permis de faire émerger un design du marché du carbone (règles et paramètres en réglant le fonctionnement) qui a été presque intégralement repris par la Commission européenne dans la Directive EU-ETS de 2005 qui instaure la création du marché européen des gaz à effet de serre.

Cette activité d'expérimentation est parfois présentée dans la littérature en sciences sociales comme un prolongement de l'effort de lobbying des entreprises, basculant d'un lobbying défensif (contre l'adoption de toute régulation visant à contraindre leurs émissions de carbone) vers un lobbying offensif (visant à imposer les règles qui les contraindront par la suite).

Une interprétation alternative permet de l'envisager comme une période d'intense production de savoirs gestionnaires visant à rendre gérable le problème climatique.

L'émergence des modèles collaboratifs

Depuis les années 2000, les entreprises ont multiplié les expérimentations et, ce faisant, acquis de nouvelles capacités d'action qui, récemment, leur ont permis d'adopter une position proactive sur la question climatique.

Cette transformation accompagne un changement de paradigme plus profond quant à la gouvernance mondiale de l'effort d'atténuation climatique. Ce changement, entériné lors de la COP21, reconnaît l'émergence par le terrain de solutions d'atténuation originales et adaptées à chaque contexte, plutôt qu'une gouvernance centralisée homogène « par le haut ».

Avec ce nouveau paradigme, les entreprises sont devenues forces de proposition et déclinent des solutions originales, à la fois technologiques et managériales.

Soulignons aussi une transformation inattendue dans différents secteurs industriels à forte intensité carbone qui concerne l'adoption de nouveaux business models dits « du partage », c'est-à-dire fondés sur l'échange entre pairs de produits et de services. Dans le secteur des transports, l'autopartage et la location de véhicules entre particuliers se sont ainsi imposés.

S'il n'est pas toujours aisé de mesurer exactement les réductions d'émissions associées à la mise en œuvre de tels dispositifs, la littérature en sciences sociales s'accorde sur un point : ces nouveaux modèles d'affaires transforment à leur tour en profondeur le comportement des citoyens au regard de la question climatique.

C'est ainsi le cas dans le secteur électrique, où les forts investissements en capital, la technicité des métiers et la centralisation de la production semblaient pourtant des freins à l'adoption de ces nouveaux modèles. Mais ce secteur très carboné n'échappe pas à ce mouvement sociétal. De nouveaux acteurs sont apparus ces dernières années sur le marché, dans les pays d'Europe du Nord notamment, permettant aux citoyens de s'approprier les questions de l'énergie et de penser autrement leurs modes de production et de consommation.

The Conversation _________

Par Franck Aggeri, Professeur de management à MINES ParisTech, PSL Research University, Mines ParisTech et Mélodie Cartel, Assistant professor in Organization Theory, Grenoble École de Management (GEM)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Franck Aggeri et Mélodie Cartel

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats