Des enseignements en anglais à l'université ? Une chance pour les étudiants français !

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Le niveau d'anglais d'un pays aurait une incidence sur sa capacité d'exportation. L'enseignement en anglais, pas si bête pour relancer la croissance?
Le niveau d'anglais d'un pays aurait une incidence sur sa capacité d'exportation. L'enseignement en anglais, pas si bête pour relancer la croissance?
Le projet de loi de réforme de l'université et de la recherche de la ministre Geneviève Fioraso a été voté par l'Assemblée nationale la semaine dernière. Après plusieurs semaines de luttes et de débats animés dans l'hémicycle concernant la mise en place de cours en anglais, cette mesure a finalement été limitée par un amendement qui la restreint aux étudiants étrangers. Pour Etienne Vauchez, et le think tank La Fabrique de l'Exportation, cet amendement privera, à terme, les étudiants de nombreuses opportunités d'emplois nécessitant la maitrise de l'anglais. Et la corrélation avérée entre le niveau d'anglais et le succès à l'exportation donnerait même raison au gouvernement sur ce projet de loi...

Nous voulons d'abord saluer le courage de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, qui tente d'imposer un texte de loi autorisant des enseignements en anglais dans l'université, et ce malgré les oppositions que suscite inévitablement toute réforme qui touche au rôle de la langue française. Un amendement récent tend néanmoins à limiter la portée du texte en réservant les enseignements en anglais aux seuls cas où « [ils] sont justifiés par des nécessités pédagogiques». En clair, ces enseignements en anglais s'adresseraient principalement aux étudiants étrangers en France. A la Fabrique de l'Exportation, nous pensons au contraire que c'est une chance extraordinaire pour les étudiants français d'apprendre mieux l'anglais, et une opportunité pour le rayonnement du monde académique français dans la communauté francophone et mondiale.

Aujourd'hui, les diplômés de l'Université ou des Grandes Ecoles qui déclarent parler anglais savent en général lire un document, comprendre et répondre à un mail ; mais seuls ceux qui ont étudié et séjourné à l'étranger ont le niveau requis pour piloter un projet ou mener une négociation en anglais. De nombreuses Ecoles et Universités proposent des échanges internationaux, ce qui est excellent, mais force est de constater que cela ne concerne qu'une fraction limitée des étudiants français. Pour cette raison, qu'une partie de l'enseignement à l'Université soit délivré en anglais nous semble une solution moins couteuse, plus massive et plus durable pour améliorer le niveau d'anglais des étudiants ; nous y voyons un vrai facteur d'émancipation et de développement personnel pour les étudiants, qui ne peuvent pas tous se payer des séjours universitaires à l'étranger.

L'anglais, un facteur d'exportation
Une étude récente menée auprès de 100.000 salariés dans 58 pays établit une corrélation directe entre le succès à l'exportation d'un pays et son niveau moyen d'anglais. Elle met particulièrement en évidence cette corrélation pour ce qui concerne les exportations de services et pour l'innovation, deux sujets qui sont au c?ur du rebond souhaité de notre économie. Mais cette étude place aussi la France en antépénultième position en Europe pour la maitrise de l'anglais : devant seulement l'Italie et la Russie. La France est donc située derrière l'Espagne, le Portugal, la Hongrie, la Pologne, la République Tchèque pour la maitrise de l'anglais, loin derrière la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas et les pays nordiques.

Ainsi le message de tout responsable politique soucieux de la prospérité de ses concitoyens devrait être qu'il faut massivement soutenir l'apprentissage en anglais, dans nos université et ailleurs, et ce par tous les moyens afin d'augmenter les chances de nos étudiants sur le marché de l'emploi et favoriser le développement international de nos entreprises. A titre d'exemple, il faut rappeler ici qu'il est nécessaire de parler anglais pour être embauché chez Airbus, quel que soit le poste, car du cadre au technicien la langue de travail y est l'anglais ; ou encore que dans le tourisme la faible dépense moyenne par touriste visitant la France s'explique en grande partie par le manque de personnel anglophone dans les hôtels, cafés et restaurants, transports, musées, magasins, etc.

Tirer parti du marché mondial de la formation supérieure
Pour le monde académique l'enseignement en langue étrangère (principalement l'anglais, mais aussi l'arabe, l'espagnol, le chinois, le japonais etc.) est une chance formidable, car la formation supérieure est un marché mondial qui a doublé entre 2000 et 2010 ; et cette croissance va encore s'accélérer, d'une part, parce que les classes moyennes des pays émergents ont la volonté d'envoyer leurs enfants étudier à l'étranger, d'autre part, parce qu'internet permet une diffusion mondiale des cours interactifs dispensés en ligne par les Universités.

On compte aujourd'hui près de 4 millions d'étudiants étrangers dans le monde, et il pourrait bien y en avoir 10 millions en 2025 ; les plus grands pays émetteurs sont aujourd'hui la Chine (560.000 chinois étudient à l'étranger) et l'Inde (200.000) ; suivent les Coréens (120.000) et les Allemands (100.000). Pour situer les ordres de grandeur, il faut avoir à l'esprit que les étudiants étrangers apportent environ 30 milliards d'euros de revenus au Royaume-Uni et 11 milliards d'euros en Australie ; toujours pour rester dans les ordres de grandeur, le budget du ministère de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur français est de 25 millliards d'euros. On voit ainsi que l'accueil d'étudiants étrangers peut devenir une sérieuse source de revenus pour les universités françaises, et constituer une exportation de services et être une source d'influence durable pour la France.

Car notre pays est très bien placé dans ce marché : 260.000 étrangers viennent étudier en France, soit 6% de parts de marché mondial ; c'est un très bon point de départ ; selon les statistiques de l'Unesco, la France se place au sein des 5 principaux pays d'accueil : Etats-Unis (684.000 étudiants étrangers accueillis), Royaume-Uni (390.000), Australie (271.000), France (260.000) et Allemagne (201.000). La France est la destination privilégiée des pays arabes et d'Afrique sub-saharienne, conséquence logique de notre offre francophone, qu'il faut continuer à enrichir car avec l'émergence de la classe moyenne au Maghreb -et bientôt en Afrique- nous avons là un marché très important ; mais cette offre francophone ne sera que renforcée si une partie des cours sont en anglais, car les étudiants des pays émergents francophones apprécieront d'approfondir leur connaissance de l'anglais en même temps qu'il apprennent en France les disciplines qu'ils ont choisies.

Ouvrir les yeux sur les opportunités de mondialisation

Sur le marché des formations anglophones, il faut en revanche noter le bon classement de l'Allemagne, qui propose des formations en anglais qui conviennent parfaitement aux Asiatiques, ce qui n'empêche pas ces étudiants d'apprendre progressivement l'allemand en vivant en Allemagne. Si chacun comprend parfaitement qu'il est difficile d'imposer à des Chinois de suivre des cours d'informatique en allemand, pourquoi s'entêter à leur proposer ces mêmes cours obligatoirement en français ? Le succès de l'Insead illustre qu'il est parfaitement possible de proposer des formations en anglais dans notre pays, et de les placer au sommet de leur catégorie.

En faisant le choix volontaire et positif de proposer des enseignements en langue étrangère, anglais en tête, le monde académique français a une immense carte à jouer dans le marché en croissance à deux chiffres de la formation supérieure. C'est de plus un vecteur clé de la création d'emplois et de richesse dans l'université française. Une meilleure maitrise de l'anglais serait une chance pour tous nos concitoyens (et nos femmes et hommes politiques) de mieux comprendre le monde d'aujourd'hui et de saisir ses opportunités immenses. En dépit de la récession qui touche certains pays européens, l'Asie vit une phase de croissance historique -la classe moyenne asiatique va passer de 1 milliard à 2,5 milliards d'individus - et l'Afrique amorce enfin une vraie croissance économique. La maîtrise de l'anglais peut aider nos jeunes à bien comprendre les mutations en cours au niveau mondial et leur permettrait probablement d'avoir moins peur du monde de demain.


*Par le think tank La Fabrique de l'Exportation, dont Etienne Vauchez est l'un des fondateurs.

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a écrit le 05/06/2013 à 18:15 :
Encore faut il parler anglais.
Il faudrait l'enseigner en maternelle mais il n'y a pas de profs. Ceux qui le pratiquent couramment et qui pourraient l'enseigner dans les petites classes ne sont pas autorisés.

partout dans le monde, les jeunes de toutes nationalité se comprennent en anglais.
a écrit le 05/06/2013 à 16:16 :
C'est une blague ? J'ai fait ma Licence et mon Master à l'université : 60% des cours en anglais chaque année + 2 mémoires écrits et soutenus en anglais. Aujourd'hui en Master Spécialisé dans une grande école, je peux me permettre de comparer. Les étudiants qui viennent d'écoles de comerce ont un niveau à faire peur. L'anglais est bien plus présent à l'Université. Evidemment dans les parcours commerciaux et de gestion. On ne demandera pas à un philosophe de parler anglais... Bref, sans méchanceté aucune, peut être qu'il vaudrait mieux parler de sujets qu'on connait non ??
Réponse de le 05/06/2013 à 21:33 :
"On ne demandera pas à un philosophe de parler anglais..." Justement si, tous les colloques internationaux et la plupart des publications en sciences sociales se font en anglais...
a écrit le 05/06/2013 à 14:49 :
"ze bidule est given by ze machin, which leads to the following equation: fingers in ze noze"

ah le fameux "ze" français qui donnent envie de donner des baffes ..LOL!

Franchement, avec notre sale accent Franchouillard, nous enseignants-chercheurs n'avons pas fini de passer pour des cons face aux etudiants..LOL

a écrit le 05/06/2013 à 11:49 :
Mais évidemment qu'il faut des cours en anglais. Diplomé il y a 4 ans d'une formation en droit européen, j'ai toujours été stupéfait qu'on ne nous prépare pas plus que ça à des métiers qui nécessitent l'anglais. On peut dire ce qu'on veut sur la sauvegarde de la langue française, de fait l'anglais est indispensable dans les métiers ouverts à l'international, donc comment (et surtout pourquoi) lutter contre ?
Je me souviens encore de mes cours d'anglais en Master où on devait remplir des textes à trous en s'appuyant sur des reportages de la BBC. Pareil qu'au lycée... C'était pitoyable. Heureusement je me suis moi même formé en anglais en bossant et en rencontrant des non-francophones, mais tout le monde ne l'a pas fait, et certains le regrettent aujourd'hui, leur niveau d'anglais n'étant pas suffisant pour prétendre à certains postes.
a écrit le 05/06/2013 à 8:48 :
Enseignant moi-même l'anglais dans des filières universitaires, je pose une simple question (pas si simple, en réalité). Qui va assurer ces enseignements? Les professeurs et autres maîtres de conf déjà en poste? Il n'y en a pas un sur dix qui soit capable d'aligner trois mots cohérents en anglais (sans parler de la syntaxe, ou de la prononciation). A moins que l'on n'embauche des anglophones, soit pour doublonner les enseignants incapables d'assumer un cours en anglais (les budgets vont exploser) soit pour les remplacer (la grève se pointe à l'horizon). Soyons réalistes: tout commence déjà au primaire, mais encore faut-il mettre les moyens nécessaires, puis au secondaire (et créons des groupes de langues de 12 à 15 élèves maximum) et vous verrez que les niveaux monteront en flèche. N'importe qui peut apprendre une langue étrangère: encore faut-il s'en donner les moyens!
a écrit le 05/06/2013 à 8:29 :
nos bacheliers étant nuls en anglais ,j'en connais qui vont souffrir
do remember:if you want tro be good in a foreign language you have to be good
in your own language first
Réponse de le 05/06/2013 à 10:57 :
hahaha,
on dit "good at something"...
Il n'y a pas que les bacheliers qui sont nuls en fait!
Réponse de le 05/06/2013 à 14:58 :
tout ce que je sais c'est qu'on dit "you are be good in bed", dixit les anglaises elles-mêmes...lol
Réponse de le 05/06/2013 à 15:03 :
au fait, ton pseudo, c'est du français ou de l'anglais? lol
a écrit le 05/06/2013 à 0:43 :
il n'a jamais été question de renier le français,mais de maitriser une autre langue,ce qui est essentiel si on veut faire du commerce;si vous ne voulez pas de l'anglais>apprenez le chinois,c'est la langue la plus parlée dans le monde (le mandarin)
a écrit le 04/06/2013 à 20:47 :
j'appartiens à une génération de citoyen français (corses, basques, bretons, alsaciens) qui a appris la langue française à l'école de force;
donc, s'il faut abandonner maintenant le français pour l'anglais , je m'en CONTREFOUT et je dis aux français ce qu'il m'ont rabaché: il faut s'ouvrir, il faut être moderne, il faut être universel;
a écrit le 04/06/2013 à 17:55 :
la soutenance de thèses d'anglais se fait ...........en français et c'est normal : doit - on avoir honte de notre langue?
a écrit le 04/06/2013 à 17:49 :
Les Français ne maîtrise pas leur langue maternelle et vous voudriez qu'ils maitrisent l'anglais ...
Réponse de le 04/06/2013 à 18:24 :
Sans compter nombre de français issus de la "diversité" pour lesquels la langue maternelle (enseignée par les parents) n'est PAS le français. Il n'est plus exceptionnel d'entendre des conversations en langue étrangère en banlieue et ce n'est malheureusement ni du français ni de l'anglais. Comment voulez-vous enseignez à ces personnes une troisième langue après la langue maternelle et une première langue étrangère (i.e. le français)?
Réponse de le 04/06/2013 à 18:52 :
Et alors, en quoi ça vous gêne que ces personnes parlent une langue étrangère dans leur quartier. Si vous allez aux US, c'est pareil, les hispaniques dans certaines zones parlent espagnol entre eux. ça vous gêne aussi. Et en Grande-Bretagne, l'indien et le pakistanais, en Allemagne plutôt le Turc. C'est sûr qu'un Algerien ou Marocain parle plutot le français et sa langue d'origine. Lamentable votre mépris, pour ne pas dire autre chose.
Réponse de le 05/06/2013 à 11:40 :
Sans parler des suisse qui maîtrise 4 langue (français, allemand, Italien et Anglais).
Réponse de le 05/06/2013 à 11:46 :
Michel, quel est donc cette manie de toujours vouloir déverser sa haine de l'étranger dès qu'une occasion se présente. Laissez moi vous dire une chose mon cher Michel. Au collège et au lycée, la plupart du temps, les meilleurs élèves en langues étrangères sont les français issus de la "diversité". Pourquoi? Parce qu?ils ont l?habitude, depuis leurs plus jeunes âges, de jongler avec plusieurs langues. Mon pti Michou ne soyez pas aussi obtus, open your mind...insha Allah
Réponse de le 05/06/2013 à 17:46 :
Dans la ville Tours en Indre et Loire, le français devient une langue étrangère dans certain lieux. Je constate des jeunes français parlant mieux l'arabe que le français dans le bus, dans la rue, dans les cinémas. C'est une catastrophe. Nous allons payer très cher de ne pas avoir intégrer dignement ces gens. Nous allons payer l'absence d'un projet d'éducation de l'enfance. Le seul mot qui subsiste dans le modèle français de l'éducation c'est l'égalité. C'est dire comment il est vide !
Alors l'anglais, c'est pas une priorité il me semble. C'est un des problèmes, c'est un petit problème.
a écrit le 04/06/2013 à 16:41 :
Sans aller plus loin, il est de simple bon sens, que le problème se situe dans le secondaire, et non à l'Université : au bout de sept ans les élèves devraient parler anglais convenablement !
Réponse de le 04/06/2013 à 17:05 :
Je dirais meme que le probleme se situe en maternelle et en primaire, à l'age ou l'apprentissage des langues est le plus aisé!
Réponse de le 04/06/2013 à 18:17 :
@ en allant plus loin

Ce n'est pas un problème d'apprentissage mais de dressage. Les jeunes sont indisciplinés et les parents laissent l'école se substituer à l'enseignement du savoir vivre.
Réponse de le 14/08/2013 à 10:23 :
Oui, vous avez raison, traitons nos enfants comme des animaux !
a écrit le 04/06/2013 à 16:29 :
"[ils] sont justifiés par des nécessités pédagogiques". Notamment si le professeur ne sait pas enseigner dans une autre langue aussi, ou si les étudiants jugent que cela est nécessaire à leur cursus universitaire par exemple dans le cadre d'échange avec des universités étrangères. Cette petite phrase hypocrite libéralise de fait l'enseignement en anglais qui est globalement une nécessité pédagogique. Merci Fioraso!
a écrit le 04/06/2013 à 16:13 :
Si on souhaite faire venir des étudiants étrangers dans nos universités, il faudrait leur faire payer des droits plus élevés qu'aux Français, car l'enseignement coûte à la collectivité, et non leur dispenser des études pratiquement gratuites (juste l'inscription en fac). (De nombreux Anglais, viennent étudier en France cause coût prohibitif en Grande-Bretagne). La France n'est pas là pour dispenser des cours aux étrangers aux frais de nous les contribuables. Je n'ai rien lu à ce sujet. Maintenant avec les correspondances entre pays d'Europe, les diplômes sont reconnus! Moi, si on dit, cours à l'université en Anglais pour attirer plus d'étudiant étranger et faire payer pour amener des fonds d'accord, sinon c'est encore pour bibine. Gain aucun, juste dire on a eu plus d'étudiants étrangers cette année en France.
Réponse de le 14/08/2013 à 10:28 :
A vrai dire, les étudiants qui bénéficient du programme Erasmus paient le coût de leurs études selon leur pays. Les Britanniques paient donc bien plus cher leurs semestres chez nous, que nous chez eux !
a écrit le 04/06/2013 à 15:59 :
« Une chance pour les étudiants français ». La bonne blague ! Les étudiants francophones se retrouveront de fait désavantagé, en situation d'infériorité pour la compréhension et l'expression, par rapport aux étrangers anglophones. Bref, des sous-citoyens n'ayant même par le droit d'apprendre chez eux dans leur langue native. Incroyable !
Réponse de le 04/06/2013 à 17:03 :
Parce que voir des entreprises fermer en France en raison du manque de maitrise de l'anglais de leurs equipes commerciales et dirigeantes est sans doute une perspective qui vous réjouit! La bonne blague!
Réponse de le 04/06/2013 à 20:31 :
Pourquoi ? Utiliser des boniments de vendeurs de bretelles en anglais c'est mieux qu'en français ?
a écrit le 04/06/2013 à 15:37 :
encore une polémique qui montre bien le peu d'ouverture des français aux langues étrangères et le centralisme administratif. On attend d'une loi qu'elle améliore le niveau d'anglais des étudiants, et par ailleurs, c'est une levée de boucliers contre l'envahisseur anglo-saxon. Il n'y a pas de prise de conscience de la nécessité de parler la langue des clients pour vendre, ou celle des collègues pour travailler. L'anglais, c'est un minimum à connaitre pour travailler. Tant que ça n'entrera pas naturellement dans la tête des gens, aucune loi ne pourra rien. Le refus de connaitre une autre langue montre bien le sentiment de peur et le manque de confiance en soi et dans sa culture. Un peu d'affirmation de soi et de confiance seraient les bienvenus. On peut rêver...
Réponse de le 04/06/2013 à 16:00 :
@GE92: c'est sûr qu'une loi va améliorer le niveau d'anglais :-) il suffit de décréter et la baguette magique fait son boulot :-) on a vu la loi Jospin: aujourd'hui, ils ont quasiment tous bac +2, mais ne savent ni lire, ni écrire :-)
Réponse de le 04/06/2013 à 16:27 :
"Le refus de connaitre une autre langue montre bien le sentiment de peur et le manque de confiance en soi et dans sa culture." Allez dire ça aux américains.
Réponse de le 04/06/2013 à 17:36 :
@@GE92: me dis pas ça à moi, car je parle 4 langues et je n'ai peur de rien puisque je vis à l'étranger :-) Le manque de confiance en sa culture, c'est d'oublier la sienne pour en adopter une autre qu'on ne peut pas vraiment comprendre sans être né dans le pays :-) Et le manque de confiance en soi découle du manque de repères, en particulier linguistiques et culturels :-)
Réponse de le 04/06/2013 à 17:58 :
@Patrickb. Je ne peux qu'applaudir des 4 mains. ! et en réponse à l'anonyme @GE92 j'ajoute que je dis ça aux américains que je côtoie. Ils sont conscients de cette faiblesse mais ne la cachent pas et ils s'en soucient au point d'apprendre des langues étrangères à leurs frais, suite aux baisses de budget fédéraux et locaux dans le domaine universitaire. Ils savent bien que c'est celui qui parle leur langue ET la langue locale qui a l'avantage ...
a écrit le 04/06/2013 à 15:21 :
Qui va faire les cours? Des anglophones qui ne seront pas spécialistes ou des spécialistes à qui on traduira leurs cours en anglais. Il ne suffit pas de dire Oh la belle bleue! Cela ne s'improvise pas!
Il faut organiser la formation des spécialistes en anglais et affecter des anglophones sur postes fixes dans les écoles et universités.
Réponse de le 04/06/2013 à 16:05 :
@prof de fac: il faudra commencer l'enseignement dès la naissance, car on ne suit pas un cours sérieux sans parler couramment. Cela signifie donc la fin du français au profit de l'anglais à moyen terme. Ce qui est plus inquiétant, c'est l'alignement systématique sur les Anglosaxons. Pourquoi pas des cours en allemand, en chinois ou dans une autre langue ? On va vers l'uniformisation de la pensée et de la vie des gens, non ?
Réponse de le 04/06/2013 à 16:14 :
Il existe google traduction!
Réponse de le 04/06/2013 à 16:33 :
c'est une Katastrophe: je l'utilise tous les jours!!!!!
Réponse de le 04/06/2013 à 16:39 :
a prof de fac : Google traduction ça existe! hi hi
Réponse de le 04/06/2013 à 16:48 :
@ Patrickb: ce qui est encore plus étrange, c'est que l'alignement systématique sur les Anglo-saxons n'est, me semble-t-il, pas nécessairement encouragé par les Anglo-saxons, mais la réalisation des alignés. Le jour où les Anglo-saxons imposeront leur vue de manière brutale, la résistance arrivera.
Réponse de le 04/06/2013 à 16:51 :
@linus: il existe aussi d'autres systèmes qui traduisent mot à mot, et on connaît le résultat :-)
Réponse de le 04/06/2013 à 17:39 :
@uranus: sans doute, mais le plus grand danger que je perçois, c'est la suppression des choix de vie et la pensée unique imposée à tous.
Réponse de le 05/06/2013 à 16:54 :
Quand j'ai dit d'utiliser google c'était ironique. évidemment.
a écrit le 04/06/2013 à 15:18 :
Une langue n'est pas un simple "outil", c'est une vision du monde et un vecteur de domination ! Comme disait de Gaulle " comment voulez-vous que les autres croient en nous si nous n'y croyons pas nous mêmes". Je rajouterai que les plus mauvais en langues dans le monde, ça reste les américains puisqu'ils n'en apprenent aucune.
a écrit le 04/06/2013 à 15:16 :
Le niveau en anglais des Francais est mauvais parcequ'on apprend un anglais du 18e siècle à nos chers tetes blondes durant des années pour un résultat affligeant, on traduit systématiquement chaque production télévisée / cinématographique étrangère dans la langue nationale. Travailler sur ces points soulèverait certainement moins de question, et réglerait le problème à la source et pour tout le monde. Pour ce qui est des étudiants étrangers venant étudier en France, ils ne viennent certainement pas pour apprendre l'anglais... article à côté de la plaque de mon point de vu, qui ne traite le sujet que sur un aspect essentiellement économique (la simple lecture des titres de paragraphe me fait vomir !)
Réponse de le 04/06/2013 à 16:23 :
Il est très compréhensible que des pays à faible population ne doublent pas les films pour question budgétaire : Pays Nordiques, Suède, Belgique, Pays-bas. Allemagne double les films étrangers.
a écrit le 04/06/2013 à 15:11 :
Vision clairement marchande de l'existence et compilation sans envergure de phrases toutes faites. Bon, pour tout dire, un texte qui n'apporte rien d'autre que le partage d'une pensée fainéante. Une petite liste rapide pour le plaisir mais l'ensemble du texte pourrait être cité :
1 - "[...] malgré les oppositions que suscite inévitablement toute réforme qui touche au rôle de la langue française [...]". (toute réforme est bonne)
2 - "[...] et une opportunité pour le rayonnement du monde académique français dans la communauté francophone et mondiale." (ah bon ?)
3 - "[...] nous y voyons un vrai facteur d'émancipation et de développement personnel pour les étudiants" (pas une émancipation, juste une synchronisation du dominé aux injonctions du dominant (l'anglophone, malgré lui))
4 - "[...] et être une source d'influence durable pour la France" (d'où provient ce type de postulat ? En quoi parler anglais serait-il une source d'influence pour la France ? L'influence se tarira d'elle même puisque ce qui traduit l'originalité d'un pays, par exemple sa langue, et qui est source d'une possible influence, sera éliminé)
5 - "[...] Ouvrir les yeux sur les opportunités de mondialisation".
6 - "[...] Si chacun comprend parfaitement qu'il est difficile d'imposer à des Chinois de suivre des cours d'informatique en allemand" (non, on ne comprend pas)
7 - "[...] Le succès de l'Insead illustre qu'il est parfaitement possible de proposer des formations en anglais dans notre pays, et de les placer au sommet de leur catégorie" (En quoi l'Insead représente-t-elle une formation à la française ?)
8 - "[...] Une meilleure maitrise de l'anglais serait une chance pour tous nos concitoyens (et nos femmes et hommes politiques)" (et nos femmes... :)
9 - "[...] de mieux comprendre le monde d'aujourd'hui et de saisir ses opportunités immenses" (j'aimerais bien comprendre en quoi parler l'anglais permettrait-il de mieux comprendre 'le monde qui nous entoure' : ça permet de mieux comprendre l'anglais, c'est tout)
10 - "[...] leur permettrait probablement d'avoir moins peur du monde de demain" (on ne se foule pas au réservoir de la pensée 'La Fabrique de l'Exportation' pour développer des concepts originaux et jamais lus auparavant)

Le problème de cette posture (parlons tous anglais puisque c'est ce que souhaite la matrice), c'est qu'elle est sans fond. Imaginons le monde académique français dans 50 ans où tout enseignement sera délivré en anglais, à partir de la sixième pour fixer les idées. Se posera alors la question d'enseigner l'anglais directement à la maternelle ? Le tube digestif de la mondialisation aura anéanti toute trace de langue et passera à la suite. Il faudra qu'un énième aspect de l'existence humaine soit globalisé. C'est ici que tout devient flou : ce mouvement global est-il bon ou mauvais (par quelle mesure ?), personne ne le sait trop. Cependant, on peut se demander pourquoi certains d'entre nous le désirent tant. Quelle est cette lumière qui brille à l'horizon et qui en attire plus d'un ? Plus de voitures seront vendues, plus d'avions voleront mais les dominants seront toujours dominants et les dominés toujours dominés. Pour en revenir aux langues, un unique moyen de communication partagé de tous semble faciliter l'exercice (est supposé ici le fait que communiquer davantage représente un progrès) mais ce dernier se construit actuellement dans un climat de dominants (anglophones) - dominés (non-anglophones) par la réalisation même des dominés. Il y a sans doute une autre voie. Peut-être la voie technologique des traducteurs automatiques qui pourraient devenir performants assez rapidement et redonner ainsi vigueur aux langues de chacun.
Réponse de le 04/06/2013 à 15:47 :
@saturne : Belle étude de texte qui montre les qualités de l'enseignement français. Mais le but du plaidoyer n'est pas d'amener à faire tous les cours en anglais, mais de faciliter l'apprentissage des langues, par une plus grande exposition à celles ci. Parler plusieurs langues n'empêche pas de favoriser sa langue maternelle, mais ça apporte une ouverture plus grande vers le monde. Culturellement et économiquement. Se recroqueviller sur ne seule langue montre effectivement une peur panique d'être dominé. Mais ce n'est pas le fait de ne pas apprendre l'anglais, ou le chinois, qui empêchera d'être dominé par l'un ou l'autre. Bien au contraire.
Réponse de le 04/06/2013 à 15:58 :
vous êtes parano mon pauvre, faut sortir de votre trou, le monde ne s'arrête pas à strasbourg, la langue vernaculaire est l'anglais, ne pas l'enseigner à l'ensemble des petits français et le réserver à une élite est irresponsable, voyager, échanger, parler à la planète, même en anglais c'est génial, certes ,le latin c'eut été mieux!
Réponse de le 04/06/2013 à 15:58 :
Excellent, merci
Réponse de le 04/06/2013 à 16:36 :
@michel: vous vouliez probablement dire "langue véhiculaire". Certes, voyager, échanger, parler à la planète, c'est le fun et c'est trop bon, mais à quel prix ? S'il faut perdre son camembert, peut-être est-il recommandé de ne pas voyager, échanger, parler à la planète... La fête et l'amusement généralisé, convergeront alors vers le camembert : en quoi cela serait-il problématique ? Certains diront que voyager, discuter... n'a pas de prix...

@GE92 : j'entends bien l'argument de l'ouverture. Cet aspect ne fait pas partie du problème posé qui concerne la dissymétrie entre anglophones et non-anglophones dans l'organisation actuelle du monde et l'idée de nécessité et d'efficacité. A part dans les grandes villes côtières, peu d'américains parlent une autre langue et pourtant, ils sont très certainement ouverts : c'est bien normal puisque le reste du monde fait le travail pour eux. Concernant ladite ouverture, j'aurais bien aimé apprendre le russe mais j'ai été obligé d'apprendre l'anglais. Ce qui est supposément une élévation devient (peut-être) une contrainte. Faire la part des choses et discerner le vrai du faux est malaisé. En tout cas, l'ouverture totale vers l'anglais à tous les niveaux de la société ne me satisfait pas. Et la pénétration est profonde. Même Carrefour appelle ses magasins en ville des "Carrefour City" ou des "Carrefour Market" dans la campagne. Il y a un effet de mode global qui, me semble-t-il, devrait être limité plutôt qu'encouragé.
Réponse de le 04/06/2013 à 17:22 :
@saturne : quand on est petit, il faut assumer qu'on est petit. Le français à l'époque de Louis XIV était la langue internationale par excellence, diplomatique, économique, culturelle. La France dominait une partie du monde. L'importance de sa langue était une conséquence de sa domination, pas la cause. Il en reste des traces, mais la France est devenue une partie de l'Europe, elle même une partie du monde. Pour être ouvert vers le monde, il ne suffit plus, pour un français de parler français, mais pour un anglophone, il lui suffit de parler anglais. C'est un fait, on ne peut pas le refuser. Quant à l'effet de mode de l'anglais il est justement dû à l'absence de connaissance de la langue par le plus grand nombre, et au complexe d'infériorité économique. Comme vous le soulignez, ça devient une "élévation". Le parler fait prendre conscience de l'absurdité de cette domination. Et parler plusieurs langues permet aussi de relativiser l'importance de l'anglais. Par ailleurs, c'est assez amusant de parler seulement français à des américains qui ne le parlent pas et d'écouter leurs réactions, un peu pervers, mais jubilatoire. L'ouverture ne sera jamais totale, et elle est nécessaire.
a écrit le 04/06/2013 à 15:10 :
je suis enseignant chercheur et franchement autant le dire clairement, vu que 99% des etudiants dans le supérieur sont Français, nous enseignant n'auront pas l'air stupide de parler en anglais devant eux avec notre sale accent Français.. LOL

Réponse de le 04/06/2013 à 16:52 :
D'autant plus, que les enseignants devront s'amuser à traduire leur cours en Anglais. Je vois d'ici les nuits blanches. Où alors un département traduction, rien que pour cette activité pour lequel il faudra engager du personnel traducteur. J'espère que le Ministre a déjà prévu quelque chose à ce sujet.
Réponse de le 05/06/2013 à 14:45 :
lol cest du seconde degré: lol.. Traduire et parler en anglais cest pas ca le probleme. On fait de la recherche et on est bilingue quasimeent tous à la base. Le probleme , cest la stupidité de la chose: ya 99 gars sur 100 dans la salle qui sont ou parlent français couremment, et nous chercheurs sommes là comme des cons a faire le cours en anglais avec notre sale accent (car bilingue ou pas bilingue, l'accent Français, est et demeure).... cest completement débile!
a écrit le 04/06/2013 à 14:19 :
Les TRAITRES sont à l'oeuvre et soutenus par les bien pensants...
a écrit le 04/06/2013 à 14:09 :
si on part étudier à madrid, les cours se font en Catalan.
c'est d'ailleurs bien montré dans le film "l'auberge espagnole".
Si vous partez étudier dans un pays étranger, le cours se fera dans la langue du pays d'accueuil.
Il n'y a qu'en France, pays ou les élites se moquent du peuple et le trahissent tout le temps que l'on veut faire enseigner les mathématiques, la physique , le droit ou que sais-je encore ... en anglais!
bel abandon de souveraineté d'un pays!
et pas besoin de guerres, nos élites sont la pour nous poignarder dans le dos!
on croit rêver, n'y a t'il que des traitres et des vendus dans ce pays !
Réponse de le 04/06/2013 à 14:35 :
Pour info :
- Madrid n'est pas en Catalogne...
- Même dans les communautés autonomes comme la Catalogne ou le Pays Basque, les étudiants ont toujours le choix entre suivre le cours en castillan ou dans la langue régionale. Je parle d'expérience...
Réponse de le 04/06/2013 à 14:47 :
Vous avez tort avec tout le respect que je vous doit.
Il n'est pas question ici d'une perte de souveraineté mais d'une question d'efficacité internationale. Or la langue intrenationale c'est l'anglais c'est un fait. Pour vendre et communiquer avec des etrangers il faut donc maitriser au moins dans ces rudiments la langue anglaise. Avoir une partie des cours en anglais est de ce point de vue excellent car ceci permet d'acquerir le vocabulaire technique de la branche pour laquelle l'étudiant est formé.
Par ailleurs etre polyglote de suppose pas la perte de sa langue maternelle. Maitriser plusieurs langues est un avantage pour toute sa vie; favoriser cela semble donc etre une mesure de bon sens.
Réponse de le 04/06/2013 à 15:17 :
@Laurent68: être polyglotte sert certainement toute sa vie quand on est dominé, mais quand on est dominant, on s'en fout, on est dominant. Encore une belle petite phrase bien positive pour éviter toute résistance dont la mise en ?uvre serait bien moins "efficace". C'est ce problème d'efficacité qu'il faut interroger une fois pour toute : d'où vient-il et pourquoi est-il là pour nous anéantir ?Les espoirs sont minces.
Réponse de le 04/06/2013 à 15:32 :
Ce n'est pas un problème de souveraineté, mais de fissuration du peuple entre ceux qui ont des facilités naturels et sociales à apprendre une langue et le reste. Un peu comme au moyen-âge où les savants parlaient latin et la plèbe le français. Par ailleurs, question de coût, il vaut mieux payer/subventionner la traduction de quelques livres plutôt que d'imposer l'apprentissage d'une nouvelle langue par plusieurs millions de personnes.
Réponse de le 14/08/2013 à 10:50 :
Le français était loin d'être la langue véhiculaire au Moyen-Age... Bien au contraire, elle était minoritaire !
a écrit le 04/06/2013 à 14:06 :
Dire que de telles évidences doivent faire l'objet d'articles argumentés pour convaincre nos dirigeants rétrogrades...
a écrit le 04/06/2013 à 13:50 :
Excellent article.
Je suis moi meme francais et je suis expatrié en Allemagne. Le niveau en anglais de mes compatriotes me fait simplement honte. Dans tous les meeting internationaux auxquels je me rends il n'est pas arrivé une seule fois ou je n'ai été témoin de railleries envers des francais qui parlent un anglais plus qu'approximatif avec un accent qui rend la compréhensen aléatoire.
Un exemple vécu: je me suis rendu avec une collègue anglophone en France à Caen (on est pas loin du royaume uni...) arrivé a l'Hotel la chambre qui lui était attribuée ne correspondait pas à sa reservation. Elle a donc demandée a échanger sa chambre double pour une twin (une seule phrase simple). En guise de réponse elle a recu une carte ou était inscrit les coordonnées de l'office du tourisme !
Nos parlementaires doivent prendre ce probleme a bras le corps car a défaut de puissance exportatrice le rayonnement de notre pays et de sa cuture vont petit a petit s'éteindre.
Réponse de le 04/06/2013 à 14:19 :
C'est bien vrai Laurent68! j'ai moi vu un jour un film francais ou l'acteur principal declamait (sans aucune honte lui non plus) : "But alors you are French"...
C'est affligeant!
Réponse de le 04/06/2013 à 14:25 :
quand on critique les francais, on a le droit a des tirades sur le french bashing; pourtant personne n'est dupe du niveau dans bcp de matieres: langues etrangeres, sciences, economie.... moi je soupconne l'amendement car les profs francais sont encore plus mauvais que les eleves
Réponse de le 04/06/2013 à 15:07 :
Je suis d'accord avec vous que les français sont mauvais en langues car il n'y a pas bcp de films diffusés en VO ou bien d'avoir le choix de le voir en VO comme dans les pays nordiques. De plus, il me semble normal d'avoir des cours en anglais sur certaines matières spécifiques de la filière. Quand vous avez bac+5, vous avez souvent des meeting en anglais avec vos corresponds ou bien la plus part des normes sont écrites en anglais aussi. Donc, avec le raisonnement de certains, on doit travailler qu'avec le français... Et ben, ce travail s'appelle être fonctionnaire...
Réponse de le 04/06/2013 à 22:51 :
Des linguistes, comme le Pr.Hagège, disent que cette initiative serait un perte et une stupidité; conclusion que le minimum de bon sens reconnait aisément. L'université française est une image de la France et de son économie. Personne, ayant un peu de réflexion, ne confond la capacité, la nécessité de maitriser un langue étrangère, dans son quotidien professionnel, et le déni de sa langue maternelle, dans son enseignement. Il serait plus utile d'introduire un programme Eramus, à grande échelle, vers les pays anglo-saxons que des cours en anglais, en France. Mais les socialistes ne sont pas à une stupidité de plus, avec une absence de réflexion, dans des projets bâclés...
Faudra-t-il faire des cours en chinois, dans ce siècle, quand la puissance asiatique sera la première puissance mondiale ?

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