Et si le Japon avait raison ?

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Michel Santi (DR)
Michel Santi (DR)
L'austérité était-elle vraiment la seule voie pour sortir de la crise dans la zone euro? Si le FMI a reconnu ses erreurs dans la gestion de la crise grecque, il maintient la nécessité de l'austérité pour les pays européens. Pour l'économiste Michel Santi, l'austérité était loin d'être la seule solution, au regard du redémarrage de l'économie japonaise grâce aux stimulis décidés de son premier ministre.

 

« Austériens de tous les pays: unissez-vous ! » La rengaine des obsessionnels de la rigueur fiscale et budgétaire, volontairement moralisatrice, masquerait-elle les vrais enjeux de l?austérité ? L?aspect expiatoire du sacrifice, la vertu par l?austérité, n?est pas une raison suffisante. Derrière cette lutte menée avec ferveur ? et dédain pour ceux qui ne partagent pas leurs positions ? les partisans de cette rigueur savent bien que les économies budgétaires et le recul de l?Etat ne feront que distribuer davantage de ressources en leur faveur.

Il semblerait bien que la préoccupation fondamentale de ces « austériens » soit de ne pas laisser passer cette crise sans adopter encore et toujours plus de réformes « structurelles ». Autoriser aujourd?hui des mesures de relance de la croissance et desserrer ainsi l?étau insoutenable qui étouffe les populations reviendraient en effet à?gaspiller une bonne crise, et à n?en pas tirer parti du point de vue de la rationalisation, de la dérégulation, comme de l?amélioration de la sacro-saint compétitivité ! A cet égard, pour les défenseurs de l?orthodoxie budgétaire, le cas récent du Japon est l?équivalent de l?Antéchrist.



Voilà en effet un pays qui stagne depuis plusieurs décennies : entre une instabilité gouvernementale endémique, la productivité qui s?effondre, les dépenses colossales mais vaines dans de grands travaux publics pour relancer son économie, le traitement moyenâgeux de la femme et une population qui vieillit irrémédiablement, l?implosion n?était plus qu?une question de mois. Avec la crise de 2008, puis le tremblement de terre et le tsunami de 2011 aurait permis de mettre en place de vraies réformes structurelles. Le pays aurait enfin pu réagir en adoptant les bons réflexes au lieu de sempiternellement céder à la facilité en gonflant sa dette publique, pour soulager son économie. Et pourtant, un homme d?Etat volontariste parvient, contre toute attente, à opérer un redressement de cette économie en perdition et à combattre la déflation grâce à? encore plus de stimuli.

Un mauvais exemple?

« Et pourtant elle tourne », elle fonctionne à merveille cette planche à billets nippone qui, par « Abenomics » interposés, relance les précieuses anticipations inflationnistes. Elle fait enfin baisser la monnaie nationale et propulse une bourse naguère en état de mort cérébrale, au grand dam des austériens qui déplorent que cette reprise économique japonaise ne remette aux calendes grecques la mère des réformes qu?ils appellent de leurs v?ux.

Pourquoi, en effet, se donner la peine de rationnaliser un système qui redémarre ? Pourquoi ménager l?Espagne, la Grèce ou le Portugal qui saisiront ainsi cette occasion afin de se soustraire aux réformes structurelles jugées vitales par les austériens ? Comment oser préconiser la sortie de l?euro de certains pays qui pourraient s?en sortir par une dévaluation massive de leur monnaie qui leur évitera de passer par la case « crucifixion » ? Le cauchemar absolu pour ces austériens ne serait-il pas que la relance et que les stimulis marchent, après tout ? Selon leur logique imparable, la souffrance et les privations d?aujourd?hui représentent de réelles opportunités d?assainir en profondeur et rien ne serait plus regrettable que de dilapider la chance offerte par cette crise.


Leur hantise suprême étant que ces mesures keynésiennes soient bénéfiques : car le néo-libéralisme ne sait ni ne peut prospérer que sur la désolation sociale. Par exemple, ce sont ces mêmes austériens irréductibles qui souhaitent ardemment une envolée des frais de financement de la dette publique française qui forcera ce pays à enfin prendre les bonnes décisions pour l?amélioration de sa compétitivité? Pour ceux qui ne l?auraient pas encore compris, nous nous retrouvons aujourd?hui dans une authentique « stratégie du choc » décrite par Naomi Klein où une infime minorité ? ai-je prononcé le terme d?élite ? ? exploite les malheurs et profite des désastres afin de renforcer son pouvoir.

*Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre fondateur de l'O.N.G. « Finance Watch ». Il est aussi l'auteur de l'ouvrage "Splendeurs et misères du libéralisme"

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a écrit le 02/07/2013 à 16:47 :
Attention, les modèles sont complètement différents et le japon se base surtout sur la dévaluation de sa monnaie. De plus, la dette japonaise est quasiment exclusivement détenue en Yen donc une dévaluation du Yen n'entraine pas de répercussion sur la dette. La dette "européenne", elle, est différente car "mondialisée" une dévaluation de l'euro (si accepté par tous, ce qui est improbable du point de vue allemand) ne ferait qu'augmenter les déficits hors Europe et une perte de confiance des marchés et une hausse des intérêts et une hausse du cout de la dette et une hausse du recours au marché, ... un magnifique cercle vicieux vers l'enfer. Mais, si personne de rembourse rien, c'est génial, faisons cela, on verra combien de temps cela va tenir.
a écrit le 02/07/2013 à 7:27 :
Le Japon a raison,il est sur la bonne voie
L Europe a tout faux,elle va a la faillite!
Réponse de le 02/07/2013 à 16:59 :
Quelle démonstration!
a écrit le 01/07/2013 à 22:25 :
les japonais n'ont qu'a travailler moins pour vivre plus, quand on trvaille moins on a plus de temps pour depenser et on nourrit les commerces.
a écrit le 11/06/2013 à 9:40 :
Aussi abrupte puisse t'il paraitre pour les libéraux dont je fais partie, le raisonnement se tient, sauf que les subsides d'une politique accomodante seront -dans un pays tel que la France- immanquablement dilapidés sur l'autel de la paix sociale par le truchementde la dépense à courte vue, et non dans le cadre d'un projet économique et social de long terme. En d'autres termes il y a fort à parier que nous continuerons à faire les cigales en pérénnisant la sclérose à l'oeuvre depuis 40 ans sans regarder plus loin que la prochaine échéance électorale. Conclusion il faut un degré de responsabilité et de résistance à la politique de la facilité et du status quo pour mener à bien une politique telle que celle conduite actuellement au Japon; je pense que cette voie est inadaptée pour l'Europe et la France en particulier. Trop conservatrice, trop d'inertie ça ne ferait que conforter l'absence de réformes de fond et l'irresponsabilité financière de nos élites.
a écrit le 11/06/2013 à 9:19 :
Évidemment que le Japon fait ce qu'il faut pour tenter de sortir de la crise. Mais les élites européennes (en concert avec les grands industriels et financiers) ont depuis bien longtemps décidé que la destruction de la protection sociale étant un enjeu bien trop important, et que la crise offrait une opportunité sans égale pour le mener à bien. Les débats, la science économique même, n'ont aucune importance. Il faut à tout prix maintenir le cap.
Réponse de le 14/06/2013 à 0:51 :
100% VRAI CE QUE TU DIS. Les debats et la science economique n ont aucune importance c'est pour les pingouins. IL FAUT RAJOUTER AUSSI A LA DESTRUCTION DE LA PROTECTION SOCIALE, QUELQUE ChOSE DE PLUS ALLEChANTS ENCORE: LA PRIVATISATION DES ENTREPRISES PUBLIQUES, beaucoup plus intéressant pour les investisseurs
a écrit le 11/06/2013 à 8:01 :
La souffrance et les privations d?aujourd?hui seront le bien être de demain ou d?après demain. Il faut accepter de sacrifier une génération pour sauver la suivante. Mais laissons à ceux qui créer vraiment les richesses le droit de réussir, et ce n'est pas en les obligeant de quitter la France par des impôts confiscatoires que l'on réussira. C'est la Chine qui doit être notre modèle, pas le Japon. Vous êtes le dernier des mohicans, plus aucun économiste reconnu ne pense comme vous.
Réponse de le 11/06/2013 à 9:13 :
La Chine est votre modèle, cela nous dit tout sur votre pensée.
Réponse de le 11/06/2013 à 10:13 :
il y en a que les usines avec dortoirs de plus de 10.000 personnes avec grillages et barbelés au fenêtres pour empêcher les suicides font rêver (pas de chambre individuelle, partage du lit avec l'ouvrier travaillant pendant votre repos). Edmond, n'hésitez pas à partir en Chine pour vivre votre idéal.
Réponse de le 14/06/2013 à 0:39 :
Edmond est peut etre un riche qui a herité une fortune de sa famille, un investisseur, alors qui est en vacances 7j/7j, qui veut sacrifier des generations dans le seul but de soigner la productivité de ces investissements; qui se prend pour un createur de richesse ( et par la même pour un bienfaiteur) alors qu il ne leve pas le moindre pousse, qu il n a jamais travaille plus de 4h si ce n est parle d affaires, un createur de richesses car des esclaves travaillent pour augmenter sa richesse. Est en plus se plaint de payer des impots a un etat entierement devoue a servir les riches investisseurs comme lui, mais pas assez a son gout apparement.
Edmond si tu n es pas un de ces riches investisseurs tu es un sacre suceur de ces personnes ou alors tu es peut etre leur pigeon. VOILA
Réponse de le 16/06/2013 à 12:15 :
...La Chine, le Bangladesh...
Réponse de le 02/07/2013 à 7:30 :
Le Japon a raison,toi a tout faux.
Retourne en chine,communiste!
Réponse de le 02/07/2013 à 16:58 :
Ha cela me fait bien rire, certes, il faut reconnaitre aux chinois une certaine compétence dans l'art de mettre en place des filières industriels mais les prendre en exemples ... c'est la voix de l'ignorance, se battre en direct contre eux sur les prix est stupide et nous perdrions tout le temps car chinois, indiens, demain éthiopien, malgaches, toujours un moins chers que l'autre, la chine aura dans 30 à 50 ans (peut-être moins car tout s'accélère) les même problèmes que nous aujourd'hui, ils ne seront plus compétitifs, ... La seule issue est de monter en gamme, innover, créer de la richesse, de la valeur ajoutée pour toujours garder une longueur d'avance sur eux et ce sans trop remettre en cause notre modèle (des ajustements profonds sont nécessaires). Nous pouvons faire mieux bien mieux mais sommes nous près à repenser tout, à changer notre vision des choses, à oser, à positiver et aller inexorablement de l'avant au lieu de dire c'était mieux avant ou ho les méchants riches, ... . Le modèle, c'est l'innovation et la création, réinventer et monté en gamme. En effet, un produit "valant" cher, le cout de la mo devient marginal.
Le modèle, c'est nous et à nous de le créer et pas à faire il est vrai comme sait bien faire la chine, copier ce qu'ils font.
a écrit le 10/06/2013 à 23:54 :
oups !!! les pingouins libéraux, possibles investisseurs blindés, lecteurs de la tribune sont choqués par les propos de Michel Santi; lorsqu'ils ont lu le dernier paragraphe ils ont failli faire une crise cardiaque
a écrit le 10/06/2013 à 23:04 :
Mais quelle farce, Santi c'est la chienlit!
a écrit le 10/06/2013 à 22:19 :
Il a produit quoi dans sa vraie vie Michel Santi ?
a écrit le 10/06/2013 à 20:43 :
Il faudrait être bien naïf pour croire que les dettes publiques seront remboursées un jour. Les États-Unis laisse filer leur déficit, le Japon aussi, alors pourquoi pas l'Europe ?
Réponse de le 10/06/2013 à 21:29 :
Je suis d'accord avec toi Jane Golt sur le fait que les dettes publique ne seront pas remboursé et ne sont tout simplement pas remboursable.

Mais il faut toujours financer l'activité économique et c'est pour cela que les états ne peuvent pas dire qu'il ne rembourseront pas de plus si il est vrai que les USA et le Japon laisse filer leur déficit il faut rappeler que la dette Japonaise qui s'élève a 245% du PIB est détenu a 93% par les Japonais se qui en fait une dette souveraine contrairement au dette europeene et la dette des usa qui sont des dette détenu en grande partie par des capitaux étrangers
a écrit le 10/06/2013 à 19:28 :
impayable, tous les jours on le ressort avec ses théories obsessionelles de la dette de la devaluation et du défaut de paiement. Les émergents ne sont pas près d'emerger avec des subterfuges pareils, je pense même qu'ils veut tuer les malades.
a écrit le 10/06/2013 à 19:13 :
*Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre fondateur de l'O.N.G. « Finance Watch ». Il est aussi l'auteur de l'ouvrage "Splendeurs et misères du libéralisme"
J'ai bien peur pour les pays émergents , Relance Inflation Devaluation etc
a écrit le 10/06/2013 à 18:33 :
La question est:les dettes doivent elles etre remboursées.Monsieur Santi répond non!Ce qui est valable pour les états le sera pour les entreprises et les particuliers,l'argent ne vaudra plus rien
Réponse de le 10/06/2013 à 20:39 :
Quel pays a déjà remboursé sa dette?
Le monde ne s'est pas écroulé pour autant....
a écrit le 10/06/2013 à 16:35 :
On paye toujours très cher le fait de croire qu'on peut imprimer à l'infini le papier monnaie sans contrepartie, malheureusement ça se voit presque toujours trop tard, car la drogue, la facilité l'emporte.
Une réforme sert normalement à mettre à plat tout ce qui existe, en face de l'environnement et des objectifs, et on se réadapte pour coller à cet environnement et ainsi être optimisé, l'endettement est une méthode qui sert à ne pas se réformer donc à être progressivement de plus en plus en décalage avec la réalité du monde.
En France depuis 2007, on a eu 700 milliards de dette en plus pour 0% de croissance, donc cela signifie que globalement le pays est en dépression de 100 milliards par an, il est donc normal que la tva et les rentrées fiscales commencent à baisser dès qu'on freine le déficit.
Je me rappelle encore cet appel des grands dirigeants du monde disant qu'il n'y aura pas de guerre des monnaie, ce qu'il fallait décrypter par "la guerre des monnaie va se faire", quand on ne se base plus que sur les faits des dirigeants politiques et non plus sur leurs dires, c'est dingue comme la lecture du monde est simplifiée.
Comme il n'y a plus de standard or, on est à l'ère où les monnaies de dévaluent par rapport à elle-mêmes ou au dollar, le Japon a décidé de diviser la valeur de sa monnaie par 2 en 2 ans, or le Japon est un pays industrialisé qui vit comme l'Allemagne par les exportations( l'Allemagne fait 0% de croissance avec au moins 150 milliards d'excédents), c'est donc à nous qu'il essaye de tailler des croupières, et, dans la même logique, plombé par ses importations de matières premières et de charbon( depuis Fukushima), la Japon a relancé en urgence son programme nucléaire après l'avoir éteint.
Cela me rappelle une histoire, celle de l'arrivée de la peste noire, un navire marseillais venant d'orient avait la peste mais comme les armateurs ne voulaient pas attendre la fin de la quarantaine pour pouvoir vendre à une foire avant que cette dernière ne se termine, ils ont corrompu pour pouvoir débarquer, on connait la suite, 1/3 des gens sont morts pour une bassesse histoire de pognon à court terme, le malheur est que l'humanité n'a rien appris de ce genre d'histoires, nous n'arrivons pas à évoluer, l'histoire de la séparation banque de dépôt et d'investissement est un cas patent, on se dit à chaque fois, ce n'est pas pareil ça n'arrivera pas, et paf, l'histoire se répète, en science on apprend que les mêmes causes donnent les mêmes effets, simplement nous n'avons pas l'esprit scientifique, l'éducation à l'école est sans doute à revoir.
Réponse de le 10/06/2013 à 17:03 :
+1.
Il y a beaucoup trop d'argent de par le monde qui ne sait plus où aller.
Je n'ai pas de chiffres, mais j'ai lu recemment que la dette des PIGS redevenait vendeuse...
Ca laisse songeur pour les 5 années qui arrivent. Les intervalles entre les krachs se rétrécissent de plus en plus.
a écrit le 10/06/2013 à 16:32 :
Lorsque grâce à l'hyperinflation de leurs importations ils subiront eux-mêmes l'hyperinflation, vous vous rendrez compte, Monsieur Santi, de votre faible vue sur l'économie.
a écrit le 10/06/2013 à 15:38 :
Il se pourrait bien que le Japon ait trouvé la bonne politique, imitant en cela les Etats-Unis. L'idéal serait de générer de l'inflation afin d'allèger le fardeau à la fois des dettes privées et publiques. Cela ne fera pas l'affaire des rentiers grippe-sous mais peu importe.
Réponse de le 10/06/2013 à 16:26 :
Pas besoin d'etre rentier pour subir l'inflation, tout le monde l'a subi et en premier les plus modestes car payer de plus en plus cher quelque chose avec des salaires qui diminuent de 5 % par an et tout simplement injuste, et si l'inflation monte à plus de 10 % alors c'est la catastrophe. Pour mémoire l'euro a perdu 50 % de son pouvoir d'achat depuis 2002. Allez donc au dela de vos idées politiques socialistes et vous verrez que votre vision est profondément anti sociale, et anti individu. La seule façon de maitriser l'inflation est d'avoir une monnaie non manipulable par les politique et indépendante de leurs bon vouloir, seul l'or permet cela, l'histoire le prouve.
Réponse de le 10/06/2013 à 20:38 :
S'il y a de l'inflation, les salaires ne baissent pas, ils montent. C'est le b-a, ba.
Réponse de le 10/06/2013 à 21:36 :
Une inflation mesuré est bonne pour un pays. Vous n'avez d'ailleurs cas regarder la courbe de Philips elle parle d'elle même il y a corrélation entre l'inflation et le chômage c'est a dire que la politique de la BCE qui consiste a combattre l'inflation nous le payons en chômages.
Mais oui une inflation sans augmentation de salaire est mauvaise et c'est pour sa que Maurice Allais a proposé l'indexation sur les salaires c'est a dire que si il y a une inflation de 5% les salaires augmente de 5%. Cela aurait donc pour but d'aider les plus bas salaires.
Réponse de le 10/06/2013 à 23:39 :
et revoilà Libre qui revient nous pomper avec ses idioties et son obsession pour l'or !!!
Réponse de le 10/06/2013 à 23:57 :
...peut pas s'en empêcher! c'est plus fort que lui...
a écrit le 10/06/2013 à 15:21 :
Le Japon profite de la crise mondiale pour dévaluer sa monnaie par un QE. Les US tellement attachés à une parité dollar yen au dessous de 100 n'ont pas réagi. Il n'en reste pas moins que la parité ce jour est de 98. Donc il n'y a pas grand chose de changé au Japon de ce côté-là. Il n'y a pas démarrage de l'inflation non plus. La seule véritable réforme est structurelle : 1. la diminution de l'encadrement de l'économie qui conduit à la reprise de confiance des agents économiques qui se mettent à consommer plus. 2. la diminution des dépenses publiques (-7,8% sur la solde des fonctionnaires en 2012). Il est absurde de laisser croire que les réformes structurelles sont liées à l'austérité.
Le gouvernement français fait de la pseudo austérité en augmentant les prélèvements et maintenant son train de vie, de façon à augmenter son poids dans l'économie qui régresse. Les déficits augmentent et la dictature se rapproche.
a écrit le 10/06/2013 à 15:09 :
M. Santi, qui êtes-vous pour affirmer que la femme japonaise subit un traitement "moyenâgeux" ?
Gardez votre ethnocentrisme pour vous seul, et à l'avenir évitez d'aborder la sociologie japonaise, c'est un sujet qui vous échappe totalement.
Réponse de le 10/06/2013 à 15:23 :
@Natroll
S'il pouvait aussi éviter d'aborder l'économie, je crois que ca ne serait pas une mauvaise nouvelle non plus
Réponse de le 10/06/2013 à 16:05 :
Comment qualifier le traitement de la femme en Arabie Saoudite ?
Réponse de le 10/06/2013 à 18:21 :
@Simplet : Excellente question. N'ayant ni les connaissances ni le recul nécessaire, je préfère ne pas aborder le sujet.
Mais la femme japonaise, au regard de la culture nippone, est destinée à être femme au foyer. (Ce fut le cas en France jusqu'à la deuxième moitié du XXème siècle.)
Si la mentalité nippone a certes du mal à évoluer (la femme reste "inférieure" à l'homme, et la France n'a pas de leçon à donner sur ce point...),l es jeunes japonaises font des études, accèdent à l'emploi, et sont donc capables de mener leur vie comme bon leur semble.

Mais M. Santi préfère grossir les traits (ça choque plus de dire que les femmes subissent un traitement moyenâgeux), c'est plus simple.
a écrit le 10/06/2013 à 14:47 :
Pour ce qui concerne le Japon, il est encore trop tôt de porter un jugement sur sa prétendue "reprise" économique, fondée davantage sur un optimisme imaginaire que sur un vrai redémarrage de l'activité productive ou commerciale. Notons au reste que, depuis quelques jours, les cours de la Bourse et du change sont devenus de nouveau très instables. Il ne s'agit donc pas d'en juger sur une courte durée, l'"Abenomics" n'ayant vraiment commencé qu'à peine depuis plusieurs mois...
Réponse de le 10/06/2013 à 14:54 :
Euh depuis 20 ans cela au moins 20 fois que le Japon fait des plans de relance par toujours plus de dépenses étatiques, alors le résultat on le connait déjà, et il n'y a que l'Europe, qui fait la meme chose avec les memes résultats, pour s'illusionner de cela.
Réponse de le 10/06/2013 à 15:21 :
Attention! La "stratégie de la croissance économique" que le gouvernement japonais vient de présenter ne contient guère de nouveautés... il va encore gonfler le budget de travaux publics (souvent inutiles), ce qui augmentera encore le déficit budgétaire, et partant la somme totale de la dette étatique, suffisamment énorme déjà. Voilà pourquoi, en dépit de l'assouplissement quantitatif de la monnaie, le cours des obligations d'État continue à baisser.
a écrit le 10/06/2013 à 14:36 :
Amusant d'anticiper la réussite de la politique japonaise. On verra quel sera le taux de "croissance" japonais quand ils auront mis fin à leur QE de 75 milliards mensuel et que leur dette sera à 400% du PIB...
Réponse de le 10/06/2013 à 14:41 :
+ 100 !!!
a écrit le 10/06/2013 à 14:33 :
On en revient toujours au fond du problème. Une gestion pour le moins laxiste des dirigeants des pays européens (même l'Allemgne si on y regarde de plus près), qui raisonnent en fonction des échéances électorales et de leur intérêt, au détriment d'un gestion saine et d'investissements sur le long terme, tout cela favorisé par une finance cupide et nombriliste, et voilà une belle crise! Décidemment, nous avons tous la mémoire courte! Le premier crach de l'histoire (17ème siècle, la crise des tulipes...) et le plus spectaculaire par ses conséquences (1929) notamment la deuxième guerre mondiale ne nous ont vraiment finalement servi à rien où à si peu...
Réponse de le 10/06/2013 à 14:41 :
Accuser l?Allemagne parce qu'elle fait exactement ce que fait la France depuis des décennies, c'est à dire pondre des lois ahurissantes et injustes, des taxes et embaucher toujours plus de fonctionnaires tout en intervenant dans l'économie pour son plus malheur, pour des raisons de pouvoir et électorales, est de mauvaise foi.
La France est seule responsable de son propre déclin depuis des décennies, les déficits le prouvent !!!
a écrit le 10/06/2013 à 14:05 :
M Santi une relance keynésienne suppose de vrais projets d'avenir qui puissent être utiles au pays sur le long terme. Cela ne s'imagine pas et ne se met pas en place du jour au lendemain. De plus, cela nécessite de grands hommes sachant insuffler du mouvement face à l'inertie naturelle de tous les pantouflards. En France nous n'avons pas eu au pouvoir depuis longtemps de tels profils. Toutes les tentatives de relance keynésienne se sont donc soldées et se solderont donc par un échec. Dépenser l'argent de la relance en petits fours et comités léonins n'apportera aucun bénéfice.
a écrit le 10/06/2013 à 13:49 :
Très bon papier encore une fois de Michel Santi. Il est en effet curieux de constater que les seuls pays qui s'en sortent sont ceux qui ne pratiquent pas l'austérité, à savoir essentiellement les Etats-Unis et le Japon. Le malheur de la France est d'être enchaînée à un vieux pays de grippe-sous qui a l'inflation en sainte horreur et dont il faut absolument se désolidariser en créant une zone monétaire d'Europe du sud avec une monnaie dévaluée.
Réponse de le 10/06/2013 à 14:13 :
Très bon papier ?? Vous plaisantez ? Vantez l'impression de fausse monnaie papier depuis des décennies, car c'est que font les japonnais depuis 20 ans, et toujours pas de reprise. Nier à ce point l'évidence économique en prônant en article d'un anti libéralisme notoire qui accuse le libéralisme d'etre responsable de l'échec de l'Europe de Bruxelles ultra réglementaire et anti libérale est absolument mensonger, et honteux. Mais ce Michel Santi nous a déjà habitué à sa propagande nauséabonde depuis longtemps, il est vrai.
Réponse de le 10/06/2013 à 14:13 :
Vous demanderez aux américains obligés de cumuler plusieurs boulot sous payés ou de retourner travailler à 85 ans si les Etats Unis s'en sortent si bien que cela. Selon votre modèle, je suis aussi d'accord pour créer une zone monétaire différente entre l'ile de France et le Massif Central. La multiplicité des monnaies n'arrangent pas le peuple, uniquement les banques et financiers qui touchent une commission lors des changes. L'inflation c'est quoi? C'est la dévalorisation dans le temps du travail que vous avez effectué. Donc non seulement les Etats vous taxent sur votre salaire, mais en plus on vous taxe une seconde fois vos économies avec l'inflation.
Réponse de le 10/06/2013 à 14:37 :
Ai je écris quelque chose au sujet des USA ? Pas du tout, meme si ce pays est bien sur largement moins fiscalisé que la France. Mais je rappelle que c'est à cause de l'interventionnisme étatique américain que Fanny Mae et Freddy Mac ont preté de l'argent à des millions d'américains non solvable pour relancer artificiellement l'économie. Voila ce qu'est de l'interventionnisme étatique, comme c'est le cas en France. A cause des différentes intervention de l'état dans le marché immobilier par de la défiscalisation, des prets à taux zéro payés par les contribuable, et autres, aujourd'hui le marché immobilier français est bien trop cher. En Allemagne, par exemple, il est deux fois moins cher, et est au niveau du prix français des années 80. Résultat le montant des loyers pour une famille allemande ne représentent que 10 % de leurs revenus, alors qu'il est de 30 à 40 % en France, pays socialiste par définition. Je rappelle aussi que le libéralisme ne prône pas le contrôle de la monnaie par les gouvernements qui la manipulent à des fins politique et de pouvoir. La seule monnaie qui soit c'est l'or, et celle ci ne doit dépendre que de la réalité économique, et elle évite l'inflation, ce vol sournois, l'or apporte la stabilité économique bénéfique pour le peuple.
Les banksters sont les copains de vos amis politiques anti libéraux par excellence. Je vous rappelle que l'étalon Or a été abandonné depuis 1971, orchestré par les américains et avec l'accord du gouvernement français.
Et maintenant c'est l?Europe de Bruxelles qui organise la prochaine explosion de la fausse monnaie papier Euro, et les autres ne valent pas mieux.

Alors si vous voulez savoir ce qu'est le libéralisme commencez à étudier un peu ce dont il s'agit, loin de vos clichés médiatiques issus des complices de la TV et des journaux, surtout en France.
a écrit le 10/06/2013 à 13:32 :
On ne navigue pas avec tanker comme on navigue avec une barque, le temps de réaction n'est pas le même et encore moins avec la juxtaposition de pays européen qui font penser au radeau de la Méduse
a écrit le 10/06/2013 à 13:16 :
Je cite Paul KRUGMAN mai 2013 dans 'Courrier International'.
" L'abandon des plans de relance peut être interprété comme la volonté de donner priorité aux créanciers sur les travailleurs. L'inflation et la faiblesse des taux d'intérêt sont mauvaises pour les créanciers même si elles favorisent les créations d'emploi. Réduire les déficits publics dans un contexte de chômage massif peut aggraver la récession, mais cela accroit les chances des détenteurs d'obligation d'être entièrement remboursés."
Réponse de le 10/06/2013 à 15:09 :
@serge

Si on est dans la situation actuelle, c'est justement grace à ce monsieur.
D'autant que sa distincition entre créancier et travailleur est totalement absurde. Quand le pauvre salarié place son argent dans une assurance-vie, c'est en grande partie sur le marché obligataire que son argent sera placé.
C'est pour cette raison que si vous faites de l'inflation, vous détruisez l'épargne des ménages, si vous faites défaut sur votre dette publique, vous détruisez l'épargne des ménages.
Comme la France ne remboursera jamais sa dette, va y avoir du monde de plumé
Réponse de le 10/06/2013 à 15:17 :
+ 100 !! Ca fait plaisir de voir qu'il y a de plus en plus de commentaires sensés, malgré l'immense propagande étatiste et médiatique en France.
a écrit le 10/06/2013 à 13:11 :
La cacophonie parmi les économistes et les politiques fait peur !
a écrit le 10/06/2013 à 13:04 :
Je réves dire que L'europe de Bruxelles serait "néo libérale" et que le libéralisme "ne peut que prospérer que sur la désolation sociale" est le comble de la mauvaise foi. Depuis 40 ans la France est dirigée uniquement par des socialo-conservateur (UMPS) qui emprunte de quoi payer ses fonctionnaires sur les marchés financiers pour éviter de se réformer et qui a ainsi plongée la France dans la sclérose économique, et la paupérisation de la population. Les gouvernements français volent 56 % de la richesse nationale pour pour se déficits chronique, ce qui est l'inverse du libéralisme. Le libéralisme c'est le cantonnement de l'état a des fonctions purement régalienne, et le non contrôle de la monnaie pour des raisons de pouvoir, et politique.
Le libéralisme ce n'est pas l'oligarchie européenne, ce n'est pas l?interventionnisme étatique, et maintenant de Bruxelles, ce n'est pas non plus l'ultra réglementation et l'hyper fiscalisme que nous vivons d'avantage à chaque année. C'est encire une fois exactement le contraire.

Le Keynésianisme n'a jamais fonctionné, c'est une vu de l'esprit, et surtout d'avantage d'endettement des états, et des citoyens.

Ce monsieur pseudo économisme ultra gauchiste et conservateur ne manque pas d'air, et cela fait longtemps qu'on lit ces mensonges ici même.

A quand des articles honnêtes et non politisés sur la Tribune ?
Réponse de le 10/06/2013 à 14:08 :
vous considérez que ce monsieur ne manque pas d'air ,mais alors que dire de vos slogans ?
Réponse de le 10/06/2013 à 14:16 :
Et bien dites nous justement. Car je peux aisément démontre la véracité de mes propos, et bien d'autres plus instruis que moi le font au quotidien. Mes propos sont simplement un constat de fait et du bon sens. L'économie ne se décide pas dans les ministères qui ne sont que des planques à énarques et fonctionnaires qui vivent grassement sur le dos des contribuables. Ce sont les memes qui nous vantez les mérites de l'Europe anti libérale qui devait nous apporter le bonheur et la prospérité. Et on vous le résultat !! Et maintenant qu'ils se sont plantés, une fois de plus, ca serait la faute de ceux qui n'ont jamais eu le pouvoir en France. Oui décidément vous et ce Santi vous ne manquez pas d'air, en effet.
Réponse de le 10/06/2013 à 23:44 :
@pm: tout de suite Libre n'admet pas que d'autres puissent avoir des idées différentes des siennes...sans pour cela cesser de nous répéter qu'il est libéral :-) bon, il nous dit quand même qu'il existe des gens plus instruits que lui... ce dont personne ne doutait d'ailleurs :-) :-)
a écrit le 10/06/2013 à 12:51 :
On peut avoir des titres et dire des betises....si le le QE japonais fonctionnait cela se saurait...depuis 20 ans qui le pratique....c est extraordinaire de ne pas voir la bombe qu il prepare car cette creation de monnaie se retrouve soit sur les marches (bulles...) soit immobilise dans les banques...le jour ou la monnaie circule...un tsunami...mais bon l art de l eco est d avoir une memoire courte et oublier les betises racontes la vielle
Réponse de le 10/06/2013 à 13:12 :
+ 10 !! Mais cet économiste évite de préciser cela, au profit de son idéologie collectiviste, comme d'habitude.
a écrit le 10/06/2013 à 12:13 :
La grand force du Japon, c est d a voir un leader. Le jour ou la France, et surtout l Europe en aura un, on pourra annocer une strategie claire et sortie de ce brouillard en retablissant la confiance. Pour l instant c est plutot la strategie de "attendons, avec un peu de bol les problemes vont disparaitre toute seuls".
Réponse de le 10/06/2013 à 13:32 :
la grande force du japon s'est surtout sa banque centrale qui agit pour la croissance de son pays. Tant que la France ne récupérera pas sa souverainté monetaire, son president sera manchot.
Réponse de le 10/06/2013 à 13:53 :
La croissance? Si vous basez encore votre idéal économique sur cette ineptie, vous allez au devant de futures désillusions. A quoi vous sert une augmentation de salaire de 1% quand l'inflation dépasse les 5% et vos dettes augmentent d'autant tous les ans?
Réponse de le 10/06/2013 à 19:00 :
L'inflation n'est pas un problème bien au contraire vous n'avez cas regardé la courbe de Philips elle parle d'elle même et montre qu'il y a bien corrélation entre l'inflation et le chômage.

Pour éviter que les salaires les plus bas soit défavoriser il faudrait comme le suggère Maurice Allais mettre en place l'indexation sur les salaires c'est a dire si il y a une inflation de 5% les Salaires augmenterait de 5%

Il y a seulement 3 moyens pour un Pays de rembourser sa dette, la guerre , la croissance,
et l'inflation.

L'austérité n'en est pas une au contraire on voie bien le résultat en Europe, mais imprimé des billets qui ne toucheront pas l'économie réel n'en est pas une non plus. C'est pourquoi je pense qu'il est anormal que le statue de la BCE soit telle qu'il lui interdit de prêter directement a un état

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