Cette guerre idéologique que l'austérité est sur le point de gagner

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Avec le rebond de la croissance en Grande-Bretagne, en Espagne, les partisans de l'austérité sont en passe de crier victoire. Pourtant, les stigmates de la crise, accentuées par la rigueur, ne sont pas près d'être effacées. Par Michel Santi*

Le scénario est toujours le même. Le gouvernement du pays en question opte pour l'austérité, croyant ainsi conserver la confiance des marchés financiers. A l'unisson, l'ensemble des partis politiques affichent leur indéfectible volonté de préserver la notation de la dette souveraine de leur pays. Jusqu'à ce que l'austérité déprime la consommation, fige l'investissement et, en finalité, débouche sur la récession.

En conséquence, les objectifs en matière de réduction des déficits sont très loin d'être atteints, tant et si bien qu'une intensification de l'austérité est exigée par les responsables politico-économiques. Lequel regain de rigueur exerce une pression supplémentaire sur ce qui reste de croissance et que, en finalité, le pays perde son AAA, ou la note enviable dont il bénéficiait de la part des agences de notation. Agences de notation qui, du reste, invoquent les misérables perspectives de croissance afin de justifier la dégradation de la note de ce pays.

Un scénario familier, qui vient de toucher les Pays Bas

C'est là que le Ministre des Finances de ce pays, montrant une détermination sans faille, assure vouloir redoubler d'efforts pour réduire la dette publique, non sans distiller son angoisse vis-à-vis de déficits « qu'il nous est impossible de transmettre aux générations futures »… Scénario familier, donc, qui ne s'est que trop répété ces dernières années en Europe et qui vient de toucher les Pays-Bas, « déshonorés » par la perte de leur triple A. Austérité qui a donc embarqué ce pays dans une spirale infernale où la croissance rétrécit comme une peau de chagrin année après année et où le fardeau de l'endettement s'aggrave, lui, année après année.

Une tragédie dont le final n'est que trop connu

Comment et pourquoi s'en émouvoir - ou tout simplement s'en étonner ? - quand le gouvernement hollandais adopte des mesures d'économies et d'augmentations d'impôts se montant à 6.5% du P.I.B. entre 2011 et 2014, et à 2.5% d'économies supplémentaires entre 2015 et 2017 ? Pourtant - quelle surprise ! - : la dette publique s'enfonce de 65.7% du P.I.B. en 2011 à 76.3 prévue en 2014. Tandis que le chômage double quasiment sur la même période de 4.3% en 2011 à 8% prévu en 2014…

C'est donc plus ou moins à ce moment de cette tragédie dont le final n'est que trop connu que le gouvernement hollandais (ou du pays européen en question) décrète un resserrement de l'austérité, afin d'atteindre - ou de se rapprocher le plus possible - du critère aberrant des 3%. Gouvernement du pays en question qui ne se rend nullement compte de l'ironie de la situation où il s'empêtre le cœur léger, et qui veut que chaque mesure supplémentaire de rigueur adoptée l'éloigne un peu plus de ce AAA si convoité.

La naïveté de penser que tous les secteurs d'une économie peuvent cesser de dépenser, sans conséquence sur la croissance

Autorités du pays dégradé en question qui se rebellent et qui se scandalisent dès que leur notation souveraine se retrouve dégradée par celles-là mêmes (les agences de notation) qui les avaient mis en garde… « Que d'efforts pour rien ! », s'exclament alors des autorités politiques et financières qui semblent n'avoir toujours rien compris aux rudiments de la macro économie. Qui, dans leur infinie naïveté, sont persuadés que tous les secteurs d'une économie peuvent épargner, peuvent cesser de dépenser et peuvent interrompre leurs investissements sans que cela ne se ressente sur l'activité, et donc sur la croissance. Et qui, à la faveur de la gifle de la dégradation de leur notation, commencent enfin à intégrer des éléments de macro économie pour apprentis-économistes.

La priorité devrait être de résorber le chômage et soutenir la croissance

Non : l'économie hollandaise (ou française, ou espagnole, ou britannique…) n'était absolument pas en danger. Non : ses finances publiques ne risquaient à aucun moment d'échapper à tout contrôle. Non : il n'est nullement impératif du point de vue macro économique d'atteindre un budget excédentaire à l'horizon 2015. Oui : les critères européens des 3% sont débiles ! Et, oui: les seules et uniques priorités de ce gouvernement (comme de tout autre exécutif) sont de résorber le chômage et de soutenir la croissance.

L'austérité en passe de gagner la guerre

Et pourtant, elle est en train de la gagner cette guerre : l'austérité ! Grâce à l'économie britannique qui reprend enfin le chemin de la croissance. A l'Espagne dont le P.I.B. cesse subitement de se dégrader. Et même à la Grèce qui voit poindre un semblant de reprise. Ne vous y trompez toutefois pas car ce rebond n'est strictement pas redevable à la « sagesse » de nos gouvernants, mais à une interprétation qualitative fallacieuse des statistiques économiques.

Car ce sont les pays ayant imposé l'austérité la plus rude qui ont subi le plus fort décrochage de leur croissance et l'augmentation la plus spectaculaire de leur dette. Car la croissance est comme ce ballon qui rebondit forcément - et mécaniquement - après avoir touché le sol : elle repart même sans mesure qui puisse la stimuler. L'économie - c'est comme les êtres humains- : ils récupèrent après un moment d'abattement et finissent par se relever. Si ce n'est que les économies touchées par l'austérité se rétablissent à un rythme d'une lenteur extrême, et qu'elles ne reviennent jamais à leur niveau d'avant, d'avant la crise.

 

* Michel Santi, économiste franco-suisse, conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre de l'O.N.G. "Finance Watch". Vient de paraître : une édition étoffée et mise à jour des "Splendeurs et misères du libéralisme" avec une préface de Patrick Artus et, en anglais, "Capitalism without conscience". Vient de paraître :"L'Europe, chronique d'un fiasco politique et économique"

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Commentaires
a écrit le 10/12/2013 à 14:58 :
Si la comparaison Grande-Bretagne / Japon continue comme ça, je vais réexaminer mes convictions keynésiennes.
a écrit le 10/12/2013 à 14:35 :
Le plus naïf dans l'histoire,c'est celui qui croit qu'on peut résorber un problème de dette avec plus de dette ,ou bien que la croissance est une balle qui rebondie ...je parie que vous êtes persuadé que l'économie est une science exacte d'après vos propos (c'est mécanique ,la croissance repart toujours après une chute...demandez au Japonais ce qu'ils en pensent..),mais là ,ce n'est pas une bataille d'idées camarades, ce sont des faits ! Le plus fort, c'est que lorsqu'ils ne vont pas dans votre sens , ils sont forcément maquillés ! la mauvaise foi dans toute sa splendeur ...Dites,au passage,dans les banque centrales que vous avez conseillé, il n'y aurait pas le Zimbabwe par hasard ?
a écrit le 10/12/2013 à 14:34 :
Le plus naïf dans l'histoire,c'est celui qui croit qu'on peut résorber un problème de dette avec plus de dette ,ou bien que la croissance est une balle qui rebondie ...je parie que vous êtes persuadé que l'économie est une science exacte d'après vos propos (c'est mécanique ,la croissance repart toujours après une chute...demandez au Japonais ce qu'ils en pensent..),mais là ,ce n'est pas une bataille d'idées camarades, ce sont des faits ! Le plus fort, c'est que lorsqu'ils ne vont pas dans votre sens , ils sont forcément maquillés ! la mauvaise foi dans toute sa splendeur ...Dites,au passage,dans les banque centrales que vous avez conseillé, il n'y aurait pas le Zimbabwe par hasard ?
a écrit le 10/12/2013 à 13:31 :
Cet article c'est la blague du jour... regardons bien l'angleterre démarrer, d'ici très peu on se verra que son arrière train, et ce pour longtemps... au moins cela nous permettra de ressentir quelques effluves de croissance résiduelle qui s'en échapperont...
a écrit le 10/12/2013 à 10:05 :
L’Espagne a choisi une stratégie que l’on pourrait qualifier de retour aux réalités :
- Réduction de la portion de caviar social dans la fonction publique (limitation de la croissance des salaires, voir légère baisse en 2012, diminution du nombre fonctionnaires et diminution de certaines dépenses publiques non productives)
- Control central des dépenses des régions et amélioration de la collection des impots
- Flexibilité accrue du marché du travail allégeant le poids de la dualité du marché du travail espagnol (précarité des emplois temporaires, difficulté à décrocher un emploi à temps plein notamment due aux contraintes et couts de licenciement sur ce segment)
- Re-capitalisation massive du secteur financier (€130milliard de capital levé et €250millard de provisions passées depuis 2008)

Les résultats préliminaires sont les suivants :
- Amélioration de la productivité de 2% par an depuis 2009
- Retour d’un balance commerciale excédentaire impactant positivement la croissance grâce a des parts de marché gagnées en Europe (un peu) mais surtout dans le reste du monde
- Fin de la crise immobilière, le secteur de la construction ayant corrigé plus que nécessaire (le niveau d’investissement est passé sous la moyenne de l’eurozone contrairement à la moyenne historique) laissant présager du role positif de ce secteur a l’économie dans les 5 ans venir
- Amélioration marginale du taux de chômage a attendre en 2014 et 2015 sous l’effet d’une demande intérieur en baisse due à l’austérité (there is no free lunch)

Non l’Espagne n’est pas revenu au plein emploi, non sa croissance ne dépasse pas les taux de croissance cosmétiques venus de Chine ou des US, et non son ratio de dette/PIB n’a pas diminué (who cares, la on est d’accord). Mais quelles sont les alternatives possibles? Il y en a 2 :

D’abord il y a la stratégie choisie par le France dite de « Je me tourne les pouces, mais je les tourne vite », pas besoin d’épiloguer a moins de vite disserter sur le néant

Enfin il y a l’alternative dite de la « Fuite en avant » choisie par les US (qui peuvent se le permettre n’ayant aucun état d’ame a avoir une reprise socialement aberrante) et le Japon (qui ne peut pas se le permettre). Celle-ci consiste à ignorer proprement et simplement les effets de moyen terme d’une politique monétaire « accomodante » (l’euphemisme est aussi doux qu’une séance tantrique de sado-masochisme) qui ferait gagner quelques basis point de croissance les 2 premières années avant de voir le boomerang revenir en pleine poire avec l’éclatement annoncé des bulles du marché Equity/ High Yield/ Corporate Bonds…

Voilà, entre la pneumonie, la sclérose en plaques et parkinson, il y a une dont on se sort a force de remèdes et d’effets secondaires, je vous laisse choisir…
a écrit le 10/12/2013 à 4:37 :
Tic tac tic tac , en janvier le congres americain se reunis pour revoir le financement de sa dette, tic tac tic tac
a écrit le 10/12/2013 à 3:43 :
Michel Santi a raison contre le reste du monde et il n'est pas seul! stiglitz et Krugman sont avec lui..
Mai's il defend l'interet du peuple et non des capitalistes. Austerite que la France a bien mieux geree que l'Espagne ou l'angleterre, grace a in gouvernement qui n'a pas trop taille dans les depenses sociales..Merci qui?
Réponse de le 10/12/2013 à 7:25 :
Mon pauvre ami, vous serez le premier à couiner quand vous vivrez la dépression qui se profile ...
a écrit le 10/12/2013 à 1:55 :
Vous savez dans ce genre de crise ceux qui croient avoir gagné se retrouvent en situation d'échec et puis de nouveau ça bascule. Tout ça rappel étrangement la période des années d'avant guerre. Au final, on devra forcément bruler des tonnes de capital par la canonnière. Ca se rapproche, on dirait.
Réponse de le 10/12/2013 à 2:07 :
Reste a savoir ou ça va commencer, la mer de Chine, du cote de l'Ukraine ou ailleurs... On va bientôt avoir besoin de nos grognards comme disait un petit général, c est pas le moment de trop couper dans le complexe militaro industriel car il va être utile pour défendre nos valeurs.
Réponse de le 10/12/2013 à 2:37 :
De Gaulle avait vu juste encore une fois.
a écrit le 09/12/2013 à 23:56 :
"La naïveté de penser que tous les secteurs d'une économie peuvent cesser de dépenser, sans conséquence sur la croissance" Non non non le but c'est bien d'avoir 5 a 10 ans de récessions qui permettent aux plus gros de justifier de foutre dehors tout un tas de fainéants fonctionnaires ou salariés , d'ouvrir encore plus le marché officiellement pour "doper" la croissance , officieusement pour remplacer les fainéants par des chinois ou des roumains a bas couts . Et tout ceci pour augmenter de façon substantielle la marge , les bonus.
a écrit le 09/12/2013 à 22:45 :
De " brillant " économiste l' Europe en a plein et pourtant l' Europe s' enfonce car chaque pays joue solo ! mais en faite pour que le système fonctionne on se doit d' équilibrer nos échanges sans dépenser toujours plus que ce que l' on gagne.Seulement des esclaves en Asie vont bientôt produire tout ce que l' on consomme ,résultat on s' appauvrira un peu plus en laissant le champs libre au extrêmes transformant notre pays en un " Liban". Alors espérons que le bon sens et l' utilisation de nos ressources permettra de mettre l' argent au service de l' humain et non aux profits immédiat.
a écrit le 09/12/2013 à 21:43 :
Oui elle la gagne, c'est le triomphe du modèle libéral: des très riches et des travailleurs/retraités pauvres, quand un travail plein temps ne garantit pas le seuil de pauvreté. Ensuite c'est une illusion, c'est un modèle d'exportation basé sur la baisse des coûts; que fera le monde avec une zone euro de 400 millions d'habitant exportateurs... La reprise pour les pays c'est bien, pour leurs citoyens c'est quand?
Réponse de le 09/12/2013 à 23:13 :
Maintenant que c'est le peuple qui dirige par l'intermédiaire d'un merveilleux président bien dynamique et d'un 1° ministre d'une compétence rare tout va aller pour le mieux !
Réponse de le 10/12/2013 à 6:08 :
Je pense que l'article parle des options idélogiques de fond adoptées par les instances internationales comme le FMI, les lobbys financiers... pour un développement MT/LT. Un politique élu peut amortir les effets sociaux, mais n'a pas de poids pour sortir d'un système. Par ailleurs, seriez vous en trai de dire que quand c'est un autre parti, ce n'est pas le peuple qui est représenté par le gouvernement?
a écrit le 09/12/2013 à 19:50 :
Et si nous parlions des empires qui s écroulent, genre Rome qui élimine le consommateur par l esclavage , la querelle des terres est anecdotique ou bien des pharaons comme Horemheb qui selon les tables laissait passer les bateaux et conservait l or. Et sous louis 16 on n a pas fait banqueroute et assignats pour ruiner la population? Applaudissons bien fort le chômage des jeunes en Europe, un traumatisme social ans précédent!
a écrit le 09/12/2013 à 19:44 :
Et avec une TVA de plus entre 2 et 5 points, on gagnera plus? Vive le monde pire!
a écrit le 09/12/2013 à 19:28 :
L’Espagne a choisi une stratégie que l’on pourrait qualifier de retour aux réalités :
- Réduction de la portion de caviar social dans la fonction publique (limitation de la croissance des salaires, voir légère baisse en 2012, diminution du nombre fonctionnaires et diminution de certaines dépenses publiques non productives)
- Control central des dépenses des régions et amélioration de la collection des impots
- Flexibilité accrue du marché du travail allégeant le poids de la dualité du marché du travail espagnol (précarité des emplois temporaires, difficulté à décrocher un emploi à temps plein notamment due aux contraintes et couts de licenciement sur ce segment)
- Re-capitalisation massive du secteur financier (€130milliard de capital levé et €250millard de provisions passées depuis 2008)

Les résultats préliminaires sont les suivants :
- Amélioration de la productivité de 2% par an depuis 2009
- Retour d’un balance commerciale excédentaire impactant positivement la croissance grâce a des parts de marché gagnées en Europe (un peu) mais surtout dans le reste du monde
- Fin de la crise immobilière, le secteur de la construction ayant corrigé plus que nécessaire (le niveau d’investissement est passé sous la moyenne de l’eurozone contrairement à la moyenne historique) laissant présager du role positif de ce secteur a l’économie dans les 5 ans venir
- Amélioration marginale du taux de chômage a attendre en 2014 et 2015 sous l’effet d’une demande intérieur en baisse due à l’austérité (there is no free lunch)

Non l’Espagne n’est pas revenu au plein emploi, non sa croissance ne dépasse pas les taux de croissance cosmétiques venus de Chine ou des US, et non son ratio de dette/PIB n’a pas diminué (who cares, la on est d’accord). Mais quelles sont les alternatives possibles? Il y en a 2 :

D’abord il y a la stratégie choisie par le France dite de « Je me tourne les pouces, mais je les tourne vite », pas besoin d’épiloguer a moins de vite disserter sur le néant

Enfin il y a l’alternative dite de la « Fuite en avant » choisie par les US (qui peuvent se le permettre n’ayant aucun état d’ame a avoir une reprise socialement aberrante) et le Japon (qui ne peut pas se le permettre). Celle-ci consiste à ignorer proprement et simplement les effets de moyen terme d’une politique monétaire « accomodante » (l’euphemisme est aussi doux qu’une séance tantrique de sado-masochisme) qui ferait gagner quelques basis point de croissance les 2 premières années avant de voir le boomerang revenir en pleine poire avec l’éclatement annoncé des bulles du marché Equity/ High Yield/ Corporate Bonds…

Voilà, entre la pneumonie, la sclérose en plaques et parkinson, il y a une dont on se sort a force de remèdes et d’effets secondaires, je vous laisse choisir…
Réponse de le 09/12/2013 à 20:20 :
Resultat en espagne 60% de chomage chez les jeunes ,corruption generale des ultraliberaux neo franquiste du parti popular
Réponse de le 09/12/2013 à 20:52 :
@Nada, la situation était désespérée en Espagne.
Rendons grâce à leur gouvernement de rétablir la situation, même si cela prendra 20 ans. Idem pour l'Espagne et l'Irlande.
Quant à la France, la crise est clairement devant nous...
Réponse de le 10/12/2013 à 6:16 :
Juste pour complèter: le refinancement du système bancaire représente un poids important de la dette publique et de l'usage des impôts. Les banques sont revenues au profit mais elles ne reversent aucun euro à l'état. Les citoyens ont payé et se sont appauvris sans retour. Que se passerait il si ces montants étaient investis dans l'économie? De plus est ce que ces mêmes banques en profitent banques pour financer la trésorerie des PME?
a écrit le 09/12/2013 à 19:24 :
L’Espagne a choisi une stratégie que l’on pourrait qualifier de retour aux réalités :
- Réduction de la portion de caviar social dans la fonction publique (limitation de la croissance des salaires, voir légère baisse en 2012, diminution du nombre fonctionnaires et diminution de certaines dépenses publiques non productives)
- Control central des dépenses des régions et amélioration de la collection des impots
- Flexibilité accrue du marché du travail allégeant le poids de la dualité du marché du travail espagnol (précarité des emplois temporaires, difficulté à décrocher un emploi à temps plein notamment due aux contraintes et couts de licenciement sur ce segment)
- Re-capitalisation massive du secteur financier (€130milliard de capital levé et €250millard de provisions passées depuis 2008)

Les résultats préliminaires sont les suivants :
- Amélioration de la productivité de 2% par an depuis 2009
- Retour d’un balance commerciale excédentaire impactant positivement la croissance grâce a des parts de marché gagnées en Europe (un peu) mais surtout dans le reste du monde
- Fin de la crise immobilière, le secteur de la construction ayant corrigé plus que nécessaire (le niveau d’investissement est passé sous la moyenne de l’eurozone contrairement à la moyenne historique) laissant présager du role positif de ce secteur a l’économie dans les 5 ans venir
- Amélioration marginale du taux de chômage a attendre en 2014 et 2015 sous l’effet d’une demande intérieur en baisse due à l’austérité (there is no free lunch)

Non l’Espagne n’est pas revenu au plein emploi, non sa croissance ne dépasse pas les taux de croissance cosmétiques venus de Chine ou des US, et non son ratio de dette/PIB n’a pas diminué (who cares, la on est d’accord). Mais quelles sont les alternatives possibles? Il y en a 2 :

D’abord il y a la stratégie choisie par le France dite de « Je me tourne les pouces, mais je les tourne vite », pas besoin d’épiloguer a moins de vite disserter sur le néant

Enfin il y a l’alternative dite de la « Fuite en avant » choisie par les US (qui peuvent se le permettre n’ayant aucun état d’ame a avoir une reprise socialement aberrante) et le Japon (qui ne peut pas se le permettre). Celle-ci consiste à ignorer proprement et simplement les effets de moyen terme d’une politique monétaire « accomodante » (l’euphemisme est aussi doux qu’une séance tantrique de sado-masochisme) qui ferait gagner quelques basis point de croissance les 2 premières années avant de voir le boomerang revenir en pleine poire avec l’éclatement annoncé des bulles du marché Equity/ High Yield/ Corporate Bonds…

Voilà, entre la pneumonie, la sclérose en plaques et parkinson, il y a une dont on se sort a force de remèdes et d’effets secondaires, je vous laisse choisir…
a écrit le 09/12/2013 à 19:17 :
Je cite: "* Michel Santi, économiste franco-suisse, conseille des banques centrales de pays émergents."

Ah voilà pourquoi ces pays n'évoluent point ....
a écrit le 09/12/2013 à 17:32 :
Michel Santi,

Je vous propose de vous payer avec une reconnaissance de dette. (j'en ai déjà accumulé quelque unes qui ne vont pas tarder à arriver à échéances mais ça ne vous gène pas hein).
a écrit le 09/12/2013 à 17:22 :
"L'économie - c'est comme les êtres humains- : ils récupèrent après un moment d'abattement et finissent par se relever"
L'économie C'EST la collection de tous les désirs et agissement des êtres humains.
C'est pourquoi l'économie ne sera jamais une science, c'est pourquoi une économie planifiée tue l'essence de l'être humain, c'est aussi pourquoi sans règles et sans limites, tel un enfant qu'elle peut parfois être, l'économie etouffe ses géniteurs...
On finira par tous parler de la même chose
Humainement votre
a écrit le 09/12/2013 à 16:50 :
Laisse faire, Michel. De toute façon, tu es Suisse et dans ce cas, on est obligatoirement "neutre" couleur billets verts. Laisse faire, te dis-je. Il en restera forcément quelque chose. Soit, beaucoup de violence. Mais tu l'as voulu, non..??
a écrit le 09/12/2013 à 16:15 :
Les rebonds de la Grande Bretagne, de l'Espagne et de la Grèce ne sont qu'artifices d'illusionnistes européens à deux "balles" et ne servent qu'à justifier de nouvelles coupes sombres dans les salaires et les prestations sociales, au plus grand bonheur de la bourse, des spéculateurs et des rentiers. La preuve en est que même avec des taux d'intérêt quasi négatif, le peu de croissance s’essouffle une nouvelle fois partout dans le monde occidental (même en Allemagne, si, si...) et que les trois pays suscités prennent de nouvelles mesures d'austérité pour juguler une dette qui ne fait que s'accroitre faute de recettes. Et oui!, pas de conso pas de TVA, pas d'activité, pas d'impôt... . Quand comprendrez-vous que, quand vous avez presque touché le fond, le passage de 1 à 2 (soit une augmentation d'un quasi rien) correspond à une croissance de 100% alors que quand vous êtes à 100, une augmentation de 1 correspond à une croissance de 1% ? et pourtant, c'est toujours le même quasi rien dont il est question et c'est là, toute la magie de la statistique si chère aux économistes classiques. La Grèce a connu une purge sans précédent et la moindre et éphémère éclaircie sera présentée comme le grand retour d'un soleil radieux et la moindre petite cuisse de poulet comme un festin de roi.
Réponse de le 09/12/2013 à 16:37 :
La grèce a fauté. il faut arrêter une bonne fois pour toute de la présenter comme un cas d'école de l'application d'une idéologie ou d'une autre. ce n'est pas un cas d'école. son gouvernement a fraudé pendant des années, ses citoyens ne veulent pas s'acquiter de l'impôt, donc il a fallu sonner la fin de la récréation, un point c'est tout.
Beaucoup de pays n'en sont pas loin. Comment les tenants d'une ligne Etatiste - interventionnistes peuvent continuer impunément d'appeler pour une politique de relance quand le deuxième poste le plus important au budget de l'Etat est le remboursement des intérêts sur la dette??? et que se passera-t-il svp quand ces intérêts monteront??? Et si la dette était une bonne fois pour toute réduite, par des efforts draconiens, et que tout cet argent qui part tout les mois pour payer ces intérêts, pouvait être ré-orientés vers l'Education ou la santé? serions-nous encore seulement dans un Etat de droit si la suggestion qui suit serait de tout simplement annuler la dette et de ne plus payer les intérêts? vous savez pertinemment que les premières victimes ne seraient mêmes pas les banques, mais les retraités.
il faut se mettre à jour un peu et arrêter de dire des bêtises pareilles. payer sa dette, c'est normal. il faut le faire, et si les dépenses ne sont pas couvertent par les rentrées, et bien il faut dépenser moins. point barre.
Réponse de le 09/12/2013 à 16:39 :
La grèce a fauté. il faut arrêter une bonne fois pour toute de la présenter comme un cas d'école de l'application d'une idéologie ou d'une autre. ce n'est pas un cas d'école. son gouvernement a fraudé pendant des années, ses citoyens ne veulent pas s'acquiter de l'impôt, donc il a fallu sonner la fin de la récréation, un point c'est tout.
Beaucoup de pays n'en sont pas loin. Comment les tenants d'une ligne Etatiste - interventionnistes peuvent continuer impunément d'appeler pour une politique de relance quand le deuxième poste le plus important au budget de l'Etat est le remboursement des intérêts sur la dette??? et que se passera-t-il svp quand ces intérêts monteront??? Et si la dette était une bonne fois pour toute réduite, par des efforts draconiens, et que tout cet argent qui part tout les mois pour payer ces intérêts, pouvait être ré-orientés vers l'Education ou la santé? serions-nous encore seulement dans un Etat de droit si la suggestion qui suit serait de tout simplement annuler la dette et de ne plus payer les intérêts? vous savez pertinemment que les premières victimes ne seraient mêmes pas les banques, mais les retraités.
il faut se mettre à jour un peu et arrêter de dire des bêtises pareilles. payer sa dette, c'est normal. il faut le faire, et si les dépenses ne sont pas couvertent par les rentrées, et bien il faut dépenser moins. point barre.
Réponse de le 09/12/2013 à 20:56 :
@economo : Et l'Irlande, et le Portugal?
A propos des rentiers, expliquez moi comment on fait, ça a l'air si simple..
a écrit le 09/12/2013 à 15:53 :
L'austérité est meilleure que la gabegie.Mais c'est la planche a billets qui relance la Grande Bretagne.Quant a l'Espagne ,elle ne tient que sous perfusion de la BCE qui rachète indirectement sa dette.Donnez moi trois milliards et je peux dégager 1 milliards de bénéfices avec mon entreprise!
a écrit le 09/12/2013 à 15:35 :
Passé l'incompétence, arrive toujours la mauvaise foi puis le totalitarisme. Et si M Santi avait simplement tort, sur toute la ligne?
Réponse de le 09/12/2013 à 16:53 :
Il n'a pas tort. Mais peur pour son système. On le comprend.
a écrit le 09/12/2013 à 15:25 :
Santi veut nous faire avaler ses vieilles recettes macro-économique keynésiennes sans jamais les nommer explicitement, comme si c'était le seul point de vue parmi la communauté des économistes. C'est malhonnête.
Réponse de le 10/12/2013 à 6:41 :
+1 ; très vrai vous m'ottez les mots de la bouche. Merci
a écrit le 09/12/2013 à 15:06 :
Bien vu Mr. Santi ce n est pas l austérité mais les tenants de celle ci qui vont gagner . Je vous laisse le soin de les dénoncés.
a écrit le 09/12/2013 à 15:04 :
Contrairement à l' essentiel des commentaires ci-dessous..
Ce Michel Santi comprend mieux l' évolution du monde, la nécéssaire pluralité, que les billevesées de la masse conservatrices-réactionnaires. Avant que ceux ci n' en comprennent la substantifique moëlle, les poules auront des dents.
Réponse de le 09/12/2013 à 16:16 :
Pff n'importe quoi... les deux lignes tenantes de l'ideologie economique actuelle, liberale ou keynesianiste, se plantent tout simplement regulierement a tour de role, aucune n'admettant que l'economie et la politique sont des domaines hautement imprevisibles. l'article ci-dessus prouve simplement une fois de plus le peche tendre des historiens-economistes qui tentent de tirer de re-expliquer le passe pour mieux recuperer le present, surtout quand celui-ci desobei aux predictions passees qui se sont montrees erronees. C'est du pipo tout ça.
Réponse de le 09/12/2013 à 16:57 :
Désolé de vous contredire, mais NOUS savons TOUT depuis la spéculation hollandaise sur les bulbes de tulipes, la banqueroute italienne provoquée par l'Angleterre, le transfert de l'or européen vers les US, le pouvoir d'une monnaie hégémonique, et, cerise sur la choucroute : prêter et titriser sur le dos des plus pauvres...
Réponse de le 09/12/2013 à 17:43 :
Puisque nous savons tout... alros comment se fait-il que les plus pauvres se laissent avoir à chaque coup? est-ce parce qu'ils ne sont pas responsables de leurs actes peut-être? hummm ca fleure bon la dictature communiste ça...
a écrit le 09/12/2013 à 14:33 :
Je quote votre dernier paragraphe:
Car ce sont les pays ayant imposé l'austérité la plus rude qui ont subi le plus fort décrochage de leur croissance et l'augmentation la plus spectaculaire de leur dette. Car la croissance est comme ce ballon qui rebondit forcément - et mécaniquement - après avoir touché le sol : elle repart même sans mesure qui puisse la stimuler. L'économie - c'est comme les êtres humains- : ils récupèrent après un moment d'abattement et finissent par se relever. Si ce n'est que les économies touchées par l'austérité se rétablissent à un rythme d'une lenteur extrême, et qu'elles ne reviennent jamais à leur niveau d'avant, d'avant la crise.

Donc... ce'st pas si terrible que ça, alors, l'austérité!!! Mieux vaut se mettre au régime sec pour remettre de l'ordre dans les comptes, puisque, à vous lire, la croissance finira de toute façon par revenir!!!

Ou comment avoir toujours raison même lorsque tout nous prouve qu'on a finalement eu tort....
Réponse de le 09/12/2013 à 16:21 :
Alors surtout, la citation qui va me faire passer pour une star ce soir au bar:
L'économie - c'est comme les êtres humains- : ils récupèrent après un moment d'abattement et finissent par se relever.
Ca, ca, c'est digne d'un grand dialogue a la Audiard: imaginez deux ivrognes dans la brasserie de quartier devisant les choses invraisemblables sur un domaine dont ils ne comprennent rien... presque du genre "un signe en hiver"...
"L'économie - c'est comme les êtres humains- : ils récupèrent après un moment d'abattement et finissent par se relever.". "- hips. t'as bien raison bebert. hips".
a écrit le 09/12/2013 à 14:26 :
Michel Santi raisonne comme si le pays était en économie fermée. Ce n'est évidemment pas le cas ! En économie ouverte, la production excédentaire est écoulée à l'extérieur, ce qui a pour conséquence, d'équilibrer les comptes. Inversement, relancer la consommation conduit à relancer les importations et à déséquilibrer encore plus les comptes. C'est bien ce qu'avait montré le gouvernement Jospin ! De plus, le "critère aberrant des 3%" est au contraire insuffisant, puisque c'est bien évidemment l'équilibre qu'il faut viser à terme. Sinon, c'est la mise sous tutelle qui nous guette. Enfin, contrairement à ce que croit M Santi, le rebond n'est jamais assuré en économie ! A-t-on oublié que l'Argentine était, il y a un siècle, le pays le plus riche du monde (par habitant) ? Et pourtant, il a été épargné par les deux guerres mondiales...
Réponse de le 09/12/2013 à 14:33 :
Je dirais même plus ...
a écrit le 09/12/2013 à 13:57 :
... d'appliquer la recettte grecque à la france baltribgue qui est, dans les faits, en faillite et qui ne survit que parce qu'elle continue à vivre aux crochets... des Grecs, justement. Concrètement : diminution d'au moins 30 à 40 % de tous les salaires du public et du privé et de toutes les retraites; augmentation de tous les taux de tva sans exception jusqu'à passer à un taux uniforme de 23 %; suppression de toutes les allocations familiales pour les couples qui disposent d'au moins un revenu (de qualque sorte que ce soit); limitation des allocs de chômage à 3 mois; dminution d'au moins 50 % de tous les remboursements de santé; augmentation d'au moins 75 % de toutes les accessises sur tous les carbutants (pour tous les usagers privés et professonnels ans la moindre exception), sur les bières, vins et alcools (et leurs dérivés), ainsi que sur tous les produits de tabac (et leurs dérivés); prélèvement systématique et automatique des dettes publiques (retards d'impôts, etc etc) des ménages sur leurs comptes bancaires privés ou professionnels; ... Certes, cela va faire hurler les assistés chroniques que sont les fainéants français, mais si ça marche en Espagne, pourquoi pas en france ? Un peu de patriotisme, que diable ! Bleu, blanc, rouge et cocorico ! Le drapeau avant tout, non ?
Réponse de le 09/12/2013 à 14:35 :
Vous avez lu l'article ? Vous vous rendez compte que ce que vous préconisez est justement l'erreur à ne pas faire ?
Réponse de le 09/12/2013 à 14:51 :
c'est vrai que avec des contrats zéro heure...... on peut nous faire croire à une illusion de re... croissance...... comme en Espagne ou certains salaires passent de 1000 à 600 euros mois....... le salaires de jeunes dans l'automobile revu à la baisse, alors les constructeurs européens produisent en espagne....... mais trouveront ils encore des clients en france ou en allemagne?........ dans un ou deux ans.....?..... parceque ce n'est pas avec 600 euros par mois qu'on achète unn captur ou un picasso 4.......

ford disait... je paye correctement mes ouvriers pour qu'ils puissent acheté les voitures qu'ils fabriquent....... à méditer......
Réponse de le 09/12/2013 à 15:03 :
"mais si ça marche en Espagne, pourquoi pas en france ?"
avez des nouvelles de ce qui ce passe comme "miracle économique" à vous lire, autre que par la presse de votre pays?
Parce que je peux vous assurer qu'il ne faudrait pas grand chose pour que ça explose en Espagne. Le gouvernement met chaque jour son propre peuple à genoux et il n'y a rien de beau de réjouissant à vois cela dans un pays voisin. Je ne souhaite pas que cela arrive en France et je peux vous assurer que vous non plus.
Réponse de le 09/12/2013 à 15:17 :
"Il serait grand temps", vous avez raison de vous mettre au régime sec de ne pas envoyer vos enfants à l'école et de ne pas les soigner en cas de besoin la sécu. ne s'en portera que mieux et vos enfants vous diront merci. Mais pour les miens je préfère l'instruction obligatoire et pouvoir les soigner si le besoin s'en fait sentir. J'oubliais n'oubliez pas de couper le chauffage et l'électricité comme les grecs qui meurent de froid au sens propre du mot. Bon vu que vous êtes un citoyen exemplaire et pas un assisté je vous souhaite bon retour au Moyen-âge.
Réponse de le 10/12/2013 à 11:14 :
Êtes-vous prêt à vous appliquer ce que vous préconisez ?

J'espère pour vous que vous êtes propriétaire de votre logement (sans crédit en cours) et que vous avez un gros compte en banque afin que l'Etat puisse prélever dessus afin de payer les dettes...
a écrit le 09/12/2013 à 13:56 :
Evidemment car il s'agit de bonne gestion, pas a la Française avec une administration travaillant comme au 19eme siecles
a écrit le 09/12/2013 à 13:40 :
Il faut vraiment être un idiot pour croire que pour soigner le boulimique il faut qu'il s'empiffre encore plus que pour le drogué il faut encore lui donner encore plus de drogue, c'est exactement ce que veux le santi
Réponse de le 09/12/2013 à 17:35 :
Michel croit que ses arguments sont bien Santi....
a écrit le 09/12/2013 à 12:52 :
Merci aussi à la FED de faire en sorte que les taux restent bas...

Sans cela le coût de la dette, aurait grandement augmenté le déficit annuel de la France, l'Espagne, le Royaume-uni, l'Italie,...
Réponse de le 10/12/2013 à 14:59 :
clairement ! et c'est un des points de grands risques pour 2014 si les taux US devaient monter la timide reprise en Europe pourrait être détruite dans l'oeuf par une hausse des taux sur les dettes espagnole et italienne... et française.
Mais ne vous en faites pas. L'austérité encore accentuée alors nous sauvera de la deflation qui nous guette, de la dépression à nos portes et du chomage à 35%
a écrit le 09/12/2013 à 12:50 :
Rebond de la croissance... vite dis...

...surtout si la dette augmente, cela veut dire que c'est encore les dépenses publiques qui financent cette croisance.

Pour l'Espagne, une visite sur le site de l'INE (Insee espagnol) permet de se rendre compte qu'au T1-T3 2013, ce sont les dépenses publiques qui tirent la conso vers le haut...
a écrit le 09/12/2013 à 12:46 :
"Oui : les critères européens des 3% sont débiles ! " .
Débiles ou pas , peut-on s'endetter chaque année d'avantage ? N'y a t il pas un niveau au delà duquel il devrait être interdit de s'endetter ? Ne devrait on pas instituer des mécanismes de surplus budgétaire pendant la croissance pour compenser les phases de crise sinon ? Oui mais si nous sommes toujours en crise depuis 1974 et le choc pétrolier, que faire ? Comme les Grecs ? Comme les Argentins ?
Autant de questions auxquelles je n'ai pas de réponses venant des partisans de logiques de dépenses publiques... Il me semble que les grande logiques Keynésiennes qui ont aboutit n'ont réussi que grâce à l'arrivée d'un cataclysme (tel le new deal ou la politique du Dr Schacht)
a écrit le 09/12/2013 à 11:36 :
La France devrai négocier avec la "finance" son retour à la compétitivité par le biais de la mise en route de la TVA sociale, mais "Bruxelles" l'autoriserait elle?
La finance n'y verrait pas d’inconvénient a investir sur l'idée de ce "moyen de relance" qui permettrai la mise en route d'un cercle vertueux de reprise d'activité, de baisse du chômage, de reprise de la consommation, de sorti de crise...!
a écrit le 09/12/2013 à 11:33 :
Bah ouai, faut dépenser sans compter et faire marcher la planche à billets plein pot ! Quand on voit la réussite d'une telle politique au Japon...
a écrit le 09/12/2013 à 11:33 :
TOINETTE
Adieu. Je suis fâché de vous quitter si tôt; mais il faut que je me trouve à une grande consultation qui doit se faire pour un homme qui mourut hier.
ARGAN
Pour un homme qui mourut hier?
TOINETTE
Oui: pour aviser et voir ce qu'il aurait fallu lui faire pour le guérir. Jusqu'au revoir.

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