L'économie européenne victime de l'idéologie

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Il est possible de retrouver la croissance, les exemples américains, britanniques, japonais...le prouvent. Mais les européens s'accrochent, par idéologie, à une politique monétaire adaptée aux seuls besoins allemands. Par Michel Santi

Le constat est terrifiant. Eurostat indique que 24.8% de la population européenne - soit près de 125 millions de personnes - étaient en 2012 « au seuil de la pauvreté et de l'exclusion sociale ». A force de s'ingénier à démanteler notre modèle social européen, l'ultra-libéralisme peut désormais crier victoire. Il est enfin parvenu à faire dépendre notre niveau de vie, notre pouvoir d'achat et nos emplois intégralement de la conjoncture économique, elle-même - on ne le sait que trop aujourd'hui - calquée sur les aléas des marchés boursiers et sur les profits du système financier.

Des remèdes macro-économiques à portée de main

En l'absence de remèdes macro-économiques pourtant à portée de main, devant le refus catégorique des dirigeants du Nord de soulager les populations meurtries du Sud, ces statistiques relatant la misère en Europe et le délitement de notre autrefois enviée solidarité sont condamnés à s'aggraver. Nous refusons dorénavant d'accorder une protection basique à nos citoyens les plus fragiles et livrons sans scrupule leur existence et leur destinée aux cycles de l'activité économico-financière. Saviez-vous pourtant que tout ce gâchis aurait pu être évité ?

Une Europe esclave de l'idéologie

Cette Europe où l'idéologie - depuis l'affaire Dreyfus au marxisme-léninisme pour en finir avec le nazisme - a fait tant de ravages. Cette Europe est effectivement encore et toujours esclave de l'idéologie qu'elle fait subir à une portion considérable de ses enfants. Idéologie qui veut aujourd'hui imposer l'austérité pour punir les pêcheurs et pour mater les cigales. Alors qu'il aurait été si facile d'accompagner au moins cette rigueur dictée à la périphérie par une politique expansioniste mise en place dans les pays riches. Le crime contre l'humanité - aujourd'hui en 2013-2014 - consiste donc à ce qu'une des parties du monde censée être la plus riche et la plus confortable assiste à l'exclusion et à la misère du quart de sa population dans une indifférence totale.

Nos déboires viennent d'une politique monétaire adaptée aux besoins allemands

Car, contrairement à ce qui nous est servi et assené quotidiennement, cette crise n'est pas la résultante de l' »Etat social », tout comme cette crise ne sera certainement pas résorbée en diminuant les dépenses publiques pas plus qu'en dérégulant le marché du travail. Les sources de nos déboires sont de nature monétaire car l'Union européenne a dû fonctionner pendant dix ans avec des taux d'intérêt et avec une politique monétaire seulement adaptée aux besoins allemands. Dans une royale indifférence à la conjoncture en vigueur au sein des nations européennes périphériques, qui ont fatalement subi de multiples bulles spéculatives du fait de taux d'intérêt maintenus à des niveaux infimes afin de soulager une Allemagne qui en avait alors désespérément besoin.

L'Europe refuse de voir les recettes qui fonctionnent aux Etats-Unis, Grande-Bretagne, Japon...

C'est cette même idéologie mortifère qui fait des siennes aujourd'hui quand Francfort, quand Berlin et quand Bruxelles ne cessent de nous répéter que l'incontestable reprise économique ayant lieu aux Etats-Unis (mais aussi au Japon et en Grande Bretagne) repose sur des fondements « artificiels », à savoir sur les baisses de taux quantitatives (c'est-à-dire sur la création monétaire). Reprise économique « illégitime » basée sur une accumulation supplémentaire de dettes, alors qu'il est si sain de souffrir et d'expier ses pêchés et ses excès…

Pourquoi cette Europe si doctrinale suivrait en effet les Etats-Unis, le Japon, la Grande Bretagne et même la très orthodoxe Suisse, dont la banque centrale a pourtant montré un activisme qui force le respect puisqu'elle détient aujourd'hui à son bilan un portefeuille d'obligations équivalent à 85% du P.I.B. helvétique ?

Pour sa part, l'Union européenne a décrété pouvoir s'en tirer sans artifices monétaires, totalement indifférente à la plus grave récession depuis la seconde guerre mondiale. Mais qu'est-ce qui cloche chez nous en Europe ?

* Michel Santi, économiste franco-suisse, conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre de l'O.N.G. "Finance Watch". Vient de paraître : une édition étoffée et mise à jour des "Splendeurs et misères du libéralisme" avec une préface de Patrick Artus et, en anglais, "Capitalism without conscience". Vient de paraître :"L'Europe, chronique d'un fiasco politique et économique"

 

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a écrit le 01/01/2014 à 19:13 :
et pendant ce temps là où les travailleurs pauvres se comptent par millions en europe, on autorise le venue massive des roumains et bulgares ! on marche sur le tête !
a écrit le 31/12/2013 à 15:09 :
Il fallait faire une Europe Patriotique (Union civile) avant tout ...
a écrit le 31/12/2013 à 9:53 :
Le libéralisme n'existe pas en France, c'est culturel. On en est encore a discuter la mondialisation et l'économie de marché. Navrant le retard pris par notre pays. Et après c'est toujours aussi facile de critiquer un système dans lequel nous sommes parmi les fondateurs, L'union Européenne. Ici nous (Le Français moyen, ses têtes pensantes et ses médias)avons pris l'habitude de ne croire en rien, ni l'entreprise, ni le libre échange, ni les marchés de capitaux, ni l'investissement dans l'avenir. Ne sont valorisés que la redistribution, la passivité, le nivèlement par le bas, un cache misère! Navrant!
Réponse de le 01/01/2014 à 20:46 :
Encore faut-il ne pas confondre libéralisme et mercantilisme sous prétexte qu'il ont en commun le libre échange. Mais qui connait encore la différence entre ces deux doctrines pourtant à l'opposé l'une de l'autre?
a écrit le 31/12/2013 à 9:53 :
Le libéralisme n'existe pas en France, c'est culturel. On en est encore a discuter la mondialisation et l'économie de marché. Navrant le retard pris par notre pays. Et après c'est toujours aussi facile de critiquer un système dans lequel nous sommes parmi les fondateurs, L'union Européenne. Ici nous (Le Français moyen, ses têtes pensantes et ses médias)avons pris l'habitude de ne croire en rien, ni l'entreprise, ni le libre échange, ni les marchés de capitaux, ni l'investissement dans l'avenir. Ne sont valorisés que la redistribution, la passivité, le nivèlement par le bas, un cache misère! Navrant!
a écrit le 31/12/2013 à 9:44 :
Mon précédent commentaire ayant été censuré, je retente ma chance. Oui, l'économie européenne est victime de l'idéologie, mais de l'idéologie socialiste. Les pays qui ont renoué avec la croissance (Etats-Unis, Royaume-Uni, Japon) pratiquent une politique qui serait qualifiée d'ultra libérale en France, et ce sont eux qui ont les meilleurs résultats en termes d'emploi, de croissance, d'investissements. A l'intérieur de la zone Euro, l'Allemagne n'a jamais eu de politique socialiste depuis 60 ans. Le SPD ferait figure de parti de centre droit s'il était français. En France, avec un secteur public obèse qui grossit sans cesse, une boulimie fiscale sans limite pour le financer, des incitations à travailler moins que les autres (35 heures, 60 ans), des mesures anti-entreprises qui font fuir les investisseurs, tout est fait pour que le pays s'enfonce dans son déclin. Oui, une partie de l'Europe est bien victime de son idéologie.
a écrit le 31/12/2013 à 8:38 :
La plus grosse bétise du genre humain c'est d'avoir créer l'Europe. Cela à permis de remettre à plat tout ce que possèdait la France. Je suis tout à fait d'accord avec Michel Santi. Nous sommes dirigés par des dictateurs, à la botte du capitalisme imbécile en faisant croire que c'est eux qui ont raison. Attention le jour ou l'étincelle s'allume cela fera très mal. Les guerres précédentes avaient les même symptomes. Le problème c'est d'être à la botte des Allemands et d'appliquer à la lettre leur dictact. Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées. La pensée unique ça suffit. Quant un pays n'est pas capable de donner du travail et du bonheur à son peuple c'est que ça ne marche pas, et ceux qui critiquent Michel Santi, sont des nantis incapables de réfléchir à un autre système et surtout n'acceptant pas d'autres valeurs en s'enfermant dans leur tour d'ivoire croyant détenir la vérité, donc ils sont bornés et butés.
Réponse de le 31/12/2013 à 15:07 :
t
a écrit le 30/12/2013 à 23:43 :
L'économie de la Suisse repose sur quelque chose, ce qui n'est pas le cas de celle des US ou de la GB qui crée de la monnaie sans contrepartie. Le dollar et la livre sont un peu comme le bitcoin et c'est pour cela que les Anglo-saxons ne sont pas défavorables à cette monnaie virtuelle comme la leur :-) Mais en fin de course, y a bien quelqu'un qui va s'appuyer la note, et c'est la raison pour laquelle l'Europe serait bien avisée de redevenir indépendante en se désolidarisant des Anglos, qui pensent en effet que ce sera à nous Européens de payer leurs déficits.
a écrit le 30/12/2013 à 21:23 :
Quant à moi quand je lis que ce Mr Santi conseille les Banques centrales des pays émergents , je suis TRES ........inquiet pour ces pays ....
a écrit le 30/12/2013 à 20:28 :
Donc pour vous l'idéal est une croissance de 2.4% et une augmentation de la dette de 5% pour 2012 via le QE car personne ne veut plus acheter de leur dette!
Sur-endettement,actif pourri,maison en carton avec une mentalité de viking.Que du bonheur
a écrit le 30/12/2013 à 19:41 :
Notre modèle social?
Un modèle, c'est quelque chose que les autres veulent imiter, et c'est pas trop le cas.
Quant au Japon, les chiffres d'inflation sur Novembre sont catastrophiques, en attendant mieux.
Allez La Tribune, virez nous ce Santi qui ne cesse de raconter n'importe quoi.
Et en passant j'adore le terme d'ultra libéral dans un pays où l'état c'est 60% du PIB!!!
a écrit le 30/12/2013 à 19:12 :
C'est à mourir de rire, ce qui cloche, c'est cette obstination à ne plus rien créer ni produire et à s'enfoncer dans les dettes pour financer un état pléthorique et s'approcher du Marxisme avec les résultats qu'on a déjà pu voir ailleurs. Etre socialement juste en ayant rien a donner, se préoccuper de distribuer avant de produire c'est justement toute la tragédie du communisme et du nazisme, c'est justement çà l'idéologie qui nous ruine alors n'inversez pas les responsabilités. Les Allemands ont connu les dévaluations dont vous rêvez, la ruine et le nazisme qui s'en sont suivis, est-ce si étonnant qu'ils ne veulent pas renouveler l'expérience. Vous osez parler de pauvres, mais combien de dizaines de millions de morts vous faut il en plus des victimes du 20ème siècle pour comprendre?
a écrit le 30/12/2013 à 18:20 :
Ce sont les usa, le fmi , le dollar, etc qui dirigent l'europe.
a écrit le 30/12/2013 à 16:04 :
Imaginons que la France casse l'Europe en sortant de l'Euro et dévalue de 30 %.
Passons sur les conséquences politiques et financières mondiales désastreuses soupçonnées et insoupçonnées.
Les autres pays vont-ils rester inertes ou dévaluer également ?
Que vont faire l'Espagne, l'Italie, la Grèce, la Belgique etc... qui exportent essentiellement en Europe ?
Qui gagnera la guerre à la dévaluation compétitive ?
Car si la France maîtrisera à nouveau sa monnaie, elle ne maîtrisera plus la monnaie de ses voisins.
Et seuls les écarts relatifs comptent.
L'Allemagne ayant bâti sa compétitivité sur la qualité et non sur les prix ne sera pas vraiment concurrencée quel que soit le prix de sa monnaie. Les Français achèteront toujours des produits Allemands, mais plus chers.
Au final, la France pourrait bien être le dindon de la farce ne gagnant rien face à l'Allemagne et perdant vis à vis de l'Espagne, de l'Italie, de la Grèce etc...avec comme simple résultat la montée en flèche du prix de ses importations et une perte de pouvoir d'achat des Français.
Il ne faut pas oublier que si l'Europe est une perte de souveraineté pour la France, c'est un gain de souveraineté sur les autres pays de l'Union.
a écrit le 30/12/2013 à 15:47 :
Bravo Mr Santi on dirait du Frédéric Lordon dans la texte,vous avez sur lui l'avantage du texte bien dru et ramassé.Je regardais sur internet un exposé qui détaillé le fonctionnement de l'OMC,la lumière a jaillie devant moi,le futur traité Euro-Atlantique sera la copie (coller) conforme des 22400 pages de l'OMC.A vous relire donc sur ce futur sujet.
a écrit le 30/12/2013 à 15:02 :
UPR.FR

LE SEUL PARTI QUI EXPLIQUE LA MÊME CHOSE QUE MONSIEUR SANTI.
a écrit le 30/12/2013 à 14:43 :
Enfin! Enfin!
Depuis le temps que je le dis...
Idéologie d'un euro fort, idéologie d'un libéralisme que mêmes les USA n'appliquent pas, idéologie de la libre concurrenceavec des concurrents qui n'appliquent pas cette même libre concurrence, en 2006 idéologie de la chrétienneté comme religion européenne.
L'euro a été créé à une parité de 1,15 dollar, il est beaucoup trop fort maintenant.
Non, les autres pays hors zone euro n'appliquent pas le libre échange et oui ils aident leurs entreprises, eux. Pensons à Alstom que l'Europe voulait sacrifier.
Non, tout le monde ne peut pas manger des saucisses au curry comme les allemands, même si c'est bon.
Réponse de le 30/12/2013 à 19:44 :
Libéralisme avec l'état à 60% du PIB, mouais mouais.
Allez fais tourner le joint coco...
a écrit le 30/12/2013 à 14:05 :
Tissus d'âneries idéologique tiers mondistes : On crève de la dette, il faut donc l'accroitre pour distribuer ce qu'on n'a pas produit. Complètement idiot..
Réponse de le 30/12/2013 à 19:09 :
Vous êtes aveuglé par votre propre idéologie. Ce monsieur parle d'expansion monétaire comme cela se pratique aux US par la FED avec son quantitative easing. Il faut à tout prix faire baisser l'Euro dont la valeur actuelle n'est pas adaptée à l'économie de l'Europe du sud pour relancer l'économie.
a écrit le 30/12/2013 à 13:13 :
Oui oui la méchante Deutschland est la cause du chômage élevé en France et dans d'autres pays Européen, c'est bien connu. Allez travaillez en Allemagne pendant un an et revenez en France, vous comprendrez très vite en moins de quelques jours ou sont les problèmes en France que personne ne veut voir (marché du travail chaotique, manque de professionnalisme, lois et fiscalité inadaptés mais surtout repli sur soi des français incapables de voir la mondialisation comme une chance...)
a écrit le 30/12/2013 à 12:23 :
Voila le bel économiste socialiste qui d'un coté accuse "l’ultralibéralisme" d'etre responsable de la crise et en méme temps se demande "qu'est ce qui cloche". Ah le bel économiste qui nous explique que meme si + de 56 % de la richesse nationale est volée par notre gouvernement nous serions tout de meme dans un systeme libérale, et le tout sans rigoler. Avec de parler de libéralisme mon cher il faudrait d’abord en connaitre la définition, ses principes et ses valeurs car il y a une grande confusion dans votre esprit de Keynésien. 56 % volé c'est du collectivisme UMPS et non du libéralisme ou il n'a meme pas un seul parti représentatif en France et n'a jamais été au pouvoir. Lui qui veut faire avouer aux autres leurs erreurs il faudrait d'abord qu'il commence par lui meme qui est responsable de l'endoctrinement du peuple pour mieux le dominer au nom du "collectif".
a écrit le 30/12/2013 à 11:58 :
Le titre de l'article est excellent, l'Europe est effectivement victime de l'idéologie. Mais le contenu de l'article l'est moins: l'Europe souffre non d'un excès de libéralisme, mais d'un excès de socialisme. D'ailleurs, l'auteur mentionne les Etats Unis, Le Royaume uni et le Japon. Voilà trois pays qui tournent le dos au socialisme, qui contrôlent au plus serré leurs dépenses publiques, qui modèrent la pression fiscale et qui sont adeptes de ce qu'on appellerait en France "l'ultra libéralisme", bref qui font exactement le contraire de ce que l'on fait en France. Et voilà trois pays qui sont en pleine croissance, où le chômage, inférieur au nôtre, baisse, et qui ont retrouvé la confiance des investisseurs alors qu'actuellement, ils fuient la France. Oui, nous sommes bien victimes de l'idéologie, mais de l'idéologie socialiste.
Réponse de le 30/12/2013 à 12:12 :
USA, Royaume Uni et Japon: trois pays où le marché du travail est parmi les plus souples et où les travailleurs voient leurs conditions sans cesse se détériorer et où la classe moyenne voit ses revenus baisser inexorablement. Les USA aiment le libéralisme sauf quand ça ne les arrange pas et devient hyper protectionniste tout en exigeant de la part des autres pays d'ouvrir leurs marchés à la dérégulation. La dette du Japon est un abysse sans fond. Quand à la Grande Bretagne, elle oblige sa jeunesse - donc son avenir - à se détourner des études car devenus inabordables à cause des coupes budgétaires.
Réponse de le 30/12/2013 à 19:15 :
@ Onze : Je pense moi que nous sommes victimes d'une monnaie commune sur laquelle nous n'y pouvons plus rien.Tous les pays que vous avez cité ont une une monnaie nationale, qui leur donne un formidable levier.Et ils ne s'en privent pas - voir le cas du Japon avec l'abenomics.
a écrit le 30/12/2013 à 11:31 :
Attribuer l'origine de la croissance à la manipulatino de la valeur d'échange de la monnaie par les banques centrales est une absurdité faisant office d'idéologie de nos jours. Les USA et la GB repartent grace à la force de leur secteu privé, qui combine innovations et accumulation de capital, EN DEPIT des élucubrations des banques centrales de leurs pays respectifs. Ne nous trompons pas sur les origines de la croissance, il n'y en a que 2 : innovations (il nefaut pas imposer trop de normes et de contraintes juridiques) et accumulatino de capital. Sur ces 2 points, l'Europe multipliant les normes et les lois et la plupart des pays (sauf ceux qui s'en sortent, curieusement) luttant contre l'accumulatino de capital, il ne peut y avoir de créatino de richesse. Changer la valeur de la monnaie ne revient qu'à substituer pour le consommateur les fabrications étrnagères par les fabrications nationaels, mais en aucun cas à créer de la richesse suplémentaire au niveau mondial.
Réponse de le 30/12/2013 à 16:44 :
La monnaie a tout a voir dans l'histoire surtout si l'on l'a manipule, soit pour avoir plus de compétitivité, soit pour empêcher les autre d'en avoir! Pour l'euro nous sommes dans le deuxième cas où les européens ne peuvent intervenir sur leur Banque Centrale au contraire des US qui maintiennent le dollars au plus bas!
Réponse de le 30/12/2013 à 19:47 :
@@Von Mises : Et comment font les allemands avec le même Euro?
Et comment fait la Suisse avec un Franc lié à l'Euro (1.20 depuis 2 ans).
Et comment fait la GB avec une devise qui n'a plus bougé depuis 5 ans?
Allez on attend vos réponses...
Réponse de le 30/12/2013 à 20:13 :
L'Allemagne a agit par une dévaluation interne augmentant sa compétitivité par rapport à ses voisins de zone euro, la Suisse et la G.B. par le biais politique de leur banque centrale!
a écrit le 30/12/2013 à 11:28 :
"Il est possible de retrouver la croissance, les exemples américains, britanniques, japonais...le prouvent" moi je me suis arrêter là!!! Ces pays ont de la croissance sérieux??? Avec un petit re-calcul des indices parce que sinon il y aurait pas de croissance, deux trois grosse dette et un effondrement total de l'économie des gens; des villes et des sociétés... mais si c'est retrouver la croissance... vaut mieux faire sans! J'aime pas ça, mais en tout honnêteté cette première phrase est tellement dénué de bon sens que j'ai même pas eu d'intérêt a aller plus loin.
Réponse de le 30/12/2013 à 11:34 :
Dommage plus loin il vous donne raison .
a écrit le 30/12/2013 à 11:18 :
La croissance des uns ne dépend que de la ruine de l'autre et les US savent bien nous garder la tête sous l'eau avec leur influence sur la BCE et "la peur de l'inflation"!
Réponse de le 30/12/2013 à 11:32 :
Alors pourquoi la pauvreté ne fait que reculer depuis 150 ans au niveau mondial ? La croissance des uns amène la croissance des autres, n'attribuez pas à la monnaie et à la FED un pouvoir qu'elle n'a pas.
Réponse de le 30/12/2013 à 16:27 :
Il semblerai que la pauvreté ne fasse qu'augmenter, sa notion a bien changer depuis 150ans, maintenant, si vous n'avez pas de toilette, d'eau courante et d'électricité c'est que vous tendez a être pauvre ou dans la misère!
a écrit le 30/12/2013 à 11:07 :
La monnaie c est LA clé . La BCE est responsable du fiasco européen , les années qui artivent vont etre terribles : absence de croissance , flambée du chomage , appauvrissement general , delocalisations , montée des extremes .

Nos dirigeants seront responsables à 100% de ce qui se prepare . N oublions pas que seul l endettement nous a préservé jusqu ici . 2015-2020 , le retour brutal à la réalité .
Réponse de le 30/12/2013 à 11:34 :
La monaie n'a rien à voir dans l'histoire. Elle n'est qu'un pis aller que les gouvernements utilisent pour appauvrir la population par des dévaluations afin de regagner en compétitivité comparative car incapables de mettre en place les conditions structurelles de la croissance qui sont : peu ou pas de normes et de lois et une fiscalité proportionnelle n'empéchant pas l'accumulation de capital.
Réponse de le 30/12/2013 à 16:46 :
La monnaie a tout a voir dans l'histoire surtout si l'on l'a manipule, soit pour avoir plus de compétitivité, soit pour empêcher les autre d'en avoir! Pour l'euro nous sommes dans le deuxième cas où les européens ne peuvent intervenir sur leur Banque Centrale au contraire des US qui maintiennent le dollars au plus bas!

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