Révolution numérique : le livre est-il condamné ?

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La liseuse Kindle / DR
La liseuse Kindle / DR (Crédits : dr)
La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, le livre papier est-il condamné à faire sa révolution numérique ou mourir ?

1,1% du chiffre d'affaires de l'édition grand public. C'est ce que représente le livre numérique au sein du marché français en question. Une part relativement infime qui semble pourtant avoir un réel impact sur les pratiques des lecteurs, des éditeurs, des auteurs, etc. En effet, depuis 2012, le nombre d'usagers du livre numérique est passé de 5% à 15% de la population en France. Robert Darnton, historien du livre, et Teresa Cremisi, présidente directrice générale des éditions Flammarion, nous livrent leurs regards d'experts sur cette révolution en marche.

 28 minutes

EXPRESSO
Par Thibaut Nolte

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Commentaires
a écrit le 07/04/2014 à 11:06 :
Et moi , moi y'hen nha lire tou les livre de BHL , toi peu voir le raisulta.
a écrit le 07/04/2014 à 10:55 :
Moi y'en a pas besoin lire pour bien parlé le langue de li molier.
a écrit le 06/04/2014 à 16:25 :
Je ne comprends pas votre manie de lire des livres. Qu'est-ce que vous y trouvez , aux livres ?
A la télévision , il y a pleins d'émissions passionnantes , par exemple Igor et Gricheka Bogdanof , il y a La Ferme , il y a Star Academy , les interwiews passionnantes de Claude François , Operation Séduktion , l'Ile de la Tentation...
Réponse de le 07/04/2014 à 11:02 :
Vous voulez parler de Ruqui télé ?
Oui , nous avons la meilleure télévision du Monde. Et aussi BHL qui est le meilleur Intellectuel de tous les Temps.
a écrit le 06/04/2014 à 12:12 :
J'achète un livre, il est à moi avec la possibilité de le relire et de le prêter, avec une liseuse vous achetez l'autorisation de lire, le contenu appartient à Amazon et consorts qui peuvent le retirer du serveur quand bon leur semble.
Vous devriez lire les conditions en petits caractères qui vont avec la liseuse.
La liseuse, c'est pratique, mais ce n'est pas un livre, et moi j'aime avoir une bibliothèque, c'est pour cela que je suis contre les cuisines au fond du salon, cela pollue.
Réponse de le 06/04/2014 à 15:57 :
Quand vous achetez un livre physique vous payez des droits d'auteur et un support. Le problème pour les éditeurs c'est leur incapacité à gérer le marché de l'occasion et le prêt entre particuliers. Le livre numérique c'est une belle opportunité commerciale pour les éditeurs mais un recul considérable pour la diffusion de la culture. Certains pourraient espérez que les auteurs soient mieux rémunérés grâce au livre numérique alors qu'il n'en est rien. Tout comme dans la musique, grâce à internet les auteurs ont la possibilité de distribuer eux-même leurs oeuvres sans se faire taxer par un éditeur. Le problème majeur que peuvent rencontrer les auteurs réside dans la promotion qu'offrent certains prix "littéraires" dont la sélection est calibrée pour vendre toujours plus de livre des maisons d'éditions. Les auteurs indépendants devront être "malin" en profitant des médias numériques (forums de discussion, sites spécialisés, etc) afin de faire connaître leurs oeuvres sans dépenser une fortune dans une campagne publicitaire de grande envergure. Les auteurs ont aussi la possibilité de rassembler autour d'une association pour diffuser leurs oeuvres en réalisant des économies d'échelle au même titre qu'une maison d'édition. Je ne suis pas contre la dématérialisation du livre car il faut avouer que disposer d'une bibliothèque numérique sous la forme d'une simple carte mémoire est appréciable tout en conservant l'intégrité de l'information bien des années. Cependant la multiplication des appareils électroniques est un véritable fléau environnemental pour les générations futures sans compter que les DRM sont bien trop contraignants de mon point de vue malgré le fait qu'une protection du droit d'auteur est nécessaire. Je pense que la solution pour protéger les auteurs ne peut pas être réglée que de manière technique mais aussi sur le plan législatif. Si l'état ne met pas en place des moyens humains (policiers spécialisés) nécessaires au contrôle de la contrefaçon numérique alors l'économie numérique française sera morte. Comment peut-on refuser qu'un auteur se fasse spolier par le vol d'une oeuvre sur un support physique mais pas lorsque celle-ci est dématérialisée? Il y a un véritable travail d'éducation à faire au près des "consommateurs".
a écrit le 06/04/2014 à 11:57 :
Les libraires ce sont tirés une balle dans le pied ... vis à vis d'amazon .... prendre votre votre voiture, payer un parcmètre, éventuellement un flash de radar ... c'est également la fin des centre ville !
Réponse de le 06/04/2014 à 11:58 :
"s"
a écrit le 06/04/2014 à 11:52 :
... j’oubliais en France les NMPP .... qui accélère le truc !
a écrit le 06/04/2014 à 11:50 :
Les livres ... je ne pense pas .... concernant les journaux papier c'est fort probable !!!!!!!!!!
a écrit le 06/04/2014 à 11:49 :
dans un livre y'a pas besoin de mettre de piles !!!!!!!!!
Réponse de le 06/04/2014 à 23:22 :
@pmxr: tout dépend du genre du bouquin, des fois faut y mettre un peu de sexe à piles :-)
a écrit le 06/04/2014 à 8:57 :
Le E-book est aussi utilisé pour pister le comportement du consommateur, comme évaluer les passages qu'il apprécie pour ainsi en mettre plus dans les prochains livres, des pubs "sans qu'on s'en aperçoive" seraient incorporés à terme; mais ce qui m'a interpellé le plus c'était ce problème de droit, qu'en réalité on ne fait que "louer" un e-book, il ne vous appartient jamais malgré le fait qu'on paye, on ne peut pas le prêter.
Cela me rappelle cette série de science fiction "continuum", où dans le futur, après la faillite des gouvernements, les grosses entreprises se partagent le pouvoir car "elles savent mieux gérer", interdisent la propriété privée, les gens ne font que louer louer louer( et donc s'appauvrissent), l'intimité n'existe plus, tout s'achète et se vend, et toute vie humaine qui n'est pas assez productive est sacrifiée "au nom de l'intérêt général".
C'est une histoire de point de vue, le livre, successeur du parchemin, a été créé par des humanistes soucieux de diffuser le savoir( comme contrer l'église qui interdisait aux non religieux de lire directement la bible mais seulement "de l'écouter" en messe pour ainsi conserver le contrôle), mais pas le e-book qui n'est qu'une adaptation des pages web d'internet sur une tablette, internet aussi créé par des humanistes.
Je me souviens il y a 8 ans, j'avais lu que le piratage des livres avait déjà dépassé ceux de la musique( le e-book est une réponse commerciale à cette demande).
a écrit le 05/04/2014 à 22:21 :
Ben moi c'est le contraire jamais autant lu depuis que j'ai une tablette, avec amazon je me regale a devorer les livres.
Une facilite de lecture incomparable, je dis clairement que ca ma redonner le gout de la lecture.
Pour ce qui est de la batterie, elle a une longue dure de vie, en moyenne une semaine sur des liseuses noir et blanc et plusieurs jours sur une tablette.
De plus pour moi qui voyage c'est super une tablette je stocke 20 livres dans l'appli et est a dispo tous les livres que je souhaite et quand je le souhaite.
Certes pas adapte pour des encyclo ou autres gros bouquins mais pour du roman, largement suffisant.
Temps de chargement 10s.
Et l'immense catalogue a tout les prix, ils comment a 0 euros.
Que du bonheur.
Par contre il est clair qu'il va falloir que les maisons d'edition s'adapte mais entre nous 15 euros un livre, c'est fini, t'en achete un et puis voila.
Au contraire un tres bon relais de croissance pour les editeurs a condition de jouer le jeux de la modernisation et de la segmentation du marche.
Réponse de le 06/04/2014 à 0:16 :
Bien moi je n'ai jamais autant lu et écrit depuis la démocratisation du web sans liseuse.
a écrit le 05/04/2014 à 21:36 :
Un livre physique se partage, un livre numérique non. Vive l'obsolescence programmée!
Réponse de le 05/04/2014 à 23:49 :
Un livre physique encombre, nécessite du bois, du transport et du stockage, utilise des encres polluantes, se recycle avec encore davantage de diluants polluants. Le livre s'écorne, se tache, se froisse.

Vive l'obsolescence programmée !

Je ne rajouterai pas qu'il y a des offres de consommation à volonté de livres pour un abonnement mensuel et qu'il est possible de consulter les documents sur plusieurs supports à la fois en même temps et même prêter les documents. Enfin les livres peuvent être gratuits pour les anciens titres sortis des droits d'auteurs.

Ah oui et j'oubliais, plus besoin d'imprimer quand on peut charger les documents dans la liseuse pour relecture.
Réponse de le 06/04/2014 à 0:14 :
@anonyme

Un livre se revalorise autant sur un barbecue que dans une cheminée. On ne peut pas en dire autant de votre liseuse électronique prête à rejoindre la déchetterie la plus proche de chez vous d'ici 2 ans. De plus votre liseuse est énergivore en énergie électrique issue majoritairement de centrales nucléaires. D'ailleurs je ne vois pas l'intérêt de collectionner les déchets électroniques tandis la toile mondiale a révolutionné l'imprimerie et permet au monde entier de lire sans besoin d'autre chose que d'un micro-ordinateur (voir un téléphone) qui sert à bien d'autres usages que la lecture de fictions ou de biographies. Enfin les livres numériques sont verrouillés par les éditeurs à l'aide de DRM limitant les droits aux utilisateurs de ces livres dématérialisés que vous ne pouvez pas prêter (donc partager la culture à moindre frais) tout en limitant le nombre de machines sur lesquelles vous pourriez désirer accéder à son contenu et sans compter l'usage d'un logiciel privatif non interopérable sur des systèmes d'exploitations (particulièrement pour le logiciel libre). Hormis le côté gadget des liseuses, le livre électronique ne présente que des régressions pour l'utilisateur.
Réponse de le 06/04/2014 à 11:10 :
+ UN !
Réponse de le 06/04/2014 à 17:02 :
J'ai quelques "vieux" bouquins dans ma bibliothèque dont un exemplaire de "le siècle de Louis XIV" imprimé en 1887 par Garnier frères, Libarires Editeurs à Paris... Et bien il est encore tout a fait lisible. je doute que ma liseuse Kobo dépasse les 10 ans, quelques soins que je lui prodigue.

Et puis ces vieux livres ont des histoires. L'ouvrage cité a appartenu à à un certain Henry Babourdin, élève de Rhétorique Novembre 1891-1892. Il a été vendu d'occasion pour 50 F.
Et je l'ai acquis moi même pour quelques francs il y a quelques décennies.

Jamais liseuse n'aura autant d'âme que ce modeste livre sans prétentions.
Réponse de le 06/04/2014 à 23:20 :
@Michel: parce que les tablettes ont été fabriquées par une opération du Saint-Esprit et qu'elles ne s'abîment pas, ne se tâchent pas, etc. Je te trouve de plus en plus du genre naïf idéologue :-)
a écrit le 05/04/2014 à 20:46 :
Pour les Goncourts et autres bouquins de grande consommation qu'on ne relira plus jamais c'est possible. L'espace d'une grosse bibliothèque est un luxe pour beaucoup de citadins.

Par contre pour les "beaux livres", les classiques, les atlas, les encyclopédies illustrées, les bouquins de référence, le numérique n'est pas adapté.

Et puis un livre ca ne tombe pas en panne de batterie, ca reste lisible pendant des siècles, ca ne se casse pas, ca se prète et ca se revend sans violer la loi. une fois ceci compris ca permet de ne pas tout sacrifier aux sirènes du tout numérique.
Réponse de le 06/04/2014 à 11:08 :
+ 1000
a écrit le 05/04/2014 à 20:05 :
Rien ne vaudra jamais, dans nos mains un bon livre, c'est tout! s'il y en a qui ne lisent plus, qu'ils se renseignent sur le contraire!
a écrit le 05/04/2014 à 19:56 :
Vous savez bien que plus personne ne lit , depuis que bridet Jones a publié ses époustouflantes mémoires. ça a tué net le gout de lire.

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