Une Allemagne angoissée

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L'histoire explique largement l'attitude bornée des allemands à l'égard de l'austérité et de la monnaie. Par Michel Santi, économiste.

L'attitude bornée des allemands vis-à-vis de l'austérité, de la monnaie et de l'argent en général est totalement contre-productive - voire franchement néfaste - dans le contexte européen actuel. Une certitude néanmoins: elle est sincère! En fait, le comportement des allemands ne se comprend qu'à l'aune de leur Histoire pour le moins tourmentée. Le pain ne valait-il pas 400 milliards de marks en 1923 - au summum de l' hyperinflation - tandis qu'un kilo de beurre s'échangeait pour environ 600 milliards de marks ?

 Les brouettes de billets...

Epoque invraisemblable où les patrons en étaient réduits à libérer leurs ouvriers et leurs salariés quelques heures en milieu de journée, afin de disposer de suffisamment de temps pour les payer, c'est-à-dire pour compter les sommes pharamineuses destinées à remplir les sacs de jute qui contiendraient leur salaire journalier. Et afin que le salarié puise, à son tour, faire ses emplettes quotidiennes - parfois avec des brouettes remplies de billets - et se dépêcher de dépenser tous ces marks avant qu'ils ne perdent davantage de valeur ! Quand il n'utilisait pas ces billets pour sa cheminée ou comme papier peint...

 Contraints de rendre leurs billets de banque en 1948

Comment ne pas comprendre dès lors cette aversion des allemands pour cette période cauchemardesque de leur histoire ? Reflétée par Hitler en personne qui déclarait que "l'inflation est un manque de discipline", se faisant en cela l'écho de l'ensemble de la population allemande, d'hier et d'aujourd'hui. Ce qui ne l'a évidemment pas empêché d'activer frénétiquement sa planche à billets pendant qu'il était au pouvoir afin de financer sa folie destructrice, ne parvenant à maîtriser l'inflation que par une politique dictatoriale de contrôle des prix et des salaires. Lesquelles mesures strictes furent maintenues par les alliés, avec pour résultante une explosion du marché noir et un nouveau coup dur porté au mark!

Les allemands n'étaient cependant pas encore au bout de leurs peines puisque la réforme monétaire de juin 1948 les contraignit à rendre la totalité de leurs billets de banque car le nouveau deutsche mark vaudrait désormais 10 reichsmarks, vaporisant ainsi 90% de leur épargne !

 L'absorption des marks de l'Est, pour abandonner la sacro-sainte monnaie douze ans plus tard

Pour autant, ce psychodrame monétaire n'était pas encore clos. En effet, dans le cadre de l'intégration de l'Allemagne de l'Est, l'Ouest n'eut-elle pas l'élégance d'absorber des "ostmarks" qui ne valaient plus rien à la parité avec le tout puissant D-mark ? ... pour renoncer douze ans plus tard à cette monnaie dont ils étaient si fiers et l'échanger contre des euros! Cette succession de malheurs, de chocs, de banqueroutes et de traumatismes éclairent donc sous une tout autre lueur l'attitude inébranlable d'un peuple allemand excédé par l'instabilité et qui porte dans son inconscient collectif - en tout cas dans son Histoire douloureuse - les stigmates d'une mauvaise gestion séculaire. Ne soyons donc pas étonnés que l'Allemagne, qui affiche une des économies les plus modernes au monde, soit également une des nations du monde où les espèces sont le plus manipulées, utilisées et thésaurisées.

Un goût prononcé pour le liquide

Plus de 80% des transactions commerciales à l'intérieur du pays sont en effet réalisées en cash en Allemagne et, ce, y compris pour les opérations impliquant des montants importants. Des statistiques ont ainsi établi que seuls 18% de paiements y étaient réglés par carte bancaire, par rapport à un chiffre qui dépasse 50% en France. Sachant que le citoyen allemand détient dans son porte monnaie deux fois plus d'espèces que le citoyen occidental moyen. De fait, les populations ayant subi des crises et des faillites bancaires sont traditionnellement beaucoup plus friandes en cash, car elles ne font pas confiance - comme on les comprend! - aux dépôts bancaires. Tout le monde a en mémoire, ou a déjà visité, des pays émergents ou en développement où le dollar est roi. Une étude de la Réserve fédérale de New York a même révélé que le traumatisme d'une inflation très élevée se transmet à la génération suivante qui, elle aussi, privilégie le billet vert à sa propre monnaie.

 Un comportement de fourmi

S'il semble évident que de tels mécanismes sont à l'œuvre dans la psyché des allemands, leur attachement au cash relève également d'un réflexe bien plus prosaïque, voire primitif. Ils partent effectivement du principe - qu'ils appliquent! - selon lequel ils ne peuvent se permettre de dépenser plus que le contenu de leur porte monnaie. L'usage du cash les autorise donc à mieux gérer leur train de vie, un peu comme la fourmi rationnerait son garde manger. Réflexe ancestral par excellence typique de ce peuple chez qui le terme de dette —Schulden—provient de celui de culpabilité - Schuld ! Voilà pourquoi les crédits à la consommation sont si bas en Allemagne. Voilà pourquoi ce pays compte un des plus petits nombre de propriétaires immobiliers au monde: du fait de l'aversion de ses citoyens à la dette, y compris hypothécaire. Signe infaillible qui démontre un manque de confiance des allemands en l'avenir.

 Michel Santi est directeur financier et directeur des marchés financiers chez Cristal Capital S.A. à Genève. Il a conseillé plusieurs banques centrales, après avoir été trader sur les marchés financiers. Il est l'auteur de : "Splendeurs et misères du libéralisme", "Capitalism without conscience" et "L'Europe, chroniques d'un fiasco économique et politique".

Sa page Facebook et Twitter.

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Commentaires
a écrit le 25/10/2014 à 22:58 :
Je me demande comment un Monsieur qui se prétend "économiste" et aurait conseillé "des banques centrales" peut écrire : "car le nouveau deutsche mark vaudrait désormais 10 reichsmarks, vaporisant ainsi 90% de leur épargne !"...! Donc, si on suit le raisonnement, le passage de l'ancien Franc au nouveau aurait "vaporisé" 99% de l'épargne des français, et le passage à l'euro aurait "vaporisé" 84,75% ! On aimerait un tout petit peu de compétences, cher Monsieur !!
a écrit le 22/10/2014 à 10:55 :
Relancer une économie, avec de l’emprunt public, c’est d’abord devenir plus dépendant des grands prêteurs d’argent quand la dette s’envole et qu’on arrive pas à la rembourser et que le service de la dette absorbe toute les ressources économiques publiques et plus guère les moyens de payer les services régaliens et sociaux élémentaires

Augmenter la consommation avec l’emprunt pour lutter soit disant contre la rigueur, c’est d’abord développer l’économie et la richesse de ceux qui produisent ailleurs les biens de consommation plus courants-en l’occurrence à l’étranger- , sans pour autant créer vraiment les conditions d’une reprise d’économie industrielle locale prospère durable. Il n’y a qu’une petite partie de l’argent emprunté qui retourne dans les caisses de l’état via l’impôt, les taxes et pour financer les charges. C’est donc avant tout un marché de dupe qui plonge encore d’avantage le pays dans la pauvreté, le chômage et à terme dans la récession.

On ne fait aucune relance durable de l’économie, si il n’y a pas quelque part un réel effort d’imagination, de créativité rationnelle et de travail pour mettre en place des activités qui produisent des biens et des services que l’on peut vendre et qui soit compétitifs ou plus unique et recherché par les clients, et qui font qu’on aura pas besoin de les acheter ailleurs. Quand on crée les ressources avec lequel on va pouvoir payer notre niveau de vie (composante de justice fiscale qui s’ajoute à celle de la production des richesses distribuables)

Et mettre en place des activités nouvelles qui créent de vraies richesses nouvelles et durables, cela ne se décrète pas et cela ne se produit pas uniquement avec des réformes fiscales. Il ne sert à rien de mettre la charrue avant les bœufs. On a vu ce qui s’est passé en Grèce quand on joue les cigales d’une manière aussi irresponsable aveugle et bornée. Desserrer le crédit sans créer les ressources économiques c’est creuser encore mieux et en pire le gouffre où on va irrémédiablement tomber.

Les Allemands ne sont pas bornés, ils ont simplement beaucoup retenus les leçons du passé, de ce qui se passe quand on est devenu insolvable du fait de la guerre, qu’on n’a plus d’argent et que l’on ne peut pas emprunter (et qui qui a pu aboutir à la crise de 23 quand pour payer les ouvriers et maintenir artificiellement l’activité industrielle avec des billets qui ne valent rien, et du fait qu’elle n’avait en fait plus de clients et rien d’intéressant à vendre) et de ce qui se passe quand on emprunte massivement (avec le plan Dawes) et que l’on tombe sous la dépendance financière étrangère (crise de 29 amplifiée).
a écrit le 21/10/2014 à 15:41 :
Il y a des gens (des allemands) qui se sont brulés les doigts et qui réfléchissent dorénavant à deux fois avant de recommencer à toucher au feu de l'inflation et de la dévaluation. Ils sont qualifiés de : sic "angoissés, bornés, néfastes, et contre productifs" rien que cela. Si on considère que en plus de la misère qu'ils ont subi, tout cela a entrainé la 2ème guerre mondiale et 80 millions de morts la légèreté de l'auteur me parait assez... lourde!! et ses adjectifs outranciers.
a écrit le 21/10/2014 à 11:09 :
Et c'est nous, les "sous doués" qui allons donner des leçons à l' Allemagne ??? Il est vrai que nous sommes mondialement reconnus comme étant des "donneurs de leçons" !!! Le "dernier de classe" qui critique les talents du "premier" !!! French paradox.......
Réponse de le 21/10/2014 à 12:12 :
les derniers seront un jours les premiers.
Réponse de le 21/10/2014 à 13:56 :
L'Allemagne sous-investit dans ses infrastructures comme dans sa démographie. Ce pays, qui n'est pas en reste quand il s'agit de donner des leçons aux autres, se retrouvera FORCEMENT un jour dans une situation problématique. Il s'agit surtout d'un pays qui vient de manger tout son pain blanc, qui s'est rendue très compétitive pendant 10 ans, mais qui ne pourra plus tenir ce rythme bien longtemps. Il faudra que l'Allemagne fasse attention, parce qu'elle pourrait bien venir rapidement nous demander une solidarité qu'elle a toujours refusée jusqu'à présent.
a écrit le 21/10/2014 à 10:31 :
Pour la France, ce n’est pas de l’austérité qu’il faut mais de la croissance. Mais pas comme le veut Martine Aubry, par les déficits vers les consommateurs, mais en augmentant la richesse par le bas.
COMMENT ? ET C’EST POURTANT SIMPLE

Supprimons toute idéologie politique et mettons en place de suite les 40 heures.
Ce serait uniquement pour les salariés base 35h, hors heures supplémentaires et fonction publique en + par an :

- 60Mds de salaires
- 35Mds de Charges Sociales
- 6Mds d'impôts
- 11Mds de TVA
C'est pour un salarié au Smic, 199€ de + par mois

C'est aussi :
- Une forte baisse du chômage,
- Le sauvetage des Caisses :
- De retraites
- De Sécurité Sociale
- D’Assedic
- etc…

- Une diminution du prix de revient entreprise. (de 3 à 13%, suivant les horaires, journée, 2x8, 3x8…)
Il faut un maximum de 3 mois pour que les commandes arrivent en entreprise.

Pour ceux qui font des heures sup (sachant que la moyenne France est de 1,2h semaine), l'entreprise pourrait payer le même salaire. Chacun y trouvant son compte puisqu'il n'y aura plus de charges, ni salariées, ni employeur (ce qui diminuera encore le prix de revient horaire).

Les seuls un peu lésés, ce serait les cadres. Mais ils en ont bien profité, alors qu'ils n'y avaient pas
spécialement droit. Cela avait été un cadeau électoral de complaisance.

Pour compléter comme il nous manque 25% de PIB pour revenir à l’équilibre, soit 25% d’heures travaillées en plus, il faudrait revenir aux 65 ans. Puis établir la durée d’activité proportionnelle à la durée de vie des retraités.
Sachant que pour chaque année travaillée supplémentaire, c’est tous les ans, 60 ans Mds de plus dans l’économie.

Alors pour remonter rapidement la France, tous pour les 40 heures.
www.livres-daniel-moinier.com
Réponse de le 21/10/2014 à 13:30 :
Bref, bosser plus pour payer la dette de nos aines.
C'est la realite.
Réponse de le 21/10/2014 à 18:21 :
Vous supposez le problème résolu : ce n'est pas parce que les salariés pourront travailler plus longtemps qu'il y aura du travail à leur donner !
a écrit le 21/10/2014 à 9:35 :
Manque de confiance dans le futur? Vous rigolez! C'est en tout cas beaucoup mieux que laisser une montagne de dettes a payer par ses enfants.
a écrit le 21/10/2014 à 9:26 :
"Attitude bornée" n'est pas la bonne qualification pour les Allemands et elle est même insultante. Les Allemands ont une histoire, les Français une autre, leur attitude est le résultat de cette histoire qui n'est pas plus "bornée" que celle des Français auxquels on reproche d'autres "attitudes" tout aussi négatives. Quant à l'utilisation de cash plutôt que la "carte bleue", c'est une bonne "attitude" qui fait partie de la prospérité allemande. Chez nous, ce sont les banquiers qui prospèrent, pas les Français. (Sous prétexte de sécurité...)
Réponse de le 21/10/2014 à 23:51 :
Très bonne analyse
a écrit le 21/10/2014 à 6:39 :
A quelle période se référer ? L'hyperinflation des années 20 ou la déflation, politique du chancelier Brunning du début des annees 30 et qui aboutit à l'élection de Hitler en 33?
a écrit le 21/10/2014 à 3:13 :
je me demande quelles sont les banques centrale que ce trader de marché financier a t'il conseillé et quels sont les conseils qu'il a préconisé. Simple curiosité
a écrit le 20/10/2014 à 23:38 :
Je m étonne toujours de lire ces commentaires insultants et sans fondement sur le comportement des allemands.
La discipline budgétaire a résulté à une monnaie forte, le D-mark, Un D-Mark fort n a jamais nuit àu developement de son economie, au contraire.
Bien sûr il y a eu des dérapages, surtout aprés la réunification, mais qui ont été rattrapés par la suite.
Les gens ne se rendent pas compte qu en 1990 l Allemagne de Ouest a´pu se permettre d´ engloutir la masse des Ost Mark (monnaie de singe de l ex RFA ) au cours symbolique de 1 à 1.
N importe quelle autre économie nationale se serait écroulée sous de telles conditions !
Au tournant des annés 2000 la population allemande etait fondamentalement opposée à l Euro.
Presque chaque jour on pouvait lire dans la presse de longs articles signés par des économistes réputés mettant en garde contre les dangers d une monnaie commune avec des partenaires peu fiables et volatiles.
Le gouvernement Kohl a fait la sourde oreille et a ignoré le vœux du peuple en lui promettant une stabilité monétaire, garantie par les accords de Maastrich.
10 ans après, on ne peut que constater que les prophètes d´antant avaient raison de mettre en garde.
Le gouvernement allemand actuel n a pas le choix. Il ne peux pas se permettre de faire des dettes en grand style pour venir au secours de ceux qui se noient. C etait tout à fait prévisible.
Dragui est acculé au mur car il veut racheter des paquets de dettes empoisonées pour venir en aide à certains pays en faillite, ce qui est certainement contre les accords de Masstrich. Il va faire de la BCE une Bad Banket ce sont les contribualbes qui a la fin paieront les pots cassés.
A ce moment je suis convaincu que la BCE aura signé son arrêt de mort.

Tous comptes faits, avec ou sans l Euro, avec ou sans l Allemagne, un pays qui ne connaît que l emprunt pour continuer à fonctionner est condamné à s´écrouler, tôt ou tard.
Je ressortirai cet article dans 2 ou 3 ans
Réponse de le 21/10/2014 à 12:21 :
"Je m étonne toujours de lire ces commentaires insultants et sans fondement sur le comportement des allemands". = comme si la presse allemande ne passait pas son temps à insulter la "Grande Nation."
a écrit le 20/10/2014 à 21:19 :
N'importe quoi !!
Vous soutenez les cigales françaises incapables de réformer
Quand on sera ruiné comme les argentins ou les grecs les français comprendrons qu'il faut arrêtez de dépenser plus qu'on gagne !!

Arrêtez la demago gauchiste
Réponse de le 21/10/2014 à 0:52 :
Qu' à Genève on n'aime pas les allemands c'est risible et financièrement d'une hypocrisie totale ...Ce trader travaillait sans doute sur des obligations et trouverait sans doute normal que les banques centrales taxent toute leur zone monétaire pour assurer son bonus et les profits de ses clients
a écrit le 20/10/2014 à 19:32 :
l'Allemagne est un pays de vieux qui va bientôt tomber en ruine.
Réponse de le 21/10/2014 à 16:38 :
Commentaires insultants Grande NATION qui va prospérer.
Réponse de le 21/10/2014 à 18:44 :
mon Kommentar est véridique, nous devons même envoyer nos ainés dans des maisons de retraite en Pologne et en Thaïlande car pas d'argent pour payer.
Fertig Deutschland über alles.
a écrit le 20/10/2014 à 19:27 :
La nation leader de l'Europe n'a "pas confiance en l'avenir". Donc l'Europe n'a pas d'avenir. CQFD !
Réponse de le 20/10/2014 à 19:35 :
mais comment voulez-vous qu'un peuple qui ne fasse pas d'enfants puisse avoir confiance en l'avenir???
a écrit le 20/10/2014 à 16:51 :
"L'attitude bornée des allemands vis-à-vis de l'austérité, de la monnaie et de l'argent en général est totalement contre-productive - voire franchement néfaste - dans le contexte européen actuel.":
Sans utiliser la langue de bois, l'auteur aurait pu -plus intelligemment- éviter des termes blessants, voire injurieux.
Ancien trader. No comment.
Je m'abstiendrai donc de tout commentaire, l'auteur s'étant disqualifié dès la première ligne.
Réponse de le 20/10/2014 à 19:18 :
"Je m'abstiendrai donc de tout commentaire" = MERCI
Réponse de le 21/10/2014 à 16:28 :
???????????????????????????????????????? merci
a écrit le 20/10/2014 à 15:47 :
2 remarques :
- c'est étonnant la sélectivité de la mémoire historique : la déflation du début des années 30 qui a amené Hitler au pouvoir n'a pas été semble-t-il traumatisante pour les Allemands !
- tous ces gens qui parlent de la vertu allemande : mais quelle croissance dans le monde si tout le monde devient exportateur net en baissant ses coûts et sa demande intérieure ? Par ailleurs, n'oublions pas que l'Allemagne de Schröder en plein ajustement a bénéficié d'une Europe en croissance pour compenser la baisse de demande intérieure.
Réponse de le 20/10/2014 à 18:55 :
+1
Réponse de le 20/10/2014 à 19:10 :
Eh oui les boches ont bien manœuvré. Ils sont les plus forts. La France socialiste est un boulet pour ses partenaires.
Réponse de le 20/10/2014 à 19:34 :
très bonne remarque.
a écrit le 20/10/2014 à 15:36 :
Etonnant article. très pensées françaises. Vous avez mager du pain blanc depuis 1945 en profitant des colonies et de la richesse de l'exploitation des pays pétroliers. Aujourd'hui vous tender la main à un peuple qui se serre la ceinture depuis 40 auns en vue de faciliter la croissance française. A leur place, que feriez-vous ?
a écrit le 20/10/2014 à 15:10 :
Aujourd'hui si l'Allemagne est angoissee, elles est aussi vertueuse, face a une France inconsciente et irresponsable .... et pas moins angoissee, du moins pour les gens lucides.
Pauvre Allemagne, c'est le bon eleve qui se retrouve ostracise parce que trop travailleur et vertueux par ses camarades qui l'accusent de tous les maux et aimeraient qu'il commette quelques fautes afin de revenir a leur niveau - le fameux nivellement par le bas- , c'est incroyable comme situation.
a écrit le 20/10/2014 à 14:18 :
Quelle tristesse cet article.
Les allemands n’ont pas envie de payer les pots cassés des pays du sud de l’Europe, point final.
Pourquoi devrait-elle payer pour des pays d’assistés qui ont une industrie limitée à 12% du PIB ?
Cet économiste nous ressort l’hyperinflation des années 20 que les allemands ressortent eux-mêmes pour justifier leurs positions depuis des années.
Les alliés ont soi-disant gagné les deux dernières guerres, mais en fait ils n’ont pas cassé l’industrie allemande excepté l’atome qu’ils se sont approprié. Alors que l’Allemagne s’est empressée de casser l’industrie française des régions du nord envahies durant la première guerre mondiale.
a écrit le 20/10/2014 à 11:23 :
Article plein de compréhension envers nos partenaires Allemands , c est à nous de leur faire comprendre , que l inflation régulée et dominée a un effet bienfaiteur sur l économie .
a écrit le 20/10/2014 à 10:36 :
bien sur, Monsieur Santi. Encore une analyse scintillante. Rien qu'a voir les allemands a la coupe du monde de foot, on voit bien que c'est une nation angoissant.

lamentable, une fois de plus..
Réponse de le 20/10/2014 à 17:38 :
comparer le foot et l'économie, fallait oser...
a écrit le 20/10/2014 à 10:31 :
C'est facile de tenter d'expliquer la politique actuelle de l'Allemagne avec des suppositions que rein ne peut étayer. Ce genre de raisonnement peut s'appliquer, avec des variantes à tous les pas européens, sauf peut-être le Royaume Uni. Leurs monnaies sont des suites de glissades inflationnaires plus ou moins marquées. On peut penser a la lire ou à la peseta, ou encore au franc, ancien, puis nouveau. Pourquoi les autres pays seraient différents de l'Allemagne. Peut être qu'une explication viendrait simplement, comme souvent, de leur intérêt économique immédiat, pour pousser au maximum leur avantage économique circonstanciel. à cause du vieillissement accéléré de sa population, et à cause de la supériorité, qu'ils ressentent tous (bien plus que les autres pays), de leur culture, par rapport à celle des autres. C'est peut être moins moral, mais tout aussi valable comme explication.
Réponse de le 20/10/2014 à 12:13 :
"à cause du vieillissement accéléré de sa population, et à cause de la supériorité, qu'ils ressentent tous (bien plus que les autres pays), de leur culture, par rapport à celle des autres."

Tous les pays européens sont dans ce cas. Certes les français admettent qu'ils ont une culture inférieurs, OK, mais les Anglais par ex n'ont pas le moindre doute que "le monde entier les envies"... Par ailleurs l'âge moyen entre pays européens ne vrai que de quelque année, et bientôt la majorité des électeurs français seront des retraités..
Réponse de le 20/10/2014 à 20:11 :
Quand on voit les banlieues françaises on se dit que la France a peu de raison de se feliciter de son fort taux de natalité. BCP d'enfants certes, mais avec quel pourcentage de violents, analphabètes, et en survet !!
Réponse de le 21/10/2014 à 12:23 :
de l´aveu même de la Grosse Bertha, le multikultu à l´allemande est un échec aussi.
a écrit le 20/10/2014 à 9:48 :
Le gout des Allemands pour l'argent liquide sera un atout dans l'avenir. On veut nous imposer une économie sans cash où tous nos paiements par carte, smartphone, puce seront tracés et suivis à la trace par les banques et les géants d'internet. L'argent liquide c'est la liberté et la garantie que notre vie privée soit préservée.
Réponse de le 20/10/2014 à 19:11 :
Ma grand mère pensait comme vous. Resultat : elle n'a jamais empruntée et a toujours loué. Elle a finie pauvre mais avec sous son matelas des millions d'anciens francs. Bref, elle a jamais eu confiance en l'avenir qui le lui a bien rendu
Réponse de le 20/10/2014 à 19:44 :
etait-elle Deutscher votre Oma???
a écrit le 20/10/2014 à 9:40 :
On avait l'intention de les arrimer a l'UE en les poussant a accepter l'euro et voilà que maintenant, ayant l’ascendant, ils en ont fait leur monnaie à nos dépends! L'élargissement et le dogme n'a fait qu'aggraver la chose!
a écrit le 20/10/2014 à 9:35 :
C'est pénible ces critiques de l'Allemagne. Les Français auraient-ils besoin de se rassurer? La France est faible et ridiculisée par Hollande, l'Allemagne est puissante et remporte la coupe du monde de foot. Les Allemands sont aux services de leurs intérêts et réussissent. Ils vont maintenant sans doute modifier un peu leur stratégie car leurs clients du monde ont des difficultés. Et alors?
Réponse de le 20/10/2014 à 19:42 :
l'Allemagne est en quasi-récession, même les économistes allemands sont pessimistes sur l'avenir de l'Allemagne.
a écrit le 20/10/2014 à 9:31 :
il y a bcp de transactions en liquide a cause des prelevements faramineux des banques via les commissions ( c'est pour ca qu'il y a des ' Geldautomat' a chaque sortie de supermarche)..... concernant la semantique sur ' Schuld', moi je dirais que les protestants ne se sentent pas coupables face a l'argent ( cf max weber) a la difference des cathoiques francais.....
Réponse de le 20/10/2014 à 13:06 :
Charité bien ordonnée commence par toi-même, Churchill...
Réponse de le 20/10/2014 à 19:47 :
ils ne sont pas plus faramineux que chez nous ces prélèvements.
Mais les allemands sont semblables à leur Lidl ou Aldi ou tout doit être économiser au centime prêt.
Réponse de le 21/10/2014 à 9:23 :
c'est pas ce que les commercants m'ont dit...
maintenant effectivement ils gerent avec parcimonie, et c'est pour ca qu'ils ne veulent pas offrir "" la retraite a 50 ans pour tous"" aux francais, via eurobonds!
bien vu !
Réponse de le 21/10/2014 à 12:12 :
"la retraite a 50 ans pour tous" = ah bon?
vous avez l´air contaminé depuis que vous traîner avec des allemands...
Faut un moment arrêter de cracher en permanence sur son propre pays.

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