Charges sociales : le rêve envolé du Medef

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Le coût du travail au Danemark atteint 41,6 euros de l'heure en moyenne, contre 35,2 euros en France (chiffres de 2012)
Le coût du travail au Danemark atteint 41,6 euros de l'heure en moyenne, contre 35,2 euros en France (chiffres de 2012) (Crédits : DR)
Le pays où les charges sociales ont été quasiment réduites à zéro, le Danemark, est aussi celui où le coût du travail apparaît le plus élevé. Quand le rêve du Medef de "zéro charge" tourne au cauchemar...

C'est le rêve du Medef : la fin des charges, avec des cotisations sociales ramenées à zéro ou presque. Un rêve fou, mais qui serait la clé du développement de l'emploi puisque le coût du travail s'en trouverait considérablement allégé, ainsi que l'affirment depuis des années les organisations patronales.

Un rêve dont on ne verra jamais le début de réalisation, tout au moins en Europe ?

Il est pourtant devenu réalité dans un pays européen, le Danemark. Dans ce petit pays, où les gens seraient les plus heureux du monde, selon certains classements,  les cotisations sociales (part patronale) ont été quasiment ramenées à zéro. Avec, comme heureuse conséquence, un coût du travail considérablement réduit ?

Le Danemark bat tous les records

Las, comme le relève l'Insee dans une note publiée ce mercredi, au Danemark, ce coût du travail est le plus... élevé d'Europe. Il atteint 41,6 euros de l'heure en moyenne, contre 35,2 euros en France (chiffres de 2012). Et pourtant, les prélèvements sur le travail, à la charge de l'employeur, sont limités au Danemark à 5,60 euros de l'heure, contre 11,90 euros en France.

Comment est-ce possible ? Avec des charges si faibles? Une erreur quelque part ? L'erreur serait peut-être de croire que c'est le mode de financement de la protection sociale qui est déterminant.

Ne serait-ce pas plutôt le niveau de celle-ci ? Car, au Danemark, pays où la dépense publique dépasse de peu le niveau français, en raison d'un filet de sécurité sociale encore plus serré, le financement de celle-ci apparaît beaucoup plus moderne qu'en France. En tous cas, conforme aux préconisations de la plupart des économistes.

Ainsi, il est largement fait appel à la TVA, dont le taux normal atteint 25% -avec très peu d'exceptions, contrairement à la situation française-, tandis que l'impôt sur le revenu est beaucoup plus lourd que dans l'Hexagone. Infiniment plus lourd !

L'impôt sur le revenu représente au Danemark 23,9% du PIB (selon l'OCDE), contre 7,9% en France, pour le total impôt sur le revenu-CSG.

Le résultat ? Les entreprises danoises, qui jouissent de cotisations très faibles, ont été contraintes d'augmenter les salaires, pour compenser ce niveau particulièrement élevé d'impôts sur les particuliers. Le salaire horaire moyen (brut) atteint 36 euros de l'heure au Danemark, contre 23,3 euros en France.

Pas de solution miracle

Cet exemple le montre, le "zéro charge" peut facilement virer du rêve au cauchemar, pour les employeurs. Il n'est en rien la solution miracle pour financer la protection sociale sans douleur aucune.

Le vrai moyen de baisser le coût du travail serait revoir drastiquement le niveau de cette protection sociale. L'Allemagne de Schröder l'a fait pour une part, en diminuant fortement les allocations chômage, tout comme le niveau des pensions. Cela explique largement l'écart croissant de dépenses publiques avec la France, où le poids des retraites, vieillissement de la population aidant, n'a cessé de croître.

En France comme en Allemagne, elles représentaient 10% du PIB au milieu des années 2000. Aujourd'hui, elles sont restées à 10% Outre-Rhin, mais ont grimpé à 14% de la richesse nationale dans l'Hexagone.

Mais c'est là, évidemment un choix de société : veut-on une proportion de retraités pauvres deux fois plus élevée qu'en France (cas allemand) ? Une assurance maladie réservée aux personnes âgées et aux indigents ?

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Commentaires
a écrit le 15/02/2015 à 10:43 :
IL FAUT DEJA ARRETEZ DE SURPRIMER LES IMPOTS ET LES CHARGES SOCIALES POUR SAUVEZ L EMPLOIES? CAR CELA VIDE LES CAISSES DE SOLIDRITE SOCIAL ET LES CAISSES DE L ETAT? TOUS EST FAIS POUR AIDEZ LE CAPITALISME SANS CONTREPARTIES? ET CELA PRODUIT EXATEMENT LE CONTRAIRE? BAISSE DU POUVOIR D ACHAT ET AUGMENTATION DU CHOMAGE ???
a écrit le 15/02/2015 à 8:14 :
ce qui est amusant, c'est votre vision des économistes !!!! ceux-ci n'ont jamais rien fait de leur vie mais vous les montez au pinacle !!!!
par ailleurs vous oubliez un détail fondamental : ce n'est pas le financement de la protection sociale qui est en cause , c'est son fonctionnement : en Suisse, celui est assumé uniquement par le privé et ses coûts de gestion très faible alors qu'en France il est assumé" par des fonctionnaires inutiles rentiers destructeurs des entreprises, créateurs de chomage : ce sont eux qui doivent disparaitre, mais faire disparaitre risque d'être très difficile tout autant que les économistes qui racontent beaucoup de conneries chaque jour !!!!!
Réponse de le 16/02/2015 à 13:21 :
Les salariés de la sécurité sociale ne sont pas fonctionnaires mais salariés du privé sous Convention Collective.
La masse salariale du personnelle de la SS ne représente pas plus de 0.50% du budget de la SS alors que dans toute assurance du privée elle avoisine les 10%.
Donc quand on sait aussi peu de chose sur un sujet on évite la critique des experts (économistes) qui , eux, savent et on s'impose le silence.
a écrit le 15/02/2015 à 1:50 :
La T.V.A qui n'affecte pas les exportations, mais les seules importations, doit passer de 20 à 27%, et enfin, financer la Protection Sociale. Le cout du travail diminuant d'autant : ce qui représente 60 milliards d'Euros. Et comme La France selon, Cour des Comptes, F.M.I, et Commission Européenne ne mène aucune Réforme pour réduire les dépenses-gaspillages Publics les plus élevés du Monde. Qui croissent 6 fois le taux de croissance, donc dérapent, doivent diminuer de 120 milliards d'euros, avec suppression de l'impot sur le revenu 55 milliards d'euros : choc de confiance, de motivation, de croissance, d'investissements, et d'emplois
a écrit le 14/02/2015 à 17:04 :
J'aimerai quand même être publié....
En fait, ceci est le simple bon sens : les charges représentent la branche maladie et la branche retraite. Pour les faire baisser, il faut automatiquement taper dans ces dépenses. Mais comme il faut bien pouvoir vivre, en contrepartie, il faut augmenter les salaires.. Il n'y a pas de miracle. L'autre solution serait de taper dans la politique du logement (quasiment 2 %du PIB) et la politique familiale (3 %du PIB).

On pourrait supprimer les crèches et les maternelles. mais dans ce cas, il il faut augmenter les salaires pour payer les gardes, les nourrices etc... Et il faut augmenter les salaires pour que les gens puissent se les payer. Ou alors, il faut admettre une baisse de la natalité, comme en Allemagne....

le raisonnement peut aussi être tenu pour les aides au logement
Réponse de le 14/02/2015 à 18:01 :
En fait il faut distinguer les vrais services que l'administration fournit (retraite, assurance santé, enseignement..) et qui devraient être normalement payés (capitalisation sur les salaires passés pour la retraite, abonnement individuel mensuel de 230e par mois pour l'assurance santé, 5000 euros l'année-élève du primaire...) car ils pourraient être fournis par le secteur privé...et la solidarité pure sans valeur ajoutée (on prend 100 euros à Paul pour donner 60 à Jean et 40 à Jacques selon des critères sociaux) qui relève d'une toute autre logique. Le problème est qu'on mélange les deux en France et le mélange est illisible et ne permet pas de gérer.
Réponse de le 15/02/2015 à 8:18 :
les services que fournit l'administration ??? mais elle ne fournit que des des sévices !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! les retraites, santé et autres retraites ne sont fournis que par ceux qui financent l'Etat !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! quand un fonctionnaire a-t-il fournit quelque chose d'utile à ce pays ??????????????????????????????????????????????????????????? JAMAIS CE N'EST ARRIVE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 15/02/2015 à 9:41 :
@Bertrand : ce qui caractérise un service public n'est pas le fait qu'il soit produit par une administration avec des fonctionnaires (ceci est en fait secondaire)...Ce qui le caractérise c'est le fait qu'il fasse l'objet d'un cahier des charges (contenu) et d'une régulation tarifaire. Il peut exister des fonctionnaires en détachement dans les services marchands privés (Orange, La Poste) et une entreprise privée peut opérer dans le cadre d'un service public (école privée sous contrat).
Réponse de le 15/02/2015 à 10:07 :
@Monti: j'aime bien la contradiction: "il faut baisser les retraits, et comme il faut bien pouvoir vivre, il faut augmenter les salaires". Autrement dit: tous pour un, et tous pour moi :-)
@Bertrand: penses-tu vraiment que les entreprises privées travaillent à bas coût ? Bien entendu qu'il faut des réformes, et en particulier dans la fonction publique, mais il ne faut pas non plus se tromper de cible :-)
Réponse de le 15/02/2015 à 10:48 :
Vous voulez dire que vous n'avez jamais mis les pieds dans un hôpital ?
Réponse de le 15/02/2015 à 16:05 :
N'avez vous jamais mis les pieds dans un hôpital ?
a écrit le 14/02/2015 à 16:31 :
Dans l'absolu, on pourrait faire financer une partie du système social par la banque centrale, pour en alléger le prélèvement( le système social ayant sa propre dette et ses propres obligations achetées par la banque centrale qui en limite ainsi les taux de rendements). Puisque le principe du système social est de financer les inactifs( chômeurs, malades, retraités, enfants), pourquoi faire porter cela sur le dos des actifs ?
Il n'y a rien de pire que la TVA, c'est une taxe qui détruit l'emploi, la croissance, plus la tva monte et moins il y a de croissance.
Réponse de le 14/02/2015 à 17:31 :
Non la TVA est la bonne solution pour toutes les charges publiques liées à la production des entreprises (les dépenses publiques dont le fait générateur est la consommation de produits et services) comme la protection des usines, des produits fabriqués ou bien la retraite par répartition qui vient du travail. Ce qui est pire que tout c'est la cotisation car elle est toujours rechargée aveuglément dans les prix (donc le consommateur paye aussi) même quand c'est de la solidarité (où la les revenus financiers devraient contribuer). De plus la cotisation charge le coût du travail comparativement aux voisins alors que la TVA détaxe les exportations et taxe les importations...L'impôt sur le revenu (ou CSG) aussi est meilleur puisqu'il ne ponctionne pas que les salaires. Donc les pays scandinaves ont eu tout à fait raison de financer la protection sociale par l'impôt : c'est notre erreur la plus grossière depuis 1945...
Réponse de le 15/02/2015 à 9:01 :
"Dans l'absolu, on pourrait faire financer une partie du système social par la banque centrale, " mais n'importe quoi.... si c'etait cela la solution cele se serait. l'argent cela pouse pas sur les arbres!
Réponse de le 15/02/2015 à 10:24 :
C EST UN BONNE IDEE? MAIS ILS Y A TELLEMENT DE FRAUDEURS DU FICS QUE JE DOUTE QUE CELA SOIT EFICASSE???
a écrit le 14/02/2015 à 15:08 :
baisser les charges sociales n'incitera pas les entreprises a investir s'ils n'ont pas de demande.les monter progressivement permettra d'éliminer les canards boiteux et de ne garder que les plus performantes!
Réponse de le 15/02/2015 à 10:48 :
@élu PS: tu semblerais glisser vers la droite, vas-tu échanger ta carte de militant rose contre une bleue, peut-être même bleue marine :-)
a écrit le 14/02/2015 à 12:15 :
Le niveau des charges sociales en France sont un trompe l'oeil, car elles sont rétrocédées aux entreprises sous forme de subventions généreuses ou abattements fiscaux. Regardez le montant pharaonique des subventions accordées par an...
Réponse de le 14/02/2015 à 17:36 :
Les entreprises doivent être détaxées complètement et les emplois à faible qualification subventionnés (par exemple par une somme identique qu'on crédite à chaque emploi de temps plein...et proportionnellement pour les temps partiels). Ce sont les personnes physiques qui doivent payer et certaines d'entre elles sont très riches. Les entreprises ne sont aujourd'hui que des collecteurs d'impôts injustement répercutés vers les consommateurs et les chômeurs.
a écrit le 14/02/2015 à 10:19 :
Mr Best (Godin bis) expert auto-désigne sur le niveau des charges sociales , a-t -il crée 1 emploi dans sa vie, a t il fait cheque a l'ursaaf a la fin du mois alors que la trésorerie est a sec, geré les tracas quotidien des artisants/patrons de pme qui sont a leur compte?
a écrit le 14/02/2015 à 9:58 :
Mais où est la budgétisation du social dans cet histoire? Chez nous une TVA a 25% serai une mise en route de "TVA sociale" pour remplacer toute cotisation!
a écrit le 14/02/2015 à 9:50 :
Dans un pays vieillissant (la France) placé au milieu d'un continent lui-même vieillissant , il n'y a pas de miracle ! Ou nous voulant maintenir notre niveau actuel ou nous retournerons en arrière , version avant-guerre , où les plus pauvres étaient ... les retraités !N'oublions pas que les prélèvements que nous "subissons" constituent en réalité une redistribution qui contribuent au final à l'activité économique ! Exemple avec les cotisations retraites qui servent à régler des pensions qui elles-mêmes seront consommées avec les effets induits .
Réponse de le 14/02/2015 à 15:46 :
Je ne dirais pas que la France est un pays vieillissant, quand on regarde l'Allemagne, la France est un pays jeune et dynamique, quid des 2 enfants par femme en France qui l'Allemagne fait péniblement 1 enfant par femme. Culturellement, les français ont toujours été pro-natiliste, car faire des enfants c'est rendre dynamique sont pays. Là où je sus d'accord avec vous, c'est qu'il faut prendre conscience que nous sommes dans une système redistributif, ce qui implique que le travail des uns permet à ceux qui ont aussi permis la construction du pays de consommer et donc de faire tourner le pays, mais ça il faut en prendre conscience. La solution est simple, plus les employeurs emploieront des français, plus les charges baisseront, les caisses ne sont pas là pour faire du profit, mais être à la 'équilibre et plus il y a d'actif par rapport aux inactifs, moins les charges seront élevées.
a écrit le 14/02/2015 à 9:49 :
En France, on veut le beurre et l'argent du beurre. On n'aura ni l'un ni l'autre car on ne produit plus rien ou presque. On vit grâce à la planche à billets de la BCE qui garantit le taux de refinancement le plus bas de l'état qui dilapide et fait du socialisme. La chute sera terrible.
Réponse de le 14/02/2015 à 10:01 :
Vous avez raison, cela serait plus clair si nous revenions a notre monnaie nationale!
a écrit le 14/02/2015 à 8:27 :
Le problème est a quoi servent les charges collectées Malheureusement a financer les fainéant de politiques et leur cohorte d henarques qui bouffent le bénéfice des travailleur du privé...
Réponse de le 14/02/2015 à 9:34 :
Tout à fait d'accord, mais pour changer cela il faudrait que la "Machine" politique de notre pays change et réduise grave la voilure, au lieu de se bouffer le nez à longueur d'année "pour y rester" !
Mais ça, c'est pas encore , hein !
a écrit le 14/02/2015 à 1:46 :
Personne ne veut voir les choses en face et même les plus riches hurlent lorsque l'on parle de réduire les allocations familiales pour ceux qui n'en ont pas vraiment besoin. La seule façon de réduire sensiblement les dépenses de l'Etat est de réduire les différentes allocations, subventions et prestations sociales distribuées par l'Etat. Car pour réduire les charges sociales et les impôts, pas d'autre voie que la baisse des dépenses.
Réponse de le 14/02/2015 à 7:54 :
Dans un premier temps, je préférerais que ces allocations soient imposables et que rien ne soit gratuit.
Réponse de le 14/02/2015 à 17:46 :
Comme vous l'avez sans doute remarqué, les défenseurs des riches ont peu protesté lorsque cette gauche (qui réfléchit peu et se tire souvent des balles dans le pied) a plafonné les AF. C'est une mesure en réalité profitable aux plus riches puisqu'elle permet de s'affranchir d'un déficit sans augmenter le prélèvement proportionnel qui est sensé depuis sa création financer les AF...Cela crée surtout une discontinuité (et une complexité) au niveau des classes moyennes juste au-dessus du seuil. Si on avait simplement amoindri le poids des enfants dans le quotient familial de l'IR, là les défenseurs des riches auraient hurlé alors que ça aurait été beaucoup plus simple et plus juste...Quant aux allocations imposables, c'est une complication inutile quand le système est bien conçu : ce sont les revenus primaires qu'il faut imposer pour que ce soit lisible.
a écrit le 14/02/2015 à 0:00 :
Une bien meilleure gestion de la masse salariale publique est aussi nécessaire. La productivité des fonctionnaires est très basse notamment à cause d'une trop grande complexité réglementaire et d'une mauvaise organisation des services publics.
a écrit le 13/02/2015 à 23:17 :
Analyse purement statistique des choses donc très simpliste... à oublier !
En tant que chef d'entreprise les charges ne sont un problèmes que car elles viennent s'additionner à d'autres impôts, contraintes, etc
Ce qui est gênant c'est le déséquilibre, le fait qu'Apple paie 2% d'impôts et nous 30%...
a écrit le 13/02/2015 à 18:37 :
Démonstration par l'absurde. Rien n'est comparable donc mal comparée. Quant a l'Insee, elle est à la solde des gouvernants en place ...allez continuons à détruire emplois et entreprises. Moi je me tire au soleil dépenser mon argent sans en laisser un centime à ce pays désespérant.
a écrit le 13/02/2015 à 18:22 :
Le problème est le rapport cout/ productivité Les 35H et le SMIC qui a dépassé l'inflation de 15% sont à l'origine du problème. .L'investissement est aussi partie de l'équation . Et en France on taxe la capital comme le travail ...La formation est aussi partie de l'équation . Or il n'y en pas pas en France pour les chômeurs . Un million d'emplois marchands perdus et en moins qu'il y a treize ans . Et on se demande encore pourquoi ?
a écrit le 13/02/2015 à 17:59 :
Attaquons nous sérieusement à l'évasion fiscale et nous aurons réglé une partie du problème.
Réponse de le 14/02/2015 à 7:58 :
Ce ne sera pas suffisant et il s'agit de réformer pas de continuer à trouver les moyens pour l'état de gaspiller. De plus à mon sens l'évasion fiscale relève de "l'impôt tue l'impôt" pour partie.
Réponse de le 14/02/2015 à 14:56 :
@ realpasso ;

Sapin a récupéré 20 Md , d' impayés en 2014 .....il a annoncé pratiquement la même somme en plus pour 2015 , alors ça ce n' est pas du beurre dans les épinards
mais du foie gras .....
a écrit le 13/02/2015 à 16:15 :
Il suffirait de réduire de 10% nos charges sociales pour être au niveau de l'Allemagne.
Réponse de le 13/02/2015 à 17:53 :
Tant qu'a y être pourquoi pas 50% ?

A peut être parce que les français hurlent lorsqu'on parle de réduire à la marge les allocations familiales des plus riches... et l'opposition parle "d'attaque contre la famille"!
a écrit le 13/02/2015 à 16:12 :
Il faut lire la note sur la réforme fiscale de Coe-Rexecode pour comprendre que ce n'est pas le niveau du prélèvement qui compte mais le point d'application: il faut taxer la consommation et pas la production.
Réponse de le 13/02/2015 à 17:55 :
Coe rexecode est la dernière lecture à conseiller.

C'est tout simplement l'organe de communication du Medef, ce qu'ils appellent travaux se nomme en réalité "programme syndical".
Réponse de le 14/02/2015 à 17:52 :
Il faut taxer la consommation quand le fait générateur est la consommation (cas d'une retraite qu'on ne paye que s'il y a eu salaire passé donc production pour servir une consommation). Par contre quand il s'agit de solidarité (santé, famille, RSA...) il faut taxer les revenus (et pas seulement les salaires) car ça n'a rien à voir avec la consommation et la production. Mais d'accord avec Gépé pour dire que c'est idiot de choisir l'assiette des salaires pour la SS...
a écrit le 13/02/2015 à 15:59 :
la securite sociale, qui est une assurance, devrait etre reservee aux cotisants; le reste devrait etre pris sur d'autres budgets
( acutellement, le seul droit que les cotisants ont, c'est de cotiser, pour les prestations ils passent apres la gamelle du chien... et ca ne va faire qu'empirer - c'est pour ca qu'il est urgent de mettre les entreprises ailleurs)
mais soyons clair, ce n'est pas dans l'interet... des syndicats qui gerent tout ca...
Réponse de le 13/02/2015 à 17:51 :
Vous faites vraiment dire des choses terribles à ce pauvre Churchill!

Je vais donc essayer de compléter votre point de vue.

La protection sociale doit être verticale, c'est à dire organiser des transferts de solidarité des plus aisés vers les plus démunis.

Elle doit être aussi horizontale à l'image d'une assurance, c'est à dire être une cotisation pour financer un éventuel risque.

L'immense majorité des économistes et surtout les plus libéraux, pensent au contraire que la redistribution horizontale devrait être faite pas les assurances et que la protection sociale d'Etat ne devrait être que verticale.

Mon cher Churchill, je vous conseille donc de lire Beveridge pour développer une connaissances des fondements idéologiques de la distribution verticale, et Bismarck pour la redistribution horizontale.
Réponse de le 14/02/2015 à 18:13 :
La solidarité (famille, remboursement de l'abonnement à l'assurance santé, minima sociaux) doit être beveridgienne, n'a rien à voir avec la production ou des cotisations et doit être financée par l'impôt sur le revenu (CSG par exemple). L'assurance chômage doit disparaître car pour éviter une société délétère il faudra garantir l'emploi (même s'il faut le subventionner) ce qui fondera la justification de l'argent donné aux gens. Enfin la retraite doit être réformée en profondeur car la logique bismarckienne qui la sous-tend a entretenu des niches et des privilèges (parce que j'ai cotisé comme électricien ou cheminot, alors j'ai droit à ...). Il faudra basculer un socle unifié de répartition (public + privé tous régimes) vers un financement par la TVA et un calcul de droits unique...et introduire une part plus importante de fonds de pension pour les cadres.
a écrit le 13/02/2015 à 15:53 :
Ce n'est pas le niveau de protection sociale qui coûte cher à la France.
Si effectivement, quelques efforts peuvent encore être faits par exemple sur l'assurance chômage (plafonner les allocations à 2000€ au lieu de 6000), ce qui coûte vraiment c'est le poids de la dépense publique dans PIB qui pourrait être fortement réduit par des mesures simples dont voici quelques exemples : supprimer ou fusionner les communes de moins de 5000 habitants, supprimer les départements, supprimer les sous-préfectures, supprimer certains régimes spéciaux (ex : clercs de notaire, opéra de Paris), supprimer les agences de l'état inutiles (ex ; cci, conseil économique et social), supprimer certains avantages de fonctionnaires (ex : congés bonifiés les dom, avantages des anciens présidents de le république), supprimer la cagnotte parlementaire et j'en passe.
Réponse de le 13/02/2015 à 16:57 :
Le plafonnement des allocations chomage de 6000 à 2000 euros? Voilà une mesure qui serait particulièrement pénalisante et peut etre irréalisable car l'indemnisation chomage est une assurance et les assurés donc les salariés et les employeurs sont tenus d'y cotiser donc si vous abaissez le plafond de deux tiers, il faut revoir le niveau des cotisations autrement je ne vois pas comment on peut accepter de potentiellement toucher moins et continuer à cotiser toujours autant. Et puis ce plafond de 6000 euros, c'est un peu l'arbre qui cache la forêt car très peu d'allocataires touchent déjà au delà de 4000 euros...et puis gardons à l'esprit que c'est pour une durée limitée à 24 mois pour le cas général et 36 mois pour les plus de 50 ans. Il serait plus cohérent de concevoir un système dégressif avec reprise au moins d'un poste à temps partiel meme dans le public pour éviter que les chomeurs ne restent trop longtemps loin de l'emploi et qu'en même temps ils contribuent à la richesse nationale sans que cela les empeche de rechercher un emploi correspondant à leurs aspirations!
Réponse de le 13/02/2015 à 18:02 :
Penser que la dépense de l'Etat pèse plus que les dépenses sociales dans les dépenses publiques, c'est faux!
Vous seriez donc surpris de découvrir que les dépenses de l'Etat en France sont relativement faibles par rapport à ses voisins alors que les dépenses sociales sont presque les plus élevées dans le monde.

Pour le reste vous n'avez que des micromesurettes symboliques (pas forcément injustifiées), qui n'apporteraient quasiment aucune économie au regard des besoins.

PS: J'aime beaucoup, le passage sur les CCI agence de l'Etat inutiles... les patrons apprécieront!
Réponse de le 13/02/2015 à 22:22 :
Gringo a raison sur le montant des dépenses sociales, mais il y a quand même et toujours un problème, les Allemands ont un budget équilibré, en France on vit toujours à crédit, l'état prélève 45% du pnb mais en dépense 54%, la différence c'est de l'emprunt donc de la dette qui s'alourdit d'année en année, en plus de cela les comptes courants sont déficitaires, la balance commerciale a commencé à chuté en 2002, il n'était plus possible pour le gouvernement de dévaluer. Le système français n'est pas viable à moyen et long terme. On le voit déjà avec la Grèce. Tout le système européen et américain sont en train de se désintégrer.
Réponse de le 14/02/2015 à 11:12 :
Le jour où l'on comprendra que les robots produisent et divent donc etre considérés comme des employés, ils cotiseront comme les humains ! de la science fiction ? certes ! mais ne perdons pas l 'idee, ça serait plus simple que d'essayer de récupérer l'argent " mis de côté "par les fortunés en tandem avec les banques, comme "l'autre..." qui vient d'être mise à jour... une exception ? vous pensez ?
Réponse de le 14/02/2015 à 16:08 :
L'Etat dépense moins de 12% du PIB français (payer les fonctionnaires, les dépenses courantes ect), le gouffre financier c'est la protection sociale. Or nous sommes dans une période de fort chômage, si demain il n'y a plus un seul chômeur, on nous dira que notre système est magnifique et viable. Oui il est viable quand il y a le plein-emploi, quand tous le monde paye ses cotisations (ce qu'oublie certains patron ...). Le plus ahurissant, c'est la baisse des charges accordées au employeurs pour embaucher alors qu'ils ne tiennent pas leur parole (et après on parle des politiques ...), arrêtons de nous voiler la face, les patrons sont les organisateurs de la destruction de notre model social, en ne voulant pas embaucher, en voulant pas innover en France ...
Réponse de le 14/02/2015 à 22:25 :
mdr

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