Banque : les clients auront tout à gagner de la DSP2

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(Crédits : DR)
Alors que la prochaine entrée en vigueur de la DSP2 cristallise les tensions entre banques et Fintech, le client, lui, sort grand gagnant des orientations définies par la directive. L’occasion d’imaginer de prochains services à venir. Par Frantz Waze, Directeur administratif et financier chez Ditto Bank.

Tandis que les banques semblent trainer des pieds concernant la DSP2, les Fintech bataillent au créneau depuis plusieurs mois. Les clients, quant à eux, assistent à ce match dont l'enjeu est l'accès à leurs données bancaires. Le score final sera donné le 13 janvier prochain, date de mise en application de la Directive sur les services de paiement qui oblige les états membres à transposer en droit national, et consacrera l'usage d'interface dédiées - les fameuses APIs - qui devront être mises en place par les banques elles-mêmes d'ici mars 2019. Pourtant, au-delà de cette guerre de tranchées, cette directive annonce plutôt l'émergence d'un nouvel écosystème interconnecté et de nouveaux services innovants. Le tout, au profit du client. Car, à travers l'obligation du consentement, la directive assoit un principe fondamental : les données appartiennent avant tout au client. Et comme a pu le rappeler un expert de la Commission européenne, « on peut comprendre qu'il soit désagréable pour les banques de voir un tiers monétiser les données qu'elles recueillent. Mais ce sont celles du client, qui donne son consentement explicite ».

Après l'agrégation des comptes, celle des placements

Redonner le pouvoir au client sur ses données se traduira d'abord par l'optimisation des services d'agrégation de comptes. Selon une enquête Ifop pour Anytime, près d'un Français sur trois a plus de deux comptes bancaires et parmi eux, 66 % choisissent de les héberger dans différents établissements. Avec l'essor des banques mobiles et l'arrivée des opérateurs télécoms sur le marché, cette tendance au multi-comptes ne va cesser de croître dans les prochaines années. Face au développement de cet usage, la DSP2 permettra aux acteurs, nouveaux comme anciens, de faciliter davantage l'agrégation des comptes bancaires de chaque individu mais surtout leur tenue et la réalisation de l'ensemble des opérations courantes au sein d'un seul et même espace plus ergonomique et sécurisé.

Tandis que les banques semblent trainer des pieds concernant la DSP2, les Fintech bataillent au créneau depuis plusieurs mois. Les clients, quant à eux, assistent à ce match dont l'enjeu est l'accès à leurs données bancaires. Le score final sera donné le 13 janvier prochain, date de mise en application de la Directive sur les services de paiement qui oblige les états membres à transposer en droit national, et consacrera l'usage d'interface dédiées - les fameuses APIs - qui devront être mises en place par les banques elles-mêmes d'ici mars 2019. Pourtant, au-delà de cette guerre de tranchée, cette directive annonce plutôt l'émergence d'un nouvel écosystème interconnecté et de nouveaux services innovants. Le tout, au profit du client. Car, à travers l'obligation du consentement, la directive assoit un principe fondamental : les données appartiennent avant tout au client. Et comme a pu le rappeler un expert de la Commission européenne, « on peut comprendre qu'il soit désagréable pour les banques de voir un tiers monétiser les données qu'elles recueillent. Mais ce sont celles du client, qui donne son consentement explicite ».

Après l'agrégation des comptes, celle des placements

Redonner le pouvoir au client sur ses données se traduira d'abord par l'optimisation des services d'agrégation de comptes. Selon une enquête Ifop pour Anytime, près d'un Français sur trois a plus de deux comptes bancaires et parmi eux, 66 % choisissent de les héberger dans différents établissements. Avec l'essor des banques mobiles et l'arrivée des opérateurs télécoms sur le marché, cette tendance au multi-comptes ne va cesser de croître dans les prochaines années. Face au développement de cet usage, la DSP2 permettra aux acteurs, nouveaux comme anciens, de faciliter davantage l'agrégation des comptes bancaires de chaque individu mais surtout leur tenue et la réalisation de l'ensemble des opérations courantes au sein d'un seul et même espace plus ergonomique et sécurisé.

Les orientations prises par la directive, applicables pour le moment aux seuls comptes bancaires, laissent également imaginer à terme des services allant plus loin. En diversifiant leurs banques, les particuliers diversifient également l'hébergement de leurs placements.

Les orientations prises par la directive, applicables pour le moment aux seuls comptes bancaires, laissent également imaginer à terme des services allant plus loin. En diversifiant leurs banques, les particuliers diversifient également l'hébergement de leurs placements.

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a écrit le 13/01/2018 à 11:18 :
Relisez-vous SVP, la moitié de l'article est répété par un copié/collé malheureux.

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