• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Boris Johnson envers et contre tous

Agnès Alexandre-Collier

Publié le 16 juin 2022 à 05:41

Grande-bretagne: boris johnson menace d'une enquete parlementaire sur les "soirees" du confinement

Photo d'illustration

TOBY MELVILLE

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Boris Johnson a survécu à une nouvelle tempête : une motion de défiance déposée par son propre parti. Comment expliquer la résilience d’un premier ministre si souvent contesté ? Par Agnès Alexandre-Collier, Université de Bourgogne – UBFC

Depuis son élection à la tête du parti conservateur le 23 juillet 2019, le premier ministre britannique Boris Johnson enchaîne les dérapages et les scandales, si bien que sa longévité semble relever de l'exploit. Les révélations de son implication personnelle dans les fêtes organisées dans sa résidence officielle au 10, Downing Street, puis les amendes dont il a dû s'acquitter n'ont pourtant pas eu raison de lui. Malgré sa nette impopularité (69 % d'opinions défavorables contre 24 % selon un sondage YouGov du 2 juin 2022), sa propension à contourner la loi et les institutions en toute impunité et la gronde croissante au sein de son parti, Boris Johnson est resté solidement ancré à son poste.

Le 6 juin dernier, il a même survécu à la motion de défiance finalement déposée contre lui par les députés les plus exaspérés, malgré les pressions et intimidations qu'ont dû exercer sur eux les « whips » du parti, ces députés spécifiquement chargés de faire régner la discipline de vote au sein du groupe parlementaire.

La fronde des Tories contre leur chef

Il aura fallu quatorze mois depuis les premières révélations, le 16 avril 2021 par le Daily Telegraph, sur des fêtes arrosées organisées dans l'entourage du premier ministre en plein confinement, la démission de plusieurs députés, des élections locales peu favorables aux conservateurs le 6 mai dernier (au cours desquelles ils ont perdu 485 sièges de conseillers municipaux), et un jubilé de platine célébrant les 70 ans de règne d'Elizabeth II pendant duquel le premier ministre s'est fait huer par la foule, pour qu'au minimum une cinquantaine de députés conservateurs se décident à solliciter une motion de censure contre leur dirigeant.

Il faut un seuil de 15 % des 359 députés conservateurs en poste actuellement, soit un minimum de 54 députés qui en font la demande auprès du 1922 Committee, organisation qui réunit les seuls députés conservateurs et forme une entité indépendante de l'équipe dirigeante, pour que ce vote soit organisé. 211 députés, contre 148, ont renouvelé leur confiance au leader conservateur qui restera donc à son poste pendant au moins une année supplémentaire sans qu'il soit possible de déposer une nouvelle motion.

Aussi surprenant que ce résultat puisse paraître compte tenu de la violence des critiques dont le premier ministre britannique fait l'objet dans son pays, le maintien de Boris Johnson était néanmoins prévisible, pour quatre raisons principales.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

L'homme fort du Brexit

Premièrement, son arrivée à la tête du parti s'est produite dans des circonstances qui lui ont été particulièrement propices. La conjonction de deux facteurs en particulier a joué en sa faveur : d'un côté, l'impopularité croissante de Theresa May, première ministre de juillet 2017 à juillet 2019, jugée incapable d'aboutir à un accord sur le Brexit dans un Parlement paralysé par les divisions ; et, de l'autre, sa prise du pouvoir fracassante fondée sur une réputation sulfureuse.

L'ancien maire de Londres (2008-2016), qui n'a cessé de multiplier les frasques extra-conjugales (et sans doute aussi les enfants naturels), s'était fait connaître dès les années 1990 comme un journaliste amateur de sensationnalisme et louvoyant souvent avec la vérité, avant de devenir, pendant la campagne du référendum du 23 juin 2016 ce farouche Brexiter prêt à s'opposer à son propre parti (le premier ministre conservateur, David Cameron, ayant défendu le maintien du pays dans l'Union européenne), puis, sous le gouvernement May (2016-2019), ministre des Affaires étrangères désinvolte et peu soucieux des responsabilités qui incombent à sa charge (il quitte d'ailleurs ce poste en 2018).

Son rôle important dans le résultat du référendum de 2016 et les négociations difficiles avec les partenaires européens dans les années suivantes lui permettent de se lancer dans une campagne viriliste et de se positionner comme « l'homme » fort du Brexit face à une première ministre affaiblie par les critiques. En juin 2019, Theresa May démissionne de son poste à la tête du parti conservateur et Boris Johnson lui succède un mois plus tard.

Le triomphe des législatives de décembre 2019

Deuxièmement, Johnson convoque des législatives anticipées pour le 12 décembre 2019, dans le but de consolider sa majorité. Le scrutin se solde par un résultat inespéré pour les Conservateurs : 365 sièges (soit une majorité d'environ 80 sièges par rapport à l'opposition) obtenus grâce à la conquête de circonscriptions dans le Nord de l'Angleterre, historiquement travaillistes mais déterminées à voir leur pays sortir de l'Union européenne et lutter contre l'immigration.

L'arrivée au pouvoir d'une cinquantaine de nouveaux députés conservateurs qui estiment devoir leur siège et leur carrière à Boris Johnson a en quelque sorte immunisé le dirigeant contre d'éventuelles rébellions au sein de son parti.

La démission d'un de ces députés, élu près de Manchester, Christian Wakeford, pour rejoindre, fait rare, le camp travailliste ainsi que la formation de factions, comme le Northern Research Group, rassemblant ces députés du Nord, et dans le contexte de la pandémie, le Covid Recovery Group, opposé aux restrictions sanitaires, ou encore le Common Sense Group, principalement en lutte contre la culture dite « woke », n'ont eu qu'un effet limité sur un parti disposant d'une forte majorité à la Chambre des Communes et dont le pluralisme a toujours été vu comme le signe de sa vitalité démocratique.

Quand les conservateurs se font dirigistes

Troisièmement, la campagne du parti conservateur en décembre 2019 axée sur un programme dirigiste d'investissement dans les infrastructures, notamment dans le Nord, et destiné à rehausser (« levelling up ») le pouvoir d'achat des Britanniques les moins favorisés, s'est trouvée confortée par la crise sanitaire, qui a contraint le gouvernement à prendre des mesures pour protéger les emplois et améliorer le fonctionnement du système de santé.

Ces mesures ont contribué à masquer temporairement les effets économiques du Brexit et à positionner le parti conservateur à la gauche de l'échiquier politique sur les questions économiques face à une opposition travailliste qui peine à se démarquer.

Même si la cote des travaillistes a considérablement remonté depuis le début de l'année 2022 (les derniers sondages, comme celui de YouGov des 24 et 25 mai 2022, les placent à 8 points devant les conservateurs), l'hégémonie conservatrice dans cette nouvelle configuration du paysage politique a ainsi crypté l'offre politique et permis à Johnson d'occuper une grande partie de l'espace.

Un premier ministre intouchable ?

Enfin, la victoire électorale de décembre 2019 a en quelque sorte sacralisé le mandat de Johnson lui conférant la légitimité d'agir presque sans limite et de s'octroyer, le cas échéant la liberté de contourner la loi et les institutions. La multiplication d'écarts de langage, d'actes désinvoltes, ou pour parler moins pudiquement, d'infractions délibérées, n'a cessé de jalonner son mandat sans qu'il en soit véritablement menacé. L'exemple le plus flagrant reste la prorogation du Parlement c'est-à-dire la décision unilatérale de suspendre la session parlementaire pendant cinq semaines, décidée en août 2019 par Johnson et pourtant jugée illégale par la Cour suprême du Royaume-Uni.

Ce jugement n'a eu que des effets limités sur le premier ministre et a contribué à confirmer au contraire le sentiment général qu'il se plaçait au-dessus des lois. C'est dans ce climat d'impunité systématique que Boris Johnson a pu facilement survivre au scandale du « Partygate » en s'acquittant d'une simple amende et allant même jusqu'à modifier le code de conduite ministériel pour « sauver sa peau ». L'ère Johnson pourrait même ouvrir la voie à une pratique du pouvoir irrévérencieuse et peu déontologique.

Si le premier ministre ressort affaibli de l'épisode de la motion de censure, qui signale l'ampleur d'un mécontentement croissant dans les rangs conservateurs, ce qui pourrait bien aboutir à une défaite des Conservateurs aux prochaines élections législatives théoriquement prévues en décembre 2024, sa victoire conforte néanmoins l'hypothèse de son maintien jusqu'à cette échéance. Certes, le parti a encore les moyens de déposer une nouvelle motion dans un an, mais face un parti travailliste qui reste incapable de se démarquer du programme économique du gouvernement, Boris Johnson, qui a survécu à bien des tempêtes, apparait indestructible.

Depuis la disgrâce de Rishi Sunak, le Chancelier de l'Échiquier (ministre de l'Économie) dont la richissime épouse est fiscalement domiciliée à l'étranger, et malgré la percée de Jeremy Hunt, ancien ministre du gouvernement May, qui avait été son principal rival lors de l'élection pour le poste de leader conservateur en juillet 2019, il ne semble pas y avoir non plus de concurrent suffisamment sérieux pour prendre la relève. L'envoi précoce de troupes britanniques en Europe de l'Est dans le contexte de la guerre en Ukraine semble même avoir redoré le blason du premier ministre, si bien que ses fervents défenseurs, comme l'ancien député européen Daniel Hannan, n'hésitent pas à l'encenser sur les réseaux sociaux et à le sacrer « leader du monde libre », à l'image de Winston Churchill, dont Johnson a écrit une biographie et qui demeure, contre vents et marées, son modèle absolu...

Par Agnès Alexandre-Collier, Professeur de civilisation britannique, Université de Bourgogne - UBFC.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Agnès Alexandre-Collier

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats