• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Comment la science économique explique la réticence vaccinale française

François Langot (*)

Publié le 16 octobre 2021 à 05:15

vaccination, france

Photo d'illustration

Reuters

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Les théories sur les décisions des individus permettent de lier les hésitations à une faible confiance envers les autres, une tendance particulièrement présente en France. Par François Langot, Le Mans Université (*)

La crise du Covid a permis d'observer comment les individus font des choix dans un environnement risqué, voir incertain. C'est en particulier le cas de la vaccination pour lequel deux risques sont en concurrence : être infecté ou subir des effets secondaires de la vaccination. Comment expliquer et donc prévoir ces intentions de vaccination ?

Avant que la population n'ait accès à la vaccination, un grand nombre de personnes n'avaient pas l'intention de se vacciner. Fin novembre 2020, les Français qui étaient très fortement touchés par la pandémie avec 787 décès par million d'habitants, contre 873 au Royaume-Uni et 200 en Allemagne, avaient les intentions de vaccination les plus faibles avec seulement 47% des sondés, contre 77% pour les Britanniques et 65 % pour les Allemands. Ce chiffre est remonté depuis, tout en se maintenant sous le niveau enregistré dans les autres pays.

-

Compte tenu de la possibilité de mourir du Covid-19 et de la disponibilité de vaccins, les modèles de choix basés sur l'utilité espérée, outil standard de la théorie de la décision, prédisent toujours que la vaccination est préférée, malgré ses possibles effets secondaires.

En effet, comme le « coût » prévisible des effets secondaires reste inférieur aux coûts prévisibles de la maladie, tout le monde devrait choisir de se faire vacciner. Dès lors, comment expliquer la paradoxale faiblesse des intentions de vaccination ?

Surpondérations des faibles pertes et des faibles probabilités

La théorie des perspectives est capable de résoudre ce paradoxe. Basés sur des traits de caractère très bien référencés en psychologie, les mécanismes déterminant les choix sont intuitifs, surtout lorsqu'on analyse une décision affectant la santé.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Tout d'abord, les individus ont tendance à évaluer leurs actions en écart à un point de référence. Dans le cas de la vaccination, cette référence est la bonne santé, état qu'ils ont avant la vaccination et sans être infecté par le coronavirus. Ils sont aussi davantage sensibles aux pertes par rapport à cette référence qu'aux gains, ce qui amplifie la perception des coûts de toute maladie (infection ou effets secondaires). Mais surtout, les pertes induites par de très faibles détériorations de l'état de santé sont mieux perçues (surpondérées) que celles liées à de très fortes détériorations : les faibles pertes induites par les effets secondaires peuvent avoir un impact plus important sur les choix que la perspective de pertes élevées induites par la maladie, voire la mort.

Au-delà de l'évaluation des pertes et des gains, les individus ont aussi tendance à déformer les probabilités objectives (c'est-à-dire les risques mesurés par les expériences scientifiques), en surpondérant les faibles probabilités, donc en l'occurrence les effets secondaires. Ainsi, si les préférences des agents surpondèrent à la fois l'évaluation des petites pertes et leurs petites probabilités d'occurrence, alors la vaccination peut être rejetée par certains individus, même si les risques concernant effets secondaires restent très limités.

Si la balance « bénéfice-risque » semble biaisée en faveur des risques associés à la vaccination, plus fortement pondérés dans la psychologie humaine, d'autres facteurs peuvent au contraire renforcer l'évaluation des bénéfices et alors expliquer l'acceptation de la vaccination.

C'est en particulier le cas d'une valorisation élevée du bien-être à long terme, ou encore d'une valorisation de la participation à l'immunité collective. Ces deux traits psychologiques peuvent faire pencher les individus qui les ont en faveur du vaccin.

Ainsi, un modèle intégrant le risque, le temps et le goût pour la coopération semble approprié pour prédire les intentions de vaccination.

Un article de recherche récent montrait que ce type de préférences permettait de très bien expliquer les observations d'une enquête originale réalisée par les auteurs sur un échantillon représentatif de Français, fin novembre 2020.

L'utilisation de cette enquête permet d'identifier l'hétérogénéité des préférences au sein de la population grâce aux réponses des sondés à différentes situations de choix financiers. Il est alors possible d'estimer, pour chaque individu, sa perception de la valeur des gains et des pertes, sa patience et son appétence à la coopération.

Question de confiance

Une fois estimé, ce modèle permet de prévoir 85 % de l'évolution des intentions de vaccination entre novembre 2020 et mars 2021, à la suite des évolutions des taux de mortalité, et donc des risques entre ces deux dates.

Au-delà de la France, et en supposant que les préférences des individus des grands pays de l'OCDE sont les mêmes, ce modèle montre qu'une valorisation de la vaccination comme bien commun, spécifique à chaque pays, permet d'expliquer les écarts d'intentions de vaccination observés entre la France (47 %), l'Allemagne (69 %), l'Italie (65 %), l'Espagne (64 %), le Royaume-Uni (79 %), le Canada (76 %), le Japon (69 %) et les États-Unis (64 %).

Cette plus faible valorisation du bien commun en France, par rapport à ce que l'on mesure pour l'Allemagne, le Japon ou le Canada, est à rapprocher de la faible part des Français ayant confiance dans les autres individus, en comparaison avec ce qui est observé en Allemagne, au Japon ou au Canada.

La part inexpliquée des différences internationales peut alors être due à la polarisation des opinions politiques, exacerbant la méfiance envers les experts. En effet, en France, ceux qui avaient voté pour un candidat d'extrême gauche ou d'extrême droite à l'élection présidentielle de 2017 étaient 67 % à déclarer qu'ils refuseraient le vaccin, contre 19 % pour ceux qui ont voté pour les partis de centre-gauche et de centre-droit.

Aux États-Unis, 44 % des Républicains contre 81 % des Démocrates accepteraient la vaccination contre le Covid. Au Canada, en Allemagne ou au Japon, ces oppositions liées aux opinions politiques extrêmes restent beaucoup moins vives.

Communiquer sur une action collective

En termes de politique publique, ces résultats indiquent que les autorités doivent faire très attention à la formulation de leur communication, en particulier lorsque la notion de risque est au centre des choix.

Ainsi, une baisse significative des intentions de vaccination apparaîtrait si les médias évoquent la « controverse sur la sécurité des vaccins » plutôt que s'ils affirment qu'il n'y a « aucun effet indésirable observé ».

La première formulation utilise en effet l'impossible absence d'erreur statistique inhérente à toute expérience scientifique pour mettre en scène une pseudo-controverse, alors que la seconde sous-entend que tout résultat scientifique doit être compris avec la mention « statistiquement significatif ».

Mais il est clair qu'avec les préférences présentées plus haut, un doute, même infinitésimal, peut conduire au rejet de l'action.

À lire également

  • Pass sanitaire: les antipass et antivax mobilisent toujours plus, surtout dans le Sud
  • Luttes contre le pass sanitaire et la vaccination : un été confus
  • Un pic de l'épidémie de Covid-19 cet automne ou une vaccination massive : les Français doivent choisir, dit la HAS

La communication menant à la prise de conscience d'une initiative visant le bien de la collectivité reste aussi primordiale. On observe ainsi une augmentation significative des intentions de vaccination lorsque l'on précise que « la plupart de vos collègues sont vaccinés », ou que « en me vaccinant, je participe à la lutte contre l'épidémie », ces deux formulations éveillant l'intérêt de participer à une action collective.

The Conversation ______

(*) Par François Langot, Professor in Economics, Le Mans Université

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

François Langot (*)

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats