• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Dans quelles conditions donnez-vous le meilleur de vous-même au travail ?

Hubert Jaspard

Publié le 06 août 2019 à 05:42

Dans son film « Les temps modernes » sorti en 1936, Charlie Chaplin dénonce les excès du capitalisme dans le monde de l'entreprise qui se caractérise alors par l'essor du taylorisme, l'organisation scientifique du travail.

Dans son film « Les temps modernes » sorti en 1936, Charlie Chaplin dénonce les excès du capitalisme dans le monde de l'entreprise qui se caractérise alors par l'essor du taylorisme, l'organisation scientifique du travail.

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
IDEE. L'environnement de travail, mais aussi la reconnaissance ou encore la notion de métier participent à l'épanouissement des équipes - et donc à leur performance. Par Hubert Jaspard, École des hautes études en santé publique (EHESP) - USPC

Dans son film « Les temps modernes » sorti en 1936, Charlie Chaplin dénonce les excès du capitalisme dans le monde de l'entreprise qui se caractérise alors par l'essor du taylorisme, l'organisation scientifique du travail. Sorti après la grande crise de 1929, cette œuvre s'inscrit dans un mouvement plus large de défiance du capitalisme qui verra par exemple en France l'arrivée au pouvoir du Front populaire de Léon Blum.

C'est également à cette époque que naît aux États-Unis l'École des relations humaines, mouvement qui émerge en réaction au taylorisme et à ses travers (surdivision au travail, absence de sens, négation de la place de l'individu dans l'entreprise). En développant une vision humanisée et humaniste du travail, ce mouvement de pensée donne ses lettres de noblesse à la sociologie au travail en s'interrogeant sur la question suivante : quelles sont les conditions de travail les plus favorables pour améliorer la rentabilité des ouvriers ?

Pour ce faire, ils s'appuient sur des études empiriques. Imaginez-vous dans une équipe de 10 salariés que l'on divise en deux. Dans l'une des deux équipes, les conditions de travail reposent uniquement sur la mise en place d'une organisation rationnelle et des processus très aboutis. Sans prise en contact du bien-être et des conditions de travail. Dans l'autre équipe, l'accent est mis sur des attentions pour les salariés : création d'une salle de pause (ce qui suppose que les salariés aient une pause), locaux propres et aménagés, capacité des salariés de s'exprimer sur leurs conditions de travail et à faire des propositions (à une époque où parler dans l'entreprise pouvait être interdit !). Voilà résumé en quelques mots l'expérience conduite par le psychologue et sociologue australien Elton Mayo dans une usine de recherche et de fabrication de matériel électronique entre 1927 et 1932.

L'importance des lieux de travail

Il constate que la productivité du travail s'améliore de 30 % et que l'absentéisme diminue. Néanmoins, l'étude va plus loin et s'interroge sur les causes ayant permis ces résultats, afin de déterminer l'influence de l'environnement de travail matériel et de l'ambiance de travail. Nous pouvons faire là un parallèle avec la notion de « QVT » (Qualité de vie au travail) qui infuse le monde du travail depuis quelques années.

Aujourd'hui, de nombreuses entreprises investissent le champ de l'aménagement des locaux. Derrière le relooking des espaces de travail, d'autres enjeux interviennent qui cimentent la cohésion d'équipe et contribuent à améliorer l'implication des salariés dans la vie de l'entreprise. Ainsi, avec l'aménagement des locaux de travail, c'est toute la dynamique de l'entreprise qui est impactée : comment choisir l'ameublement, la couleur des bureaux et des espaces communs, comment choisir ses tenues de travail quand elles sont imposées par l'activité (cuisiniers, soignants, pompiers), quelles sont les règles de vie commune à adopter, comment adopter une démarche participative, comment recueillir l'avis des salariés. Des projets de réaménagement reposent alors sur la ligne managériale et les valeurs de l'entreprise : quelle place pour le bien-être, pour l'expression collective et individuelle, comment sont prises les décisions, etc.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Les collègues et les « neurones miroirs »

Si l'environnement spatial de travail est un facteur important de bien-être, la qualité des relations entre collègues est également primordiale. Dans sa pièce « Huis Clos » écrite en 1943, Jean‑Paul Sartre conclut en indiquant que « l'enfer, c'est les autres ». Dans l'univers professionnel, notre entourage a bien un impact direct sur notre humeur et notre ressenti dans l'entreprise.

En neurosciences, on parle de « neurones miroirs » qui ont été mis en évidence chez les singes, et dont on peut légitimement penser qu'ils existent dans l'espèce humaine. L'idée est simple : notre humeur agit en miroir de notre entourage. Ainsi, travailler dans une équipe bienveillante, à l'écoute et aidante agit de manière positive sur notre comportement. D'un point de vue plus prosaïque, on pourrait résumer cette réalité de la manière suivante : aller au travail le matin procure-t-il chez moi la joie d'aller retrouver les collègues ? Ou, au contraire, le climat de travail est-il pesant au point d'avoir une boule au ventre qui influe sur ma motivation et mon envie de retrouver les collègues ?

Dans une étude réalisée en 2017 sous la direction de Marc Grassin, philosophe à la faculté de philosophie de l'Institut Catholique de Paris, une majorité des 1 024 personnes interrogées a indiqué que la qualité de vie au travail est liée à l'absence de stress et au bien-être. Il s'agit donc d'un élément essentiel. Le travail est un lieu de socialisation, de relations interpersonnelles dans lequel une vraie dynamique d'équipe, de l'entraide, de la bonne humeur, des collègues que l'on est heureux de rencontrer jouent sur le moral mais aussi sur la performance.

La reconnaissance, un moteur puissant

Le récent mouvement des « gilets jaunes » a pointé une réalité essentielle que l'on retrouve dans le monde du travail : le besoin de reconnaissance et de considération. On a parlé, pour ce mouvement des « invisibles de la République », pour reprendre le titre du livre de Salomé Berlioux et Erkki Maillard. Dans le monde du travail, c'est un peu la même chose. Le sentiment de reconnaissance et de considération, ou son absence, sont des moteurs puissants. Quelle est ma place dans l'entreprise si ce que je fais n'est pas reconnu ?

Le travail est le prolongement de soi-même. Valoriser ou contraire dénigrer un travail revient indirectement à flatter l'autre au sens positif du terme ou a contrario à le déconsidérer. Qui n'a jamais sur les bancs de l'école ressenti un moment de fierté (et bien-être) au moment d'une note reçue avec les félicitations du correcteur? Il en est de même dans le milieu professionnel.

Nous sommes tous, avec plus ou moins d'intensité, sensibles aux marques de reconnaissance quotidienne : un « merci », un « c'est parfait », un « bonjour », témoignent de notre existence au sein de l'entreprise. Il s'agit d'un besoin de reconnaissance qui varie selon les individus, et qui reste un facteur d'engagement très puissant. La considération peut prendre d'autres formes : le salaire, une augmentation, ou une promotion.

Mais surtout, c'est la sincérité du geste ou de la parole qui importe. Il s'agit d'une reconnaissance objective qui valorise la personne soit en tant qu'individu (bonjour, merci) soit son travail. Le rôle du manager est essentiel car c'est lui qui va donner le tempo et être dépositaire de la « ligne éditoriale » managériale de l'entreprise. Il doit veiller dans son attitude quotidienne mais aussi dans son style de management à développer son « empathie managériale ».

Le sens du travail

« Faire et défaire, c'est toujours travailler ». Derrière cette maxime populaire se cache une autre réalité du monde du travail : quel est le sens de mon travail ? À quoi sert-il ? Puis-je en être fier ? Quel est le sens de ce que je fais ? Comment concilier l'engagement dans ce que je fais avec le sens de mon travail ?

La notion de « métier » a énormément évolué ; son acception diffère de ce qu'elle aurait pu être il y a quelques dizaines années. Historiquement, un métier représentait à la fois un savoir-faire et la capacité à maîtriser l'ensemble de processus de production, on en tout cas une grande partie. On parlait du métier de boulanger, de paysan, d'ébéniste. Aujourd'hui, la notion de métier a évolué et le développement des projets transversaux, des organisations matricielles ou des démarches en mode projet rendent la réalité du métier beaucoup plus floue. On y a adjoint de nouveaux concepts comme celui de compétences (notamment celle du « savoir-mobiliser » décrit par le consultant Guy Le Boterf), ou encore la capacité à travailler dans un collectif où on ne maîtrisera plus l'ensemble de la chaîne de production, mais seulement une partie.

Le sens du travail, c'est également pouvoir travailler dans un secteur d'activité porteur de sens : l'économie sociale et solidaire, l'éducation, la santé, le développement durable. Enfin, et c'est également une nouveauté, le sens au travail, c'est également parvenir à concilier vie personnelle et vie professionnelle. C'est l'addition de cet ensemble de conditions d'exercice qui donnera du sens au travail.

Il y a encore du travail...

On peut donc répondre avec certitude qu'un salarié heureux s'engagera plus facilement dans son travail et pour son entreprise. Il faut en conséquence miser sur les leviers qui permettent de le rendre heureux car c'est la combinaison de tous les facteurs cités qui permet aux salariés d'être épanouis au travail et de s'engager dans leur entreprise.

Et, il y a encore du... travail. D'après une enquête réalisée par l'IFOP en 2014, pour 56% des Français, le travail est avant tout un moyen de subvenir à ses besoins. Pour 44% seulement, c'est un moyen de s'épanouir dans la vie. Cela corrobore une autre étude comparative européenne qui plaçait en 2015 les salariés français (41%) juste au-dessus de la moyenne des salariés européens heureux (38%), mais loin derrière les Néerlandais (63%).

The Conversation _______

Par Hubert Jaspard, Enseignant vacataire, École des hautes études en santé publique (EHESP) - USPC

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Hubert Jaspard

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats