• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Entre droites qui montent et gauches en déclin, une Italie ingouvernable ?

Salvatore Palidda

Publié le 04 mars 2018 à 07:29 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 01:15

législatives italie

législatives italie

Reuters/Alessandro Bianchi

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Mondial 2026 : Dix buts et une défaite pour finir

  • 6

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Aucun parti ne semble en mesure de dégager une majorité solide à l’issue du scrutin de dimanche. La déception de l’électorat pourrait se solder par une forte abstention. Par Salvatore Palidda, Università degli studi di Genova

En Italie, les derniers sondages semblent confirmer les tendances connues dès le début de la campagne électorale. Les droites grimpent dans les intentions de vote alors que les gauches vont mal. Le nombre de personnes qui ne pensent pas voter ou se disent indécises est estimé entre 45 et 47 %.

La nouvelle loi électorale n'est absolument pas meilleure que la précédente (annulée parce que jugée inconstitutionnelle par la Haute Cour) : les candidats sont, comme par le passé, sélectionnés par les patrons des listes ou partis, et la majorité est accordée à la coalition qui réunit au moins 40 % des votants (ce qui pourrait permettre de gouverner avec moins de 25-30 % des citoyens en âge de voter).

La gauche en ordre dispersé

Pour l'instant, il n'est pas encore certain que les droites puissent arriver à obtenir la majorité, même si le risque d'une forte abstention est élevé du côté de l'électorat des gauches, comme on a pu le constater lors des dernières élections locales en 2016 et 2017.

Par ailleurs, même si la coalition des droites devait atteindre le seuil des 40 %, il est fort probable que Berlusconi opte pour une « grande coalition » avec Matteo Renzi (Parti démocrate, gauche) plutôt qu'avec l'arrogant leader de la Ligue Nord, Matteo Salvini.

De son côté, la coalition constituée autour du Parti démocrate (PD) ne peut espérer qu'autour de 20-23 % des votants, un échec qui serait très lourd pour Renzi qui a joué le père-patron de ce parti, imposant des choix assez impopulaires (le job Act, le sauvetage des banques d'amis, la couverture de nombre de corrompus, le référendum pour une réforme pas vraiment démocratique de la Constitution, etc.).

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Il avait conduit le PD à l'échec, fin 2016, lors du référendum pour réformer la Constitution : à cette occasion même les électeurs de gauche qui s'étaient abstenus lors des derniers scrutins locaux sont allés voter contre la « réforme Renzi », perçue comme une tentative autoritaire teintée d'un grave mépris pour l'héritage de la Résistance contre le fascisme et le nazisme.

Une nouvelle scission a amené une minorité de députés du PD à former le parti Liberi&Uguali (« Libres et Egaux ») qui présente sa propre liste incluant le président du Sénat, Pietro Grasso (un ancien magistrat très connu pour sa lutte contre la mafia), par la présidente de la Chambre des députés, Laura Boldrini, ainsi que Pier Luigi Bersani, un ancien chef du PD.

Toutefois, selon les sondages, ce parti ne peut guère espérer que 6,5 % des votants. Beaucoup lui reproche en effet d'avoir soutenu jusqu'au bout l'œuvre d'un Renzi qui a gouverné avec presque la moitié des parlementaires élus avec Berlusconi, pour faire passer des lois que la droite elle-même n'avait pas réussi à faire passer...

Compétition de propos racistes

Comme l'a stigmatisé la section italienne d'Amnesty international, avec son « baromètre de la haine » ainsi que d'autres observateurs, cette campagne électorale a été marquée, au sein des droites, par une compétition « à qui crie le plus fort » des propos racistes, mais aussi réactionnaires et sexistes.

Berlusconi n'a pas hésité à affirmer qu'il y aurait 600 000 immigrés illégaux qui, pour vivre, seraient censés commettre des délits et même des crimes. Peu après, Salvini, le leader de la Ligue Nord qui vise l'hégémonie de la mouvance de la droite la plus extrémiste italienne, a renchéri : les « clandestins » seraient, selon lui, 800 000 criminels et tout cela serait la faute de la gauche...

Pour sa part, le ministre de l'Intérieur Marco Minniti (PD), très applaudi même dans les rangs situés les plus à droite à l'Assemblée nationale, a répondu en justifiant l'accord signé avec les Libyens (critiqué même par l'ONU). Dès lors, certains observateurs ont émis l'hypothèse que Minniti pourrait garder ce ministère même dans un gouvernement de droite ou même être le chef d'un gouvernement de « grande coalition ».

En définitive, l'actuel chef du gouvernement Gentiloni, malgré sa relative popularité personnelle, risque de devoir affronter une cuisante défaite, imputable en grande partie au chef du PD, Renzi.

Une énième tragi-comédie à l'italienne

Le M5S (le parti crée par l'humoriste Grillo), avec 27 à 29 % des intentions de vote, pourrait arriver en tête dimanche soir, malgré les polémiques concernant ses parlementaires qui n'auraient pas versé leurs contributions comme prévu, et le profil de certains de ses membres.

Quoi qu'il en soit, ce parti ne sera probablement pas en mesure de gouverner, ne pouvant pas atteindre seul le seuil 40 % de votes. Son ambiguïté originelle - ni droite ni gauche - risque de le couper en deux entre, d'un côté, ceux qui pour gouverner seraient prêts à accepter des compromis, et de l'autre, ceux qui campent sur une ligne dure contre toutes les droites et les gauches.

Dans cette énième tragi-comédie à l'italienne, les principaux rôles sont tenus par leaders qui se posent comme chefs charismatiques d'une forme de populisme. Comme dit le plus lucide politologue italien, Alfio Mastropaolo, celui-ci est tragique tout d'abord pour les migrants mais aussi pour une Italie qui risque de glisser dans les mains d'une droite extrémiste.

Silvio Berlusconi, Matteo Salvini, Giorgia Meloni, Matteo Renzi, Marco Minniti, Beppe Grillo : que des leaders paternalistes qui font de la politique-spectacle et prétendent s'emparer des clés du pouvoir politique alors que, dans le meilleur des cas, ils ne peuvent obtenir que 22 à 27 % des suffrages. Il faut, par ailleurs, noter que les trois principales coalitions en lice ce dimanche incluent des candidats qui font l'objet de procédures judiciaires pour corruption et autres délits.

Voilà pourquoi une grande partie de l'électorat italien manifeste son dégoût et n'ira probablement pas voter. Certains électeurs sont certes tentés par le vote-sanction, mais sans aller jusqu'à apporter leur suffrage à l'extrême droite (Casapound et Forza nuova qui dépasseront difficilement 1,5 %) pas plus qu'à l'extrême gauche (Poterealpopolo), qui pourrait toutefois atteindre le seuil fatidique des 3 % indispensable pour avoir quelques élus au Parlement.

Faute de majorité stable, le président de la République appellera vraisemblablement à un gouvernement d'union (qu'en Italie on appelle « institutionnel ») « pour sauver le pays » - ce que les uns et les autres pourront difficilement refuser. Sauf peut-être une partie du M5S. Si cette solution devait être rejetée, alors il n'y aurait plus qu'à revenir devant les électeurs.

The Conversation ______

Par Salvatore Palidda, professeur de sociologie, Università degli studi di Genova

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Salvatore Palidda

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats