Entreprises, il est temps de passer de la parole aux actes !
Le Collectif 'Nous Sommes Demain'

Photo d'illustration
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La prise de conscience de la responsabilité de chaque entreprise dans la crise sociale et écologique est sans précédent : chacun a un rôle à jouer dans la résolution de cette crise, et au premier chef desquelles les entreprises.
Chaque jour les chefs d'entreprises réaffirment leur engagement, dans une alliance en marge du G7 pour réduire les inégalités, dans les déclarations du Business Roundtable avec 181 dirigeants américains engagés pour intégrer des objectifs sociaux et environnementaux dans leur gouvernance, dans l'instauration par la Loi PACTE d'une raison d'être dans les statuts des entreprises, ou dans l'évaluation des risques climatiques qui concerne aujourd'hui 90% des entreprises du CAC 40.
Mais pouvons-nous nous limiter à des engagements philanthropiques et à des politiques de responsabilités sociales et environnementales à la marge pour créer cette nouvelle économie inclusive et verte ? Non.
L'intégration d'une démarche de Responsabilité sociétale des Entreprises a permis de questionner la gouvernance des entreprises, mais cette responsabilité demeure dispersée, hétérogène entre les entreprises du fait de l'absence d'indicateurs communs. Bpifrance estime que seules 26% des PME ont entrepris une démarche RSE structurée dans un plan d'action précis, alors que 80% des dirigeants de PME se sentent responsable du bien-être des employés, de la vie sociale locale ou du respect de l'environnement.
Malgré l'existence de la RSE, l'urgence est telle que la transformation dans la durée ne sera possible que par l'existence de synergies entre tous les acteurs économiques et d'accords autour d'un nouveau modèle de développement économique durable. Les citoyens, les jeunes, les salarié.es, les consommateurs, sont prêts à encourager un changement profond des entreprises et qu'ils attendent des engagements concrets sur les conditions et le bien-être au travail (à 48%), sur la rémunération et le partage de la valeur créée (à 36%) et sur leur politique environnementale (à 35%)(**).
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Nous devons donc trouver un cadre commun et transparent pour les entreprises qui souhaitent s'engager et mesurer l'impact de leurs actions, loin du green et social washing. Transparence sur le mode d'organisation, de fabrication, de redistribution des bénéfices, mais aussi sur la qualité environnementale des produits, sur le traitement des fournisseurs ou sur la part donnée à l'emploi inclusif : nous, les entrepreneurs engagés notamment issus de l'ESS, mais aussi du "Made In France", du commerce équitable, de l'économie circulaire, du Bio, ou des circuits courts, mettons en place depuis ces années des actions concrètes dans cet objectif, qui ont aussi fait notre succès.
Il est de notre rôle de pionnier de faire adhérer toutes les entreprises à ces principes, à ces nouveaux indicateurs, et de rassembler entreprises, ONG, associations et pouvoirs publics pour ensemble les promouvoir. Il est de notre rôle de pionnier de participer à l'élaboration d'un cadre clair, d'un chemin pour l'ensemble des entreprises françaises afin qu'elles puissent se transformer durablement, et qu'elles soient encouragées à le faire, valorisées pour cela. Car aujourd'hui, il est impossible de déceler vrais engagements des campagnes marketing, de déceler le vrai du faux dans les multiples labels...
C'est pourquoi nous nous sommes réunis pour proposer des actions concrètes pour accélérer la transformation sociale et environnementale des entreprises autour de quatre enjeux :
C'est 25% des entreprises françaises qui pourrait s'engager sur ces actions d'ici 5 ans, avec un effet de levier considérable sur l'ensemble de l'économie. Car la France a un temps d'avance sur ces sujets, avec un secteur de l'économie sociale et solidaire fort (10% du PIB), de nombreux territoires engagés pour la création d'entreprises à impact, une finance solidaire d'une envergure inédite en Europe, un engagement inédit pour l'inclusion dans l'emploi et la possibilité pour toutes les entreprises d'étendre son objet social pour intégrer une mission sociale et environnementale.
Mais si nous ne prenons pas la mesure que nous devons faire converger toutes celles et tous ceux qui luttent pour une autre économie en créant un référentiel commun et en se donnant des objectifs partagés, les mêmes causes produiront les mêmes effets, et nous perdrons ce temps d'avance.
Nous sommes déterminés et convaincus qu'aujourd'hui, nous avons une opportunité historique de faire changer l'économie rapidement. Alors face à l'alignement des planètes sur le discours, nous appelons toutes les entreprises françaises à s'aligner sur des actes en participant les 3 et 4 septembre aux Universités d'été de l'économie de demain, et en rejoignant le collectif #noussommesdemain.
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(*) Le collectif Nous Sommes Demain
Sondage Harris Interactive-Epoka Février 2019
Le Collectif 'Nous Sommes Demain'