Face à l’urgence alimentaire, les métropoles appellent à l'action

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(Crédits : Hallie Gu)
LETTRE OUVERTE. Lutte contre la précarité alimentaire, structuration des circuits courts, promotion des produits locaux, protection du foncier agricole, valorisation de la gastronomie française, soutien aux actions de solidarité et de coopération dans le domaine de l’alimentation, 75 membres de France urbaine, l’association des grandes villes et intercommunalités, s’engagent pour une transition en faveur d’une alimentation durable, responsable et solidaire.

L'importante mobilisation citoyenne de ces dernières semaines dans nos territoires a rappelé aux représentants que nous sommes les attentes fortes de nos concitoyens à notre égard. Le souhait d'une alimentation durable, responsable et accessible à tous est exprimé par une large majorité de Français.

Cette préoccupation est d'autant plus forte que nous sommes, ensemble, conscients des défis et facteurs (urbanisation, croissance démographique, utilisation des ressources, qualité de l'air, de l'eau et des sols, etc.) qui doivent nous conduire à envisager des modèles de production et de consommation plus respectueux de l'environnement et de la santé. Déjà, de nombreuses initiatives de citoyens, d'associations, ou d'ONG ont ouvert des chemins de transition.

Nous, maires des grandes villes et présidents des grandes intercommunalités de France, sommes d'ores et déjà engagés en faveur de la transformation du système alimentaire, aux côtés et au bénéfice de nos concitoyens. C'est la raison pour laquelle, par nos actions, nous contribuons à la structuration des circuits de proximité, agissons pour lutter contre le gaspillage alimentaire, favoriser l'installation de jeunes agriculteurs, ou encore développer l'accès de tous à une alimentation saine.

Ces projets, nous les conduisons sur nos territoires, le plus souvent avec les acteurs associatifs, les citoyens et les entreprises, parce que c'est à notre échelle que nous pouvons agir le plus efficacement.

Vers un système alimentaire durable, éthique et solidaire

Pourtant, à l'heure de la mondialisation, cela ne suffit plus. Forts des atouts de notre pays en matière d'agriculture et d'alimentation, nous sommes convaincus que nous avons un rôle important à jouer sur la scène internationale afin de contribuer à un vaste mouvement en faveur d'une alimentation durable et solidaire. Pour mieux porter la voix des territoires français nous nous devons d'intervenir également dans les processus nationaux, européens et internationaux qui concernent l'évolution du système alimentaire.

La négociation de la PAC, les échanges au sein de l'OMC ou encore la définition des projets de la FAO sont autant d'occasions que nous devons saisir pour convaincre les autres Etats d'œuvrer en faveur d'une reterritorialisation des systèmes alimentaires.

La mobilisation de toutes les forces est indispensable pour impulser et réussir la transition vers un système alimentaire durable, éthique et solidaire. Nos engagements s'inscrivent dans ce processus. La contribution à la structuration de systèmes alimentaires territorialisés et à la promotion du nécessaire changement de paradigme, qui en découle, est à notre portée.

Ainsi, l'engagement et l'action des citoyens et acteurs associatifs, couplés à notre volontarisme, doit positionner la France en tant que pionnière d'un modèle de transition alimentaire et agricole plus durable et plus solidaire.

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Commentaires
a écrit le 28/02/2019 à 10:31 :
"Vers un système alimentaire durable, éthique et solidaire"

LE problème les gars, que je connais tellement bien hein, c'est que vous êtes en train de prendre conscience de la gravité du phénomène certes mais tout en l'alimentant car vous êtes tous complètement englués dans les intérêts de l'agro-industrie.

BAYER-MONSANTO, un fléau de 60 milliards de dettes imposant de continuer l'empoisonnement généralisé à savoir ce dont veulent sortir les consommateurs. Mais on voit bien qu'en UE c'est pas le citoyen qui décide c'est la marge bénéficiaire aussi meurtrière soit elle.

Mais c'est vraiment pas possibles semble t'il...

Vous êtes des lâches, nous savons tous de quoi on parle là, du pire héritage qu'il soit et vous continuez de faire semblant car validant totalement ces pratiques honteuses et improductives.

Par chez moi j'entends le même discours:" Oui oui plus de locale bla bla bla... Mais toujours empoisonnés par contre hein."

Alors oui il y a eu un petit effort de fait, il est évident que les agriculteurs sulfatent un peu moins mais on est encore très loin de la sécurité alimentaire.

Ne pas profiter de ce mouvement de fond pour imposer une agriculture saine et de qualité nutritive et gustative et criminel mais du coup pas étonnante de la part du consortium financier européen.

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