• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Face à la crise nord-coréenne, une réflexion sur la dissuasion nucléaire s'impose

Frédéric Charillon

Publié le 21 septembre 2017 à 07:50 - Mis à jour le 21 septembre 2017 à 08:46

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
La dissuasion d’aujourd’hui n’est plus seulement celle du fort doté de N têtes nucléaires, face à des acteurs inférieurs. Elle se décline sur au moins cinq modes. Par Frédéric Charillon, professeur de science politique, Université Clermont Auvergne

Dissuasion : le mot n'est plus synonyme systématique de possession de l'arme nucléaire (« force de dissuasion ») mais renvoie à tout un éventail de postures dont l'objectif est de décourager un tiers (adversaire potentiel ou déclaré) d'aller plus loin dans l'escalade, d'entreprendre une action contre ses intérêts, de se mêler de ce qui ne le regarde pas.

La crise coréenne actuelle, les tirades de Donald Trump, le non-dit de l'intimidation russe, les bras de fer récents avec l'Iran, et l'essor des puissances émergentes restent, en partie, liée à la problématique nucléaire. Mais, en réalité, ils la dépassent largement, pour inclure des registres d'action plus variés.

Feu la dissuasion

La dissuasion à l'ancienne, c'est-à-dire à la mode bipolaire, reposait sur la menace de l'apocalypse : la destruction mutuelle assurée (MAD) entre les plus grands, ou des pertes inacceptables au regard de l'objectif poursuivi, pour un grand qui voudrait s'en prendre à un plus petit - le plus petit atteignant ainsi un « seuil de suffisance » qui faisait de l'atome une arme égalisatrice en ce qu'elle devait constituer une assurance vie, y compris contre les adversaires supérieurs.

C'était, entre autres, l'idée des penseurs français de la doctrine nucléaire. Cette dissuasion pouvait soit exclure l'emploi du nucléaire en premier et n'être donc que défensive, soit ne s'adresser qu'aux autres puissances nucléaires (et donc facteur de statu quo), soit ne rien exclure du tout (et ainsi compenser une potentielle infériorité conventionnelle - par exemple Israël, à l'époque, face aux armées arabes voisines).

Les limites de cette dissuasion-là ont été largement commentées, notamment par Raymond Aron. Les doctrines de la dissuasion, poussées à l'extrême de l'abstraction par des théories des jeux complexes, étaient peu applicables aux réalités politiques, humaines, sociales, d'une crise internationale grandeur nature. La crise des fusées de Cuba entre les États-Unis et l'URSS, en 1962, a montré - notamment au fil de l'étude magistrale de Graham Allison (Essence of Decision, 1971) la subtilité des dynamiques à l'œuvre, le caractère hautement hasardeux des procédures opérationnelles, et la nature aléatoire des choix des acteurs.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Ensuite, à mesure que la prolifération agissait - en plus des cinq permanents du Conseil de Sécurité, l'Inde, le Pakistan, sans doute Israël et bien sûr la Corée du Nord, se sont dotés de l'arme atomique, d'autres ont été tentés ou ont tenté de le faire -, les règles se sont brouillées et l'accident devenait plus envisageable encore. Enfin, les agissements d'acteurs internationaux non étatiques (religieux, terroristes, mafieux...) ont posé la question de l'efficacité de la dissuasion nucléaire étatique face à des adversaires non étatiques, et celle de la crédibilité de l'usage de l'arme atomique par des démocraties contre des sociétés civiles.

Cinq nuances de bluff

Les puissances ont, sans le dire, tiré les leçons de ces évolutions. La dissuasion d'aujourd'hui n'est plus seulement celle du fort doté de n têtes nucléaires, face à des acteurs inférieurs. Elle se décline sur au moins cinq modes : celui du fou, celui du trublion, celui du déterminé, celui du nuisible, et celui du dissuadeur potentiel.

Le fou ne fait pas dans la nuance, et à ce titre reste le plus proche des doctrines anciennes de la riposte massive. Il est illustré aujourd'hui par Kim Jong Un et son étrange régime nord-coréen. Promettant l'impensable à quiconque s'opposerait à lui, il dissuade d'abord en entretenant la perception d'une irrationalité totale, capable du pire, imperméable aux discussions raisonnables. Laissant le choix entre l'appeasement coupable et l'engrenage fatal, il crée habilement une sorte de syndrome de Munich permanent.

Il ne reste qu'à espérer qu'il revienne à la raison, ou à engager en premier une difficile guerre préventive. Bachar al-Assad, certes désormais sous double tutelle russo-iranienne, tente également de se rapprocher de ce profil : la destruction totale est préférable à la défaite, la vie humaine, ni le patrimoine, ni rien d'autre, n'ont aucune valeur, la discussion est vaine.

Le trublion peut se situer sur un registre voisin, mais, encadré par un système politique au pouvoir plus collectif, c'est davantage sa personnalité propre qui pose question. Il suscite à l'extérieur un doute subtil en plusieurs étapes. « Osera-t-il ? ». « S'il ose, quelle est sa réelle marge de manœuvre ? Le système le laissera-t-il faire ? ». « S'il déclenche une guerre - pas forcément nucléaire - son opinion suivra-t-elle ? Restera-t-il au pouvoir ? »

Donald Trump, promettant à la fois d'en finir avec Kim Jong Un, Nicolas Maduro et d'autres encore, sans jamais tenir compte de la fragilité des équilibres régionaux, incarne le trublion magnifique, peut-être pas fou, mais si ignorant qu'il en devient dangereux. Les trublions n'ont jamais manqué (de Chavez à Berlusconi), mais ils n'ont pas toujours été belliqueux, et ont rarement eu la puissance de feu des États-Unis.

Le déterminé joue la carte de la dissuasion par le cynisme implacable. Sa réputation n'est pas celle de l'incompétence psychiatrique ou politique, mais au contraire celle d'un esprit brillant (individuel ou collectif), développant une stratégie calculée, qui sera bien mise en œuvre jusqu'au bout, quelles que soient les réactions indignées, qui apparaîtront bien naïves. La Russie - surtout celle de Vladimir Poutine, mais aussi la Chine ou Israël ont montré, à plusieurs reprises, la maîtrise de cette carte.

Leur caractère dissuasif tient à leur capacité à maintenir sur la durée, en dépit des protestations, le fil d'une détermination implacable. Détermination à reconquérir, y compris par le fait accompli, l'influence dans leur voisinage régional (Russie en Ukraine et Géorgie ; Chine en mer de Chine du Sud ; Israël par la colonisation ou les frappes sur le Hezbollah ou le Hamas...). Ils font savoir qu'ils ne reculeront pas, et là réside leur caractère dissuasif. La France a eu ses moments de dissuasion par la détermination, incarnée par une personnalité forte, comme Charles de Gaulle ou François Mitterrand. Jacques Chirac est parti sur ce registre, avec la reprise des essais nucléaires en 1995, tout en tenant compte, finalement, de la contrainte globale à la fin du processus.

Le nuisible s'inscrit davantage dans la stratégie indirecte. Maîtrisant un grand nombre de paramètres régionaux, en grande partie non étatiques et transnationaux, il sait convaincre qu'une action contre lui provoquerait une onde de choc considérable. Comme le déterminé, il avance ses pions, mais en jouant davantage sur des mécanismes de solidarité par le bas (confessionnels, ethniques, linguistiques...), d'autant plus redoutables que chacun sait que s'ils sont aisément déclenchables, ils s'avéreront ensuite très difficile à calmer. L'Iran incarne ce modèle de dissuasion, en entretenant savamment la conviction qu'une action d'envergure contre lui provoquerait des troubles graves au Liban, peut-être à Bahreïn et ailleurs, des conséquences Irak, au Yémen, en Syrie...

Enfin, le dissuadeur potentiel reste pour l'heure sur le registre du partenaire qui concerte ses partenaires et interlocuteurs, et s'inscrit dans une démarche de sécurité collective. Mais sa force économique, son niveau d'excellence technologique, la compétence de son personnel politique, militaire, diplomatique et autre, ne laissent aucun doute sur le fait qu'il est en mesure de réunir rapidement les conditions d'une véritable force de frappe, appuyée elle-même sur une centralité reconnue dans le système économique et commercial global.

L'Allemagne et le Japon entrent naturellement dans cette catégorie. États du « seuil » en matière nucléaire, disposant d'un budget militaire qui peut encore être augmenté et utilisé avec moins d'autocontrainte en cas de menace urgente, solides sur le plan financier, en pointe au niveau technologique, seule leur volonté politique de ne pas user de ces atouts à mauvais escient, les a jusqu'à présent éloignés d'une logique de dissuasion.

D'autres registres de dissuasion existent sans doute, et se développeront sûrement. Ils imposent une réflexion sur l'avenir de la dissuasion à l'ancienne, qui n'est pas à jeter aux oubliettes de l'histoire, mais doit très certainement être revue et adaptée.

The Conversation
The Conversation (Crédits : Photo DR)

Par Frédéric Charillon, professeur de science politique, Université Clermont Auvergne

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Frédéric Charillon

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats