France : des déficits persistants en dépit de recettes publiques record

 |   |  628  mots
Avec 2,6% de déficit public à fin 2017, le déficit de la France est désormais 3 fois plus élevé que la moyenne de l'Union européenne (0,9%). Nous continuons à figurer parmi les pays les plus déséquilibrés, en dépit des efforts de présentation ayant conduit l'institut européen à formuler des réserves sur la qualité des données françaises. Seuls l'Espagne (-3,1%), le Portugal (-3%) et la Roumanie (-2,9%) font pire que nous.
Avec 2,6% de déficit public à fin 2017, le déficit de la France est désormais 3 fois plus élevé que la moyenne de l'Union européenne (0,9%). Nous continuons à figurer parmi les pays les plus déséquilibrés, en dépit des efforts de présentation ayant conduit l'institut européen à formuler des réserves sur la qualité des données françaises. Seuls l'Espagne (-3,1%), le Portugal (-3%) et la Roumanie (-2,9%) font pire que nous. (Crédits : Charles Platiau)
La France compte toujours parmi les pays de l'Union européenne dont les finances sont les plus déséquilibrées. Pour résoudre cette situation, le gouvernement préfère alourdir la fiscalité que réduire les dépenses. Ce choix politique pèse sur la situation de l'emploi, mais surtout fragilisera le pays en cas de crise. Par Nicolas Marques, Institut économique Molinari.

Les statistiques publiées la semaine dernière par Eurostat montrent que la France reste parmi les pays ayant les finances publiques les plus déséquilibrées de l'Union européenne, en dépit d'un montant de recettes publiques inégalé. Un positionnement qui pénalise la société française et nous expose en cas de retournement conjoncturel.

Avec 2,6% de déficit public à fin 2017, notre déficit est désormais 3 fois plus élevé que la moyenne de l'Union européenne (0,9%). Nous continuons à figurer parmi les pays les plus déséquilibrés, en dépit des efforts de présentation ayant conduit l'institut européen à formuler des réserves sur la qualité des données françaises. Seuls l'Espagne (-3,1%), le Portugal (-3%) et la Roumanie (-2,9%) font pire que nous. Dans le même temps, 13 pays équilibrent leurs comptes publics. Des excédents notables sont par exemple enregistrés en Suède et en Allemagne (+1,3%), aux Pays-Bas (+1,1%) ou au Danemark (+1%).

Incapacité à mettre à profit les phases de reprise économique

Cette contre-performance est inquiétante en raison de son caractère structurel. En France, aucun exercice budgétaire n'a été équilibré depuis 1975. Contrairement à nos voisins, nous sommes incapables de mettre à profit les phases de reprise économique pour rééquilibrer significativement les comptes publics. En conséquence, la dette française continue de croître significativement. Avec +2,1% du PIB en 3 ans, nous sommes les plus mal lotis de l'UE, loin devant la Pologne (+0,3%). Partout ailleurs la dette publique baisse, avec au global une contraction très significative sur 3 ans (-5,2% pour l'UE).

Cette contre-performance est d'autant plus inquiétante qu'on ne constate pas d'inflexion dans les choix français. Les pouvoirs publics tentent toujours d'améliorer les comptes en s'appuyant sur l'augmentation des recettes combinée avec une baisse timide des dépenses. La décrue des dépenses est trois fois moins rapide qu'ailleurs sur les trois dernières années. Bilan, le poids de l'ajustement budgétaire repose avant tout sur des recettes publiques en hausse (+0,6% du PIB en 3 ans) là où elles baissent dans l'Union européenne (-0,1%). Les recettes publiques atteignent désormais un niveau jamais atteint en France (53,9% du PIB). Elles sont désormais plus importantes que partout ailleurs dans l'UE, devant la Finlande (53,2%) et loin devant la moyenne de l'UE (44,9%).

Un coût social significatif

Ce choix de politique publique, non content d'obérer notre capacité à réduire significativement les déficits, génère un coût social significatif. Handicapés par l'importance de la pression fiscale, nous subissons une persistance inquiétante du chômage. Le taux de chômage était encore à 8,9% en février 2018, contre 7,1% en moyenne dans l'UE. Seuls la Croatie, Chypre, l'Italie, l'Espagne et la Grèce enregistraient des taux de chômages plus élevés. Le chômage reflue moins vite chez nous qu'ailleurs. En 3 ans, son taux a baissé de 1,5 point en France contre 2,8 points en moyenne dans l'UE. Tandis que nous peinons à réduire notre chômage, l'embellie est très significative chez beaucoup de nos voisins, avec neuf pays enregistrant des taux de chômage inférieurs à 5%.

Situation dangereuse

Nous sommes clairement dans une situation dangereuse. Contraints par la dette, nous ne disposons pas de marges de manœuvre pour laisser filer les déficits en cas de dégradation de la conjoncture. Contraints par notre inaptitude à concevoir une baisse intelligente des dépenses publiques, nous sommes incapables de réduire significativement nos déficits. Dans ce contexte, la situation française est excessivement précaire. Le risque est que les réformes entreprises depuis plusieurs mois ne produisent pas des effets assez rapides et significatifs pour inverser la tendance et que nous nous trouvions dans une impasse financière au moindre retournement.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 02/05/2018 à 20:28 :
Des recettes records, et memes déficits ! ils devraient plonger. Donc les dépenses publiques les plus élevées au monde, continuent à monter. Quelle désinvolture à l'endroit de la saignée fiscale des citoyens.
a écrit le 02/05/2018 à 17:40 :
F.Fillon voulait revenir au nombre de fonctionnaires de 1992, d'une france déjà sur-administrée 500000 fonctionnaires en moins sans toucher à la sécurité, armées, santé, éducation.
A SUPPRIMER ! Trop d'agences de tout et n'importe quoi, hautes-autorités, conseillers d'états, sous-sous-sous directions d'administrations, conseil économique et social inutile. La clairvoyante cour des comptes, et l'inventaire annuel du mensuel papier Capital, sont toujours ignorés.
Réponse de le 02/05/2018 à 20:11 :
Marie,
Etes vous sérieuse à citer F. FIllon et son programme totalement absurde? La mauvaise propagande de droite consistant à casser du fonctionnaire n'est pas la voie à suivre. La France n'est pas sur administrée et nombre d'administrations sont à l'os.
Là encore il faut dépasser les slogans-stimuli qui nuisent à la bonne appréhension du réel.

Cordialement
a écrit le 01/05/2018 à 17:07 :
Réponse à Patrick Matin ou Malin
Je crois que comme grand connaisseur de l'économie de marchés vous devriez nous dire comment faire pour baisser nos dépenses publiques donc
Notre endettement persistant et in progress depuis 40 ans
Notre manque de croissance aussi comparée à
Nos voisins et concurrents UE
Enfin comment baisser nos prélèvements libératoires au sommet des pays européens à plus de 45% puisque nous ne faisons bien qu'une chose une taxation en hausse dans tous les domaines : entreprises fortunes particuliers des classes moyennes au nombre desquels les riches retraités a plus de 1.200€ de revenu fiscal mensuel
Réponse de le 02/05/2018 à 0:54 :
Revanchard,

Je m'intéresse à l'économie tout court (bien au delà de l'économie de marché) et donc je pense avoir un avis éclairé sur ce sujet. Je ne sais pas comment vous le dire mais l'endettement n'est pas mal en soit. Par exemple, pour prendre l'exemple de la dette privée la plupart des gens s'endettent à plus de 1000 % pour s'acheter leur logement. Sans cela il n'y aura pas d'achat et donc de création de patrimoine. Et bien pour les états c'est un peu pareil. Sans endettement pas d'investissement, de maintien de la protection sociale, d'entretien des biens publics etc... . Bien sûr il ne faut pas de l'endettement pour de l'endettement et il faut un contrôle comptable rigoureux pour éviter les gabegies. Mais c'est un faux problème, d'autant plus que ce qui doit être pris en compte ce n'est pas l'endettement public mais l'endettement de la nation qui comprend la dette privée et publique, et là les comparaisons avec les autres nations européennes sont toutes autres... . Enfin ce qui peut être génant c'est l'identité des détenteurs de dette. Par exemle le japon a une dette publique bien supérieure à celle de la France (comme les usa) , seulement cette dette est détenue par les japonais eux même donc moins contraignante.
Le faible taux de croissance de la France a d'autres sources, notamment depuis de nombreuses années sans doute à cause de l'euro qui plombe notre compétitivité entre autres. Bref ce qui est un problème ce sont une série de politiques et de mauvaises décisions qui ont atteint le tissu productif de notre nation.
Bref , ce petit aperçu pour vous dire que les choses sont u petit peu plus compliquées que ce que certains voudraient nous faire croire.
Cordialement
a écrit le 01/05/2018 à 15:00 :
Avec une forte croissance,les rentrées fiscales augmentent c'est logique.L'état a su créer un environement économique sain.La fin du CICE va pouvoir permettre de redéployer des sommes importantes pour les administrations et les collectivités.Les entreprises doivent a leur tour soutenir l'état maintenant qu'elles vont mieux
Réponse de le 02/05/2018 à 0:56 :
Mais le feront elles, joueront elles un autre jeu que celui de la recherche du profit immédiat pour leurs actionnaires?
a écrit le 01/05/2018 à 14:07 :
"Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n'avons jamais été aussi prospères. C'est une guerre de classes, et c'est ma classe qui est en train de gagner"
citation Warren BUFFET milliardaire américain
En France c'est la même chanson l'argent n'est pas " magique " pour les hôpitaux mais nous trouvons 5 milliards d'euros pour les plus riches.
Cherchez l'erreur................
a écrit le 01/05/2018 à 12:22 :
Le mal français est connu depuis plus de 40 ans, la concentration des charges sociales sur les salaires et les entreprises. La mondialisation de l'économie met notre système en danger puisque notre balance commerciale et déficitaire du fait de nos prix de revient trop élevé, concurrencé par des pays a bas coût de mains d'oeuvre ou à haut niveau technologique, nous avons les 2 faiblesses qui s'ajoutent. La politique de Fillon de reporter une partie de ces charges sur la l'augmentation de la TVA était cohérente, les produits étrangers payaient une partie des charges et nos produits étaient moins chers.
a écrit le 01/05/2018 à 11:48 :
Eh oui le jour où les taux d'intérêts remonteront ce sera vraiment la faillite du système Français d dépenses publiques, donc de protection sociale, d'assistance sociale généralisée, de retraites non financées du secteur publique et nationalisé Et effectivement comme nous sommes incapables de faire des efforts lorsque l'économie se redresse, une vraie faillite du système sera la seule solution pour changer en profondeur et donc d'arrêter de nous endetter.
Réponse de le 01/05/2018 à 14:49 :
Mais ça ne se passera absolument pas selon ce "scénario" catastrophe destiné à faire peur à ceux qui n'ont pas en notion en économie ou bien plaire aux éternels grognons ou revanchards. Ce que vous préconisez est de nature récessive et entrainerait surtout une perte du tissu économique, social et industriel de la France. Bref l'inverse de ce qu'il faut faire.
a écrit le 01/05/2018 à 11:42 :
L'auteur avec le lobby libéral de l'Institut Molinari, (comme l'omniprésent l'Ifrap), répètent la vielle solution de diminuer les recettes de l’État et la dépense publique.
Pourtant avec Macron ils ne devraient pas être trop inquiets : 24 milliards de baisse d’impôts qui profiteront majoritairement aux ménages les plus riches et aux entreprises, comme la suppression de l'ISF sur les placements financiers, favorable aux 340.000 ménages qui détiennent 25 % du patrimoine français ! Rabotage des retraites et APL, privatisation des entreprises publiques ou à participation de l’État qui sont " rentables ". La vente continue, même pendant les travaux de destruction .
Réponse de le 01/05/2018 à 14:51 :
C'est ce que je disais. Ce n'est jamais suffisant pour eux.
a écrit le 01/05/2018 à 9:44 :
Ecore un article culpabilisateur sur la dette, destiné à faire accepter la politique de rigueur absurde qui plombe notre économie. Selon ce texte la dette c'est mal en soi et hormis un amoncellement de chiffres et de comparaisons qui n'ont aucune significations en soi, il n'y a aucune justification i explication si ce n'est la répétition du dogme ultra libéral. Les ultra libéraux en veulent trop et d'après moi leur (lourde) propagande est en train de trouver ses limites.
Réponse de le 01/05/2018 à 13:01 :
Le modèle économique mondial est foireux : il mise sur le profit à court terme sans laisser une chance de survie aux générations futures.
Non seulement on laisse une dette monétaire, mais en plus on détruit tout, on consomme tout, on tue tout.
Et le modèle implique que cela se fasse toujours plus vite.
Toute personne en France qui est passée par un BAC Scientifique dispose (en théorie) du bagage mathématiques pour s'en rendre compte.
Donc (re)lisez le mythe de la caverne de Platon si vous ne comprennez pas ce que j'ai écrit, puis allumez votre cerveau au lieu de votre "smart"phone pour réfléchir.
Réponse de le 01/05/2018 à 14:58 :
Je réponds au "commentaire " de Réponse de truc. J'ai très bien compris votre "analyse" dont le niveau est d'ailleurs très modeste. Descendez un peu et soyez moins prétentieux déjà. Plus précisément c'est vous qui n'avez absolument rien compris avec votre récitation de la doxa néo libérale. C'est avec cette politique que l'on met en péril les générations futures. Je ne vous ferai pas un cours d'économie ici faute de place, bien que vous ayez manifestement besoin, mais je répète que sans endettement il n'y a pas d'investissement et de circulation économique et donc on est dans un schéma récessif, qui en outre ne garantit pas une préservation de l'environnement. Un conseil donc documentez (ou instruisez vous ) et surtout pensez un peu par vous même.
Cordialement
a écrit le 01/05/2018 à 7:41 :
Encore une fois c'est le poids social des dépenses qui va être montré du doigt pour excuser la dette.

Et encore une fois c'est l'édifice social qui va encore être mis à contribution. Ce fut le cas pour la sécurité sociale « maladie », pour les caisses de retraites, pour les hôpitaux, pour la branche famille, pour les handicapés... etc...

L'histoire se répète à l'infini. Et il finira bien un jour par arriver la fin de la démocratie sociale édictée par la constitution. Sarkozy voulait des fonds de pension à l'américaine et a privatisé de nombreuses branches. Macron veut un système à point et une privatisation généralisée, le tout au mérite des cotisations payables au secteur privé.
Mais même tout ce désengagement de l'Etat ne comble pas les déficits.

Lorsque l'on observe les évasions diverses de dépenses en tous genres entreprises sur des postes que l'on pourrait considérer comme insignifiants mais surtout sans réelle nécessité autre que la gloriole ou le confort d'infimes factions et qui représentent des fleuves en les additionnant les uns aux autres, on s'aperçoit non seulement que la part sociale diminue en pourcentage et s'éloigne de plus en plus de certaines classes sociales tandis que les pressions fiscales augmentent inlassablement sur elles au profit d'une classe possédante de la France d'en haut.
C'est ce qui permet à 10 % des populations de jouir de 90 % des biens universellement créés sur le plan mondial.

Rien ne va plus sous les oukases de l'UE et les élucubrations des ultras mondialistes.
Réponse de le 01/05/2018 à 11:44 :
Totalement d'accord , ce n'est pas les derniers de cordé qui achètent des biens de luxes à l'étranger .
Réponse de le 01/05/2018 à 12:26 :
Un conseil lisez le bouquin de Philippot : FREXIT et votez en conséquence en 2019. La France gaulliste n'a en fait jamais été europhile, car à l'envers des nations qui nous entourent: centralisée, gauchiste, et comme disait un homme politique avisé: une URSS qui a réussi
a écrit le 30/04/2018 à 19:46 :
Personnellement, je vois la gabégie s'arreter brutalement fin 2018...

Les cours du pétrole ont augmenté de 24% depuis le début de l'année.

Les taux d'intéret vont commencer à augmenter à l'automne...

Tilt et game over... No future pour les énarques politiciens
a écrit le 30/04/2018 à 19:19 :
Les dépenses hémorragiques creusent les budgets depuis des décennies , sont très mal identifiées . Où va l'argent de ce déficit extérieur depuis des années . Les cardes fous exercés autre fois ne sont plus de mise à causes de l'Europe , alors l'argent s'en va dans des achats extérieurs de consommation qui sont loin d'être du tiers état.
Réponse de le 30/04/2018 à 21:01 :
Les 7 milliards annuels perdus pour financer à fond perdu le tonneau des Danaïdes Ue pèse sur les bretelles des français paupérisés comme les 65 milliards d ' évasion fiscale tout aussi française ..
En se fondant sur les données de 2011, l’Union Populaire Républicaine (UPR) a estimé que la contribution directe nette de la France à la machinerie européenne est d’environ 7 milliards d’euros, soit un coût quasiment identique au montant des gaspillages mis en lumière par la Cour des comptes européenne !
https://www.upr.fr/communiques-de-presse/7-milliards-dilapides-par-l-union-europeenne-en-2013
Réponse de le 01/05/2018 à 18:51 :
On n'est vampirisé depuis vingt ans commercialement par certains pays et l'on ne fait rien pour faire plaisir aux institutions Européennes .
a écrit le 30/04/2018 à 16:55 :
"Institut économique Molinari".

Baptisé du nom de Gustave de Molinari, économiste et journaliste franco-belge, qui a œuvré toute sa vie à promouvoir l'approche politique économique libérale, l'IEM se présente comme un organisme de recherche et d'éducation ayant pour objectif d'influencer les parlementaires, les journalistes et les faiseurs d'opinion dans le but de favoriser une politique économique libérale. À cette fin, l'institut organise des événements, publie des livres, écrit des articles et des éditoriaux.
a écrit le 30/04/2018 à 16:42 :
Les services publics en France sont chers et peu efficaces. Et cela à tous les stades, communal, intercommunal, départemental, régional ou national, les gestions sont calamiteuses. Les décideurs sont nos hommes politiques, conseillers municipaux, départementaux, régionaux ou ministres. La seule chose qui leur importe est leur réélection.
Réponse de le 30/04/2018 à 17:40 :
En parlant d'élus :

C’est une affaire dont la commune de Ponlat-Taillebourg, en Haute-Garonne, ne veut plus entendre parler. Démasqué en 2016 par sa secrétaire de mairie, le maire de l’époque avait revendu du matériel communal sur Le Bon Coin. La Dépêche rapporte qu’il avait vendu notamment des débroussailleuses, une éparseuse, du matériel de chantier…
Opérant sous le coquet pseudo de Doudou31, l’ancien maire a ainsi vendu pour 21 000 € de biens appartenant à la commune.Une fois démasqué, il avait tout avoué lors d’un conseil municipal en août 2016, mais n’avait pas démissionné. Une plainte avait été déposée.
Réponse de le 30/04/2018 à 18:21 :
Dès que vous les supprimez pour répondre à l' attente de Bruxelles en ouvrant au privé, c' est l' inflation des prix assurée, l' eau et les autoroutes en sont le vivifiant exemple.
Voici l' analyse des résultats des privatisations passées du rail, édifiant.

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_check-point-la-liberalisation-du-rail-est-elle-une-aubaine-pour-les-utilisateurs?id=9858778
Réponse de le 01/05/2018 à 15:53 :
Que de poncifs (faux)= dans ce commentaire. " Les services publics sont chers et peu efficaces", avez vous la preuve d cette affirmation péremptoire ? Au contraire, ils sont dans leur ensemble reconnus comme extrêmement peu efficace par tous les analystes sérieux. Mais peu vous importe car :" qui veut tuer son chien l'accuse d'avoir la rage". Mais soyez sûr d'une chose , les privatisations entrainent dans leur immense majorité une désorganisation des services et une flambée des prix.
Réponse de le 05/05/2018 à 11:03 :
Erratum.
>Dans mon commentaire précédent je voulais dire que les services publics sont reconnus comme extrêmement efficaces. Comme quoi il faut faire attention avec les claviers... .
a écrit le 30/04/2018 à 16:40 :
Il va falloir que nos élus apprennent ce que veut dire gestion et aussi qu'ils apprennent à faire un budget prévisionnel
a écrit le 30/04/2018 à 15:02 :
La fête est finie, c'est le moment des économies et finie l'illusion laissant croire que les prélèvements sont une source intarissable pour le maintien du train de vie de l'état.
Réponse de le 01/05/2018 à 3:21 :
Vous sous- estimez le pouvoir de bercy.
Imagination sans limite pour vous tondre encore et encore.
Attendez- vous a des taxes cachees. Autrement dit des impots indirects.
Bon courage a tous
a écrit le 30/04/2018 à 14:30 :
On sait comment réduire la facture publique. Mais il faut être clair, les énarques empêcheront toute vraie réforme dans ce sens car ils seraient condamnés au chômage.
Je propose :
- de supprimer les départements (en plus, les services sont en doublon entre Conseil général et préfecture de département),
- de renforcer le pouvoir sur la compétence économie des régions (les vraies, pas celles d'aujourd'hui qui sont une vraie catastrophe) par la décentralisation des budgets et la suppression des services en doublons côté Etat (préfecture région),
- supprimer les préfets de département et leurs services, les préfets de région doivent devenir des chefs des forces de l'ordre régionales, et en tant que représentant de l'Etat Républicain doivent être élus (les préfets actuels sont ceux de la dictature de Napoléon, non élus ce qui est anti Républicain),
- la suppression de l'ENA, des généralistes incompétents devenant un danger d'excès de pouvoir, et l'ouverture de tous les postes de direction des trois Fonctions Publiques à la société civile (CDI), notamment aux ingénieurs dont le métier est de savoir mettre une organisation de travail efficace et savoir gérer les budgets (investir, économiser), ce qui mettra fin à l'incompétence des directions publiques (hôpitaux inclus !),
- redéfinir les missions de l'Etat : armée, éducation nationale (lycées et collèges doivent revenir entièrement à la gestion de l'Etat), santé (former et recruter enfin les innombrables professionnels de santé qui manquent, médecins, infirmiers/ères, etc ...),
organisations sociales, politique industrielle, stratégie mondiale ...
- supprimer les innombrables structures inutiles occupées par les énarques (plus de 500 !), les conseils régionaux économiques, les CCI etc etc ...
- transformer les agglos et communautés de communes en vraies communes pour arrêter la gabegie ...
En résumé, arrêter les doublons , triplettes, structures inutiles gérées par les copains, remettre l'Etat sur ses missions et arrêter de s'occuper de tout alors que la société civile est plus compétente pour le faire (notamment dans le domaine économique) !
PROBLEME :
Cela ne sera possible que lorsque l'ENA (moyen d'accéder au pouvoir de façon cachée) sera supprimé, et que les citoyens français s'occuperont enfin des affaires publiques, qui sont leurs affaires avant tout !
a écrit le 30/04/2018 à 14:14 :
Il faut continuer à réduire les subventions versées aux associations communales, départementales, régionales, qui se sont agglutinées au tour du pot de miel pour créer ensuite des emplois. Ces associations maintenant réclament toujours plus comme si elles avaient été reconnues d'utilité publique. Association du petit cheval blanc, association du fil d'Ariane, association du papillon d'argent etc.......
Je connais une commune de 46000 habitants qui comptent 860 associations. Il faut arrêter les bêtises un jour.
Réponse de le 30/04/2018 à 16:30 :
Vous oubliez l'amicale des boulistes.... Celle la on la retrouve dans toutes les communes de France. Vous me direz c'est pas celle qui coute le plus cher....
a écrit le 30/04/2018 à 14:04 :
Un gros bémol, le déficit public du Portugal en 2017 serait de 1 % ( 3 % avec la recapitalisation d'une banque publique).ils existent d'autres voies que celle de l'Allemagne
Le Portugal a mis fin à la politique d'austérité par l'augmentation des salaires et retraites. baisse des charges pour les entreprises...).Et par une politique basée sur la qualité.

Comme dirait le premier ministre portugais
« il y aura toujours des pays moins chers. Mais aujourd’hui, nous produisons beaucoup de choses qui coûtent 5 € et qui sont revendues 50 €. Tenter de tirer 4,50 € de ces 5 € ne sert à rien. Nous nous sommes positionnés dans la chaîne de valeur de 45 €."
Réponse de le 30/04/2018 à 19:16 :
SMIC Portugal euro 580,00.
a écrit le 30/04/2018 à 14:00 :
Si un gouvernement avait enfin le courage d'uniformiser TOUS les statuts (avantages en tous genres, carences, retraites, etc) en comprenant ben entendu, les politiciens de tous niveaux (actifs et/ou à la retraites), détachés, hauts fonctionnaires, etc... il y aurait déjà une certaine justice et d'énormes économies.

De même que les blocages de notre économie et/ou l'accès au travail bloqué par une minorité ne devrait plus être tolérés. Et tant qu'à faire, tous les partis, micro partis et autres pseudo fondation et formations devraient être remis à plat. Trop de gaspillages, trop de pseudos structures, trop d'emplois fictifs nous plombent.

Bref, les temps ont changé et les pratiques doivent également changer. Et vite !
a écrit le 30/04/2018 à 13:23 :
Le resultat de non-reformes, de renoncement à toucher à des privileges petits te grands.
Le jour de carence unique des fonctionnaires, franchise d'assurance sociale, fera economiser 150 millions €, combien si on applique les 3 jours du privé ? Sachant que les indépendant et libéraux ont entre 7 et 30 jours ....
Supprimez tous le privilèges - dont ceux des parlementaires - et vous arriverez à l'equilibre.
Réponse de le 30/04/2018 à 14:06 :
Avec une industrie délocalisée à l' est avec des salaires à 400 euros mensuels et 65 milliards d ' évasion fiscale que rappelle l' intervenant du dessous ..?
Le constat est que l' UE a dévié puis muté aux mains d' une oligarchie, que c' est irrécupérable et que vous entretenez le fantasme de lendemains
meilleurs comme depuis 35 ans.
FREXIT, vite.
a écrit le 30/04/2018 à 13:08 :
Une émanation des GOPE qui nous recommandent de paupériser nos services publics quand l' évasion fiscale de 65 milliards d' euros est encouragée par l' article 32 et 63 du TFUE -traité de fonctionnement de l' union européenne- ..?

https://www.upr.fr/pourquoi-un-frexit-est-urgent


Ce document assez formel commence avant les « recommandations » par toute une série de considérations :

Dans le point 2 de ces considérations, la Commission expose le fait que la France « connaît des déséquilibres macroéconomiques excessifs ». Le rapport parle de croissance faible, dette publique élevée et compétitivité dégradée. Tout ceci est vrai mais il sera intéressant de voir quelles sont les conclusions tirées par la Commission.

Dans le point 5, la Commission analyse le programme national de réforme présentée par la France, tel un élève à son maître, le 29 avril 2016. La Commission note en outre que « les mesures pour atteindre les objectifs prévus en matière de déficit à partir de 2017 n’ont pas été suffisamment précisées. » Le Conseil estime également que « la France risque de ne pas respecter les dispositions du pacte de stabilité et de croissance. Par conséquent, des mesures supplémentaires seront nécessaires pour assurer une correction durable du déficit excessif en 2017 au plus tard. »

Vous l’aurez compris, la Commission et le Conseil veulent que la France baisse ses dépenses publiques. Les points 7 et 8 permettent de comprendre où veut tailler Bruxelles. Les réformes territoriales qui étaient demandées dans les GOPÉ 2014-2015 sont ici louées : « la réforme récente de l’administration locale est susceptible de renforcer l’efficacité du système sur le moyen à long terme. »

Un point très important est évoqué et permettra de comprendre les recommandations : « il n’est pas possible de réaliser d’importantes économies à court terme sans ralentir considérablement la croissance des dépenses de sécurité sociale, qui représentent plus de la moitié des dépenses publiques. » C’est fondamental car depuis 20 ans, il faut noter que les dépenses de l’État stagnent voire baissent en pourcentage du PIB. Les dépenses qui augmentent sont les dépenses sociales, notamment à cause du chômage de masse ou en santé/retraite de par le vieillissement de population. Toute demande significative de baisse des dépenses publiques sera donc au détriment des prestations de santé, d’assurance-chômage ou de retraites.

Passons ensuite aux « recommandations » car les considérations et « recommandations » se recoupent pour les points 9 à 23.

https://www.upr.fr/actualite/sera-politique-economique-sociale-de-france-2017-francois-asselineau-nest-elu-president-de-republique-gope-grandes-orientation-de-politique-economique
Réponse de le 30/04/2018 à 15:53 :
L'évasion fiscale est la conséquence, répréhensible mais compréhensible, des niveaux pharamineux d'imposition. Ce qui est injuste, c'est que seuls les très riches peuvent pratiquer évasion et optimisation fiscale.
Réponse de le 30/04/2018 à 18:16 :
@bruno-bd Non c' est l' UE qui l' autorise cf les deux articles 32 et 63 du TFUE et c' est Macron qui en bon européiste suit les GOPE et donc les ..réformes de l' UE, préférant à saigner les couches Intermédiaires..
a écrit le 30/04/2018 à 12:57 :
Il suffirait d'appliquer la page 12 de la note n°6 du conseil d'analyse économique. Qui nous empêche de le faire? Etes vous capable de comprendre cette note?
a écrit le 30/04/2018 à 12:54 :
Il y a une incohérence dans le calcul :

Des milliards brassés pour les fonds publics
Un déficit public supérieur à la moyenne européenne
Un cac 40 bien «  portant »
Une précarité supérieure à la moyenne européenne
Des décrets votés en 2010 qui augmente le plafond pour les réversions à 55 ans
Une réforme de pôle emploi

Et toujours un «  déficit « 
Ou vont les «  fonds publics en France « ?
La question est «  légitime « .
Réponse de le 30/04/2018 à 15:55 :
La réponse est simple : omniprésence de la sphère publique.
a écrit le 30/04/2018 à 12:54 :
La différence c'est que dans d'autres pays d'europe, les contribuables paient de leur poche des services qui en France sont gratuits ou presque. La France est en déficit car la santé, l'éducation sont largement pris en charge par l'état. C'est un choix de société.

Alors si on veut que l'Etat fasse des économies, ça sera simplement pour que le contribuable paie la différence de sa poche.
Les solutions des libéraux est de transférer la dette vers les particuliers avec un schéma en arrière plan: état désendetté> moins d'impots sur les entreprises> plus de recrutement. Mais ça c'est la théorie, dans la pratique je dirais plus d'inégalités, des rentiers et des pauvres.
a écrit le 30/04/2018 à 12:29 :
Quand on "pense" que l'on emprunte pour verser notre obole de 21 Milliards a cet administration qu'est l'UE de Bruxelles, le déficit ne risque pas de se réduire! Par contre on détruit notre administration locale et notre service public par réforme pour "résoudre" ce problème!
Réponse de le 30/04/2018 à 15:59 :
La contribution NETTE de la France (ce qu'elle verse à l'UE moins ce qu'elle en reçoit) est de 8 milliards d'€ soit 0,35% du PIB. Si la France n'était plus membre de l'UE il faudrait qu'elle dépense directement les 14 milliards qu'elle reçoit de l'UE. On s'en rend parfaitement compte avec le brexit qui ne permettra certainement pas au Royaume-Uni d'économiser quoi que ce soit.
a écrit le 30/04/2018 à 12:28 :
tous les jours de nouvelles charges ex la commission sur l'esclavage ,,

l'enieme rapport sur les villes !!!!!etc etc mais jamais jaMais de proposition D'economie

pourtant il est là depuis un an
a écrit le 30/04/2018 à 12:21 :
Roen n'est fait cette administration de masse continue a matraquer fiscalement et PV en tous genres, et en plus incapable d'assurer la securité des Francais!!!
Un desastre a venir.
a écrit le 30/04/2018 à 12:18 :
"le gouvernement préfère alourdir la fiscalité" pour les les non riches, en effet c'est stupide mais bon ils vont pas faire payer des impôts à leurs patrons qui les ont mit au pouvoir alors que justement s'ils sont été placés là c'est pour se faire un max de blé !

Votre article est pas terrible, une énième messe néolibérale pour dire qu'il faut encore plus sucrer le budget de l'état et donc des services publics vu que vous ne donnez absolument aucune piste et que donc comme à chaque fois c'est la santé, le social et l'école qui doivent être sacrifiés à l'intérêt du chantage à la dette que nos riches nous impose.

Comment ça se voit ? C'est facile, vous ne proposer rien de constructif, vous n'envisagez aucune piste même de juteux bénéfices pour l'état, pour vous l'état doit être dépecé pour être revendu à certainement vos employeurs milliardaires, ceux qui détruisent le monde.

Vous devriez avoir honte de venir prêcher le néolibéralisme de la sorte, ce manque cruel de professionnalisme vous dessert totalement.
Réponse de le 30/04/2018 à 16:04 :
Comme le dit l'article, c'est en France qu'on prélève et qu'on dépense le plus en proportion du PIB. Et en face (il n'y a qu'à jeter un oeil à l'état des routes ou aux performances éducatives de plus en plus inquiétantes, même par rapport à des pays de l'UE où on dépense beaucoup moins) on ne peut pas dire que tout aille pour le mieux.
Cherchez l'erreur.
Réponse de le 30/04/2018 à 17:22 :
L'évasion fiscale massive permise aux plus riches non ?

"Évasion fiscale : les super riches sont-ils au-dessus des lois ?" https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/evasion-fiscale-les-super-riches-sont-ils-au-dessus-des-lois-757197.html

Compromission affichée entre hommes d'affaires européens et hommes politiques impuissants donc facilement achetables, européens.
Réponse de le 30/04/2018 à 20:21 :
je l'ai dit plus haut, l'évasion fiscale est une conséquence immédiate, répréhensible mais logique et inévitable, du niveau faramineux et de la progressivité démentielle des prélèvements en France. Passons à l'IRPP à taux plat à 15-17% en remplaçant le quotient familial et les allocations familiales par un crédit d'impôt , supprimons ce qui reste de l'ISF et je vous garantis qu'il n'y aura plus d'évasion fiscale.
Réponse de le 01/05/2018 à 10:31 :
"mais logique et inévitable, du niveau faramineux et de la progressivité démentielle des prélèvements en France"

Oui mon pre et merci pour la messe mais je suis athée et de nombreux milliardaires américains qui sont pourtant dans un opays à faible imposition, défiscalisent quand même.

Votre logique donc est mauvaise, comem d'habitude bien souvent d'ailleurs.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :