"Gilets jaunes" et journalistes : aux sources du rejet

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(Crédits : Stephane Mahe)
Les médias sont dans une position paradoxale : espace nécessaire de représentation, de démonstration de la force, ils suscitent l’exaspération des acteurs de la contestation. Par Jean-Marie Charon, École des hautes études en sciences sociales (EHESS)

Des journalistes insultés, menacés, cibles de jets de pierre, sur les Champs Élysées, à Toulouse, dans la Drôme, etc. Tweets où fleurissent les « merdiasses » et autres « journalopes ». Vidéos de « gilets jaunes » où s'affichent la conviction que les médias sont aux ordres du gouvernement. Il serait possible de prolonger cette litanie des manifestations du violent divorce entre les acteurs du mouvement des « gilets jaunes » et les journalistes qui en rendent compte.

D'aucuns y voient un phénomène d'une ampleur inédite. Peut-on souscrire à ce constat et quelle analyse peut-on faire d'une situation qui semble s'installer alors même que mouvement social dans toute sa complexité est loin de s'éteindre ?

S'agissant d'un mouvement social composite et à l'écoute des témoignages, interviews, reportages, l'hypothèse qui paraît s'imposer est celle d'une coagulation d'expériences sociales et politiques qui courent sur plusieurs décennies, et au cours desquelles s'exprime avec force une contestation du travail des médias, jusqu'à prendre des formes de rejets physiques, de coups, de bris de matériels.

Divorce entre médias et revendication sociale

La première de ces expériences est celle de mouvements revendicatifs et de mobilisations sociales dans lesquelles s'exprime avec virulence la contestation des analyses qui dominaient dans la plupart des grands médias.

1995 est un moment particulièrement fort de ce clivage entre les commentaires bienveillants des éditorialistes à l'égard de la « réforme Juppé », alors que le pays va se trouver paralysé plusieurs semaines. Des intellectuels, à commencer par Pierre Bourdieu, viennent apporter une caution et surtout un cadre interprétatif à ce divorce entre média et revendication sociale.

Dans les années qui suivront, des crispations comparables se retrouveront. Les journalistes couvrant les mobilisations étudiantes ou syndicales de la décennie 2000 font alors le constat qu'ils n'ont plus accès aux AG et doivent suivre les cortèges des manifestations, à l'abri des forces de l'ordre, au moins pour les télévisions.

C'est ainsi qu'en 2008 les « Entretiens de l'information » proposaient une rencontre entre acteurs des mouvements et journalistes intitulée : « Quand les journalistes ne sont plus les bienvenus. » Et les échanges furent alors plutôt rugueux.

Le sentiment d'être stigmatisé et caricaturé

La seconde expérience est celle de crises sociales, violentes, à commencer par celles qui vont se développer dans les banlieues en 2005 et 2006.

Hors de tout encadrement ou représentation politique ou syndicale, ce sont les acteurs de terrain ou les populations dont ils sont issus qui vont dénoncer là, avec virulence, le sentiment d'être stigmatisés, caricaturés dans le traitement qui est fait des événements. Sans compter que les journalistes se voient reprocher de ne s'intéresser à ces territoires que lorsque la violence les embrase.

L'extériorité sociale des journalistes est dénoncée, assimilés aux milieux privilégiés, complices des pouvoirs (« Les Entretiens de l'information 2005-2006, École supérieure de journalisme de Lille »).

L'un des paradoxes n'est-il pas alors que le seul média à s'être immergé est alors suisse, L'Hebdo, qui fonde alors le Bondyblog. Média de terrain, qui reste un symbole de cette réconciliation difficile entre cette France de la diversité et les médias qualifiés désormais de « mainstream ».

Haro sur la pensée unique

La troisième expérience est politique et située à gauche. Son moment de cristallisation aura été celui du référendum sur la Constitution européenne de 2005. Celle-ci répète, dans des termes assez comparables, la rupture avec les éditorialistes qui soutiennent la Constitution. La contestation de cette analyse par plusieurs courants et personnalités de la gauche, débouche finalement sur le cinglant démenti de l'opinion qui optera pour le non.

Désormais des médias (à l'image du Monde Diplomatique), groupements (à l'image d'Acrimed et un temps de L'Observatoire français des Médias) sont autant de lieux de réflexion et de discussion, où sont dénoncés « pensée unique », « connivence » (notamment des journalistes politiques) avec les élites, sans parler de la concentration des médias (90 %) entre quelques mains.

Internet et les « réalités alternatives »

La quatrième expérience est également politique, plus ancienne, située à l'extrême opposé de l'échiquier politique, avec le Front national d'abord de Jean‑Marie Le Pen, voire des courants plus radicalisés.

Ici la critique, voire l'affrontement avec les journalistes sont installés depuis des générations, participant d'un phénomène qui se retrouve dans de nombreux pays d'Europe ou d'Amérique du Nord. Ces courants investiront très tôt l'Internet, contournant le paysage traditionnel des médias pour s'adresser directement aux pratiquants de ces nouveaux supports, surtout après l'arrivée des mouvements sociaux.

C'est dans cette mouvance que vont prendre corps des approches complotistes, en même temps que se fait jour un vocabulaire violent, insultant à l'égard des journalistes. La maîtrise de l'Internet se couple parfois avec « une réalité alternative » qui ne recule pas devant des manipulations de documents, d'images, de vidéos, sorties de leurs contextes, ou de la réalité des événements qu'elles prétendent relater.

Quand les politiques s'y mettent

Sans qu'il soit possible d'être ici exhaustif, une dernière expérience politique serait celle qui voit des personnalités politiques de premier plan, des responsables de partis, des candidats à des élections présidentielles adopter à leur tour une expression extrêmement virulente à l'égard de journalistes.

Que l'on se souvienne de déclarations de François Fillon mis en cause pour des emplois fictifs de ses proches. Le candidat Macron aime faire la leçon aux journalistes. Un pic est sans doute atteint lorsque Jean‑Luc Mélenchon en appelle à « pourrir la vie » aux journalistes des médias qui viennent de publier une enquête à propos de ses comptes de campagne.

Les politiques ont levé un tabou. Ils savent qu'ils surfent sur un fond de défiance à l'égard des médias, qui est plus large encore que ces différentes expériences évoquées plus haut.

Le surplomb traditionnel n'est plus de mise

Depuis 1987, le « Baromètre de la confiance des Français dans leurs médias » créé par la revue MédiasPouvoirs et la Sofres, publié chaque année, par La Croix, rappelle sensiblement les mêmes réalités : une personne sur deux ne croit pas que les choses se sont passées comme le disent les médias ; deux personnes sur trois ne pensent que les journalistes peuvent faire face aux pressions de l'argent ou des politiques ; la hiérarchie des sujets traités dans l'année fait l'objet de contestation.

Il faut dire que les publics, la société, auxquels les journalistes s'adressent ne sont plus les mêmes. La compétence et les sachants se sont largement diffusés et l'expertise des journalistes est régulièrement prise en défaut. Le surplomb traditionnel n'est plus de mise, de la part d'experts de nombreux domaines qui disposent de moyens d'expression, de discussion - des blogs aux réseaux sociaux.

Cette expertise peut être scientifique, intellectuelle, technique, mais également nourrie par l'expérience, s'emparant des mêmes outils à l'image de la maîtrise des outils numériques par les « gilets jaunes ».

Mais pourquoi une telle exaspération ?

Lorsque les syndicats, les partis politiques, les religions, les familles élargies, les organisations territoriales (communautés de voisinages), voire les entreprises et collectifs professionnels intègrent et accompagnent de moins en moins les individus dans leur quotidien, les médias deviennent toujours plus des ressources.

Qu'il s'agisse de santé, d'éducation des enfants, d'orientations ou choix professionnels, etc., les médias sont devenus toujours plus des ressources, voire les seules ressources à la disposition de chacun. Les sujets sont de plus en plus complexes et les rubricages, les magazines, les sites d'information ont accompagné cet élargissement du champ de l'information.

Aussi les questions de fiabilité, de traitement des personnes ordinaires, de hiérarchie de l'information deviennent cruciales. Dans Les journalistes et leur public - le grand malentendu, était soulignée cette émotion, cette sensibilité exacerbée à l'égard des erreurs, des contre-sens, du manque de rigueur. « Lorsque les médias se trompent, ils nous trompent et nous mettent en danger », pourrait-on dire.

Cette exaspération, cette colère est omniprésente aujourd'hui dans nombre d'expression de « gilets jaunes ». D'autant plus, qu'il s'agit d'un mouvement, d'une mobilisation sans cadre d'organisation, de référence et là encore les médias se trouvent placés dans une position paradoxale, à commencer par les chaînes d'information en continu. Ils sont l'espace nécessaire de représentation, de démonstration de la force et de la dynamique du mouvement et ils sont l'objet de l'exaspération de ne pas voir le mouvement traduit dans les termes mêmes des acteurs.

Imaginer des ponts entre journalistes et acteurs sociaux

Le problème se pose sans doute au plus mauvais moment pour les rédactions, celui de la tension maximum entre les contraintes liées aux fragilités des modèles économiques (avec des baisses d'effectifs), alors qu'il faut travailler sur toujours plus de supports, une amplitude horaire maximum, et cette montée des attentes, cette complexification du décryptage de la réalité du corps social.

Plus que jamais se pose la question d'imaginer des ponts entre journalistes et acteurs sociaux, d'expliquer le travail et les contraintes de ceux qui rendent compte des événements, de multiplier les « making of », d'éduquer aux médias, d'investir ces problématiques dans la durée, sans laisser retomber l'effort comme ce fut si souvent le cas au lendemain des mouvements et crises sociales par le passé.

The Conversation _______

Par Jean-Marie CharonResearcher, sociologist, École des hautes études en sciences sociales (EHESS)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

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Commentaires
a écrit le 08/12/2018 à 8:08 :
Les gens doutent des médias et pour cause, lorsque l'un d'eux bien plus courageux que le reste commence à révéler des choses, ses collègues lui pose la muselière ! la preuve en image : https://youtu.be/dJszSMgCL-U
a écrit le 03/12/2018 à 21:16 :
Le soi-disant 4ème pouvoir - les médias - n'existe pas. Il est absorbé par ceux qui les financent. Preuve avec l'élection de Macron, bien soutenu par P. Drahi proprio de BFM, ou la Une de Libé "faites ce que vous voulez, mais votez Macron". Dans les médias publics où la pluralité d'opinions devrait exister : pas mieux : en 2005, la plupart d'entre eux était favorable au traité européen refusé par les français, puis imposé en 2008. Les journalistes comme dans la vidéo ci-dessus s'étonnent qu'on les injurie, eux qui, du matin au soir, comptent les vitrines cassées dans les manifs, avec pour seul mot : les violences, sans voir Qui déclenche ces violences. Ce sont eux les auteurs de fake news. S. Devilliers (dans la vidéo) devrait savoir de quoi elle parle avant de critiquer un vrai journaliste comme Taddeï engagé chez RT .
https://blogs.mediapart.fr/norbert-merjagnan/blog/031218/je-condamne-les-violences
a écrit le 03/12/2018 à 18:22 :
Tant que les journaux et chaînes de radio ou de télévision auront des subventions par le pouvoir en place, quel qu'il soit, pour survivre, ou seront aux mains de proches du pouvoir, le citoyen-lecteur doutera. Je pense que cela peut se comprendre.
a écrit le 02/12/2018 à 15:27 :
Les médias, non les journalistes, sont assis entre deux chaises: L'un, sont leurs ouailles encore confiant dans leurs propagandes et l'autre, ceux qui les finances, l'un ne va pas sans l'autre!
a écrit le 02/12/2018 à 10:11 :
regardez LAURENT NEMANN OU BARBIER sur BFM intox MACRON à 100 % mais quand on regarde DRAGUI leur patron a finance la campagne de Macron avec un lunchage en boucle de Fillon ,,,,
a écrit le 02/12/2018 à 9:26 :
Scandal du sang contaminé par l hépatite C ,halte a la censure des médias .Ca fait des milliers de morts chaques années en France.
a écrit le 02/12/2018 à 9:03 :
J'ajouterai que les revendications des gilets jaunes ressemblent a une remise en cause totale du système capitaliste tel que nous le vivons. pourquoi pas? Mais alors que proposent t ils? Eux qui gueule parce qu'ils veulent pouvoir consommer plus! Ce qui est le propre du capitalisme! que de contradictions énormes! Et évidemment, ils n'en ontt rien a faire de leurs progénitures, et petits enfants qui eux vont devoir vivre sur une terre, qui n'aura plus rien a leur offrir! L'urgence est climatique! En France il n'y a pas d'urgence sociale si on prend le vrai sens du terme! Ces gens, avec ttes les aides qu'ils touchent gagnent plus que des gens qui travaillent en Espagne, au Portugal, en Angleterre, aux USA ou bcp ont deux ou trois emplois et je ne parle même pas de l'europe de l'est! Que les gens ouvrent les yeux, le futur sera pire que le présent! Et je le répète, je suis pour une augmentation des salaires, smig compris, mais pas pour les mêmes raisons qu'eux, et je suis aussi pour que tt le monde paie des impots, bas salaires comme hauts, chacun a la mesure de ses moyens. moins de 50% des gens le pie en France, cela est honteux! En unité de consommation, l'essence n'a jamais coûté si peu cher, les chiffres existent vous pouvez les trouver sur le net, par contre ts ces gens ont le dernier Iphone, la dernière télé 4k, ne cuisinentt plus de plats préparés qui leur couterait moins cher, non ils préfèrent aller chez Macdo...
Réponse de le 02/12/2018 à 13:35 :
Bonjour ccv; je suis 100% d'accord avec vous. Un parisien peut faire un aller-retour Paris-Deuville; cela lui coûtera en carburant l'équivalent d'une pizza (15€) ! Ce n'est bien entendu pas le carburant qui est cher !!!
a écrit le 02/12/2018 à 8:58 :
Au vue des traitements journalistiques du phénomène gilets jaunes j'ai vraiment l'impression de retrouver la coupure de 2005: médias et partis politiques (sauf malheureusement extrêmes opportunistes!) contre le peuple. A l'occasin de l'excellente émission 28 mn sur Arte j'ai pu apprécier la moue dédaigneuse de la journaliste Nadai Daam d' Europe 1 je crois qui résumait bien l'attitude de beaucoup de journalistes qui essaient de dénigrer autant que ce peu ce mouvement qu'ils ne comprennent pas. Le pire c'est qu'à partir de la semaine prochaine ces mêmes journalistes dédaigneux du mouvement gilets jaunes vont être tout miel pour les prétendues ONG écologistes qui vont réclamer le sauvetage de la planète. et là pas de question sur leur représentativité ou sur la contradiction de la croissance sans fin du libéralisme et la pollution et le réchauffement climatique!
a écrit le 02/12/2018 à 3:59 :
Soyons sérieux, ces phénomènes sociétaux violents , ne sont que la résultante de 40 ans d'entretien du mythe socialiste par les gogos de droite …. d'ailleurs, 30 ans après la chute du mur de Berlin et la vente des murs de Solférino ….Voilà en live, la chute finale de l'état providence et de son financier la dictature fiscale , s e sont que les signes précurseurs d'un collapse politique …!
a écrit le 01/12/2018 à 23:57 :
Parce que, désolé de vous le dire, vous n'êtes pas de vrais journalistes.
Les vrais ont été mis sur liste noire.

Ce que vous n'avez compris que trop tard, c'est qu'internet a dévoilé la désinformation systémique des médias "mainstream". Du haut de votre beau Paris vous prétendez connaitre la France. Grossière erreur :)
Nous sommes une nation millénaire et éternelle, alors de petits fonctionnaires (oui fonctionnaires, on parle des subventions publiques ? :) Dont vos boss se mettent une part dans la poche) risquent d'avoir un sacré recadrage.
a écrit le 01/12/2018 à 23:48 :
La presse aux ordres les traite de tous les noms, mais le programme des Gillets Jaunes est clairement progressiste : hausse des bas salaires, plafonnement des hauts salaires à 15 000 euros, impôt plus progressif, augmentation des petites retraites, défense des services publics. Et comme ce programme est progressiste, il est tendanciellement souverainiste : l'interdiction des délocalisations et des ventes d'actifs à des intérêts étrangers, par exemple, est impossible dans le cadre de l'UE. Franchement, ce programme ressemble à celui du PCF des années 70, et sous ma plume c'est un compliment. Plus que jamais, le mot d'ordre est le triple Frexit : sortie de l'UE, de l'OTAN et du capitalisme.
https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/zero-sdf-retraites-superieures-a-1-200-euros-salaire-maximum-a-15-000-euros-decouvrez-la-longue-liste-des-revendications-des-gilets-jaunes_3077265.html?fbclid=IwAR2c72AXPJZu9zLUO32mkHwMpjPwutzMel9v5LlWa5DAMhzuzeB8shAeM-Q
a écrit le 01/12/2018 à 20:03 :
Hum je me demande ce que les gens, et non forcément les seuls gilets jaunes peuvent vous reprocher vis à vis de macron, que vous jouiez les divisions est votre rôle depuis des lustres, si les notions de droite et gauche, de travail contre social, divisent encore la société c'est parce que vous en avez fait un phénomène binaire, soit on est pour l'un soit pour l'autre et les politiciens du coup d'utiliser facilement les deux pour nous manipuler alors que méprisant les deux. On est habitué.

Par contre peut-être que votre rôle dans l’émergence de ce candidat quasiment inconnu en superstar des médias là à mon avis vous y êtes pour beaucoup et du coup de nous ériger ensuite le vote macron contre garant de la démocratie contre le fn permet de ce fait aux futurs électeurs d'envisager parfaitement le vote fn si macron devait se retrouver une nouvelle fois face à elle.

Sans parler de l'influence néfaste et destructrice des patrons des médias qui forcément vous ont transformé en pancartes de propagandes publicitaires et en soldats de leurs intérêts. La crise n'ayant fait qu'accentuer la chose.

Tout ceci vous le faites machinalement depuis des décennies, le côté spectaculaire afin d'aguicher le passant, la phrase de trop ou la phrase qui manque comme habitude telle que l'a décrite Nietzsche afin de privilégier vos intérêts, votre réseau, l'obligation de rendement, il faut lire justement le livre de Ruffin "Les petits soldats du journalisme", vous entrainant au fur et à mesure des années vers une approximation hasardeuse, une information de plus en plus malmenée.

Si on remonte à l'origine du premier journal d'information qui a été fait par la Lloyd afin de prévenir les navires marchands des marées pour perdre moins de marchandise, on peut dire que peut-être, ce début de remise en question que l'on commence à lire ça où là de la part de votre profession est finalement le début d'une véritable évolution vers de l'information et peut-être vers la véritable profession que doit être le journalisme, après tant de revers, tant de déceptions.

"Le journalisme consiste à annoncer que M. Watson est mort à des millions de gens qui ne savaient pas qu'il vivait. " Mark Twain
a écrit le 01/12/2018 à 17:32 :
aujourd'hui sur France Info : la "journaliste récitante " de service annonce 200 casseurs de la droite extrême au rond point de l'étoile ; le figaro titrait lui sur 1500 casseurs place de l'étoile , et faisait état de casseurs d'extrême gauche .
même lieu et sons de cloche différents ; pas étonnant que les journalistes soient rejetés .
a écrit le 01/12/2018 à 16:30 :
C'est Coluche qui nous manque .Il aurait sans doute continué la solidarité avec les exclus du système. Mais il savait bien que la démocratie les protège .C'est quoi votre modèle ? Adolf ? Joseph ?Benito ?Donald ?Fidel ?On brûle les livres ?On envoie ceux qui savent lire dans des camps comme l'ont fait Mao ou Pol Pot ? flonflon dans une dictature ce n'est pas vous qui serrerez les boulons !
a écrit le 01/12/2018 à 12:51 :
La démocratie cela suffit . Il faut purger et serrer les boulons en commençant par les médias .
Réponse de le 02/12/2018 à 8:47 :
Si c'est du 3ème degré, c'est excellent! Si vous êtes sérieux, c'est pitoyable!
Réponse de le 02/12/2018 à 9:29 :
Entièrement d'accord, les français ne sont pas assez matures pour vivre en démocratie sereinement, ils ont besoin d'un cadre structurant . Les journalistes ont un malin plaisir à affaiblir la France en diffusant des fausses rumeurs contre le pouvoir , dans d'autres pays avec des institutions fermes , ça serait la prison direct: fermeté mais bienveillance.

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