• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L'économie, une science inexacte

Photo de Michel Santi

Michel Santi

Publié le 14 novembre 2021 à 06:10 - Mis à jour le 22 novembre 2021 à 11:19

SMK

Adam Smith, Karl Marx et John Maynard Keynes.

DR

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Cyberattaques russes : l’Europe frappe le FSB avec des sanctions inédites

  • 2

    Laurent Voulzy et Isaure Le Faou : « Personne ne m’avait mis autant de lumière sur le cœur et sur l’âme »

  • 3

    23.600 milliards de dollars : la facture d'un divorce industriel entre l'Occident et la Chine

  • 4

    Les motoristes restent plus que jamais les champions de la rentabilité, très loin devant Airbus et Boeing

  • 5

    Canadair : la France engagée dans un contre-la-montre pour remplacer ses bombardiers d’eau vieillissants

  • 6

    « La Russie produit environ 300 nouveaux chars par an, qui ne sont pas utilisés sur le front ukrainien »: pourquoi les pays baltes craignent un mauvais coup de Moscou

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
CHRONIQUE. Le relèvement du plafond de la dette américaine a de nouveau défrayé la chronique ces dernières semaines. Par Michel Santi, économiste*.

C'est en 1917 que fut instituée cette pratique aux États-Unis, non pour freiner les dépenses publiques comme beaucoup le pensent, mais pour conférer de la flexibilité au bras exécutif dans le cadre de sa participation à la Première guerre mondiale. Préalablement à dette date, c'était le Congrès qui définissait le mode de financement des dépenses, soit par l'émission d'obligations à 30 ans, soit par la levée de nouveaux impôts. La loi américaine de 1917 sur le plafond de la dette fut en réalité une bouffée d'air frais accordée au Gouvernement qui avait dès lors quasi toute latitude pour gérer les dépenses sur les champs de bataille.

Cette pratique, désormais archaïque, perdure, car le Congrès américain doit périodiquement relever ce plafond afin que le gouvernement des États-Unis d'Amérique puisse honorer ses factures, non sans gesticulations de la part des parlementaires conservateurs qui se lamentent à propos de dépenses jugées irresponsables.

La «science économique», une science dure ?

Des esprits avant-gardistes suggèrent cependant de contourner cette obligation de l'exécutif de passer devant un Congrès forcément politisé par le biais de la fonte de pièces de platine pour un montant de l'ordre d'un trillion de dollars. Ainsi, la Trésorerie serait-elle à même de financer le train de vie de l'État, non par l'émission de nouvelles obligations ni par le relèvement du plafond de la dette, mais par l'injection de la part de la Réserve fédérale des fonds nécessaires à travers la courroie de transmission de la création monétaire. De telles initiatives - relayées aux USA par des voix qui comptent comme le Nobel d'économie Paul Krugman ou comme le journaliste Joe Weisenthal - sont des messages pédagogiques forts envoyés aux citoyens.

En effet, des ensembles comme les États-Unis ou comme l'Union européenne n'ont pas à s'inquiéter du montant de leurs déficits publics vu qu'ils contrôlent entièrement la chaîne de création de leur monnaie respective. Ces nations souveraines - qui ne se retrouveront donc jamais à court d'argent - pourraient user de ce pouvoir gigantesque en luttant contre la crise climatique en créant autant de monnaie que nécessaire pour transformer leur économie. Bref, un changement de paradigme s'impose de toute urgence, qui ne se fera toutefois que si le citoyen comprend comment fonctionne l'argent.

Une discipline «post mortem»

Car la «science économique» n'a pas grand-chose de scientifique : elle doit quasiment tout à la subjectivité. Comme son jargon envahit nos existences, il est donc crucial de nous rendre compte que l'économie est à notre portée. L'impuissance de nos gouvernants face au monde de la finance, comme notre sentiment de frustration et d'impuissance face à un langage et à des codes volontairement obscurantistes, ont pourtant comme effet un renoncement civique. Une explication de texte serait précieuse, car la compréhension de l'économie peut être réduite à la vulgarisation de quelques paramètres basiques. L'économie étant une discipline «post mortem» (qui ne fait que constater les faits après qu'ils soient survenus), comment peut-elle encore prétendre conditionner les femmes et les hommes politiques qui se réfugient la plupart du temps derrière ses dogmes ?

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

L'austérité, l'orthodoxie, le conservatisme économique ont-ils vraiment pour objectifs de résorber les déficits ou ne sont-elles que des prétextes pour faire encore reculer l'État, démanteler au passage ce qui reste de programmes sociaux, pour déboucher sur une anorexie de l'État qui se traduirait mécaniquement en une boulimie du secteur privé, et d'abord de la finance? Il est à présent temps de reparler de Keynes qui concluait (en 1936) sa «Théorie générale» par un appel à la «socialisation» de l'investissement, affaire trop sérieuse pour la laisser du seul ressort des marchés financiers. Voilà pourquoi il est crucial de comprendre comment fonctionne ce monopole de création d'argent, qui doit être mis au service de l'intérêt général. En l'absence de cette détermination, l'action de l'État est inefficace ou ne l'est que pour une minorité. Ce qui dégénère en «pauvreté au milieu d'abondance», pour reprendre encore les termes de Keynes qui illustrait parfaitement son propos en décrivant un contexte «où les maisons sont nombreuses, mais où nul ne peut se loger par manque de moyens».

______

À lire également

  • Prêter pour coloniser...
  • L'Impérium chinois face à l'Honneur des Rois
  • La Chine infectée par le capitalisme financier
  • La Chine en guerre contre l'opium spirituel !

(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d'Art Trading & Finance.
Il vient de publier « Fauteuil 37 » préfacé par Edgar Morin. Il est également l'auteur d'un nouvel ouvrage : « Le testament d'un économiste désabusé ».
Sa page Facebook et son fil Twitter.

Michel Santi

Sur le même sujet

Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats
Diane Scemama

OPINION. « Nous ne sauverons pas l'industrie française avec des discours »

Depuis plusieurs décennies, le bulletin météo de l'industrie française ressemble à une succession d'alertes. Tempête sur l'emploi industriel. Avis de grand frais sur les savoir-faire. Dépression persistante sur nos territoires.

Idées & Débats
François Candelon, Augustin Manchon et Paul-Louis Andrès

OPINION. « Ce que les dirigeants ne voient pas encore dans l’IA »

La puissance de l’intelligence artificielle et la productivité nouvelle qu’elle permet entretiennent l’illusion que la valeur réside dans l’abondance. Or, c’est plus que jamais dans la rareté que se construit la prospérité de l’entreprise.

Idées & Débats
Kazem Tabrizi

OPINION. Football : « Ce que le terrain me rappelle sur le management »

J'aime le foot. C'est l'une des rares choses qui me fait vraiment vibrer, stresser, me rend fébrile, un peu fou. Une passion brute, presque déraisonnable. Et pourtant, quand je prends du recul sur ce sport, sur ce que nous vivons pendant cette Coupe du Monde 2026, je mesure à quel point le terrain est, très raisonnablement, l'une des meilleures écoles de management que je connaisse.

Idées & Débats
Lamia Kamal-Chaoui et Mark Pearson

OPINION. « Aider les régions à rebondir après des pertes d’emplois »

Lorsqu’un employeur important ferme un site ou engage une restructuration, c’est souvent la préparation en amont qui fait la différence entre la capacité de rebondir et des difficultés durables.

Idées & Débats
Jawad Elgannab

OPINION. « Stratégie d'entreprise : l’IA est partout, mais ses profits restent introuvables »

L’intelligence artificielle est désormais partout, mais ses gains de productivité restent introuvables dans les comptes. Ce que ce paradoxe révèle, c’est que la valeur fuit vers les clients et les propriétaires de l’infrastructure ; le seul rempart durable n’est pas l’outil, mais l’architecture organisationnelle qui l’entoure.

Idées & Débats
Gérard Vespierre

OPINION. « Bataille mondiale des capitales pour maîtriser l’information. »

Entre Coupe du monde, sommets internationaux, et conflits au Moyen-Orient, des centaines de correspondants couvrent, au même instant, l'actualité mondiale. Mais un tout petit nombre de villes concentre la production de cette information mondialisée.

Idées & Débats
Photo d'illustration de l'article

OPINION. « Face aux canicules, ne pas se replier, s'ouvrir : sortir d'une vision étroite de l'économie »

La France suffoque sous 40°C. Notre premier devoir est de protéger : sécuriser les personnes les plus exposées, aménager les horaires, adapter les bâtiments, et privilégier l'accès aux lieux déjà rafraîchis... Ces mesures sont nécessaires. Mais la tentation est de se replier, se barricader en espérant que l'isolation suffira à nous protéger d'un monde qui se dérègle.

Idées & Débats