• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L'inopérance des sondages ou le mauvais rêve de la démocratie directe numérique

Photo de Ivan Best

Charles-Antoine Schwerer

Publié le 27 novembre 2016 à 07:38

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 3

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 4

    Farnborough : des centaines de commandes d’avions en vue, limitées par les capacités d’Airbus et Boeing

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le décalage entre les sondages et le résultat des votes assombrit le rêve de certains d'établir une démocratie directe et permanente grâce aux outils numériques. Plutôt que de « disrupter » le politique en supprimant les corps intermédiaires, le numérique doit déjà s'atteler à créer de nouveaux espaces de distanciation et de rationalité. Par Charles-Antoine Schwerer, économiste chez Asterès.

Le premier tour de la primaire de la droite et du centre a consacré la tendance politico-médiatique du moment : être donné gagnant par les sondages ne signifie en rien sortir vainqueur des urnes. Quand Alain Juppé a caracolé pendant des mois en tête des enquêtes d'opinion et que Nicolas Sarkozy était quasiment assuré d'être au deuxième tour, c'est bien François Fillon qui les a coiffé sur le poteau. Vu l'agressivité d'Alain Juppé depuis qu'il n'est plus le futur Président assuré on peut se réjouir qu'il n'ait pas été mené plus tôt dans les urnes virtuelles. Cela a probablement permis d'éviter des mois de pugilat et ainsi de réduire à une semaine la campagne des petites phrases et des demi-polémiques.

Un choix au dernier moment

Pour expliquer la victoire surprise de François Fillon au premier tour, les uns évoquent les limites de l'échantillonnage des sondages, les autres l'apparition d'un vote utile anti-Sarkozy qui n'avait pas été anticipé, certains la nouveauté des primaires qui ne facilitait pas le travail des instituts. Par-delà ces explications, un phénomène est rarement évoqué : le fait que les électeurs choisissent au dernier moment. Dans une élection présidentielle classique ce sont 20% des votants qui se décideraient dans les derniers jours selon Jérôme Jaffré du Cevipof. Dans une primaire où les candidats sont idéologiquement proches (quoiqu'ils en disent), la volatilité des électeurs est logiquement élevée. Si les sondages ont pu apparaître si éloignés de la réalité des votes c'est surtout parce que les électeurs se sont décidés dans les derniers instants de la campagne, quand il n'y avait plus de sondages.

Limiter l'effet préjugé

Sonder une population c'est lui demander son avis sur un sujet qui ne la concerne pas encore. Quand François Hollande se lance dans le projet de déchéance de nationalité parce que « l'opinion » y semble favorable, il échoue car « l'opinion » collectée était un préjugé. Dès que le débat émerge et que quelque analyse éclaire la situation, « les gens » peuvent changer d'avis. Quand on sonde dès le mois de juin dernier les intentions de vote pour la primaire de droite alors que les sondés n'ont pas regardé les débats ni lu les programmes, on collecte simplement une somme des préjugés sur les candidats. Lever ces préjugés constitue ainsi l'un des objectifs (théoriques) majeurs des institutions démocratiques. Pour passer de l'opinion au vote, les institutions tentent de créer des espaces de réflexion et de prise de recul. C'est pourquoi les programmes des candidats sont envoyés chez les électeurs pour qu'ils les feuillettent avant de se rendre aux urnes. C'est pourquoi les meetings et les sondages sont interdits dans les derniers jours avant le vote.

Ces menues mesures ne suffisent évidemment pas à rationaliser les votes (et une trop grande rationalité pourrait aussi poser problème) mais tentent de limiter l'effet préjugé et le vote pulsion. Le décalage entre le sondage des opinions et le résultat des votes assombrit le rêve de certains d'établir une démocratie directe et permanente (parfois nommée « liquide ») grâce aux outils numériques. Si le système de vote actuel pose de nombreux enjeux (notamment de participation), la consultation numérique, permanente et directe des citoyens pour choisir les politiques à mener serait équivalente à un gouvernement des sondages. Un système de référendum numérique permanent (qui remplacerait par exemple l'Assemblée) risquerait de collecter des préjugés plus que des avis étayés.

Plutôt que de « disrupter » le politique et supprimant les corps intermédiaires (qui méritent cependant de sacrés réformes), le numérique doit déjà s'atteler à créer de nouveaux espaces de prise de recul et de rationalité. C'est moins excitant pour les entrepreneurs de la « civic tech » mais c'est beaucoup plus utile pour la démocratie.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

L'inopérance des sondages ou le mauvais rêve de la démocratie directe numérique

Pour expliquer la victoire surprise de François Fillon au premier tour, les uns évoquent les limites de l'échantillonnage des sondages, les autres l'apparition d'un vote utile anti-Sarkozy qui n'avait pas été anticipé, certains la nouveauté des primaires qui ne facilitait pas le travail des instituts. Par-delà ces explications, un phénomène est rarement évoqué : le fait que les électeurs choisissent au dernier moment. Dans une élection Présidentielle classique ce sont 20% des votants qui se décideraient dans les derniers jours selon Jérôme Jaffré du Cevipof. Dans une primaire où les candidats sont idéologiquement proches (quoiqu'ils en disent), la volatilité des électeurs est logiquement élevée. Si les sondages ont pu apparaître si éloignés de la réalité des votes c'est surtout parce que les électeurs se sont décidés dans les derniers instants de la campagne, quand il n'y avait plus de sondages.

Que le numérique créé de nouveaux espaces de prise de recul

Ces menues mesures ne suffisent évidemment pas à rationnaliser les votes (et une trop grande rationalité pourrait aussi poser problème) mais tentent de limiter l'effet préjugé et le vote pulsion. Le décalage entre le sondage des opinions et le résultat des votes assombrit le rêve de certains d'établir une démocratie directe et permanente (parfois nommée « liquide ») grâce aux outils numériques. Si le système de vote actuel pose de nombreux enjeux (notamment de participation), la consultation numérique, permanente et directe des citoyens pour choisir les politiques à mener serait équivalente à un gouvernement des sondages. Un système de référendum numérique permanent (qui remplacerait par exemple l'Assemblée) risquerait de collecter des préjugés plus que des avis étayés.

À lire également

  • Démocratie numérique ou poudre aux yeux?
  • Démocratie numérique, gadget ou révolution ?

Plutôt que de « disrupter » le politique et supprimant les corps intermédiaires (qui méritent cependant de sacrées réformes), le numérique doit déjà s'atteler à créer de nouveaux espaces de prise de recul et de rationalité. C'est moins excitant pour les entrepreneurs de la « civic tech » mais c'est beaucoup plus utile pour la démocratie.

Charles-Antoine Schwerer

Sur le même sujet

Kazakhstan

OPINION. « Kazakhstan : la place que la France est en train de laisser filer »

Fin mai, Vladimir Poutine était reçu en visite d'État à Astana. Sept axes de coopération signés, un train d'accords sur l'énergie, les transports, la finance. La Russie est aujourd'hui le premier investisseur étranger au Kazakhstan. Pendant ce temps, à Paris, le pays reste un nom lointain entre la Russie et la Chine. C'est une erreur d'appréciation. Et pour qui dirige des entreprises ici, c'est une erreur qui se paie

Idées & Débats
Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
L'avion-ravitailleurs MRTT d'Airbus est un programme européen

OPINION. Contrôles des exportations d'armes : programmes européens en coopération et autonomie stratégique

L'association EuroDéfense* plaide pour l'extension aux 27 pays de l'Union européenne de l'accord relatif aux contrôles des exportations de l'industrie de défense, signé en 2021 par Paris, Berlin et Madrid et rejoint fin 2025 par Londres. Cet accord repose sur le principe que chaque partenaire respecte les autorisations d'exportation délivrées par un autre dans le cadre de programmes de coopération gouvernementaux ou industriels.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats