La France en pénurie de masques : aux origines des décisions d’État

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(Crédits : EDUARDO MUNOZ)
ENQUÊTE. Ce récit chronologique, commençant en 2005, expose la succession des décisions officielles qui expliquent l’actuelle pénurie de masques de protection en France. Par Arnaud Mercier, Auteurs fondateurs The Conversation France

À l'heure de la polémique sanitaire interne à la pandémie - l'absence de masques de protection efficaces pour les soignants et pour le personnel indispensable afin de faire fonctionner l'économie du pays même en temps de crise -, il est essentiel de rétablir la chronologie des faits qui a conduit notre pays à se désarmer face au risque de pandémie.

Sans doute qu'après le retour à une ère de sécurité sanitaire, des commissions d'enquête vont se créer pour faire toute la lumière sur les faits. Avec des moyens d'investigation autres que les nôtres aujourd'hui. Mais déjà, la lecture complète de nombreux documents officiels publiés permet de rétablir une archéologie des choix de politique publique.

Pour faire ce travail, il faut se garder d'une approche simpliste, personnalisée, excessive et expiatoire. Pas simpliste et personnalisée, car on ne trouvera pas un texte signé un jour dans un bureau obscur par un ministre ou un haut fonctionnaire et qui aurait dit « maintenant plus de stocks de masques ». Pas excessive et expiatoire non plus, car il ne s'agit pas ici de chercher un bouc émissaire commode pour expier ce qui est plus vraisemblablement le fruit de fautes collectives.

La plupart des décisions ont été prises dans le cadre d'une chaîne de responsabilités partagées et nous conduisent à la situation actuelle, quand beaucoup parlent désormais de chaîne d'irresponsabilités.

Nous focaliserons notre attention uniquement sur la question de l'équipement de l'État en masques, à la fois en masques chirurgicaux réputés être suffisants pour les malades qui ne postillonnent pas ainsi à la face des autres, mais aussi en masques dits FFP2, qui garantissent une véritable barrière de protection faciale pour toutes les personnes exposées aux projections de gouttelettes porteuses de virus, à commencer par l'ensemble du corps médical.

Pour retracer cette généalogie d'une suite de décisions qui ont désarmé la France en masques face à une pandémie pourtant annoncée comme certaine dans le futur par de nombreux experts, nous suivrons un strict récit chronologique qui commence en 2005 avec un rapport parlementaire d'alerte sur les risques épidémiques présents et à venir qui oblige l'État français à s'organiser en conséquence, pour anticiper le pire, selon le célèbre adage : « gouverner c'est prévoir ».

Le récit sera forcément un peu long, mais comprendre la généalogie de faits aussi graves exige un peu de temps, surtout si on veut ajouter des citations concrètes.

Une anticipation du risque

Le 11 mai 2005 est rendu public un rapport co-signé par le député Jean‑Pierre Door et la sénatrice Marie-Christine Blandin intitulé « Rapport sur le risque épidémique ».

Le moins qu'on puisse dire c'est que ce texte regarde avec lucidité et acuité les nouveaux risques qui planent sur nos sociétés modernes mondialement interconnectées. Il est rappelé que les maladies respiratoires aiguës tuent plus de 3 millions de personnes par an. Que ces maladies évoluent constamment, nous obligeant à vivre dans un univers où on aura toujours un vaccin de retard, surtout avec le SRAS.

Tous les experts prédisent que des pandémies ne manqueront pas de survenir, et ce de plus en plus souvent. Une des plus récentes mises en garde officielles provient des États-Unis. Le Directeur du National Intelligence Service, Dan Coats, avertit dans son bilan sur les menaces dans le monde, le 29 janvier 2019 :

« Nous estimons que les États-Unis et le monde resteront vulnérables à la prochaine pandémie de grippe ou à une épidémie à grande échelle d'une maladie contagieuse qui pourrait entraîner des taux massifs de décès et d'invalidité, affecter gravement l'économie mondiale, mettre à rude épreuve les ressources internationales. »

Il parle du

« défi de ce que nous prévoyons être des épidémies plus fréquentes de maladies infectieuses, en raison de l'urbanisation rapide et non planifiée, des crises humanitaires prolongées, de l'incursion humaine dans des terres auparavant non encore exploitées, l'expansion des voyages et du commerce internationaux et le changement climatique régional ».

Le masque, une arme jugée efficace en cas d'épidémie

Dans le rapport parlementaire de 2005, sont exposées les conditions de protection contre une telle épidémie, avec l'idée qui sera sans cesse répétée jusqu'à aujourd'hui, qu'il s'agit de gagner du temps pour laisser aux scientifiques le soin de trouver un médicament puis, plus tard, un vaccin :

« Si nous entrons dans une phase pandémique contagieuse d'homme à homme, une des trois méthodes pour lutter contre une telle épidémie est la mise en place de barrières physiques, ce qui implique que « les personnes en contact avec le public puissent disposer de masques adaptés à la pandémie. »

Dès lors, il est écrit en toutes lettres que le port du masque est un instrument de lutte très efficace y compris pour rassurer les populations, un masque plus efficace que celui utilisé généralement pour les chirurgiens :

« Un des moyens de rassurer la population serait de mettre à sa disposition des masques de protection. Les autorités interrogées par vos rapporteurs pensent que des masques classiques, de type masques de chirurgien, n'offriraient qu'une protection extrêmement limitée. Il serait souhaitable de disposer de modèles extrêmement efficaces mais relativement coûteux. »

Les rapporteurs admettent néanmoins que le rapport coût/bénéfice est en faveur de l'achat massif de masques :

« La mise à disposition de masques en nombre suffisant aurait certainement un coût très élevé mais, en même temps, aiderait à limiter la paralysie du pays. Vu sous cet angle, il convient de relativiser le coût. »

Ce rapport parlementaire est suivi d'un autre, moins d'un an après, à propos de la grippe aviaire. Le corps de doctrine préconisé reste le même : les mesures barrières, plus les masques, dont on précise que des études conduites sur la grippe en Asie ont montré l'efficacité : « Une étude scientifique a démontré que le port de masques à Hongkong, pendant l'épidémie de SRAS en 2003, a entraîné une diminution significative du nombre d'affections respiratoires ». Et là aussi le rapporteur rappelle que « la catégorie recommandée pour se protéger contre la grippe est celle FFP2 ».

Il y a 14 ans, deux documents parlementaires écrivaient donc noir sur blanc que les masques font partie de la panoplie indispensable contre la propagation d'un virus très contagieux de type coronavirus.

La France s'équipe massivement en masques

La conséquence en est tirée par le Directeur général de la Santé auditionné par la commission. Pour ce qui concerne les masques chirurgicaux, Didier Houssin apporte les précisions suivantes :

« Des quantités importantes ont été et seront achetées : il est prévu d'acquérir au total 250 millions de masques chirurgicaux, à faire porter, à raison d'un masque toutes les quatre ou cinq heures, aux malades en contact avec un entourage familial ou professionnel. »

Quant aux masques FFP2, il indique que le gouvernement en a acquis « d'ores et déjà environ 50 millions » et que l'objectif est d'en acquérir début 2006 « plus de 200 millions ». En 2006, en prévision d'une épidémie respiratoire sévère, l'État prévoit donc de stocker des dizaines de millions de masques, y compris les fameux FFP2. Il faut dire que les estimations d'usage sont spectaculaires, compte tenu de la souillure rapide des masques et donc du nécessaire renouvellement par les personnels soignants « toutes les 4 à 6 heures ». En conséquence, « pour les seuls personnels soignants, le nombre estimé de masques nécessaires est de 2 millions par jour de pandémie ».

Ces analyses sont en phase avec celles du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), sous l'autorité directe du premier ministre exprimées dans le « Plan pandémie grippale » rendu public le 6 janvier 2006. Il est affirmatif : le masque est à généraliser, pour les malades bien sûr, pour les soignants (mais le FFP2), mais aussi pour les personnes « indispensables au fonctionnement des services essentiels et/ou en contact répété et rapproché avec le public ». On peut même envisager son port dans « les espaces publics à titre de précaution », précise le plan.

Et la stratégie de lutte du gouvernement se décline en fonction des stades d'une épidémie devenue pandémie, au stade maximal (celui que nous connaissons aujourd'hui en France avec le Covid-19).

La préconisation est limpide :

« Port de protections respiratoires par les personnels de santé et, si possible, par les autres personnes exposées ; port de masques chirurgicaux par les malades ; préconisation du port d'un écran en tissu par les personnes indemnes dans les espaces publics, à titre de précaution. » (p. 52)

Le SGDSN actualise ce plan le 20 février 2009 et il est plus assertif. Le recours au masque FFP2 est étendu. En 2006, son usage « sera autant que possible étendu aux personnes indispensables... », alors qu'en 2009, il « doit être prévu ». Mieux même, il est envisagé d'encourager chacun à faire l'acquisition d'un tel masque.

Dans les fiches techniques qui complètent le plan grippal, la fiche C4 sur les mesures barrières sanitaires (éditée en septembre 2009) évoque le cas des personnes en situation professionnelle. On y retrouve bien sûr la même recommandation, mais celle-ci est justifiée par l'invocation de quatre organismes français liés à la santé (l'Institut national de recherche et de sécurité, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, la Direction générale de la Santé, le Conseil supérieur d'hygiène publique) plus l'OMS qui convergent tous vers une stratégie de protection respiratoire maximale du plus grand nombre (personnels soignants et personnes exposées au public).

Entendre aujourd'hui de la part des plus hautes autorités de l'État que le port du masque n'est pas indispensable a donc bien du mal à emporter la conviction en relisant les préconisations du service du Premier ministre il y a onze ans seulement.

L'épidémie H1N1, le point de bascule

C'est dans ce contexte que va survenir un événement qui va, paradoxalement, être à la fois le moment charnière d'application de ces mesures de précaution et leur fossoyeur pour l'avenir.

Un arrêté du 3 décembre 2009 est publié concernant « la distribution de kits destinés au traitement des patients atteints par le virus de la grippe de type A (H1N1) ». Il est prévu de distribuer une boîte de masques à chaque patient resté confiné chez lui, en puisant dans le stock national, car c'est un impératif de santé publique.

Mais on le sait, la riposte a été jugée disproportionnée, car finalement le virus H1N1 n'a pas été aussi sévère que prévu et n'a pas tourné à la pandémie. La ministre de la Santé de l'époque, Roselyne Bachelot, en a été quitte pour des mises en accusation politiques de gabegie et des railleries de toutes sortes, à cause d'achats massifs de vaccins qui n'ont pas été utilisés, de commandes auprès de laboratoires qui ont finalement été annulées moyennant des millions d'euros de pénalités. Dans un entretien à Ouest France le 20 mars dernier elle déclarait :

« Je n'ai qu'une théorie : en matière de gestion d'épidémie, l'armement maximum doit être fait. Nous avions un stock près d'un milliard de masques chirurgicaux et de 700 millions de masques FFP2. J'ai été moquée pour cela, tournée en dérision, mais quand on veut armer un pays contre une épidémie, c'est ce qu'il faut ! »

Dans un rapport sénatorial sur l'exécution de la loi de finance 2009, signé de Philippe Marini, actuel maire LR de Compiègne, on apprend que le coût total de la lutte contre le H1N1 est évalué à environ 1 milliard d'euros, dont 150 millions pour l'achat de masques.

Philippe Marini fait alors part de « plusieurs interrogations » qui sont en réalité des critiques sur l'efficacité du dispositif : « des quantités importantes de masques ont, tout d'abord, été commandées alors que peu semblent avoir été effectivement distribuées », « les calendriers de livraison font apparaître des réceptions de commandes tardives ce qui pose la question de l'opportunité de tels achats qui, de toute évidence, allaient arriver trop tard pour la pandémie ».

Mais ce jugement a posteriori ignore que sous le feu de la lutte sanitaire personne ne peut prédire quand la pandémie finira. Les arguments qu'il mobilise visent l'EPRUS (établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires). Cet établissement public assure la gestion des moyens de lutte contre les menaces sanitaires graves, tant du point de vue humain (la réserve sanitaire) que du point de vue matériel (achat et stockage de produits sanitaires d'urgence). Selon le sénateur,

« Si le rôle de l'EPRUS est réduit à celui de logisticien, il convient d'approfondir la piste d'une mutualisation des stocks gérés par l'EPRUS avec ceux du ministère de la Défense. »

Résumons : cet organisme a contribué à gérer logistiquement une crise sanitaire potentiellement grave en faisant en sorte que personne n'ait jamais manqué de masques de protection. Mais il est appelé à se fondre dans une « mutualisation », un des mots-clés de la gestion managériale contemporaine des services publics, où tout est fait pour « rationaliser », comprendre pour faire des économies.

Le début du désarmement sanitaire

On a là affaire à un vrai biais de raisonnement qu'on retrouve par exemple chez les anti-vaccins à propos de la rougeole. Ces derniers disent (à tort) que le vaccin pourrait causer des troubles comme l'autisme chez les enfants vaccinés, alors que, ajoutent-ils, le risque n'existe même pas. Or, la rougeole est une maladie dix fois plus contagieuse que la grippe, et mortelle. En conséquence, son éradication par une vaccination systématique est devenue une priorité mondiale de santé publique depuis longtemps.

Donc, en effet, la rougeole a quasiment disparu de nos vies. C'est une maladie que personne ne rencontre plus dans son entourage. On a oublié les dégâts qu'elle peut faire, sa mortalité élevée. Mais c'est justement parce qu'il existe un vaccin, administré obligatoirement à tous !

De même, ici, la réaction au marteau-pilon pour écraser le virus H1N1 a joué un rôle efficace et donc la pandémie n'a pas eu lieu. Pourtant la méthode est critiquée sur le seul plan comptable, sans prendre en compte le résultat.

Le désarmement sanitaire va alors commencer par l'instruction ministérielle du 2 novembre 2011 (citée dans plusieurs rapports mais introuvables en ligne aujourd'hui car replacée par d'autres depuis, sans doute) concernant la stratégie face aux situations exceptionnelles de santé. Elle introduit une distinction entre deux types de stocks de produits de santé qui jusqu'à présent étaient gérés en commun dans un grand « stock national santé » créé en 2001. Certains stocks deviennent « stratégiques » et doivent être achetés et gérés au niveau national, par l'EPRUS. Ils comprennent des médicaments (antiviraux, antidotes, vaccins, pastilles d'iode...), des dispositifs médicaux et des équipements de protection individuelle (masques, combinaisons, blouses, draps d'examen). Autant de produits qui engagent directement la responsabilité de l'État en cas de crise sanitaire grave.

En regard, sont identifiés des moyens dits « tactiques » (comprendre moins importants que stratégiques) qui sont des produits et des équipements situés dans les établissements de santé où se trouvent des SAMU ou des SMUR. La philosophie est que ces stocks permettent d'activer une réaction précoce et au plus près du terrain, dans l'attente de la mobilisation, si besoin, des stocks stratégiques.

Dans cette instruction, il est précisé que l'acquisition des stocks tactiques est prise en charge par les établissements de santé et financée par des crédits relevant, dans les nomenclatures comptables infligées aux hôpitaux, de leurs missions d'intérêt général et d'aide à la contractualisation (MIGAC).

Face aux critiques du surstockage national lors de la grippe H1N1 et de l'envoi aux établissements de santé de stocks qui leur sont ensuite restés sur les bras, une première réorganisation commence, permettant à l'État de partager sa responsabilité dans l'acquisition préventive de stocks sanitaires.

Dès lors le procédé est irréversible. Car même si la liste des produits dits tactiques reste de sa responsabilité, et que le budget alloué est issu du dialogue de gestion entre les hôpitaux et le ministère, le gouvernement introduit une scission propice à de futurs arbitrages pouvant devenir défavorables au maintien d'un effort élevé de stockage de tous les produits utiles en cas d'épidémie, dont les masques.

Ainsi une décision qui peut se justifier par une rhétorique d'optimisation des moyens au niveau géographique le plus pertinent, va devenir, par un biais bien connu dans les politiques publiques, un premier pas vers l'abandon d'objectifs initiaux, en créant les premiers maillons d'une chaîne de déresponsabilisation.

Le masque FFP2 ne serait plus utile ?

Le 16 mai 2013, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale édite sa « Doctrine de protection des travailleurs face aux maladies hautement pathogènes à transmission respiratoire ».

Dès l'introduction, il explicite que l'aspect gestionnaire est un fil conducteur de ses choix : « La présente doctrine est le fruit d'un travail interministériel mené dans un souci d'efficacité et d'économie globale, s'appuyant notamment sur le retour d'expérience acquis lors des pandémies de la décennie écoulée », comprendre notamment le H1N1. Il prend appui sur l'avis du Haut conseil de la santé publique (HCSP) du 1er juillet 2011.

Le SGDSN en retient que

« Le HCSP propose, pour les salariés régulièrement exposés à des contacts étroits avec le public du fait de leur profession (comme les métiers de guichet), l'utilisation du masque chirurgical sur la base des arguments suivants : - observance potentiellement supérieure pour le port du masque anti-projection ; pas d'efficacité inférieure démontrée chez les professionnels de santé du masque anti-projection versus l'appareil de protection respiratoire (APR) dans le contexte de la circulation d'un agent pathogène "courant" ; cohérence avec les dispositifs préconisés pour le grand public. »

Ainsi, le 1er juillet 2011, le consensus de septembre 2009 a disparu. L'INRS, l'Afssaps, la DGS, le Conseil supérieur d'hygiène publique de France et l'OMS, mobilisés pour défendre un masque FFP2 pour tous les salariés exposés, voient leurs recommandations évacuées et le port du masque chirurgical doit suffire désormais.

Le SGDSN décrète que :

« Le recours systématique aux masques de protection respiratoire de type FFP2 a montré ses limites en termes d'efficacité car la gêne voire la difficulté respiratoire liées à leur port, conduisent à un faible taux d'utilisation. Le masque anti-projection, en revanche, est mieux supporté du fait d'une respirabilité plus importante, d'une communication verbale plus facile, d'un risque d'irritation cutanée plus réduite et d'une sensation d'inconfort de chaleur beaucoup plus réduite. Ainsi, l'adhésion au port du masque anti-projection sera meilleure que le masque FFP2. Le port du masque anti-projection par les travailleurs et par les usagers limite la dissémination des agents pathogènes, chacun protégeant l'autre (fonction altruiste des masques anti-projections). »

Les gens seraient donc gênés par le masque le plus protecteur, ce qui justifierait qu'ils ne le mettraient pas systématiquement et qu'il faille se contenter de préconiser l'usage d'un masque moins protecteur. Syllogisme parfait.

Dès lors, le SGDSN, dirigé par le conseiller d'État Francis Delon, considère que la responsabilité de la protection respiratoire des travailleurs par masques est à transmettre aux employeurs : « Il revient à chaque employeur de déterminer l'opportunité de constituer des stocks de masques pour protéger son personnel ». Accompagnant cela d'un discours de préconisations particulièrement désincitatif qui souligne bien les points négatifs :

« Les masques doivent être changés au minimum toutes les quatre heures, en fonction des recommandations du fabricant et chaque fois qu'ils deviennent mouillés ou après avoir quitté une zone à haut risque. Les paramètres de coût sont les suivants : - acquisition : un masque chirurgical coûte environ dix fois moins cher qu'un masque FFP2 ; - stockage : le stockage des masques chirurgicaux est largement moins volumineux et donc moins coûteux que celui des masques FFP2, lesquels nécessitent en outre une gestion fine des dates de péremption. »

On retrouve là une tactique politico-comptable de l'État que les élus territoriaux connaissent bien : la défausse financière. L'État se décharge d'une responsabilité en la transférant, sans (tous) les moyens budgétaires qui vont avec, vers d'autres acteurs. Charge à eux d'arbitrer entre tout accepter et trouver les moyens requis, ou ne pas assumer toute la nouvelle charge faute de moyens. La chaîne de déresponsabilisation se dote ainsi de nouveaux maillons.

Bas les masques ! Ou le piège qui se referme

La situation de pénurie de masques rencontrée actuellement par notre pays a commencé à se refermer à ce moment-là, par glissements successifs, avec des décideurs qui sont convaincus de bien faire.

La campagne victorieuse contre le H1N1 a été (trop) massive et aurait généré du « gâchis » à concurrence de plusieurs dizaines de millions d'euros. Par souci de se montrer plus respectueux de l'argent public, les gouvernements suivants et les parlementaires ont justifié de limiter les dépenses à l'avenir, y compris pour les structures de prévention des épidémies, le tout dans un contexte de dénonciation permanente de la supposée gabegie au sein des hôpitaux et donc de forte restriction de leurs capacités budgétaires.

Les trois opérateurs de la prévention (l'EPRUS, l'Institut de veille sanitaire, et L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) ont tous vu baisser leurs recettes entre 2010 et 2014, la restriction totale avoisinant les 54 millions d'euros, soit une baisse de 24 %.

On a commencé alors à poser la question des stocks de masques (entre autres) pour finalement se convaincre que les masques FFP2 n'étaient pas si indispensables que cela pour le public. Donc on en vient à considérer que la mission de protection régalienne à l'égard des populations repose prioritairement sur le stockage de masques chirurgicaux.

Et puisque les masques FFP2 sont à destination des personnels de santé, alors pourquoi ne pas transférer la responsabilité de leur acquisition à chaque pôle de santé ?

C'est ce mécanisme que décrit Francis Delattre, sénateur Les Républicains, dans son rapport parlementaire fait au nom de la commission des finances en date du 15 juillet 2015 sous le titre : « L'Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS) : comment investir dans la sécurité sanitaire de nos concitoyens ? »

Il aborde explicitement la question des masques de protection.

« Concernant les populations cibles à atteindre pour les masques, la doctrine gouvernementale est en cours de redéfinition. Toutefois, une nouvelle doctrine du SGDSN a d'ores et déjà établi que le stock national géré par l'EPRUS concernerait désormais uniquement les masques de protection chirurgicaux à l'attention des personnes malades et de leurs contacts, tandis que la constitution de stocks de masques de protection des personnels de santé (notamment les masques FFP2 pour certains actes à risques), étaient désormais à la charge des employeurs. »

Et le rapporteur poursuit son exposé du changement de doctrine et y apporte des justifications :

« Cette évolution s'explique par une inflexion de la politique de constitution et de renouvellement des stocks mise en œuvre par le ministre chargé de la santé, sur le fondement de la doctrine développée par le SGDSN et les avis du HCSP. »

Certains produits ne seront plus stockés « en raison de la plus grande disponibilité de certains produits et de leur commercialisation en officine de ville » ou en raison « du transfert de la responsabilité de constituer certains stocks vers d'autres acteurs (par exemple, les établissements de santé et les établissements médico-sociaux pour les masques de protection FFP2 de leurs personnels) », précise encore le rapport du sénateur.

Les choses sont dites : si d'autres acteurs peuvent les vendre ou peuvent les acheter, à quoi bon obliger l'État à faire des stocks préventifs ? ! La chaîne de déresponsabilisation s'achève alors.

Le principe comptable supplante le principe de précaution

La préoccupation managériale et uniquement comptable finit donc ici de prendre le dessus et conduit à l'oubli des raisons mêmes pour lesquelles on prévoyait de faire ces stocks, selon une logique du « au cas où », en ne prenant jamais le risque d'être à la merci d'une rupture d'approvisionnement chez les industriels français ou étranger par exemple.

Car le court-termisme de la vision ainsi défendue oublie totalement qu'une pandémie, par définition, est une épidémie mondialisée, qui peut provoquer des ruptures des chaînes d'approvisionnement. Du coup, même l'appareil industriel national peut-être gravement perturbé, notamment si les ouvriers en charge de la fabrication des futurs masques refusent de se rendre dans les usines pour une légitime crainte pour leur santé

Et, afin d'éviter de commander des doses de produits de santé en trop grande quantité et pour éviter d'avoir à annuler avec pénalités au moment d'une épidémie qui aurait été moins sévère que prévue ou jugulée par l'usage de ces protections (cas du H1N1), Francis Delattre souligne que « le ministre chargé de la santé a décidé de développer une nouvelle modalité d'acquisition » : la réservation de capacités de production et d'acquisition auprès de laboratoires.

Cet outil, aussi appelé « sleeping contract » sera ainsi utilisé pour des vaccins contre une grippe de type pandémique. Un avis de marché public est publié par l'EPRUS le 8 août 2014 concernant

« une tranche ferme constituée de la réservation de capacités de production de 5 millions d'euros de doses de vaccins pandémiques [et] une tranche conditionnelle permettant, en cas de déclaration d'une pandémie avérée, la production et la livraison de doses vaccinales ».

Ce dispositif contractuel, tout droit venu du libéralisme pragmatique britannique, est donc importé en France par Marisol Touraine, alors ministre socialiste de la Santé.

Il s'agit en somme d'une « précommande » qui ne demande qu'à être activée. Cette parfaite rationalité comptable devient l'objet d'une des recommandations du rapporteur les Républicains :

« Recommandation n° 5 : afin de réduire les coûts d'acquisition et de stockage, poursuivre le développement de la réservation de capacités de production de produits de santé, tout en maintenant des stocks physiques pour les produits stables. »

Au principe de précaution : stocker pour être sûr d'avoir en cas de crise, car c'est vital, se substitue la logique : être sûr de ne pas trop stocker car c'est essentiel de ne pas dépenser plus qu'il ne faut.

Raisonnement critiqué aujourd'hui par nombre d'experts, quand par une approche bureaucratico-comptable, s'éloignant de toute vision politique anticipatrice, on a oublié, étape par étape, les alertes sanitaires majeures qui prévalaient à ces choix de stocks préventifs de masse.

L'État s'est donc désarmé peu à peu, au risque de mettre en danger les citoyens, à commencer par les professionnels de santé non hospitaliers, tout aussi directement en contact avec les malades que leurs collègues des hôpitaux.

Tout ceci s'est fait avec la parfaite bonne conscience de hauts fonctionnaires et d'un personnel politique de droite et de gauche qui avaient à cœur de participer à un « bonne gestion des deniers publics », oubliant peu à peu les finalités premières, engagés qu'ils étaient sur un chemin (les politistes parlent de « path dependancy ») qui les font aller toujours plus loin vers un nouvel objectif dans lequel ils sont entrés, en perdant de vue le point de départ.

Ceci oblige les actuels membres du gouvernement à expliquer péniblement, au détriment des recommandations de l'OMS et à rebours des cas asiatiques, que le masque ne sert à rien pour une grande partie de la population ou qu'on ne sait pas s'en servir. Et que ce serait donc à propos que l'État n'adopte pas une stratégie « asiatique » de protection de ses citoyens par des masques et du gel de désinfection massivement distribué, couplée à des tests massifs.

Les autorités placent aussi de nombreux travailleurs et leurs employeurs face à une injonction contradictoire : « nous vous demandons d'aller travailler » mais « nous ne pouvons pas vous fournir les moyens garantissant votre protection minimale ».

Les commandes annoncées samedi de 250 millions de masques ne changent rien au fait qu'une drastique remise à plat de notre corps de doctrine préventive sera nécessaire avant que la prochaine pandémie ne déferle. Il faudra tirer toutes les conséquences de la crise actuelle.

The Conversation _____

Arnaud Mercier, Professeur en Information-Communication à l'Institut Français de presse (Université Paris 2 Panthéon-Assas) et auteurs fondateurs The Conversation France

 La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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Commentaires
a écrit le 11/04/2020 à 14:39 :
Pensons maintenant à l’ avenir…
-Stockons des masques FFP2 avec dates de péremption puisque que c’est comme cela .
-Distribuons les dans les services d’états au fur et à mesure des besoins
-Vendons le surplus en maques de protection non médical pour l’industrie et le bâtiment, le nettoyage, le bricolage ….
-Interdisons l’importation de masques pour usage non médical temps que les stocks d’états ne sont pas revendus.
-Et reconstituons nos stocks nationaux chaque année ….
Bref pensons un peu économie circulaire pour une fois.
a écrit le 31/03/2020 à 2:10 :
Merci pour cette excellente analyse.
Elle éclaire brillamment notre défaillance de taille en santé publique:
Le principe comptable a supplanté et supplante encore le principe de précaution de la santé publique.
En termes de santé publique c'est criminel.
Aujourd'hui on est en guerre mais avec peu d'armes, le personnel médical c'est de la chair à canon.
Aujourd'hui on se bat oui pas de polémique, mais demain des comptes devront être rendus car c'est trop facile de laisser des incompétents et des irresponsables aux commandes de notre pays.
a écrit le 30/03/2020 à 12:27 :
Excellente analyse.
Merci !
Correctif : L'instruction du ministère de la santé en date 2 novembre 2011 est bien accessible en ligne :
https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/Instruction_DGS_2014_153_preparation_du_systeme_de_sante_a_la_gestion_des_SSE.pdf
a écrit le 25/03/2020 à 15:53 :
Où l'on voit que lorsque le consensus général n'est pas obtenu, tt est affaire de choix individuel et malheur au vaincu lorsqu'il se trompe. L'ex ministre de la santé de Sarko a du se sentir bien seule face aux donneurs de leçons budgétaires de ts bords, même si on constate bien des années après qu'elle était plutôt dans le vrai.
Et comme il n'y a pas consensus, c'est de bonne guerre de tt mettre sur le cpte des gouvernants en place pour chercher à favoriser l'alternance ds le cadre des consultations démocratiques.
Et pourtant, viendrait on à l'idée ds notre classe politique de remettre en cause notre stock d'armes stratégiques, sous prétexte qu'on est sorti de la guerre froide et que la probabilité de les utiliser un jour est devenu très faible ??
D'autant plus que le coût de leur obsolescence et de leur remise à niveau est d'une tte autre ampleur que les qcqs millions d'euros de stocks de vaccins perdus ou de pénalité payés par l'État aux labo à l'époque.
Les gestionnaires comptables savent pourtant ventiler ces dépenses en coût du risque, comme quand on s'assure pour se prémunir d'un aléas.
Pour revenir à l'Allemagne qui est interdite de posséder des armes nucléaires depuis la reddition de 45, on peut remarquer qu'elle s'en passe très bien tt en s'abritant à peu de frais, sous le parapluie US, ce qui l'aide assurément à dégager des marges budgétaires confortables.
Par ailleurs celle-ci, tt en créant des richesses considérables par ses exportations et constatant le vieillissement accéléré de sa population, a pu dégager un consensus politique pour faire des choix budgétaires conséquents en matière de santé publique et se prémunir ainsi avec une certaine efficacité de cette crise sanitaire. Et nul ne peut nier que ce pays est particulièrement exposé en Europe pour le besoin des affaires entre autres, aux flux de populations venus de Chine, de Corée ,de tte l'Asie et d'Europe, territoires à l'épicentre de la pandémie.
En conséquence, un État impecunieux et endetté comme la France qui s'oblige pour raison comptables de faire des choix non consensuels d'économie budgétaire ds des secteurs aussi stratégiques que la santé, en est réduit ds cette crise, à naviguer à vue tt en subissant les évènements qui lui imposent de prendre des tas de décisions ds l'urgence dt certaines inappropriées ou en retard vis a vis des impératifs du moment.
Et le gouvt lancé ds cette fuite en avt du "ça passe ou ça casse !!" n'a plus qu'à s'en remettre à la Providence pour qu'une crise politique ne vienne pas se rajouter à cette crise sanitaire.
Réponse de le 26/03/2020 à 9:16 :
Allemagne: 37 323 cas de contamination - 206 décès
France: 25 660 cas de contamination - 1331 décès
a écrit le 25/03/2020 à 14:43 :
Pas de polémique
Pas responsable
Pas coupable
Pas dans mes attributions de par la loi
Pas là
Pas au courant
Pas de budget
Pas de stigmatisation
Pas moi, c'est l'autre
Pas tout prévoir
Pas grave
Pas le temps
Pas le moment
a écrit le 25/03/2020 à 12:42 :
Si un pays ne peut pas assurer la survie , la sécurité , la santé de sa population, c’est très grave .
Je pense à une Phrase : la France aime la ou quitte la : j’aime la France mais pas «  cette France là »
a écrit le 25/03/2020 à 10:58 :
Tout ceci n'a,à mon humble avis, rien de surprenant quand " le phénomène humain" est subordonné au "phénomène financier" qui gère la mondialisation. Qui se souvient de nos jours des mises en garde répétées de Michel Debré par exemple?
a écrit le 25/03/2020 à 10:47 :
Très bonne enquête qui démontre qu'il ne faut jamais laisser seuls les experts et quelques politiques décider mais les élus à l'assemblée dans un vrai débat public.
Cependant, il ne faudrait pas dédouaner l'incompétence de ce gouvernement. La crise a commencé début décembre 2019 en Chine et, avec la mondialisation, nous savions que l'épidémie viendrait en France. Les premiers morts ont eu lieu à Lyon fin janvier. La commande de 250 Millions de masque est faite après la mi Mars. Philippe voulait surement etre bien sur qu'elle serait utile pour son budget. Philippe pourra avoir les amendes sur les personnes qui se promènent il adore les amendes et la répression. Conclusion, il faudra que les politiques actuels paient aussi pour leur incompétenceet mise en danger d'autrui. Gouverner c'est prévoir à dit l'article, alors dehors...
a écrit le 25/03/2020 à 10:21 :
Dire que M. Marini a fait une éloge au médecin décédé à l'hôpital de Compiègne. Chez les politiques les glaces doivent être bois car comment peuvent ils se regarder le matin en se levant. La commission d'enquête sera conduite par la classe politique à part les petites phrases sans grandes valeurs pour le citoyen, l'armée politicienne fera corps pour ne pas être accusée et pour certains acteurs déférés devant un tribunal, j'oublias le tribunal des politiques n'est celui des citoyens. Pour eux ils ont une cour très spéciale celui des copains copines la Cour de Justice!! de la République!! le mot République est y n'approprié, il est même dans ce cas sali. Souvenons nous du "pas coupable"
a écrit le 25/03/2020 à 10:10 :
Je doit bien avouer que j'ai extrêmement de mal à comprendre cette polémique...
Premierement: nos dirigeants sont nuls et ça date pas d'hier, il suffit de voir depuis quand le FN arrive au second tour pour le constater, c'est pas le FN qui est meilleur mais bien les autres qui sont trop nuls...
Deuxièmement: on reproche que nos personnels médicaux n'ont pas assez de masque, MAIS en réalité le vrai souci reste qu'on a surtout pas assez de masque pour en faire porter à tout les potentiels malades aussi... Ça sert pas a grand chose que mon médecin en porte un et que moi je lui tousse dessus et le contamine parce que j'en porte pas... Si on veut protéger nos soignants, il faut qu'on en ai tous !!!
a écrit le 25/03/2020 à 9:59 :
Distilbène: silence radio
Sang contaminé : on n'a rien vu venir
Crédit Lyonnais / Crédit Foncier: on n'a rien vu
Attentats terroristes 2015/2016: on n'a rien vu venir
Médiator: on n'a rien vu

Stop ou encore ....
a écrit le 24/03/2020 à 22:38 :
Bravo.

On se croirait dans la gestion courante de n importe quel établissement public.

Hôpital en tête.

Article à conserver et relire toujours et encore.
a écrit le 24/03/2020 à 20:18 :
C'est plus un article mais un roman noir à garder précieusement pour nos arrières petits-enfants qui voudront comprendre cette épidémie qui aura renvoyé la France et l'Europe à sa place: le tiers-monde.
Comme nous qui n'avons toujours pas compris cette grippe espagnole quoique aucune personne de ma famille à la 4 ème génération (on vit vieux chez-nous) n'en soit morte y compris les soldats.
a écrit le 24/03/2020 à 19:42 :
Les chinois ont nettement mieux gérés cette crise que les français, qui savent mieux donner des leçons à tout le monde, mais lorsqu'il faut faire quelque chose, ils sont les derniers.
Réponse de le 25/03/2020 à 17:58 :
Relisez à profit la genèse de cette crise pas si ancienne ( déc 2019) et vous constaterez que les potentats chinois ont eu sciemment bcp de retard à l'allumage, à tel point que Xi s'est fait botter le c.l par le blondin US et que piqué au vif, il a mis les bouchées doubles fin janv, soit près de 2 mois plus tard...car, les chinois avaient oublié qu'une épidémie, ça se propage comme un incendie.
Si le confinement avait été immédiat, surtout avec l'expérience des erreurs du SRAS en 2002, le Monde n'en serait pas là.
a écrit le 24/03/2020 à 18:27 :
Le manque d'anticipation est flagrant , on a regardé les Chinois se débattrent avec cette épidémie pendant trois mois sans pour autant en tirer les premières leçons et anticiper la pandémie , les stock, les tests , et le type de médicament utilisés avec plus ou moins de succès. Il est ressortie des premières approches que l'arbidol et la chloroquine utilisées en temps qu'anti-viral donnaient des résultats intéressant. On avait largement le temps de se préparer .
a écrit le 24/03/2020 à 16:04 :
"C'est pas moi c'est lui, ni responsable ni coupable, principe de précaution pour faire des économies, pas au courant, savais pas, j'en ai acheté et revendu, date de péremption, pas de polémique..."

En attendant, ce sont les Français qui l'ont dans le …
a écrit le 24/03/2020 à 15:23 :
Cet article est ridicule : dès début janvier on avait le temps de commander des masques : la preuve, on en commande 240 millions en urgence;.... Il y a 3 jours..
Et depuis 1 mois, tout le monde se plaint du manque de masques...
Et les autres pays n'avaient pas plu de masques au début. Mais ils ont commandé.

Et qui a dit qu'on était prêt ?

Ceci ne peut masquer (c'est le cas de le dire), la mauvaise gestion actuelle
Réponse de le 24/03/2020 à 20:19 :
comme disait Mac Macron;
a écrit le 24/03/2020 à 15:19 :
Cet article est ridicule : dès début janvier on avait le temps de commander des masques : la preuve, on en commande 240 millions en urgence;.... Il y a 3 jours..
Et depuis 1 mois, tout le monde se plaint du manque de masques...

Et qui a dit qu'on était prêt ?

Ceci ne peut masquer (c'est le cas de le dire), la mauvaise gestion actuelle
a écrit le 24/03/2020 à 15:17 :
« Gouverner c’est prévoir », impensable que l’ENA n’enseigne pas ce précepte.
Et quand un Gouvernement prélève 50% du PIB (1000 milliards €, record mondial), il n’a pas l’excuse d’un manque de moyens financiers pour la protection de la population.
Y aura-t-il après cette crise un procès contre ce gouvernement pour fautes graves ayant entraîné la mort de nombreuses personnes par manque de matériel sanitaire (masques, tests, gants, lits d’hôpitaux…) ?
a écrit le 24/03/2020 à 14:50 :
l'impéritie de nos gouvernants et de leurs experts.
C'est consternant et me rappelle un vécu; des années 70; appel par un médecin traitant du Samu pour détresse vitale d'un de ses patients, nous nous y rendons,et à
notre l'arrivéele patient en arrêt cardiaque nous prenons la décision en plus des manœuvres de réanimation d' l'injecter de d'adrénaline, reproche du médecin , " attention ce patient est hypertendu,vous n'allez pas lui injecter cela".
On vit la même chose, les patients sont entrain de mourir et les experts s'inquiètent et conseillent d'interdire de prescrire un médicament potentiellement efficace en raison d'éventuels effets secondaires.Combien y aura t'il eu de morts quand les études scientifiques sortiront?
a écrit le 24/03/2020 à 14:45 :
La chloroquine, médicament anti-paludique connu depuis des décennies, fait baisser la quantité de coronavirus dans l'organisme et est efficace, d'après le professeur Raoult.

La chloroquine est actuellement disponible dans les pharmacies africaines, et pas en France !

Le gouvernement Macron a classé cette substance comme étant vénéneuse début 2020. Pourquoi ?

Un scandale d’État gravissime qui se déroule sous nos yeux !
a écrit le 24/03/2020 à 13:55 :
La France a-t-elle les moyens de traiter les 20 000 malades du coronavirus ?

Alors que le virus faisait son apparition en France le 21 janvier 2020, date symbolique s’il en est puisque ce jour est la date anniversaire de la mort de Louis XVI, notre pays, nous l’avons appris ensuite n’avait que des stocks très limités de gel hydro-alcoolique, de masques, de tests de dépistage, d’appareils de ventilation assistée, de lits de réanimation et maintenant, peut-être, de nivaquine. Et non seulement le pays est démuni mais on sait depuis que la production de gel, de masques, d’appareils de ventilation, et de nivaquine se fait hors de France et même en Chine.
Dans cette affaire, la communication du gouvernement a recouru au mensonge éhonté pour cacher la réalité de la situation en minimisant le phénomène puis en le grossissant, en affirmant que les masques n’étaient pas nécessaires (sauf pour les soignants), que l’usage étendu des tests n’est pas utile et maintenant, à propos de la nivaquine, qu’il faut mener des études avant de la prescrire aux malades.
Il faut gagner du temps nous disent les autorités. Oui, car nous sommes à-poil. Et nous sommes à-poil en raison des restrictions pratiquées depuis une trentaine d’années et plus particulièrement au cours des dix dernières, nous sommes à-poil parce que ce gouvernement a tardé à réagir. Le virus est en France depuis le 21 janvier, et le ministre de la Santé nous dit il y a quelques jours, mi-mars donc, qu’il vient de passer une commande de masques … à la Chine.
Il faut 30 comprimés de chloroquine par malades. Il y a nous dit-on 20 000 malades déclarés. Il nous faudrait donc immédiatement 600 000 comprimés de chloroquine. Eh bien, il est possible que nous ne les ayons pas (le pillage il y a une semaine du stock détenu à la pharmacie centrale des hôpitaux de Paris pourrait être symptomatique de la pénurie).
Là est peut-être la réalité : nous n’aurions pas plus de chloroquine que nous avions de tests, de masques, de ventilateurs et de lits de réanimation. Et nous serions dans le top 10 des pays les plus riches du monde ! Et bien sûr, si nous voulons de la nivaquine, alors il faut passer commande à la Chine ou aux États-Unis. On peut craindre alors que la nivaquine nous arrive trop tard.
Si nous en sommes là, totalement démuni et donc réduit au confinement, cela tient aux vices de la mondialisation qui disperse nos moyens, à ceux d’une vision de l’économie qui nous amène à produire à flux tendus (sans stock), et à l’amateurisme de nos dirigeants qui n’ont rien prévus et qui ont un train de retard quand il faudrait avoir un coup d’avance.

Dans cette affaire de traitement par la chloroquine, il faut aller vite et savoir très rapidement ce qu’il en est. Et si les résultats de l’essai du Pr Raoult sont confirmés, prescrire ce traitement aux malades (en espérant que notre stock est suffisant). Pour l’heure, il n’y a pas d’alternative comme traitement étiologique : c’est ça ou rien.
Reste que ce médicament ne coûte rien : 5 € par patient soit un coût global de 100 000 € actuellement. Voilà qui contrarie les intérêts des firmes pharmaceutiques qui travaillent à la mise au point d’un médicament antiviral nouveau et donc cher ou à la réalisation d’un vaccin qui rapporterait alors des milliards grâce aux millions de doses nécessaires. Mais je ne veux pas croire que notre gouvernement pencherait en faveur des intérêts privés au détriment des deniers publics et de la santé des Français.
a écrit le 24/03/2020 à 13:53 :
excellent article. qui pose des questions sur la prise de décision en tant que processus, en général. édifiant, dans le même genre relire les articles de recherche sur l'explosion la navette challenger, pour un problème connu et pouvant etre résolu aisément , et pour pas cher..
ce qui prouve : qu'on peut se louper dans les grandes largeurs avec les meilleures intentions et la démarche la plus sérieuse.
que les finances sont de fait un facteur central, et que plutôt que d'essayer de gérer des bouts de ficelles budgétaires, il est urgent d'avoir une gestion efficace sur la durée, centrée sur des objectifs forts. Bref, un gestion au cordeau, pas forcement ultra populaire tout les jours.
a écrit le 24/03/2020 à 13:48 :
Dans la gestion de l’épidémie de coronavirus, on pensait avoir tout vu. Eh bien, non ! On en découvre encore et encore.

Alors que le nombre de décès s’accroît de jour en jour (186 morts de l’épidémie dans la seule journée du 23 mars), que les hôpitaux sont submergés par le nombre des malades et que le personnel soignant est à bout d’efforts, on apprend que les cliniques et hôpitaux privés sont très peu remplis, avec des lits de réanimation quasiment vides. Y compris dans des régions où les hôpitaux publics sont ensevelis sous le nombre des malades, comme dans le Grand Est.

Et cette fois, c’est carrément le monde à l’envers : constatant ce scandale, c’est le président de la Fédération des cliniques et hôpitaux privés, Larmine Garbi, qui demande à l’État… de les réquisitionner !

Il vient de taper du poing sur la table, en faisant cette déclaration proprement sidérante :

« Aujourd’hui malheureusement, alors que les capacités publiques sont dépassées, les établissements privés restent sous-utilisés. Un grand nombre de nos lits qui ont été libérés restent vides.

Dans le Grand Est, nous avons libéré 70 places de réanimation qui n’ont pas encore été totalement affectées ce samedi par l’Agence Régionale de Santé ou les hôpitaux publics débordés. Pourtant, des patients sont transportés en avion dans le sud de la France.

Je demande donc solennellement à ce que nous soyons réquisitionnés pour épauler l’hôpital public. Nos établissements y sont préparés. Il faut que la vague qui a surpris l’Est de la France nous serve de leçon. Source UPR.fr
a écrit le 24/03/2020 à 13:42 :
Bonjour,

Les masques maisons ne servent à rien , LOMS a validé un prototype avec une visière qui couvre tout le visage ( pour les pros )si le masque ne colle pas et si il y a des ouvertures ça ne sert à rien si vos yeux ne sont pas recouvert ça ne sert à rien ,
Dans des moments comme ça dépassons ces polémiques ( éternels , j’en ai marre , c’est comme prendre un avion qui tombe sans masque et sécurité)et demandons au gouvernement de prendre exemple « le système Coréen » qui teste en masse.Merci d’avance pour les décisions responsables de ce gouvernement en place .

Bien Cordialement,
Bonne journée à tous et toutes , dans le confinement 🤞
a écrit le 24/03/2020 à 13:34 :
Mais puisqu'on vous dit que c'est trop cher ! Vous comprenez bien qu'il faut baisser les impôts encore et toujours, cet impôt qui rend l'Etat obèse. L'impôt sur la fortune, trop injuste, les bénéfices des actionnaires à préserver. Tout ces cadeaux pour un hypothétique ruissellement. Résultat, une pandémie pour laquelle "on" n'a rien prévu... "puisque c'est trop cher", "on" vous dit !
Réponse de le 24/03/2020 à 16:14 :
ISF a l'ancienne + 100 % des dividendes 2018 = 185 milliard, soit grosso modo 106€ par français par mois...pour des masques, des hôpitaux, des prof, des retraites anticipées...etc.
ce qu'on arrive pas à faire avec 1200 milliards de dépenses et 2 400 de dettes.
y a pas le potentiel taxable en fait ....
a écrit le 24/03/2020 à 12:39 :
Quand je lis tout ce qui suit, je leur fais une liste à tous les malins après l’événement pour leurs prochains griefs envers les gouvernements présents et à venir: prochain tsunami de la côte d'azur, au prochain réveil des volcans d'Auvergne, au prochain tremblement de terre à Paris, ......la liste peut être longue. Il n'y a de limite que votre imagination.Ils seront ainsi prêts le jour venu pour faire le savant universel.
a écrit le 24/03/2020 à 12:31 :
Par courtoisie, vous ne pointez personne. Je note que le désarmement sanitaire (a) commencé par l'instruction ministérielle du 2 novembre 2011. Il suffit d'aller vérifier qui gouvernait en France à l'époque. No comment.
a écrit le 24/03/2020 à 11:52 :
" La ministre de la Santé de l'époque, Roselyne Bachelot, en a été quitte pour des mises en accusation politiques de gabegie et des railleries de toutes sortes"

Selon la Cour des comptes de l'époque, les vaccins ont coûté 382,7 millions d’euros à l’État français.Roselyne Bachelot s’était fait vacciner contre la grippe A(H1N1), devant les caméras,elle avait juste oublié de précisé que celui-ci n'avait pas l'adjuvant qu'avait le reste de la population.
a écrit le 24/03/2020 à 11:48 :
bien que l ex ministre de la santé madame BUZIN aurait alerté attendons la suite !
a écrit le 24/03/2020 à 11:34 :
Je répète:
Durée de vie du masque: 4 hr (entre 3 et 8 hr d'après la notice du hpff2 (?)
Nombre de masques par jour 3/jour/habitant
Nombre de Français qui porteraient le masque: 20 millions/jour (?)
Nombre de masques "nécessaires" par jour: 60 millions (?)
Allez; on va être faut être conservateur. donc on divise par 10, cela fait 6 millions/jour donc 360 mln de masques/mois....
Croyez-vous les stats de Corée du Sud et de Chine ?
Conclusion: pas de masque, on reste chez soi, ce que je fais depuis 13/14 jours avec interdiction de me visiter et cela va durer pendant au moins deux mois, car il ne faut pas faire exploser le système de santé.
Toutefois, les LFI, NPA, FN,Stu.....et consorts n'ont pas encore compris....
A noter que personne ne vous empêche de ne pas aller travailler: c'est votre problème mais, si on n'a pas trois mois de salaire en avance, cela coince pour une cigale...
Cordialement
Réponse de le 24/03/2020 à 12:10 :
Les masques papiers peuvent passer au micro-onde qqes minutes à 100 degrés pour détruire le virus.
Réponse de le 24/03/2020 à 13:37 :
@Bulot 24/03/2020 12:10
Comme je ne suis pas ni bac+15 (seulement ECP) ni LFI, ni NPA, FN , PC, ni bulot etc... je n'ai pas compris votre intervention.
Pourriez-vous avoir l'obligeance, svp, de bien vouloir préciser votre pensée ?
Cordialement
Réponse de le 24/03/2020 à 13:44 :
@ bulot : NON
il perdent quoiqu'il arrive leurs propriétés filtrantes au bout de quelques heures, les fibres qui les constituent se dégradant . Vous aurez donc au mue un masque peut etre sans virus en sortie de micro onde...qui ne vous protégera pas , en ne bloquant pas le passage lors de l'exposition suivante..
C'est fou le nombre de gens qui invente des modes d’emploi d'un truc diffusé et connu depuis des lustres des professions de sante..
a écrit le 24/03/2020 à 11:19 :
Article très fouillé, bravo.
Les décisions prises ne me choquent pas.
Ce qui me choque c'est l'absence de pilotage et de contrôle une fois la décision prise de déléguer.
C'est désarmant de candeur managerialle
a écrit le 24/03/2020 à 11:06 :
Le gouvernement actuel et le président actuel sont tous issus du magma ex UMP masqués en LR PS Nouveau Centre masqués en UDI UDF masqués en MODEM

tous ces partis politiques portent aujourd'hui une "burqua" politique pour se dissimuler

ce qui les unis, la cupidité, la violence verbale et politique, et nouveau avec l'équipage Matignon-Elysée-PlaceBeauvau 2018-2020 l'extrême violence policière pour masquer leurs incompétences notoires.

La France va droit vers une guerre civile.
Réponse de le 24/03/2020 à 12:27 :
Terrible exemple d'incurie ,d'incompétence au plus haut sommet de l'état, entre les incompréhensibles propos de l'ex ministre de la santé (ça n'arrivera pas chez nous), le ministre de l'intérieur qui devient médecin par ses propos sur l'inutilité des masques de protection, à quoi devons nous attendre...Plus facile de violenter de paisibles Gilets Jaunes que de s'attaquer a cette pandémie...Les Français sont a bout de souffle des espérances spoliées et ou déçues.Les dernières revendications, et événements de masse G J, grèves transports, hôpitaux ,pompiers sont contenues mais le feu couve toujours...cette fois ci ce n'est la faute à l'Europe, nous voyons enfin nos "brillants" dirigeants a la manoeuvre...Dur dur."Les grands embrassements naissent des petites étincelles" Richelieu.Je suis immensément triste pour mon Pays. Merci à Tous Ceux et Celles qui combattent ce fléau avec si peu de moyens essentiels
a écrit le 24/03/2020 à 10:59 :
Je suggère à l'auteur de lire les recommendations de l'OMS qu'il cite.

réf - OMS website : Quand utiliser un masque ?

Si vous êtes en bonne santé, vous ne devez utiliser un masque que si vous vous occupez d’une personne présumée infectée par le 2019‑nCoV.
Portez un masque si vous toussez ou éternuez.
Le masque n’est efficace que s’il est associé à un lavage des mains fréquent avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.
Si vous portez un masque, il est important que vous sachiez l’utiliser et l’éliminer correctement.
Réponse de le 24/03/2020 à 15:18 :
savoir utiliser le masque :
curieux qu'aucun des nombreux et souvent pontifiants "professeurs" et autres spécialistes qui se répandent en commentaires autorisés à la télé n'ait eu l'idée de faire en direct une démonstration de pose du masque , de sa manipulation pré et post utilisation , et des autres prescriptions indispensables à garantir son efficacité . au besoin qu'ils fassent appel à une hôtesse de l'air qui fera ça de manière très simple et compréhensible pour ces français d'en bas qu'ils doivent juger un peu bas du front .
alors Doc , passez le message .
a écrit le 24/03/2020 à 10:53 :
tout le monde a bien note que ceux qui ne veulent pas vacciner leur enfant contre certaines maladies sont les premiers a exiger du social et de l'aide gratuite prioritaire quand ils sont concernes...
tient, c'est les memes qui etaient a la plage a marseille cette semaine, et qui font la queue devant chez raoult alors qu'ils n'ont rien, pour etre detecte, et surtout se donner bonne conscience a prix 0
peut etre que le debut de solution c'est de mettre les inconscients en face de leurs responsabilites financieres, et que tous ceux qui sont insolvables, car c'est le meeilleur moyen d'etre au dessus des lois, soient assignes a un travail collectif du meme montant?
ah ben ca c'est pas possible, ca stigmatise les pauvres, les destitues, les misereux, defendus par les bons politiciens genereux en bave morale
a écrit le 24/03/2020 à 10:42 :
On a envoyé 17 (ou 14?) tonnes de matériel en Chine en janvier, y avait-il des masques dans le colis ? On n'a pas pu dépanner l'Italie quand ça a commencé chez eux, faute de "munitions", et si on leur avait envoyé nos respirateurs, on en aurait manqué maintenant (appareils compliqués, le matériel ne suffit pas il faut également les gens qui savent s'en servir, c'est un tout).
On a vu l'excès de zèle de l'administration pour le démembrement, quand ils ont une mission, ils la poussent au bout, réduire les dépenses, il suffit d'avoir aucun stock (ça fait penser aux flux tendus des industries, tout sur la route, 0 stock, coûteux par nature) mais avoir un milliard de masques ça ne se fait pas comme ça (les gens qui se jettent sur le PQ, en acheter 2 rouleaux par mois avant aurait pu leur éviter de vider les rayons d'un coup), c'est une accumulation.
J'avais acheté des FFP2 en solde y a 2-3 ans, près de la DLC donc "bradés", y a une membrane spéciale dedans, filandreuse. Je demanderais à la pharmacie lundi (courses hebdomadaires) si ça peut servir à quelqu'un du domaine (pour filtrer la poussière en bricolant je pourrais trouver autre chose).
On va interdire l'usage des masques à gaz, ça "altère" la respiration, ah les gens dans leurs bureaux !
Réponse de le 24/03/2020 à 11:38 :
qu'un FFP2 même périmé peut remplacer avantageusement un masque chirurgical puisqu'il aura toujours une meilleure capacité de filtration et couvrira bien mieux le visage.

Le problème c'est que le marquage pourrait induire quelqu'un en erreur.

Wait and see l'avis du pharmacien.
a écrit le 24/03/2020 à 10:27 :
Tout d'abord: Face à l'irresponsabilité collective, il y a une solution: La responsabilité collective.
Tous ceux qui depuis dix ans ont trempés dans le dossier doivent être sanctionné lourdement et publiquement. Ca remettra de la résistance face aux diktat de Bercy et permettra à l'état d'assumer son rôle.
Ensuite: Le document n'explique pas pourquoi il semblerait que les fabricants de masques aient informé l'état des fortes commandes étrangéres sans recevoir de reponse des dits services. Lá nous sommes aujourd'hui et les sanctions doivent lá encore être exemplaires sur toute la chaine: Pénal?
Enfin et non des moindres, bien que l'industrie francaise ait été amoindrie elle existe cependant toujours, Pourquoi de vast mesures de requisitions et de reconditionnement des usines n'ont elles pas été prises en janvier ou au plus tard en février lorsque la situation á Wuhan était claire? On a perdu un mois de production.
Dernier point spécial affaires étrangéres: Quelles information sont passées du ministère des affaires étrangéres au ministére de la santé? Il semblerait que mon ministère favoris (Je vis à l'étranger) ait une fois de plus été fidéle à sa performance habituelle. Ou que l Paris n'ait pas écouté.
Réponse de le 24/03/2020 à 12:21 :
J'admire les gens qui deviennent intelligents après la guerre. Il fallait que.....mais bien sûr mon pauvre monsieur.....il fallait..
a écrit le 24/03/2020 à 9:52 :
Article très interessant qui montre bien le fiasco des gouvernements étatiques et libéraux(droite et gauche) en matière d'organisation des services publics.Il y a un point qui n'a pas été abordé, c'est ce que sont devenus les 700 millions de masques qui avaient été acheté pour le SRAS. A ma connaissance ces masques sur lesquels est inscrit une date de péremption( phobie règlementaire ou complicité avec le système consumériste on ne sait) sont fabriqués dans des matériaux qui ne se dégradent pas en dix anx mais peut-être en vingt ou trente et ils sont enfermés dans des boites quasi étanches à l'eau et aux poussières. Si on les avaient gardé nous aurions assez de masques pour une année de pandémie à raison de l'utilisation de deux millions par jour pour les soignants
Réponse de le 24/03/2020 à 12:26 :
Certes, mais supposons le contraire. Supposons que les dits masques périmés avaient donnés une fausse assurance et aidé à propager l'épidémie, je suis prêt à parier que vous auriez poussé le même cri de colère sinon même plus grand.
a écrit le 24/03/2020 à 8:49 :
Mauvaise préparation et analyse de la situation, défaut de stocks -n'allons pas épiloguer trop longtemps sur des erreurs passées-, mais défaut d'organisation et d'efficacité des services alors même que la maladie est bien installée - deux mois après le début de la maladie, les masques manquent toujours! (ma soeur Médecin anesthésiste sur deux Ehpad n'avait hier lundi toujours pas de masque!). quelles ont été les réactions si ce n'est les effets de manches et le baratin des décideurs politiques et publics? Un manager doit délivrer, être efficace, et pas seulement faire du vent! Une leçon significative pour tous ceux qui veulent placer l'administration centrale étatique au coeur de toutes les fonctions vitales du pays!
Réponse de le 24/03/2020 à 11:39 :
Je suis bien d'accord. Les énarques ne sont pas formés comme des ingénieurs à diriger, ils portent à bout de bras une idéologie financiériste et bornée, ils ont entrainé la casse industrielle de notre pays depuis 30 ans. Ils ont remplacé les patrons d'industrie et les ingénieurs dans la plupart des postes de direction publics ou privés, entrainant une catastrophe économique ... ainsi que la casse des services publics structurels comme les hôpitaux.
Depuis qu'il est ministre de l'économie puis président, on voit bien que Macron ne fait que passer des lois qui cassent la structure de notre pays (industrie, services publics, recherche ...). Je suis pour la suppression de l'ENA et le transfert des formations vers les universités afin que les postes de dirigeants publics soient bien plus ouverts à la société civile. Il faut en finir avec ce phénomène de caste privilégiée qui s'approprie tous les pouvoirs et détruit tout sur son passage par incompétence. Nous avons besoin aux postes de pouvoir de gens compétents et non de gens liés à des intérêts de groupes financiers.
a écrit le 24/03/2020 à 8:41 :
et ça étonne qui... c'est à tous les ''étages'' que se plante ce gouvernement, niveau maternelle, depuis le début ...
a écrit le 24/03/2020 à 8:32 :
La pénurie ne concerne pas que les masques, c'est presque tout qui manque. Il y a des dizaines de lit de réa qui resteront inutilisés faute de linge.

Plus ennuyeux pour le pouvoir. Le manque de tests indique que les autorités sanitaires n'ont aucune stratégie de lutte contre le virus, tout simplement ils n'y ont pas réfléchi. Sinon, ont aurait des millions de tests en stock et en commande.

Les allemands en ont fait l'arme de base contre la pandémie et ça leur réussit plutôt. A ce jour ils ont 10 fois moins de morts que nous, sans avoir eu besoin de recourir au confinement individuel.

Conséquence pour nous, la fable avalisée par le comité scientifique, selon laquelle le confinement et le lavage des mains serait suffisant pour enrayer la propagation. Et ca ne marche pas.

C'est pourquoi je suis inquiet en entendant Véran vouloir restreindre l'utilisation de la chloroquine aux seuls malades en fin de vie. Le professeur Raoult, de son, expérience la préconise plutôt en début d'infection pour baisser la charge virale. Heureusement, il va s'assoir sur les préconisations du ministre.

le pouvoir n'a pas le choix, une interdiction à ce stade provoquerait des émeutes.
Réponse de le 24/03/2020 à 10:33 :
Y a des essais dans d'autres hôpitaux pour voir l'usage des chloro et hydroxychloroquines, ça lèvera le doute (il parait que ça ne doit pas être donné au mauvais moment sinon ça a un effet contraire, mais j'ai oublié les arguments médicaux, histoire le lymphocytes). La Nivaquine semble "banale" car utilisée contre le paludisme (était il parait qu'il y a résistance, devenue inefficace, à force) mais c'est plus compliqué (la talidomide sert encore, mais de façon très pointue, très sélective/ciblée). Les gens traités contre le lupus et autre (oublié), en ont besoin de chloroquine, il faut éviter de créer une pénurie.

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