La privatisation des routes, une idée à l’encontre du modèle social français

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Des gilets jaunes bloquant les axes de circulation en novembre 2018.
Des gilets jaunes bloquant les axes de circulation en novembre 2018. (Crédits : Reuters)
IDEE. Privatiser les routes nationales et installer des péages : la mesure rompt brutalement avec la conception du contrat social rousseauiste aux fondements de la France moderne. Par Eric Vernier, Université de Lille et L'Hocine Houanti, Excelia Group – UGEI

Les vacances approchent et vous vous apprêtez, comme de nombreux Français, à prendre la route. Et, qui sait, peut-être allez-vous vous-même emprunter les nationales pour éviter le coût trop élevé des péages ? Sauf que votre tactique risque de devenir inutile dans les mois à venir. En effet, les nationales pourraient bien être à leur tour, privatisées.

Ainsi d'après La Lettre A du 5 juin 2019

« des amendements au texte de loi d'orientation des mobilités, actuellement examiné à l'Assemblée nationale, vont autoriser l'État à faire entrer des dizaines de kilomètres de routes nationales dans le régime concessif, à la grande satisfaction des groupes autoroutiers ».

Une idée fait donc son chemin depuis au moins 2015, portée par les sociétés d'autoroutes et reprise depuis par des députés LREM et le gouvernement : privatiser les routes nationales et installer des péages.

Ce projet est notamment relayé dans les médias et au niveau politique par l'Institut européen de recherche militant pour la liberté économique et la concurrence fiscale (IREF), un think tank français. Or, plusieurs écueils apparaissent, mettant en avant des contradictions inhérentes à la construction sociale même de la France.

La construction du modèle français

Sur un plan politique, la France s'est construite au lendemain de la Seconde Guerre mondiale à partir du programme du Conseil national de la résistance (CNR), sur une philosophie remarquable : la démocratie globale, c'est-à-dire politique, mais aussi économique et sociale.

Dans cet esprit, les routes sont là pour relier les hommes entre eux, afin de faciliter l'élévation culturelle, intellectuelle et sociale en permettant à tous de se déplacer facilement, librement et gratuitement vers les centres de pouvoir, les musées, les lycées ou les hôpitaux. C'est l'essence même du contrat social rousseauiste. Ainsi, l'impôt devient dès lors la contribution de chacun, en fonction de ses capacités financières, au bien commun dont il peut user à sa guise. Or, faire payer les routes en fonction de son usage revient à faire payer à tout le monde la même chose quel que soit son revenu.

Rémunérer tout service rendu

Les défenseurs de la privatisation des routes incluent le député Joël Giraud (LREM) à l'initiative des amendements révélés début juin, l'IREF et l'Association des sociétés françaises d'autoroutes (ASFA). Tous partent de l'hypothèse qu'il ne faut payer que ce que l'on utilise, qu'il faut rémunérer tout service rendu, proposition moquée par l'ingénieur et consultant Jean‑Claude Jancovici.

Ferghane Azihari, chargé d'études à l'IREF et « entrepreneur intellectuel libertarien » (sic), défend le principe de l'usager-payeur :

« Cette pratique courante à travers le monde a de nombreux avantages. En liant le financement des infrastructures à leur utilisation, elle réduit les incitations des pouvoirs publics et des concessionnaires au gaspillage. »

Cela reviendrait donc à ne payer l'école que si on a des enfants, et ce uniquement durant la période scolaire et jusqu'à la sortie du parcours d'études. Ce devrait être alors aussi, comme certains le soulignaient avec un raisonnement par l'absurde, faire payer le trottoir aux piétons. Jacques Attali allait jusqu'à ironiser que « celui qui n'est pas malade ne devrait pas payer les hôpitaux ».

Par ailleurs, quand on se fait livrer parce que l'on ne possède pas de voiture, le client ne paiera pas le péage directement. C'est le livreur qui réglera, le coût se répercutant donc sur le prix de la marchandise livrée, avec une incidence additive sur la TVA... Ce sera donc le consommateur le payeur final, et non l'usager de la route. Soit une contradiction évidente avec le sens affiché du projet.

Un argumentaire en faveur des privatisations

Deux théories principales sont mobilisées pour analyser la privatisation : les théories néo-institutionnelles des organisations et l'économie institutionnelle de la réglementation. Elles développent un argumentaire en faveur des privatisations construites sur deux idées complémentaires.

La gouvernance classique notamment par le contrôle par le marché des capitaux ou encore la menace de liquidation faisant défaut aux entreprises publiques.

Dans le même sens, la théorie de l'agence stipule que l'actionnariat privé dispose de plus d'outils de contrôle de la gouvernance que l'actionnariat public qui n'est pas engagé financièrement.

L'efficacité des politiques de privatisation reste mitigée.

Certes, certains auteurs ont démontré une amélioration de la performance des entreprises à la suite de leur privatisation comme au Mexique ou sur l'emploi.

Cependant, des chercheurs, comme Joel T. Harper qui a travaillé sur des entreprises tchèques en 2001, ont pu conclure que l'amélioration des résultats est plus expliquée par le secteur d'activité et le degré de concurrence que le changement du statut de l'entreprise.

Des échecs cinglants ailleurs

L'expérience des pays africains, notamment avec les fameux plans d'ajustement structurel, est très parlante. Les conséquences socio-économiques sont importantes et se traduisent par des fermetures d'entreprises et des licenciements massifs mettant des familles entières sans revenu de survie. Dans le cas algérien, entre 1994 et 1998, 1 010 entreprises publiques ont dû fermer et plus de 500 000 emplois ont été supprimés.

Dans nombre de ces pays africains le secteur privé compétitif n'a pas pu émerger à cause notamment des spécificités sociopolitiques lourdes : bureaucratie, corruption généralisée, monopole de la « mafia » politico-financière sur les secteurs stratégiques, prédominance du marché parallèle.

Certains pays africains ont même fait un retour vers les nationalisations dans les grands services publics comme l'eau, l'électricité, les télécommunications ou encore les chemins de fer ou la sidérurgie (Tanzanie, Namibie...)

Sur un autre continent, la privatisation de l'électricité au Chili a entraîné des coupures d'approvisionnement pendant plusieurs mois, ce qui a affecté les entreprises elles-mêmes

En Grande-Bretagne, la privatisation de l'électricité a été accompagnée d'une hausse en quatre ans de 20 % des factures en défaveur des consommateurs.

Les raisons, au-delà de la recherche de la rentabilité optimale pour financer les dividendes des actionnaires, se trouvent dans la philosophie même des entreprises privées qui gèrent les biens et services publics comme des biens privés. L'autre problème posé par la privatisation concerne les salariés. Ces derniers sont perçus comme un simple facteur de production qu'il faut payer le moins cher possible et qui demeure facilement licenciable et flexible à tous les niveaux.

Le lien entre d'une part privatisation des routes, d'autre part efficacité et rentabilité n'est donc pas si clair.

Les autoroutes, sources de disputes

Les profits des sociétés d'autoroute sont très élevés, autour de 17 % du chiffre d'affaires, un rendement exceptionnel.

Et ces bénéfices ne cessent d'augmenter : 20 % en dix ans. Cette augmentation sera encore plus importante sous l'effet du rattrapage accordé par l'État entre 2019 à 2023 suite au gel des tarifs décidé en 2015 par Ségolène Royale, ministre de l'Écologie et signé par Emmanuel Macron, ministre de l'Économie.

Cette manne financière ne présage pourtant pas en contrepartie d'un bon entretien des réseaux, à l'exemple du reste du continent.

L'Europe dispose de 80 000 km d'autoroutes dont une minorité est privatisée : l'Italie, l'Espagne, la Grèce, le Portugal et partiellement la Croatie. Les résultats sont plus qu'édifiants. En Italie, le réseau est vieillissant et manque cruellement d'investissement et d'entretien. En quatre ans, une dizaine de ponts dont celui de Gênes se sont écroulés dans le pays.

Les Portugais se détournent des autoroutes considérées trop chères et inaccessibles.

D'autres pays européens disposent d'autoroutes gratuites à l'exemple de l'Allemagne. Dans ce modèle, c'est l'impôt acquitté par l'ensemble des citoyens qui assume indirectement les coûts des autoroutes.

Tenir compte des bénéfices extra-monétaires

La théorie des parties prenantes intègre la notion d'externalités (retombées positives ou négatives d'une action).

Or la libre circulation gratuite dégage de nombreuses externalités positives qu'il ne faut pas négliger : bien-être des personnes favorable à la productivité, élargissement du bassin d'emploi permettant de trouver la bonne personne pour le bon poste, élévation du niveau de connaissances...

L'enjeu économique primordial des privatisations, du point de vue de l'intérêt général, est l'efficience dans la gestion des actifs en assurant leur transfert du secteur public marchand vers la sphère privée.

Or la justification d'un interventionnisme de l'État dans la sphère économique et industrielle, voire la propriété publique d'entreprise trouve son essence dans les défaillances du marché déjà démontrées notamment en 1929 et en 2007.

Certaines situations comme les monopoles naturels (activités à coûts fixes importants à l'exemple du rail, de l'électricité, des routes..), sont autant de scénarii qui favorisent le rôle économique des États.

Les coûts fixes importants et l'accumulation des différentes charges (entretien des rails et des routes par exemple) font qu'un opérateur privé qui opterait pour une tarification optimale est condamné à la faillite. L'équation est très simple pour l'opérateur privé, soit il fixe lui-même ses prix au détriment du bien-être collectif, soit il sera dans l'incapacité de couvrir ses frais. Ce constat ne justifie pas toutes les nationalisations notamment celles d'entreprises qui opèrent dans des marchés concurrentiels.

C'est la somme des intérêts contradictoires de toutes ces parties prenantes qui doit être mesurée pour une véritable évaluation de l'efficacité des politiques de privatisation.

Et le modèle français a toujours porté l'attention sur cet équilibre entre toutes les parties.

Une provocation

Cependant, le « paiement à l'usage » généralisé mettrait fin au contrat social pour un unique contrat : le contrat marchand.

Dans une période socialement et économiquement difficile, notamment avec le mouvement des « gilets jaunes » qui est né du sentiment d'injustice fiscale et de l'excès du coût des trajets en voiture, vouloir faire payer encore plus le trajet domicile-travail relève de la provocation.

Nous voyons ici l'incohérence d'un tel concept. Car la privatisation des routes amènerait irrémédiablement l'État à devoir subventionner ces trajets pour alléger le budget des Français les plus modestes. Une nouvelle usine à gaz, plus coûteuse que le bénéfice de la privatisation, serait créée et enrichirait un peu plus les sociétés d'autoroutes par une compensation payée par le contribuable. Nous tomberions une fois de plus dans le principe de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits. Apparaît donc la question de la compatibilité républicaine et de l'acceptabilité citoyenne du prix.

Et, au-delà, celle d'un monde où tout deviendrait marchand.

The Conversation _____

Par Eric Vernier, Directeur de la Chaire Commerce, Echanges & Risques internationaux - ISCID-CO, Université du Littoral Côte d'Opale, Chercheur au LEM (UMR 9221), Université de Lille et L'Hocine HouantiProfesseur d'économie, Excelia Group - UGEI

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

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Commentaires
a écrit le 28/07/2019 à 18:18 :
Salut A tous. C'est du vol envers le peuple tout ces changements, la route appartient à tout le monde, il y en à marre de se faire ransoner comme des pigeons, Ils n'ont pas encore compris ce soit disant gouvernement ce qui ce passe dans la société. Ils crée le désespoire au près des citoyens qui ont voté pour rien aux élections. J'espère que l'ont arretera de privatiser la route, stop cette manière de pensée complement stupide de faire payer tout le monde pour aller travailler, à l'école, à l'hôpital, chez le médecin, et les entreprises et routiers, tout le monde à besoin de gagner sa vie. Ils n'y à pas que des gens qui ont les moyens, le pays est un ensemble de citoyens de tout horizon et cofesions, cela devient infernale de vivre dans la dignité, il y en plus beaucoup de gens pauvres et des gens qui se battent tout les jours pour survivre (les gilets jaunes ce n'est pas rien, il faut comprendre ce qui ce passe, c'est un rale bole de tout ce qui ce passe. Bonne journée
a écrit le 23/07/2019 à 12:52 :
Soit on fait semblant de ne pas voir la transformation de la démocratie sociale en démocratie libérale, soit c'est du déni !!!
Macron n'assume pas, logique puisque les gens n'ont pas voté pour cela, mais c'est aussi le cas de l'ensemble de ceux qui ont intérêts a pratiquer le transfert de la richesse nationale vers la richesse individuelle !!
Il suffit de voir les réformes, chômage, retraite etc etc, pour comprendre que macron le fait sans le dire !!
donc le rousseauisme n'est plus, l'hypocrisie est mieux pour faire la transformation sans le dire !!! donc les routes, c'est comme les aéroports et tout ce qui peut se vendre, ce sont ceux qui ont été formé par le système rousseauiste, grand corps d'état qui aujourd'hui vendent tout !

Donc la question serait de savoir ,a quel moment ils vont assumer !!!!
a écrit le 23/07/2019 à 8:43 :
Si la LREM s'engage dans cette voie, je leur souhaite bon courage... Les infrastructures déployées par l'Etat profitent à tous et sont un vecteur de développement économique important (CF Bretagne avec leurs voies express gratuites). Toute autre approche est une escroquerie intellectuelle. Si on doit faire une analogie avec le réseau cellulaire, on voit bien que les groupes privés ne se pressent pas à couvrir TOUT le territoire pour qu'il n'y ait plus de zone blanche. Si l'Etat avait fait travail, c'est à dire être propriétaire du réseau et le louer ensuite, ce problème (au 21ème siècle...) n'existerait pas. Privatiser à tout prix ne fait qu'accentuer les inégalités en emprisonnant ceux qui n'auront pas les moyens de circuler. C'est incroyable cette propension à la cécité : les promesses d'emploi ne sont jamais respectées et si des emplois sont créés, ce sont des emplois pauvres, de plus subventionnés et la classe dirigeante dit ensuite à ces personnes de fermer leur "g...le" car les pauvres devraient être satisfaits d'avoir un emploi qui leur permet à peine de quoi vivre décemment. Et par la suite, les gouvernements sont interloqués par la réaction épidermique des "quelques frondeurs" jaunes. Incroyable tout simplement...
Réponse de le 27/07/2019 à 21:18 :
Vous avez tout à fait raison, je partage votre point de vue. Bonn soiree
a écrit le 23/07/2019 à 8:35 :
la seule alternative aux casses de la politique tout libéral.!(CETA ext.. les rendez vous des urnes
a écrit le 22/07/2019 à 19:29 :
Sur laquelle on pourrait mettre de la TVA, de la CSG...
Avec obligation d’un paiement quotidien ...plus un contrôle technique, plus radars, plus droits, plus redevance....
Que tu puisses payer tes taxes, tes impôts, tes redevances, tes contributions, tes cotisations,....dès que tu sors de ta salle de shoot.
a écrit le 22/07/2019 à 18:54 :
La catastrophe de la privatisation des autoroutes n'a donc pas calmés les fanatiques de la privatisation.
a écrit le 22/07/2019 à 17:30 :
élu ps@.Vous faites le jeu de la droite au pouvoir.Les gouvernements ,depuis NS, ont diminué le financement public apporté aux collectivités territoriales et vous proposez un nouveau impôt perçu directement par ces collectivités.Les gens paient déjà la CSG,la TVA,l'impôt sur les personnes,l'impôt foncier,etc. et cela ne suffit pas pour financer les routes nationales!.Il est vrai que votre copain FH a ouvert le chemin du pouvoir à EM.
a écrit le 22/07/2019 à 16:44 :
Il faut tout privatiser : les mers, les montagnes, les forêts et les rivières, TOUT. Y a pas de raisons !
a écrit le 22/07/2019 à 15:42 :
Si ca peut donner un peu de pognon à son pote ,pourquoi se gener.

14/12/2011 juste avant la presidentielle de 2012 :

L'économiste français Alain Minc, un des proches conseillers du président Nicolas Sarkozy, a été nommé président des autoroutes Sanef, a annoncé, mercredi, le groupe espagnol d'infrastructures et de services Abertis, maison mère de Sanef.

"Le conseil d'administration de Sanef, filiale française d'Abertis, a donné aujourd'hui son feu vert à la nomination d'Alain Minc comme nouveau président de la société, en remplacement de Pierre Chassigneux, qui prendra sa retraite après avoir occupé ce poste depuis 2003", a précisé le groupe dans un communiqué.
Alain Minc est déjà présent au conseil d'administration de deux entreprises espagnoles, la banque catalane CaixaBank et le groupe de médias Prisa, qui édite notamment le quotidien El País. Sanef (Société des autoroutes du nord et de l'est de la France) appartient à Abertis depuis sa privatisation en 2006.
a écrit le 22/07/2019 à 15:41 :
Les députés LaRem s'ennuient déjà. Ils préparent la saison 2 des gilets jaunes!
a écrit le 22/07/2019 à 15:02 :
je le redis, puisque refusé: à quand la privatisation des sentiers de randonnée ?
a écrit le 22/07/2019 à 14:42 :
Pourquoi les bretons ont un niveau supérieur à d'autres régions?c'est nos très nombreuses 4 voies gratuites, et 40% de moins d'accidents mortels, j'espère que mes compatriotes finissent par comprendre qu'il est grand temps de larguer les amarres et voguer vers un futur plus cool.
Réponse de le 23/07/2019 à 10:50 :
C'est vrai, c'est un avantage économique très important comme en Allemagne que d'avoir des axes quasi autoroutiers gratuits. L'inconvénient c'est qu'elles sont souvent très saturées, et que l'état n'a malheureusement plus les moyens de porter leur capacité à un niveau correct (ex ; les 17 km de la N165 qu'il faudrait porter à 2*3 voies de Savenay à Nantes, sur cette même route les contournements de Vannes et Lorient qui devraient subir le même traitement...).
a écrit le 22/07/2019 à 14:32 :
Je sens que je vais bientôt retourner sur les terres de mes ancêtres, le seul pays de France sans péages et sans centrales nucléaires, sauf Brennilis, la première expérience en cours de démantèlement depuis 30a. Un jour on finira peut--être par reparler de son indépendance, pour ne pas plonger avec cette France et cette Europe qui marchent sur la tête. A condition de contenir l'extrême-droite bretonne, mais au moins ça sera un problème local. Et Nantes pourrait bien faire aussi sécession pour un retour aux sources. Hervé56 !
a écrit le 22/07/2019 à 14:25 :
Le retour au moyen age; et les gent d'ames vont aussi redevenir des milices privées qui ne seront pilotés que par l'intérêt de ceux qui les payent. Il y a urgence à se débarrasser de ce gouvernement d' idéologie purement ultralibérale , jusque dans leur utilisation de la force publique. Et pendant ce temps, la température monte en flèche, la planète s'enflamme, et les trains qui alimentaient Paris en nourriture sont remplacés par des milliers de camions qui seront bientôt sur des routes à péage. La boucle est bouclée , UBU est le roi du marché au royaume de France, jusqu'à ce que ce système obsolète se bloque, comme tous les indicateurs montrent que ça arrivera, par le manque de ressources, d'énergie à bas cout, ou la montée brutalement exponentielle des températures. Mais en attendant, Macron continue ses dégâts dont beaucoup pourraient être irréversibles. Et les gogos le suivent, pilotés par la peur de la droite extrême organisée par les medias sous contrôle . Mais l'extrême ultra-libéral populiste Macron est déjà là et nous emmène à fond à fond à fond vers le mur! Il y a des jours ou je ne regrette pas de n'avoir plus qu'une trentaine d'année à vivre, si tout va bien, et pas d'enfants.
a écrit le 22/07/2019 à 14:22 :
Le retour au moyen age; et les gent d'ames vont aussi redevenir des milices privées qui ne seront pilotés que par l'intérêt de ceux qui les payent. Il y a urgence à se débarrasser de ce gouvernement d' idéologie purement ultralibérale , jusque dans leur utilisation de la force publique. Et pendant ce temps, la température monte en flèche, la planète s'enflamme, et les trains qui alimentaient Paris en nourriture sont remplacés par des milliers de camions qui seront bientôt sur des routes à péage. La boucle est bouclée , UBU est le roi du marché au royaume de France, jusqu'à ce que ce système obsolète se bloque, comme tous les indicateurs montrent que ça arrivera, par le manque de ressources, d'énergie à bas cout, ou la montée brutalement exponentielle des températures. Mais en attendant, Macron continue ses dégâts dont beaucoup pourraient être irréversibles. Et les gogos le suivent, pilotés par la peur de la droite extrême organisée par les medias sous contrôle . Mais l'extrême ultra-libéral populiste Macron est déjà là et nous emmène à fond à fond à fond vers le mur! Il y a des jours ou je ne regrette pas de n'avoir plus qu'une trentaine d'année à vivre, si tout va bien, et pas d'enfants.
a écrit le 22/07/2019 à 14:19 :
POurquoi donc nos LREM veulent à tout prix que le FN gagne les prochaines élections ?

Vous ne trouvez pas ça étrange vous ?

Merci en tout cas pour l'avertissement quand je dis que je pense que je vais finir par opter pour un cheval...

ALlez hu !
a écrit le 22/07/2019 à 14:04 :
Il y a encore des députés lrem qui n'ont rien compris au mouvement des gilets jaunes. Je pense qu'ils jouent avec le feu. Le boomerang est parti, ils ne vont pas tarder à le recevoir en retour. Ces routes ont été financées par le contribuable, elle doivent restées propriété de l'état Français. Il y en a marre de ces députés, qui pendant un moment de lucidité nous sortent des grosses conneries. Vivement que l'on supprime un maximum de députés et sénateurs.
a écrit le 22/07/2019 à 13:02 :
Une vignette globale dématérialisée est une bonne solution comme en Hongrie (e-matrica), vous payez soit en nombre de jours d'utilisation du réseau routier (pour les non-résident) soit à l'année pour les résidents. Le coût de cette vignette finance les infrastructures, y compris les autoroutes qui redeviennent public (c'est une honte la privatisation des autoroutes). C'est ce modèle que va appliquer l'allemagne, mais je suis sûr qu'en République Démocratique Populaire de France on va sortir une ENORME usine à gaz...
a écrit le 22/07/2019 à 12:19 :
A quand la privatisation des sentiers de randonnée ?
a écrit le 22/07/2019 à 12:01 :
super idée. paiement à l'usage ! je n'ai pas d'enfants, je ne paierai plus pour l'école, les crèches etc. je ne suis pas au chomage, je paierai pas pour pole emploi. je ne suis pas militaire, je ne vais plus payer pour l'armée. je n'ai jamais été hospitalisé, je ne vais plus payer pour l'hopital etc etc.
a écrit le 22/07/2019 à 11:50 :
Privatisation des routes,pourquoi pas,si cela apporte de nouvelles ressources aux collectivités locales exangues.La prochaine étape pourrait etre la privatisation de certains espaces de loisirs tels les plages et certains domaines touristiques montagneux.Cela soulagerait les finances de nombreuses municipalités.
a écrit le 22/07/2019 à 11:39 :
à quand les chemins vicinaux à péages ?
Ceci étant, voilà une preuve supplémentaire, si il en était besoin, de la faillite de l'état qui s'occupe de l'accessoire et surtout pas du principal !
a écrit le 22/07/2019 à 11:35 :
Rétablissement de l'octroi : quel progrès !

En Marche vers le moyen âge… (au profit des seigneurs)
a écrit le 22/07/2019 à 10:48 :
les portiques de péage me semblaient plutôt pertinents......ce sont les modalités qui ne l étaient pas......
privatiser l usage de la route me semble pernitieux, et lire cette analyse de la part d un libertarien veut tout dire.....
la route a un coût d usage......mais n a pas vocation à devenir un business.... c en est déjà un en partie avec les société "mondiales" qui s occupent de leur entretien, n en rajoutons pas une couche
deux options, soit un vignette soit une taxe au km sur tous les véhicules de plus de 3.5 tonnes.....
toute la problématique étant de transférer la taxe aux bénéficiaires du transport en question
a écrit le 22/07/2019 à 9:46 :
C'est tous les acquis d'après guerre que ce gouvernement veut défaire (retraite, sécurité sociale, etc.).
Réponse de le 22/07/2019 à 10:14 :
"que ce gouvernement veut défaire (retraite, sécurité sociale, etc.)".

Ce gouvernement LREM comme d'autre avant lui applique les demandes de la commission europeenne à majorité de droite, retraite, loi travail, privatisations ,SNCF ,nos barrages etc...
a écrit le 22/07/2019 à 9:42 :
Les routes nationales pourraient être privatisées puisque l etat n a plus les moyens de les entretenir. Nous sommes à 100% du PIB de dette et les français veulent payer moins d impots et de taxes tout en ayant plus de services publics. A un moment il faut arrêter les contradictions franchouillardes qui fait que l on veut le beurre et l argent du beurre si ce n est la fermière. Nous devons faire des choix explicites au lieu de rester dans la procrastination si confortable mais qui nous conduit dans le mur.
a écrit le 22/07/2019 à 9:41 :
La privatisation va a l'encontre de la liberté de circulation et de la libre concurrence si cher aux européistes!
a écrit le 22/07/2019 à 9:28 :
Mouais... vu ce qu'il est advenu d'une tentative bien moins radicale, l'écotaxe, je ne pense pas qu'une récidive en pire soit envisageable.
a écrit le 22/07/2019 à 9:25 :
surtout a l'encontre des actionnaires qui attendent des dividendes toujours bonifiés.
a écrit le 22/07/2019 à 9:08 :
.....privatiser ( et donc livrer appétit sans limite des lobbies ! )des infrastructures PAYEES par contribuables ne relève pas d'un "modèle" social mais de la MALHONNETETE de politiques ( merci Sarkosy ! )
a écrit le 22/07/2019 à 9:08 :
Si les routes nationales deviennent payantes . Le consommateur final, qui n' a éventuellement pas de voiture, va payer la note quand même. Le véhicule qui livre l'épicerie de quartier sera de fait taxé. Attention à ne pas franchir cette ligne rouge, voir bonnet rouge.
a écrit le 22/07/2019 à 8:42 :
Socialisation des pertes, privatisation des profits. C'est pas nouveau, nous l'avons vu/subit dans d'autres circonstances.
a écrit le 22/07/2019 à 8:31 :
Comment peut t'on signer les accords du CETA et avertir à propos du mercosur que les entraves au commerce, "c'est la guerre" et en même temps réinstaurer des péages partout?

Intellectuellement, c'est incohérent et ça va très vite se heurter au principe de liberté de circulation. Les autoroutes n'ont pu être "privatisée" que parce qu'il existe des alternatives sans péage (ce qui ne veut pas dire gratuites...).
a écrit le 22/07/2019 à 8:09 :
"D'autres pays européens disposent d'autoroutes gratuites à l'exemple de l'Allemagne" ça ne va pas durer, ça devait être payant en 2016 mais y a eu des recours (pays voisins ? Si c'est l'Autriche, c'est payant chez elle (vignette)). On devra payer (dématérialisé) une vignette selon la durée 20j, 2 mois, le prix dépendant de la pollution de la voiture (contrôle des immatriculations par les caméras qui s'occupent déjà des camions). Les autoroutes sont en travaux d'amélioration un peu partout, fini le béton, vive l'enrobé, l'Allemagne doit trouver un financement, via les gens qui roulent dessus, sont "pauvres". :-)

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