Lagardère, Bolloré, Arnault : les grandes manoeuvres avant 2022

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(Crédits : Reuters)
POLITISCOPE. Arnaud Lagardère s'est sauvé -provisoirement ?- des griffes d'Amber mais en coulisses, l'entrée de Bolloré qui rêve de recréer le grand Havas, l'activisme de l'ancien président Sarkozy et les ambitions de Bernard Arnault laissent présager des suites du feuilleton d'ici la présidentielle...

Le capitalisme français est un éternel recommencement. Il y a encore vingt cinq ans, les plus grands médias privés hexagonaux se partageaient entre les « trois H », c'est-à-dire Havas, Hachette, et Hersant. La bataille engagée autour du groupe Lagardère en pleine épidémie du Covid-19 n'est finalement que le énième épisode de cette longue histoire... L'arrivée tonitruante de Vivendi, groupe possédé par Vincent Bolloré, dans le capital de Lagardère est ainsi loin d'être anodine.

Si Arnaud Lagardère présentait récemment l'opération comme un « soutien amical », ajoutant dans Les Échos qu'il n'y aurait « pas de saison 2 avec Vincent Bolloré », ce dernier ne l'entend pas de cette oreille. Le magnat breton l'a dit et répété, son objectif est de constituer un empire multimédia d'ici 2022, bicentenaire du groupe familial. À cette date, Vincent Bolloré compte céder les rênes à ses quatre héritiers. En 2012, le publicitaire Jacques Séguéla, vice-président d'Havas, expliquait à La Tribune le véritable dessein de son ami Bolloré : « Sa volonté, c'est de reconstruire le grand Havas. Le Havas qui a créé Canal Plus, qui avait des parts dans RTL, qui était sa régie, qui avait des journaux et même Havas Voyages... Cela arrivera peut-être un jour si l'on est fusionné avec Vivendi. C'est une possibilité. » .

Déjà en 2011, Vincent Bolloré s'était introduit dans Vivendi par la petite porte. À l'époque, les commentateurs expliquaient...

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Commentaires
a écrit le 14/05/2020 à 11:44 :
Coup d'envoi des grandes manœuvres, de la grande manipulation pour les prochaines élections présidentielles.
Covid 19 ou pas, les ambitions et les intérêts personnels n'en n'ont que faire. Le changement ne pourra se faire que dans la douleur des révolutions et des guerres.
En attendant, le retour à la lutte des classes devient une évidence.
Réponse de le 14/05/2020 à 19:45 :
Je dirais même la guerre des classes : les élites mondialisées ont décidé d'avoir la peau des peuples, et elles sont passées à l'action. Le meilleur exemple ? La France de Macron (ça avait déjà bien commencé avec Hollande... un socialo !).
a écrit le 14/05/2020 à 11:36 :
IL faut se méfier des riches les plus radins, il y a de fortes chances à parier qu'ils ne soient plus que des coquilles vides, de vulgaires marionnettes des banquiers.

Les comptables ont fait un putsch sur l'économie réelle qui de ce fait, paralysée, s'écroule.

"Les banques existent depuis plus de 500 ans elles ne sont pas prêtes de disparaître !"

Pertinente vérité que j'ai lu ici-même. 500 ans, ça en laisse du temps...

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