Le locavorisme, une fausse bonne idée pour le climat

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(Crédits : Reuters)
LA CHRONIQUE DU "CONTRARIAN" optimiste. Quoi de plus intuitif que de consommer localement des produits alimentaires pour éviter les coûts du transport sur de longues distances et réduire ainsi l'émission de gaz à effet de serre. Mais c'est oublier que la part du transport est faible dans la production agricole.

L'un des arguments avancés par les contempteurs de la mondialisation est qu'elle favorise inutilement la multiplication des déplacements de marchandises sur de longues distances. Sans compter qu'elle pénalise les producteurs locaux, qui ne sont pas compétitifs en raison des faibles coûts de production de certains pays. En supprimant en partie ce transport, et donc en réduisant la consommation de carburant, on lutterait avec efficacité contre le réchauffement climatique, qui est devenue une urgence. Bref, consommer local aurait la vertu de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), de ne pas participer à l'exploitation de la main d'œuvre étrangère et de protéger l'emploi local. Cela semble frappé au coin du bon sens.

Sortir de la pauvreté

Pourtant, des études montrent que cela n'est pas si évident. D'abord l'intensification du commerce mondial a permis à des millions de personnes de sortir de la pauvreté. Si les salaires sont bas relativement à ceux des économies développées, ils n'en améliorent pas moins la situation difficile dans laquelle se trouvaient auparavant ces millions de personnes, issus majoritairement du monde agricole. En outre, les produits importés à des...

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Commentaires
a écrit le 10/02/2020 à 11:53 :
L'autre vertue d'une consommation locale c'est d'éviter de sombrer dans les caprices, comme manger des cerises en Décembre par exemple. Cela traduit une certaine humilité à savoir respecter les cycles de la nature, se contenter du nécessaire et l'apprécier. Bien sûr le commerce est nécessaire pour échanger les denrées qui ne sont produites que sous certains climats, mais pour le reste, pour les produits que l'on fait revenir alors qu'ils existent localement, comment cela se passe: En rayon, le prix du produit importé sera légèrement inférieur au prix du produit local, mais pour ces quelques centimes marginaux, le client aura profité d'une main d'oeuvre bon marché lointaine, engraissé les intermédiaires et fermé les yeux sur l'empreinte carbone du transport.
a écrit le 10/02/2020 à 9:08 :
Deux arguments contradictoires dès le départ à savoir la mondialisation a permis à la main d'oeuvre étrangère de sortir de la pauvreté, ok, mais ne voyagerait pas...

Vous avez passé un mauvais week-end ? En tout cas il donne pas envie cet article.
a écrit le 10/02/2020 à 8:19 :
Les producteurs de banane des Antilles appécieront le locavorisme...
Réponse de le 10/02/2020 à 15:54 :
Vous parlez des bananes empoisonnées à grands coups de produits toxico-chimiques interdits dans les pays civilisés et qui ont provoqués et continuent à provoquer des ravages sur la santé des indigènes, notamment avec des explosions de cancers de la prostate ? Ils peuvent se les garder, leurs bananes toxiques !
Réponse de le 13/02/2020 à 8:17 :
Le Chlordécone auquel vous faites allusion est interdit depuis 30 ans en France. Le problème est qu'il y a été interdit près de 15 ans après l'interdiction aux USA. Les bananes antillaises actuelles sont parfaitement sûres... et c'est l'une des rares productions exportables des Antilles françaises.
a écrit le 10/02/2020 à 0:59 :
Ah oui! Parlons en de la mondialisation agricole. Elle a eu comme conséquence de ruiner nbre de petits producteurs locaux alimentant l'agriculture vivrière notamment en Afrique francophone, concurrencés par les importations de céréales d'Europe plus compétitives et tt particulièrement de France , avec en prime la corruption des intermédiaires locaux, un des bienfaits de la Francafrique.
Ces petits producteurs ss débouchés sont venus grossir le lot de travailleurs journaliers miséreux des gdes villes vivant de l'économie informelle...La mondialisation a simplement déplacé et amplifié la misère des campagnes vers la périphérie des gds centres urbains d'Afrique.
Donc, arrêtez de nous balancer des articles qui assenent des contre sens sur les mérites de la mondialisation.
L'Inde, le plus gd des pays émergents bâtit son développement en partie en protégeant son agriculture et en recherchant l'auto suffisance alimentaire, ce qui est également le cas avec succès de bcp de pays du SE asiatique.
A vous suivre, on devrait ouvrir gd nos portes aux traités de libre échange agricole, comme le Mercosur et l'agrobusiness sud américain, au risque de menacer l'Europe de dépendance alimentaire et de perte des savoirs faire ds l'agriculture durable. A fuir !!
Oui! La mondialisation de l'industrie a effectivement contribué à sortir de nbreux pays du sous développement, à commencer par la Chine et son emprise sur l'industrie textile ds les années 80, dt elle sous traite désormais des pans entiers à des pays à bas salaire comme le Vietnam ou l'Éthiopie...
a écrit le 09/02/2020 à 21:01 :
Les gens n'ont pas de données pour faire un vrai bilan, c'est l'apparence qui fait les convictions (les avions 2-3% du CO2, la culture 20 ou 30% mais c'est vital, de cultiver pour manger (ou jeter quand y en a de trop), moins de voler dans les airs, surtout pour les loisirs...).
Le local permet de parler au producteur du coin, mais pas trop sinon ça l'empêche de travailler, la vente en direct n'est pas son métier, ça prend du temps, il faut une personne pour ça à temps presque plein. Faire du porte à porte individuellement, à part à vélo, ça pollue (celui qui produit des pommes et des choux, ce ne sont pas les mêmes, ça fait des km et du temps).
Trop local veut dire fini le camembert en Savoie (ouf j'aime pas) vu qu'il doit voyager (région de production voire AOP).
Même le verre pour l'écologie, il n'est pas si fameux, lourd = CO2 de transport. C'est complexe de faire des choix éclairés, toute activité pollue.
a écrit le 09/02/2020 à 19:02 :
Un article salutaire qui vient prouver que les bien-pensants qui consomment "vertueux" et qui nous font la morale ne comprennent rien à rien.
Réponse de le 09/02/2020 à 22:10 :
Nous faire croire qu'en achetant des produits d'ailleurs on les aide à se développer est une fumisterie ! En tout cas pas les paysans, en les payant à coup de lance pierre, et les faisant cultiver des denrées qu'ils n'utilisent pas et ne peuvent pas se payer, tout cela au détriment des cultures vivrières ! Il faut acheter des produits du commerce équitable pour qu'ils puissent en profiter un minimum.
Réponse de le 10/02/2020 à 1:17 :
Documentez vous d'abord sur les "bienfaits" et les " vertus "de la mondialisation tant vantée par l'OMC sur le monde agricole.
Après, vous pourrez peut-être claironner que vous comprendrez enfin tout à tout sur ce pb planétaire catastrophique, bien plus grave à moyen terme que l'augmentation des émissions de CO2 .
Réponse de le 10/02/2020 à 8:28 :
Oui c'est vrai ça ! Il faut vraiment être complètement crétin pour acheter se haricots verts aux maraichers du coin alors qu'on peut très bien les faire venir du Kenya ou du Chili. Marre de ces bien-pensants !
Réponse de le 10/02/2020 à 9:08 :
Ceux qui pensent que la mondialisation est finie se mettent le doigt dans l'oeuil!La France est une puissance exportatrice uniquement parce qu'elle a ouvert ses frontières aux biens des pays étrangers!

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