Le reconfinement ne doit pas prendre le dessus du plan de relance dans nos territoires
Stéphanie Goujon, directrice Générale du French Impact,
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... économie performante sur nos territoires, encore trop méconnue : il s’agit de l’économie sociale et solidaire, qui dessine un modèle efficace, humain, soucieux de l’environnement, au plus près des besoins et des citoyens. Par Stéphanie Goujon, directrice générale du French Impact et conseillère au Conseil Economique Social et Environnemental.
Connaissez-vous la start-up « Ma bouteille s'appelle reviens », basée à Valence ? Entreprise de consigne, elle a été créée à l'issue d'un grand mouvement de concertation entre citoyens et entreprises. Son ambition est à la fois économique (être pérenne, s'auto financer), sociale (employer des personnes éloignées de l'emploi avec un chantier d'insertion), et environnementale (c'est le principe même d'une consigne). L'entreprise emploie deux personnes aujourd'hui et se projette à 10 salariés d'ici 4 ans. On est loin des entreprises de la tech dites « licornes », locomotives médiatiques - et assurément il en faut, qui mesurent leur succès à l'aune du montant de leur levée de fonds. Pourtant, l'ambition de « Ma bouteille s'appelle reviens » n'est pas moindre et elle ne demande qu'à grandir. Ce type d'entreprise crée un maillage fondamental sur les territoires, favorisant l'insertion, le dialogue entre les acteurs économiques, la communication avec les citoyens. Elles apportent de la vie dans des endroits qui en ont cruellement besoin, auprès de populations qui se sentent délaissées. Et si l'écosystème permet de créer 1000 « Ma bouteille s'appelle reviens », dans des secteurs divers, considérons que c'est 100.000 emplois non délocalisables dont bénéficiera le territoire. Rappelons-nous cette campagne de publicité pour l'Artisanat « Première entreprise de France ».
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Pour conduire les transitions économique, écologique et solidaire que la crise a révélé d'autant plus nécessaires, toutes les énergies seront nécessaires. Il ne faut pas opposer ces deux modèles, celui de la licorne et celui de proximité, mais au contraire associer ces deux ambitions, les valoriser pour leur excellence propre, favoriser leur coopération pour faire éclore un modèle économique plus performant, social et écologique. Il faut un cadre pour intensifier les flux et échanges entre ces organisations : flux d'affaires, flux de compétences, flux relationnels. C'est une condition sine qua non pour assurer un développement économique durable et la cohésion sur les territoires.
Stéphanie Goujon, directrice Générale du French Impact,