• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Les leçons françaises du laboratoire grec

Photo de Ivan Best

André Grjebine

Publié le 01 avril 2015 à 06:20 - Mis à jour le 01 avril 2015 à 11:12

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Il faut imposer des réformes structurelles plutôt qu'une austérité destructrice. Par André Grjebine, directeur d'études au Centre de recherches internationales de Sciences Po

Décidément, l'ignorance de l'histoire qui semble caractériser les dirigeants de l'Union Européenne n'a pas de limite. Ils se sont déjà distingués, si on peut dire, en négligeant la leçon de la crise des années 1930, à savoir que mettre en œuvre une politique d'austérité en période de croissance faible ou nulle et alors que le chômage est déjà très élevé ne peut qu'amplifier la crise. C'est maintenant les conséquences des réparations infligées aux vaincus par le traité de Versailles qu'ils ignorent. Oubli d'autant plus étonnant que l'Allemagne était bien placée pour s'en souvenir en en ayant été la victime.

Imposer une véritable politique de réforme en Grèce... mais lesquelles?

Ce qui ne veut pas dire que l'Union Européenne doive continuer à accepter l'incurie des gouvernements grecs successifs, mais plutôt qu'elle doit imposer une véritable politique de réformes, encore faut-il s'entendre sur ce que signifie réformer un État. C'est moins l'intransigeance des créanciers de la Grèce qui est en cause que la nature des exigences qu'ils formulent. Comme l'a bien montré Romaric Godin dans ces colonnes , il y a un malentendu sur ce qu'il faut entendre par réformer l'État. Contrairement à ce que croient les autorités européennes, il ne s'agit pas de contraindre un pays à réduire le plus rapidement possible son endettement en lui imposant une austérité qui lui interdit de facto de procéder aux réformes nécessaires pour préparer son avenir. La question est plutôt d'obliger les pays à se réformer sans leur imposer une austérité contre-productive. Cette question ne se pose pas que pour la Grèce. Elle est en fait centrale pour sortir de la crise que connait l'Union Européenne et singulièrement les pays du Sud, France comprise.

La logique comptable n'a mené à rien

La logique comptable qui a été appliquée ne s'intéresse qu'à des équilibres statiques : dégager un excédent budgétaire primaire en réduisant les dépenses et (ou) en augmentant les recettes. Dans l'optique des autorités européennes, procéder à des réformes plus profondes ne peut que signifier renforcer la flexibilité des salariés et comprimer les coûts salariaux. C'est la logique qui prévaut aujourd'hui au sein de l'Union Européenne. Certes, cette logique peut à court terme améliorer la compétitivité, mais elle compromet la modernisation du tissu socio-économique.

Lier aide massive à une politique d'austérité: une stratégie contradictoire

Lier l'aide massive à une politique d'austérité est contradictoire. Dans un tel contexte, les faibles perspectives de la demande conduisent les entreprises à réduire leurs investissements. De ce fait, la baisse actuelle de l'euro n'a que peu d'effets sur les pays comme l'Italie ou la France qui ont connu une dégradation de leur appareil de production. Pour leur part, les gouvernements ont tendance à diminuer les investissements, notamment en matière d'éducation, de recherche et de santé, plutôt que les dépenses de fonctionnement autrement plus difficiles à réduire. C'est en général la partie la moins protégée de la population qui est la première victime de l'austérité. Selon un rapport rédigé par deux économistes grecs, Tassos Giannitsis (université d'Athènes) et Stavros Zografakis (université agricole d'Athènes), pour la fondation allemande Hans Böckler, le revenu des 10 % des ménages grecs les plus modestes a chuté de 86 % entre 2008 et 2012, alors que les foyers les plus riches ont perdu moins de 20%.

Quand l'aide accordée ne va pas de pair avec une réforme profonde et réelle (et pas seulement dans les discours) des structures socio-économiques, elle se perd dans les circuits administratifs, à moins qu'elle ne soit détournée. Les problèmes structurels ne font pas que paralyser l'efficacité de l'État, ils déteignent sur le secteur privé.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Et ailleurs ?

La Grèce apparait comme un concentré des problèmes qui se posent avec des doses variables dans d'autres pays européens aussi bien la France que l'Italie ou l'Espagne. Quand on voit la difficulté que le gouvernement français a eu pour faire passer les timides mesures de la loi Macron, on imagine ce qu'il en serait pour procéder à de véritables réformes dans les domaines où l'attachement au statu quo pénalise profondément nos économies : un système éducatif dont chaque année une partie notable de jeunes sortent sans aucun diplôme, sans parler de ceux qui obtiennent des diplômes « invendables » sur le marché du travail ; gaspillages inhérents à la formation permanente ; système de retraites dont le rééquilibrage exige un recul de l'âge de départ à la retraite et l'application aux fonctionnaires du droit commun, sans compter le développement de nouvelles sources d'énergie, réforme européenne s'il en est. Comment un Etat qui, malgré un vote unanime à l'Assemblée Nationale, n'est pas capable d'imposer l'écotaxe à quelques milliers de routiers et d'agriculteurs bretons pourrait-il entreprendre des réformes d'envergure susceptibles à la fois de réduire nos dépenses publiques et d'induire plus de souplesse et d'efficacité dans le comportement des acteurs sociaux ?

Le dilemme du prisonnier

En schématisant, en matière de réforme, on peut distinguer les pays en fonction de la réponse qu'ils privilégient au dilemme du prisonnier. Celui-ci caractérise en théorie des jeux une situation où deux joueurs auraient intérêt à coopérer, mais où, faute de confiance entre les deux, chaque joueur choisira de trahir l'autre. La raison en est que si l'un coopère et l'autre trahit, le coopérateur est fortement pénalisé. Pourtant si les deux joueurs trahissent, le résultat leur est moins favorable que si les deux avaient choisi de coopérer.

En Allemagne et plus encore dans les pays scandinaves, les individus confient leurs intérêts, au niveau national, à des organisations syndicales puissantes qui tiennent compte de l'intérêt général dans la mesure où elles regroupent une grande partie des salariés, et à l'échelle des entreprises, à des représentants élus qui participent au pouvoir (cogestion). La coopération est donc privilégiée. Au contraire, dans les pays où les partenaires sociaux sont faibles et leur représentativité réduite, comme en France, chacun tend à privilégier la défense de ses avantages acquis et il le fait en s'alliant avec ceux qui partagent ses avantages.

Faute d'être assuré de sa démarche par son appartenance à une organisation syndicale puissante, chaque groupe social a toujours peur d'être berné, de perdre ses avantages sans en gagner d'autres. D'où la difficulté de procéder à des réformes. Selon un rapport de l'Institut Bertelsmann (Policy Performance and Governance Capacities in the OECD and EU, avril 2014) qui tente de mesurer la capacité de l'exécutif de mener des réformes, les pays du premier groupe se classent tous parmi les premiers (les quatre premières places sont occupées par les pays scandinaves, l'Allemagne est 8eme), alors que les pays du second groupe sont mal classés (Espagne 22eme, France 27eme, Italie 29eme, Grèce 38eme sur 41, etc.).

Le rôle de l'Union européenne

On peut donc avoir des doutes sur la capacité des pays du second groupe à mettre en œuvre les réformes nécessaires pour moderniser leurs relations sociales et, plus généralement, leur économie. Dans cette optique, l'intervention de l'Union Européenne pourrait s'avérer essentielle.
Elle pourrait, tout d'abord, conditionner l'octroi de prêts à la mise en œuvre de réformes structurelles dans les domaines mentionnés. Comme l'a récemment suggéré Emmanuel Macron, la première incitation pourrait consister à sortir les sommes consacrées à l'investissement des calculs du déficit et de la dette. En même temps, en démultipliant le Plan Juncker, une stratégie communautaire pourrait être mise en œuvre, notamment en matière de développement de nouvelles énergies. Ce programme serait financé par des crédits à long terme et à faible taux d'intérêt accordés par la Banque centrale européenne. Ils ne seraient remboursables que quand le taux de croissance de la zone euro dépasserait un certain niveau et que les recettes publiques augmenteraient en conséquence.

Compte tenu de l'importance qui serait ainsi impartie au budget européen ou à un organisme communautaire spécialement créé pour organiser et financer les opérations envisagées, on imagine mal qu'il ne soit pas soumis à un contrôle politique, soit du Parlement européen, soit d'un ministre des finances de l'UE, amorce d'un véritable gouvernement communautaire. Reste à savoir dans quelle mesure les blocages politiques et institutionnels propres au fonctionnement de l'Union Européenne pourraient être levés pour assurer la mise en œuvre d'une telle politique.

André Grjebine

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats