Les poissons sont-ils menacés par la surpêche?
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Des employés d'un bateau de pêche chargent des thons dans le Port Victoria aux Seychelles.
Reuters
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Des employés d'un bateau de pêche chargent des thons dans le Port Victoria aux Seychelles.
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Cette semaine, Emmanuel Macron a annoncé la tenue à Brest au début de l'année prochaine - année où la France présidera l'Union européenne - d'un sommet intitulé "One Ocean" qui visera à tracer "un cadre de protection de la haute mer" dans la lignée du sommet sur la biodiversité qu'il avait tenu à Marseille.
Commentant la décision, Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, et proche d'Emmanuel Macron, a indiqué que l'un des axes de travail du sommet porterait notamment sur le cadre juridique qui s'applique dans les eaux internationales - celles-ci débutent à partir de 200 milles marins de la côte, soit quelque 370 km -, car cette zone, selon Richard Ferrand, "n'appartient à personne", une absence de responsabilité sur laquelle "les discussions patinent depuis soixante ans".
En attendant de voir ce qui ressortira concrètement d'un tel sommet, cette situation favorise la pêche illégale, autrement dit le risque de réduire dangereusement le nombre et la diversité des poissons et autres fruits de mer.
Une étude réalisée par Hannah Ritchie et Max Roser de Human Progress, un site spécialisé notamment sur la data, relativise le risque d'extinction des ressources halieutiques, même si la situation peut être critique en certains lieux. La première raison est d'abord à chercher dans la hausse des besoins. La production mondiale de poissons et de fruits de mer a quadruplé durant les 50 dernières années en raison du doublement de la population mondiale et du fait que chaque individu en consomme presque le double qu'il y a un demi-siècle, soulignent les auteurs.
La première conséquence en a été la surpêche des poissons sauvages, menacés d'extinction par un rythme de prélèvement supérieur à celui de la reproduction. La solution a été de développer l'aquaculture, l'élevage de poissons, dont le volume est désormais supérieur à celui de la pêche d'espèces sauvages. Ainsi, à travers le monde, en 2015 (dernières données répertoriées), 200 millions de tonnes sont pêchées dont quelque 107 millions de tonnes provenant de l'aquaculture. A titre de comparaison, en 1980, 76 millions de tonnes étaient pêchées à travers le monde dont 8 millions de tonnes provenaient de l'aquaculture.
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