• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Plaidoyer pour la sous-traitance industrielle

Thierry Charles

Publié le 30 juin 2019 à 05:28

Thierry Charles.

Thierry Charles.

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Le dernier rapport des députés Fasquelle et Sommer (2019) se consacre à une étude dont on ignore s'il faut la qualifier d'utopique ou de téméraire. Dans la mesure où pour la plupart des analystes, si le corps bouge encore, le pronostic vital est engagé, et pour les autres, la messe est dite. Toujours est-il que l'industrie française (et notamment la sous-traitance) n'échappe pas aux grandes mutations de ce début de siècle. Par Thierry Charles, directeur des affaires juridiques chez Allizé-Plasturgie(*).

Le 26 juin 2019, le rapport d'information sur les relations entre les grands donneurs d'ordre et les sous-traitants dans les filières industrielles des députés Daniel Fasquelle & Denis Sommer [rapporteur] était présenté devant la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

Un nième rapport sous forme de « plaidoyer pour la sous-traitance industrielle » qui fait lui-même suite au précédent rapport de Martial Bourquin, sénateur du Doubs sur les « relations entre donneurs d'ordre et sous-traitants dans l'industrie » (à l'origine des évolutions législatives de la loi Hamon du 17 mars 2014) et du fameux rapport « Volot » sur le dispositif juridique concernant les relations interentreprises et la sous-traitance du médiateur des relations inter-industrielles et de la sous-traitance en 2010. Aux mêmes maux les mêmes remèdes !

Fiscalité inadaptée

Pour mémoire , rappelons qu'à l'occasion du Midest [Marché International pour la Diffusion Européenne de la Sous Traitance.] en 2004, le Comité Nationale de la Sous-traitance (CENAST) lançait déjà un cri d'alarme sur l'avenir « gravement menacé » de la sous-traitance industrielle française :

« A quoi servira-t-il de s'ouvrir à de nouveaux marchés, aussi prometteurs soient-ils, si l'outil de production a disparu ? Il faut que la France continue à produire. Elle a besoin pour cela d'un réseau d'entreprises sous-traitantes puissant et dynamique. »

Outre que les rapporteurs de l'époque craignaient déjà que la production disparaisse à terme si elle n'était pas soutenue et si les délocalisations se poursuivaient, ils stigmatisaient une fiscalité inadaptée, la dégradation des relations avec les donneurs d'ordre, la multiplication des pratiques abusives, une régulation désordonnée et l'absence de soutien financier.

Ainsi, ce nouveau rapport de 2019 se consacre à une étude dont on ignore s'il faut la qualifier d'utopique ou de téméraire. Dans la mesure où pour la plupart des analystes, si le corps bouge encore, le pronostic vital est engagé, et pour les autres, la messe est dite. Toujours est-il que l'industrie française (et notamment la sous-traitance) n'échappe pas aux grandes mutations de ce début de siècle.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune
« On croit fabriquer des automobiles, on fabrique une société »,écrivait dans les années 1960 Bernard Charbonneau.

Elle n'échappe pas non plus au mouvement général des idées, puisque les rapporteurs parmi la vingtaine de propositions retiennent l'idée d'aider les sous-traitants à s'approprier la technologie de la « blockchain » en incitant les donneurs d'ordre à mettre en place des outils numériques à géométrie variable dans lesquels les sous-traitants pourraient plus facilement s'intégrer.

Soupçon permanent du retard avec l'Allemagne

En janvier 2010, l'ampleur du succès des « Etats Généraux de l'Industrie », dont le projet était de redonner à la France une véritable « ambition industrielle », avait déjà profondément renouvelé le débat. L'industrie était à nouveau ressentie comme un impératif, et la sous-traitance y prenait toute sa part, pour y revenir 10 ans plus tard stigmatisant les mêmes causes à défaut d'en célébrer les premiers effets ! C'est bien connu, le Président Georges Pompidou le déplorait dans les années 1970, les Français n'aiment pas leur industrie.

D'ailleurs, la France a-t-elle jamais eu une politique industrielle digne de ce nom, s'interrogeait le Premier ministre Jacques Chaban-Delmas en 1970. Le constat de ce baron du gaullisme était déjà cruel : « Fragile économiquement [...], la France prend du retard sur les grandes nations industrielles [...]. [La société] est bloquée par l'état de notre économie [...]. Et elle est malade des insuffisances de notre industrie. »

Le soupçon permanent de retard par rapport à l'industrie allemande a toujours entaché son image. Au demeurant, les français ne savent pas eux-mêmes qu'ils ont été une grande nation industrielle. Dans une sorte de complexe, probablement lié à nos défaites militaires, qui furent d'abord mécaniques (souvenons-nous que De Gaulle plaida en vain dans son ouvrage : « Vers l'armée de métier », en faveur de la motorisation de l'armée), nos compatriotes considèrent que l'Allemagne est « La » nation industrielle en Europe.

Rôle de précurseur

Ce n'est qu'en partie vrai, car historiquement, la France a produit au début de l'ère industrielle davantage d'ingénieurs.

Dans les commencements de l'automobile, les Français ont joué un rôle de précurseur, grâce à Panhard et Levassor, à la famille Peugeot et même à Michelin. Nicolas Sarkozy, « le président des usines », comme il aimait à se définir, rappelait d'ailleurs, dans le discours prononcé le 4 mars 2010 à Marignane, à l'occasion de la conclusion des Etats Généraux de l'Industrie (EGI) : « La France, avec la Grande Bretagne, a été pionnière de la révolution industrielle. Denis Papin, Nicéphore Niepce, Clément Ader, Gustave Eiffel, Marcel Dassault, nos grands inventeurs, nos capitaines d'industrie, et des milliers de familles d'ouvriers anonymes ont écrit de grandes pages de notre histoire de France et fondé la France industrielle ».

Perçue depuis Colbert comme une éternelle mineure sous tutelle, incapable de se développer sans le soutien permanent de l'Etat, deux points ont sans doute entravé notre capacité de développement : le mépris du commerce et de l'argent. Sans entrer dans une analyse de « l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme » de Max Weber (tant il est vrai que l'économie est d'abord une culture nourrie d'histoire), on doit considérer que les allemands sont probablement aussi bons commerçant qu'industriels.

Quant aux Anglais et aux Américains, ils ont su très tôt se doter de moyens financiers, facilitant leurs conquêtes, alors que la France en est encore à prôner une plus forte mobilisation des investisseurs institutionnels au bénéfice de l'industrie [voir l'exemple « Manurhin », leader mondial de la machine de cartoucherie ou l'éternel débat autour des délais de paiement].

Ce qu'il y a derrière l'idée de "fin de l'industrie"

Aujourd'hui, avec la crise, on ne la croit plus capable, au sein de nos élites, de créer des emplois ni même de les conserver. On a ainsi vu se développer la thématique de la « fin de l'industrie », autour de l'idée que le politique semblait voué à accompagner avec résignation « l'exode des fabriques », quand il ne défendait pas parfois les vertus du « sans usines ». Mais, ne nous y trompons pas, au-delà de ce focus autour de la sous-traitance industrielle, c'est bien la pérennité de l'industrie française dans son ensemble, en raison d'un incorrigible gallocentrisme, qui risque demain d'être remise en cause face à la concurrence des pays émergents, et avec comme principale conséquence d'ouvrir une nouvelle période d'exode industriel, sans doute la dernière.

___

L'AUTEUR

Thierry Charles est directeur des affaires juridiques chez Allizé-Plasturgie, docteur en droit, et membre du Cercle Montesquieu.

Thierry Charles

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats