Pologne : l'Europe peut-elle s'opposer à un pouvoir sorti des urnes ?

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La pologne va-t-elle clarifier ses réformes auprès de l'UE ?
La pologne va-t-elle "clarifier" ses réformes auprès de l'UE ? (Crédits : KACPER PEMPEL)
[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, l'Europe peut-elle s'opposer à la Pologne ?

La Pologne est menacée par la commission européenne de mise sous surveillance, depuis le vote le 30 décembre dernier d'une loi qui remet en cause l'indépendance des médias publics.

Le parti conservateur et eurosceptique Droit et Justice (PiS), qui a remporté les législatives d'octobre, semble vouloir museler les contre-pouvoirs. Il revendique déjà un programme anti-migrants et nationaliste. Face à ce que certains observateurs décrivent comme une dérive vers un régime autoritaire, comment peut réagir l'Europe ? Au-delà des menaces, quelles mesures peut-elle prendre ?

Pour en débattre, Jacques Rupnik, directeur de recherches à Sciences Po et spécialiste Europe centrale et orientale, Andrzej Byrt, ambassadeur de Pologne en France et Jean-Louis Bourlanges, ancien député européen.

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Commentaires
a écrit le 07/01/2016 à 19:22 :
L'UE avec un pouvoir, bigre!! Mais au fait, il est où le plombier Polonais, parce qu'avec lui, il n"y aurait plus de problème pour ressouder tout ce petit monde !!!
a écrit le 07/01/2016 à 12:11 :
Quelques éléments du puzzle polonais :
1. Le rapport du think tank Global Financial Integrity ( http://www.gfintegrity.org/issues/data-by-country/ ) indique que la Pologne, la huitième économie de l’UE, est le seul pays européen dans les top 20 mondial en ce qui concerne la valeur des transferts financiers illicites à l’étranger. Selon le rapport le plus récent du 2013, la Pologne a un meilleur score que le Vietnam et le Kazakhstan, mais notre situation est pire que celle de l’Iraq ou de l’Azerbaïdjan. Bref, au milieu de l’Europe, on est plus exploité par de grandes multinationales que de pauvres pays asiatiques.
2. Le nombre de transferts illicites a triplé (!!!) entre 2007 et 2008, le moment d’arrivée au pouvoir du parti néolibéral avec le premier ministre Donald Tusk.
3. Après les élections du 2015, gagnées par la droite, l’Union Européen lance un débat sur l’état de la démocratie en Pologne. Qui est le président du Conseil européen à partir du décembre 2014 ? Le même Donald Tusk qui au cours de 7 ans de gouvernement a réduit la Pologne à un pays du tiers-monde et qui influence aujourd’hui la politique économique de toute l’Europe.
Bref, une chose est de critiquer une option politique que l’on n’aime pas, une chose différente est de contester le choix démocratique d’une nation fatiguée par la corruption.
a écrit le 06/01/2016 à 15:12 :
Poser cette question c'est déjà y répondre. Non l'Europe ne peut et ne doit s'opposer aux votes des états membres car ce serait la fin des démocraties et le début d'une oligarchie européenne à la botte des américains qui nous transformerait en consommateurs macdonaldisés. Nous subissons assez le pouvoir monarchique ultra minoritaire de notre pays pour en plus, supporter un équivalent européen. Les peuples doivent conserver leur droits à l'autodétermination même si cela dérange les fonctionnaires de Bruxelles dont tout le monde ignore l'identité.
a écrit le 06/01/2016 à 12:32 :
L'UE de Bruxelles veut s'imposer comme une dictature qui cache son jeu mais que certain pays perçoivent! L'uniformisation d'un continent n'est pas un bon remède mais des convergences interétatique librement consentie peuvent y remédier!
a écrit le 06/01/2016 à 12:25 :
L'Europe peut-elle s'opposer à un pouvoir sorti des urnes ? Je ne crois pas qu'on se soit posé la question pour la Grèce.

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