Pourquoi les jeunes Européens se radicalisent pour faire le djihad

#JeSuisCharlie Dans les pas de Saliha, mère d'un jeune djihadiste mort en Syrie, ce portrait sensible fait résonner la douleur des familles de "radicalisés", aujourd'hui inaudible.
(Crédits : DR)

En août 2013, du jour au lendemain, Sabri, le fils de Saliha, a quitté leur maison confortable de Bruxelles pour partir en Syrie "faire le djihad". Il avait 19 ans. Trois mois plus tard, ses parents, ses frères et sa petite sœur ont appris tout aussi brutalement son décès "présumé", puisque la mort des jeunes Européens enrôlés par Daech et disparus en Syrie n'est pas reconnue par les États dont ils sont ressortissants. De Sabri, que sa famille dévastée continue d'aimer et de pleurer, ne reste qu'une chambre vide, peuplée de souvenirs déconnectés du combat mortifère qu'il a embrassé. Face à ce deuil difficile, Saliha et son mari se lient avec d'autres personnes dont les enfants sont partis en Syrie, en France et en Belgique. Ensemble, ils s'épaulent, cherchant à comprendre comment leurs fils et filles ont pu si rapidement couper des liens qui, pour les parents, se sont transformés en plaie vive. Du Parlement belge aux classes de lycée, Saliha prend la parole pour témoigner de son deuil et agir, à sa manière, contre les réseaux djihadistes. Luttant contre l'ostracisme qui frappe les familles, elle dénonce aussi le "laxisme" des autorités vis-à-vis des recruteurs.

Dans un double mouvement, Jasna Krajinovic filme son intimité avec les siens, et la suit dans ses rencontres publiques. Avec tact et sensibilité, elle nous permet d'entendre et de comprendre une douleur devenue difficilement audible.

 (Source ARTE)

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Commentaires 11
à écrit le 12/01/2016 à 0:05
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Pour vu qu'ils reviennes plus les paren sont pas avertis mon œil ?

à écrit le 12/01/2016 à 0:02
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Ils nous enmerdras ?

à écrit le 11/01/2016 à 8:26
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La question est elle même biaisée : européens ?

à écrit le 10/01/2016 à 23:22
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L'être humain est complexe et les ados fragiles. Ces parents n'ont rien vu et en souffrent comme ceux qui ont eu un petit qui s'est suicidé, est mort du jeu du foulard, se drogue ou est anorexique. Tous ces parents-là sont des parents normaux, ils n'...

le 11/01/2016 à 9:04
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Enfin un commentaire plein d'humanité...

à écrit le 10/01/2016 à 18:58
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n'en déplaise à la bien-pensance médiatico politique nous sommes bien dans un conflit de civilisation ou l'échec de la double culture nous explose ( propre et figuré) au visage ; les évènements de cologne nous le rappelent encore une fois ; les recru...

à écrit le 10/01/2016 à 18:57
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la douleur des familles de "radicalisés" ?? et une fois de plus, on pleure sur le sort des assassins plutôt que sur celui des victimes !!! Ces familles auraient moins de "douleur" si elles surveillaient leur progéniture et dénonçaient la radicalisati...

le 10/01/2016 à 20:23
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Vrai. Et à chaque interview de parents, proches ou voisins de djihadistes, c'est toujours le même discours: c'était un gentil garçon, tout à fait normal, il disait bonjour et merci, jamais on se serait douté, patati et patata....

le 11/01/2016 à 9:50
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Votre post est plein d'a priori et dé généralisation. Ces familles ne sont pas des islamistes, mais n'ont tout simplement rien vu venir, comme certains découvrent que leur fils fait du trafic ou leur fille se prostitue ou d'une manière générale que l...

le 11/01/2016 à 11:46
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@mjj et Harpagon: les parents n'ont rien vu venir ? cela prouve tout simplement qu'ils ne s'occupent pas de leurs enfants !!! il faut appliquer les lois israéliennes, à savoir qu'à la moindre incartade, on vire toute la famille qui n'a rien vu, rien ...

à écrit le 10/01/2016 à 17:20
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Facile de dénoncer le laxisme des autorités par rapport aux recruteurs. Dès que le dossier d'un recruteur ou djihadiste laisse une petite place à interprétation, les islamo-gauchistes de Libé, Mediapart et consorts font un article pour dénoncer l'ar...

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