À Toulouse, Gérald Darmanin confirme l'entrée en vigueur de l'impôt à la source en 2019

Gabriel Kenedi

Gabriel Kenedi
En visite à Toulouse lundi 13 novembre 2017, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin a confirmé l'entrée en vigueur du prélèvement à la source au 1er janvier 2019. Il s'est donc rendu au service des impôts des particuliers de Balma pour s'entretenir avec les agents, puis dans les locaux de GSF Atlantis, l'une des 600 entreprises françaises qui ont accepté de participer à une phase de test (dont le CHU de Toulouse).
Réforme phare de la fin du quinquennat de François Hollande, l'impôt à la source devait initialement entrer en vigueur le 1er janvier 2018. Poursuivie par le gouvernement d'Edouard Philippe, elle est donc reportée d'un an.
Une manière, surtout, de donner plus de temps aux entreprises pour se préparer, et de permettre au gouvernement de mieux expliquer la réforme aux contribuables.
Pour le ministre des Comptes publics, qui présentera sa réforme devant le Parlement mercredi 17 novembre prochain, à l'occasion du projet de loi de finances rectificatif, une telle réforme de la fiscalité est nécessaire :
D'après le gouvernement, l'impôt à la source sera plus lisible et s'adaptera en temps réel aux changements de situation des Français. Le gouvernement prévoit par ailleurs un accompagnement renforcé des contribuables et des collecteurs pour mettre la réforme en place. "L'anonymat du salarié sera garanti s'il le souhaite", a également assuré M. Darmanin.
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Il n'en reste pas moins que la réforme de l'impôt sur le revenu suscite de nombreuses inquiétudes. En termes de coût, d'abord. Un rapport du Sénat l'avait évalué à 1,1 milliard d'euros. Faux, répond le ministre :
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Les entreprises, notamment les plus petites, craignent une usine à gaz. Sophie Garcia, la nouvelle présidente du Medef Occitanie, s'insurge :
Et à la patronne du Medef d'ajouter :
En marge de sa visite au centre des impôts pour particuliers de Balma, Gérald Darmanin a par ailleurs été interpellé par des agents des finances publiques, à l'appel du syndicat Solidaires.
"On a encore un an pour expliquer notre réforme aux contribuables et aux entreprises", a conclu le ministre des Comptes publics lors de sa visite de terrain.
Gabriel Kenedi
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