Le pont Simone-Veil aura entre un et trois ans de retard

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
Comment construire les piles du futur pont Simone-Veil ? Bordeaux Métropole et le groupe bordelais Fayat ne sont pas d'accords et l'ont confirmé hier. Les deux parties ont acté "une divergence d'ordre technique et juridique concernant le marché de construction du pont". Autrement dit, le constructeur Fayat estime que pour construire les piles du pont, des batardeaux, enceintes de travail en palplanches, ne sauraient suffire tant la qualité du sol est mauvaise et les courants importants. L'entreprise estime que ces batardeaux devraient être protégés, alourdissant la facture de 18 M€. Bordeaux Métropole, qui a attribué le marché de la construction du pont en juillet 2017, pour 70 M€ HT, au groupement d'entreprises Razel-Bec (mandataire), ETPO, Fayat TP, SEFI-Intrafor, Baudin-Châteauneuf et Barbot CM, n'est pas de cet avis en s'appuyant sur le bureau d'études Egis.
La situation étant dans l'impasse, le tribunal administratif va devoir désigner dans le cadre d'une procédure amiable un expert médiateur qui sera missionné pour dire qui des deux a raison. D'ici là, le chantier du pont lui-même n'avancera pas. Seuls pourront se poursuivre les travaux qui ne sont pas concernés par ce différend, à savoir aux débouchés du pont la trémie et la tranchée couverte. Mais la livraison de l'ouvrage, prévue pour mai 2020, sera repoussée d'un an a minima, et peut-être de deux à trois ans si le médiateur estime que Fayat est dans le vrai.
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Long de 545 mètres, le pont Simone-Veil, initialement baptisé pont Jean-Jacques-Bosc, doit relier les deux rives de la Garonne etplus précisément déboucher rive gauche à Bègles et rive droite à proximité de la salle de spectacles Arena à Floirac. Le retard considérable pris dans l'affaire, dans une ville déjà soumise à 1400 chantiers en cours rendant la circulation infernale, pose désormais la question de la réouverture du pont de pierre aux automobilistes. Alain Juppé avait décidé une expérimentation le réservant aux transports en commun, aux vélos et aux piétons. Depuis l'expérimentation a été prolongée, au grand dam des maires de la rive droite et de nombreux commerçants. Le litige Fayat / Métropole va peut-être rebattre les cartes. Prochain comité de pilotage pour le pont de pierre le 5 juillet. Le maire de Floirac, Jean-Jacques Puyobrau, a déjà prévenu :
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