Le périphérique toulousain en partie rallumé

Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
Au fil des mois voire des années, les Toulousains ont pu remarquer que "leur" périphérique était de plus en plus plongé dans le noir en raison de l'absence d'éclairage opérationnel. "Les usagers nous ont adressé plusieurs courriers sur cette situation et ses limites", admet même Émilion Esnault, adjoint au maire de Toulouse en charge de l'éclairage public. La raison de cette plongée dans le noir ? La dégradation de l'éclairage existant, le vol de câbles et l'obsolescence des infrastructures qui engendrent cette extinction progressive et subie.
Jusqu'à présent, c'est une convention entre la Ville et l'État datant de 1994 qui encadre la gestion de l'éclairage sur l'infrastructure routière. Mais l'ampleur des travaux à réaliser pour remettre en état de marche les équipements dépassait largement la mission du simple entretien courant à la charge de la mairie.
En effet, c'est une enveloppe de 8 millions d'euros qui a été débloquée par l'État pour réaliser la totalité des travaux. Ce nouveau schéma directeur de l'éclairage du périphérique va être mis en place avec 4 priorités majeures.
Cette modification dans l'éclairage a d'autres conséquences. "Le périphérique a été prévu pour être éclairé, par conséquent ces changements ont des incidences sur la signalétique", explique Hubert Ferry-Wilzek, le directeur interdépartemental des routes du sud-ouest. Ainsi, des travaux ont déjà été entamés sur la peinture et sur les panneaux pour les rendre compatibles avec l'absence d'éclairage.
Dans sa totalité, ce programme de travaux va concerner l'ensemble des 15 diffuseurs urbains, soit 67 bretelles de diffuseur, et 7 nœuds entre voies rapides, ce qui représentent 31 branches de nœud. Pour les bretelles dont le cas est jugé simple, les travaux seront réalisés entre la fin d'année 2018 et la fin du premier semestre 2019. Pour celles nécessitant des études plus approfondies, les aménagements seront effectués entre le second trimestre 2019 et la mi 2020.
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Au total, ce n'est pas moins d'une vingtaine de kilomètres du périphérique qui est concernée par ces futurs travaux sur les 34 que compte l'infrastructure qui accueille chaque jour 400 000 automobilistes. Cette vingtaine de kilomètres représente les installations qui appartiennent à l'État et qui sont gérées au quotidien par la direction interdépartementale des routes du Sud-Ouest (A620, ouest du périphérique, A621 accès à l'aéroport et A624 vers Auch).
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Le reste du périphérique fait l'objet d'une concession à Vinci (l'est du périphérique notamment). Par conséquent, des discussions sont actuellement en cours entre le groupe et les services de l'État pour adopter un plan similaire sur l'autre partie du périphérique.
Pierrick Merlet