Gestion de l’eau : comment font les autres métropoles ?
Israa Lizati
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Robinet d'eau
Flickr/Cha già José
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Robinet d'eau
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Jusqu'ici, en terme d'eau et d'assainissement, chaque commune de la métropole pouvait sélectionner le mode de gestion qui lui convenait le mieux. Sur le territoire de Toulouse Métropole il y près de 14 différents choix de gestion. Par exemple, Brax, Tournefeuille, Pibrac, ou encore Colomiers disposent d'une régie publique tandis que d'autres font appel à des entreprises privées pour une délégation de service public (DSP) comme Toulouse avec Veolia et Balma avec Suez.
Cependant, la gestion de l'eau et son assainissement sont dorénavant des compétences métropolitaines qui doivent être gérées de façon unique dès 2020 pour l'ensemble des 37 communes du territoire métropolitain. Les élus devront ainsi trancher, mi-décembre prochain, entre un gestionnaire privé ou public. Ce nouveau mode de fonctionnement unique fera, entre autres, baisser les prix dans plusieurs communes et augmenter dans d'autres. Aujourd'hui, il existe une quinzaine de grilles avec des prix de l'eau et de l'assainissement qui vont de 3,13 euros à 4,75 euros TTC/m3, dont 3,73 euros TTC/m3 à Toulouse, d'après les chiffres relevés par le Codev. La décision pourrait également avoir des conséquences sur le niveau d'endettement de la collectivité.
À l'occasion d'une conférence organisée par le Codev (instance d'expression citoyenne de Toulouse Métropole) le 24 octobre dernier, Hervé Paul, président de la commission eau, assainissement et énergie de la Métropole Nice Côte d'Azur ainsi que du conseil d'administration de la régie Eau Azur et Tristan Mathieu, délégué de la Fédération professionnelle des entreprises de l'eau (FP2E) ont débattu autour des deux modes de gestion.
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Dans le cas niçois, le choix s'est porté pour une régie en 2013 pour une mise en service en février 2015. Dans ce contexte, a été créée Eau Azur, une entreprise publique dédiée qui s'occupe de la gestion et distribution d'eau des 49 communes que compte ce territoire "très disparate" où il y autant "de côtes et de littoral que de vallées et de montagnes". Hervé Paul, le président de la commission eau, assainissement et énergie de la Métropole Nice Côte d'Azur, explique que c'est le "facteur solidarité" qui a guidé ce choix de régie publique sur un territoire qui était une DSP "depuis plus d'un siècle". Pour cet élu, la régie a été le moyen pour la collectivité de reprendre les rênes.
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Israa Lizati
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