Aéroport de Toulouse : l'inquiétude des actionnaires locaux

Pierrick Merlet

Aéroport Toulouse-Blagnac
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Aéroport Toulouse-Blagnac
Rémi Benoit
Depuis un an, les rumeurs quant à un probable départ du consortium chinois Casil Europe de l'actionnariat de l'aéroport Toulouse-Blagnac se multiplient. Elles semblent aujourd'hui se confirmer. D'après une information publiée par La Dépêche du Midi mardi 22 janvier, confirmée à La Tribune par l'un des candidats à la reprise, la banque parisienne Lazard a été mandatée pour gérer la vente des 49,99% de Casil. Selon nos sources, une vingtaine de candidats se sont déjà manifestés pour les acquérir.
De son côté, le maire de Toulouse et président de la Métropole, Jean-Luc Moudenc a fait savoir que "lors des réunions de conseils du mois dernier, jamais Casil n'a évoqué pareille hypothèse !".
Une information qui inquiète les élus locaux sur les évolutions à venir dans l'actionnariat de l'Aéroport Toulouse-Blagnac. L'État a la possibilité depuis 18 avril 2018 et ce pendant un an, de mettre en œuvre l'option de vente à Casil Europe de ses 10,01% de parts restantes au sein de l'aéroport de Toulouse.
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Devant la pression des actionnaires locaux (Région, Département, Métropole et CCI) et les agissements de Casil Europe à propos des dividendes reversés aux actionnaires, le gouvernement avait fait savoir qu'il n'activerait pas cette option de vente "pour le moment". Une victoire pour les actionnaires locaux de courte durée ? Ils craignent que le départ de Casil Europe - si celui-ci se confirme par des faits - ne fasse revoir la position du gouvernement sur la gestion de ses 10,01% restants.
Une lettre qui, pour le moment, n'a pas reçu de réponse provenant du gouvernement.
Pierrick Merlet