Alexander Lipscomb, nouveau consul des Etats-Unis à Bordeaux, est un gestionnaire
Jean-Philippe Déjean

Alexander Lipscomb dans les bureaux du consulat des Etats-Unis, à Bordeaux.
Agence Appa/Thibault Moritz
Jean-Philippe Déjean

Alexander Lipscomb dans les bureaux du consulat des Etats-Unis, à Bordeaux.
Agence Appa/Thibault Moritz
Arrivé au mois d'août, Alexander Lipscomb est le nouveau consul des Etats-Unis à Bordeaux où il remplace Dan Hall, parti en juillet dernier.
Natif de l'une des treize colonies fondatrices de la future République des Etats-Unis d'Amérique, Alexander Lipscomb a accroché un exemplaire du premier drapeau de l'Union dans l'escalier de sa résidence consulaire. Parfaitement francophone et tout à fait francophile, le consul est titulaire d'une licence en histoire et en français qu'il a décrochée au Roanoke College de Salem (Virginie). Il parle également l'espagnol et a des notions de russe.
"A la ferme nous avons reçu près d'une vingtaine de stagiaires français venus de Lyon. Plus tard avec mon père nous sommes allés en France visiter les familles de ces stagiaires", souligne le consul.
En plus de sa licence, Alexander Lipscomb a passé un diplôme international, un MBA (Master of business administration/Master en gestion d'entreprise) de Virginia Tech (Institut polytechnique et Université d'Etat de Virginie), puisqu'il se préparait à travailler dans le privé.
Son salut, ce jeune diplômé qui n'appartient pas à la haute société américaine, va le trouver grâce à Colin Powell, secrétaire d'Etat de George W. Bush (de 2001 à 2005) et patron à ce titre du Département d'Etat, en charge du ministère des Affaires étrangères. "Colin Powell a décidé de recruter et j'ai eu la chance d'être sélectionné", se souvient Alexander Lipscomb en souriant.
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Le nouveau consul arrive de Copenhague où il a assuré la fonction de chef de l'administration de l'ambassade des Etats-Unis pendant trois ans, avec des responsabilités de responsable du management et de directeur des ressources humaines. Et à ce titre Bordeaux marque un changement. "A Copenhague j'avais 150 employés sous ma responsabilité. A Bordeaux c'est un peu plus modeste, avec trois personnes", observe le diplomate, qui est quand même désormais seul aux commandes d'un poste diplomatique. Alexander Lipscomb sait déjà qu'il quittera Bordeaux à l'été 2022, tout en ignorant encore sa future destination. Il a démarré dans la carrière en 2004 comme chef de la logistique à l'ambassade des Etats-Unis à Libreville, la capitale du Gabon.
Alexander Lipscomb a ensuite alterné postes à l'étranger et aux Etats-Unis. C'est ainsi qu'il a travaillé comme agent consulaire à Tegucigalpa (Honduras-de 2007 à 2009), avant de rallier Washington DC, au bureau de renseignement et de recherche (de 2009 à 2014), hormis une séquence d'un an passée à la Maison Blanche comme « duty officer » (agent de permanence). « Je gérais les appels téléphoniques entre le président (des Etats-Unis -NDLR) et les autres chefs d'Etats », illustre Alexander Lipscomb. Ce dernier, marié et père de trois enfants, a ensuite rallié l'ambassade d'Erevan, en Arménie (de 2014 à 2016), en tant que responsable du management, avant de partir au Danemark.
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"Mon fils de cinq ans parle couramment le danois", observe le consul avec une pointe de fierté et sans trace d'étonnement. Le consulat général de Bordeaux couvre la Nouvelle-Aquitaine. Le bureau consulaire de Toulouse a été fermé et ses affaires reprises en main par le consulat général des Etats-Unis à Marseille. Mais cela ne change rien. Alexander Lipscomb sait qu'il a une région de la taille de l'Autriche à découvrir.
Jean-Philippe Déjean