La troisième ligne de métro déclarée d'utilité publique

Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
Depuis le début de l'année 2020, c'était un moment attendu par la majorité sortante au Capitole et par Tisséo. La troisième ligne de métro de Toulouse, aussi nommée TAE, vient d'être déclarée d'utilité publique (DUP) suite à l'enquête publique.
Pour mémoire, la troisième ligne de métro de Toulouse de 27 kilomètres comportera 21 stations : Colomiers Gare, Airbus Colomiers, Airbus Saint-Martin, Jean Maga, Sept-Deniers, Boulevard de Suisse, Fondeyre, La Vache, Toulouse-Lautrec, Raynal, Bonnefoy, Marengo, François Verdier, Jean Rieux, Côte Pavée, Ormeau, Montaudran, Airbus Defence and Space, INPT, Enova et La Cadène.

Le tracé de la troisième ligne de métro proposé par Tisséo.
Pour ce qui du prolongement de la ligne B en partant du terminus Ramonville, doivent être créées deux nouvelles stations : Parc technologique du canal (sur le territoire de Ramonville-Saint-Agne) et Institut national polytechnique de Toulouse (sur le territoire de labège), cette dernière station devant également être desservie par la future 3ème ligne.
Si la préfecture d'Occitanie précise qu'un arrêté a été pris pour chaque opération, cette étape administrative décisive permet ainsi la prise en main du foncier nécessaire à la bonne tenue du projet et le lancement des travaux.
Après une mise en service prévue en 2024, celle-ci a été repoussée à fin 2025 en raison d'un appel d'offres infructueux. Pour tenir ce délais, Tisséo prévoit un lancement des travaux début d'année 2021.
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Néanmoins, d'ici là, les élections municipales pourraient tout chambouler. Si le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, qui a porté le projet lors de la campagne des municipales en 2014, n'est pas réélu tout est ouvert.
Si Nadia Pellefigue (UNE-PS-PRG-PC) se dit favorable au projet, le reste de ses adversaires ont une autre vision. Son adjoint dissident et candidat, Franck Biasotto, est favorable à ce projet mais estime ce délais intenable. Il estime plutôt la livraison à 2028 et veut profiter de l'occasion pour la connecter à l'aéroport Toulouse-Blagnac, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
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Pour ce qui est d'Archipel Citoyen et son candidat EELV, il est contre le projet au profit d'autres solutions de transports. Tandis que l'ancien maire Pierre Cohen (Génération-S) est pour un phasage voire un report sur le mandat 2026-2032. Au-delà du poste du maire de Toulouse, c'est l'avenir de ce projet à près de 2,7 milliards d'euros qui est en jeu à partir du 15 mars prochain.
Pierrick Merlet
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