3ème ligne de métro : Thales espère obtenir le marché avec son offre régionale

Pierrick Merlet

Thalès se prépare à candidater à l'appel d'offres de Tisséo pour la 3ème ligne de métro de Toulouse.
Systra-Arcadis

Pierrick Merlet

Thalès se prépare à candidater à l'appel d'offres de Tisséo pour la 3ème ligne de métro de Toulouse.
Systra-Arcadis
Le syndicat gestionnaire des transports en commun toulousains, Tisséo, a publié mercredi 15 janvier l'appel d'offres de l'ensemble du matériel roulant de la troisième ligne de métro. Cette ligne nommée TAE doit permettre de relier Colomiers à Labège sur 27 km, en passant par le centre-ville de Toulouse, et ce d'ici 2025. Afin de tenir ce délai, l'offre des industriels intéressés par ce marché est attendue dans les mois à venir.
Hasard du calendrier ou pas, la date du 15 janvier correspond également à l'arrivée à Toulouse d'Olivier Achard. Ce dernier, vice-président de Thales en charge du marketing et des ventes des systèmes pour le transport terrestre, est envoyé dans la Ville rose pour tenter de remporter cet appel d'offres.
Fort d'un chiffre d'affaires de deux milliards d'euros en 2018 et se présentant comme le leader mondial sur la signalétique ferroviaire dans le milieu urbain, cette filiale de Thalès compte concourir au sein d'un consortium industriel composé de quatre autres entreprises. À ses côtés, l'Espagnol CAF, ETF qui est la composante ferroviaire du groupe Vinci, TSO et Egis.
De plus, Thales s'engage à créer un bureau de projet unique pour accueillir l'équipe projet. En cas d'issue favorable, ce sont en effet "des dizaines d'emplois directs pour l'écosystème local qui seront créés mais globalement des centaines à l'échelle de notre consortium".
Si jamais l'argument local n'est pas suffisant pour convaincre Tisséo, Thales veut mettre en avance son expérience dans plusieurs métros du monde pour démontrer son savoir-faire. Ainsi, Thales a été retenu pour livrer à Dubaï un système clé en mains pour deux lignes de métro (90 km-60 stations) en automatisme intégral, une technologie similaire également pour trois lignes de métro à Doha (86km-37 stations) ou encore la mise en service en 2017 et 2018 de deux lignes de métro à Santiago, après les avoir réalisées en coopération avec CAF et ETF, partenaires dans le dossier toulousain.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
Pour le moment, le dirigeant ne souhaite pas en dire davantage car les enjeux financiers sont importants. S'il est difficile de déterminer le poids économique que représente aux yeux des industriels la troisième ligne de métro de Toulouse, elle est tout de même estimée à 2,7 milliards d'euros.
Pierrick Merlet