Un accord politique assorti d'un projet de mandature a été conclu entre les socialistes et les écologistes pour la gouvernance de Bordeaux Métropole. Alain Anziani, le maire PS de Mérignac, devrait ainsi être élu président tandis que Pierre Hurmic, le maire de Bordeaux, serait 1er vice-président. Un fait majoritaire assumé qui rompt avec une tradition de gouvernance partagée et qui s'articule autour de priorités climatiques, économiques et sociales."On acte une véritable rupture en mettant en place une gouvernance majoritaire pour gérer la métropole pendant les six années qui viennent. [...] Il y a urgence d'imposer un cap majoritaire car l'urgence climatique n'est pas partagée par tous les élus métropolitains. On a dû affronter des coalitions anti-climat pendant la campagne électorale et il y a des élus qui ne partagent pas nos idées sur l'environnement. On ne va donc pas faire semblant d'être tous d'accord sur les objectifs politiques", affirme Pierre Hurmic, le maire écologiste de Bordeaux, ce jeudi 16 juillet, à la veille de la tenue du nouveau conseil métropolitain qui désignera le président de Bordeaux Métropole et ses 20 adjoints. Une rupture assumée, et défendue depuis des années par Pierre Hurmic, avec la tradition de cogestion entre la droite et la gauche au niveau métropolitain qui prévaut depuis les années 1970.
Un principe que les élus de droite, réunis au sein du groupe Communauté d'avenir, n'avaient pas voulu ou pas osé remettre en cause en 2014 et qui appartient désormais au passé. Derrière le socialiste Alain Anziani, réélu maire de Mérignac, la 2e ville la plus peuplée de l'agglomération, et l'écologiste Pierre Hurmic, ce sont 17 des 28 communes métropolitaines qui sont dirigées par la gauche avec, au sein du conseil métropolitain, 32 élus pour le groupe PS et Générations, 30 pour les Verts, quatre pour le Parti communiste et un pour le NPA. A droite, le groupe Communauté d'avenir compte 34 élus - contre 62 lors du précédent mandat - tandis que les quatre élus LREM siègeront dans un groupe distinct.
Un accord politique signé
Les élus du PS, de Générations, d'EELV et du Parti communiste, ainsi que leurs colistiers issus de la société civile, ont dont négocié et paraphé ces derniers jours un accord politique autour d'une feuille de route qui trace les grandes lignes du mandat 2020-2026. Cet accord prévoit de confier la présidence de l'intercommunalité à Alain Anziani qui sera épaulé par 20 vice-présidents, dix venus des rangs socialistes et dix du camp écologiste. "C'est une alliance naturelle entre le PS et les Verts qui fonctionne déjà dans les communes de la métropole même s'il y a au sein de notre majorité des appréciations différentes de ce qu'on appelle la cogestion parce que je reste convaincu que la gouvernance partagée fait partie de l'ADN d'une intercommunalité", déclare le maire de Mérignac, qui était partie prenante de la cogestion ces dernières années.